28 juillet 2010
Le docteur Marc Zaffran, médecin français expatrié au Canada, s’élève contre la tendance actuelle visant à encourager les patients à subir de lourds examens médicaux pour détecter une éventuelle prédisposition à la maladie d’Alzheimer. Le médecin a publié lundi 26 juillet sur son blog internet un article expliquant pourquoi le dépistage précoce d’Alzheimer est inutile, voire dangereux.
Les tests de dépistage d’Alzheimer encore incertains
Devant le fléau que représente la maladie d’Alzheimer et l’absence de traitement efficace, certains scientifiques œuvrent pour la mise au point d’un dépistage, comme c’est le cas pour la maladie d’Huntington.
Dr Zaffran a décidé de réagir suite à un article publié le 13 juillet dernier dans le New-York Times dans lequel des scientifiques mettaient en avant l’existence de signes précurseurs d’Alzheimer, apparaissant bien avant les troubles de mémoire.
Pour éventuellement les détecter, les patients doivent se soumettre à un suivi médical très lourd, ainsi qu’à des examens médicaux invasifs, tel que le PET scan, la ponction lombaire etc.
Trop d’interrogations demeurent quant à l’utilité du dépistage précoce. Tout d’abord, les signes annonciateurs de la maladie ne sont pas encore clairement identifiés. Les examens biologiques et radiologiques mis au point ne permettent pas d’affirmer avec certitude si le patient développera ou non Alzheimer.
Le risque d’une discrimination des futurs malades d’Alzheimer
A la différence d’Huntington qui se déclare entre 35 et 45 ans, la maladie d’Alzheimer apparaît en moyenne après 65 ans. L’intérêt à ‘’savoir” est donc discutable.
De plus, les patients subissant le dépistage de Huntington ont forcement un parent sont porteur du gène, ce qui justifie plus facilement le dépistage. La maladie d’Alzheimer, quant à elle, reste sporadique dans 90% des cas.
Les résultats de ces tests risquent donc d’inquiéter à tort des patients, d’autant plus que ces examens sont réalisés sur des patients jeunes aux alentours de 50 ans, alors que la maladie ne se déclare que de nombreuses années plus tard! C’est donc le risque de développer un sentiment d’angoisse à long terme.
Et même si les tests de dépistage devenaient un jour fiables, ils auraient des conséquences dramatiques sur la vie du patient pour l’heure en bonne santé.
Les assurances-santé pourraient demander des sommes faramineuses pour couvrir les futurs malades, les employeurs refuseraient de les embaucher, et leur vie de couple seraient également affectée. Quel espoir resterait-il à ces individus, sachant que la maladie d’Alzheimer est incurable?
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26 juillet 2010
Bonne nouvelle, une étude scientifique dirigée par le Prix Nobel Japonais Susumu Tonegawa, offre une nouvelle piste dans la lutte contre Alzheimer. Publiée au printemps dernier, ces recherches montrent que le magnésium, pourrait bien être un minéral aux vertus surprenantes. Il améliorerait les performances mémorielles du cerveau, souvent altérées chez les sujets âgés. L’intérêt est donc notable pour la prévention contre Alzheimer.
Ces tests, menés pour l’heure sur des rats de laboratoire, seront prochainement étendus à l’humain.
Le threonate de magnésium pour lutter contre Alzheimer
Les chercheurs reconnaissent depuis bien longtemps le magnésium comme un stabilisateur des connexions nerveuses, cependant, sa rapide élimination dans les urines semblait limiter son efficacité, il n’a donc jamais été utilisé contre Alzheimer. Dans le but de fixer le minéral dans les tissus, une équipe internationale de chercheurs du prestigieux MIT (Massachussets Institute of Technology) tentèrent de l’associer avec une molécule nommée L-théorique. Ce mélange, baptisé threonate de magnésium ( MgT) est un essai réussi puisque son absorption augmente significativement la concentration de magnésium dans le cerveau, permettant ainsi un accroissement du nombre de connexions nerveuses dans la région du cerveau responsable de la mémorisation, l’hippocampe. Les applications thérapeutiques de cette découverte pourraient être déterminantes contre Alzheimer. En effet, 20 % de la population souffre d’une carence chronique en magnésium, notamment en raison de divers facteurs tels que le stress ou le diabète, accélérant son évacuation.
Des resultats prometteurs dans la prévention contre Alzheimer
S’il est d’ores et déjà prouvé que les aptitudes cérébrales et mémorielles du rat s’améliorent grâce au MgT, la prochaine étape consistera en la publication de résultats d’une étude spécifiquement consacré à l’effet du MgT sur des rats atteints de la maladie d’Alzheimer. Par ailleurs, hormis ses propriétés sur les capacités cognitives, le magnésium parait également protéger l’organisme du vieillissement et de diverses pathologies, comme les maladies cardio-vasculaires ou encore de certaines complications dues au diabète.
En revanche, les effets sur la fatigue nerveuse qu’on lui prête depuis toujours n’ont en réalité jamais été démontrés scientifiquement.
Enfin, pour profiter des nombreuses qualités du magnésium, il faut privilégier la consommation de certains aliments. Les bananes, le cacao, le pain complet ainsi que certaines eaux minérales en sont riches.
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21 juillet 2010
Deux études scientifiques publiées récemment révèlent que les individus présentant une carence en vitamine D serait davantage exposés au risque de développer des maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer. Ces carences sont très fréquentes chez les populations de l’hémisphère nord, faute d’ensoleillement suffisant. Les résultats de ces travaux pourraient donc pousser les Français à accroitre leur apport en vitamine D pour prévenir la maladie d’Alzheimer.
Un lien de causalité entre la vitamine D et Alzheimer
Le docteur David Llewellyn, de l’université d’Exeter (Royaume-Uni), a étudié les liens de corrélation entre taux de vitamine D dans le sang et la perte des capacités cognitives chez 858 individus de plus de 65 ans. L’évolution de leurs performances psychiques a été contrôlée pendant six ans au moyens de divers tests dont par trois tests dont le MMS (Mini mental state, fortement utilisé dans le dépistage d’Alzheimer), évaluant ainsi la mémoire, l’apprentissage, l’orientation etc. L’équipe de chercheurs a conclu que les personnes souffrant d’un déficit grave de vitamine D (taux inférieur à 25nmol/l dans le sang), présente une probabilité multipliée par 1,6 de voir leurs résultats au MMS décliner, par rapport aux personnes dont le taux était jugé normal (soit 75 nmol/l). La vitamine D serait une piste très prometteuse pour la prévention des maladies telles qu’Alzheimer. D’autant plus que ce produit, bon marché et sans danger a déjà prouvé ses bienfaits dans la prévention des chutes et fractures.
Un rôle préventif contre Alzheimer mais aussi contre Parkinson
Les travaux menés par une équipe de scientifiques finlandais ne fait que corroborer ces hypothèses. Leur étude, récemment publiée dans la revue Archives of Neurology, porte sur 3000 patients au départ en bonne santé, suivis depuis la fin des années 70. Le docteur Knekt et ses chercheurs ont pu en effet observer que la part des patients ayant déclaré la maladie de Parkinson était trois fois plus importante chez les patients ayant un taux sanguin de vitamine D jugé bas, que chez les patients dotés d’un taux sanguin de vitamine D jugé normal.
Au vu de ces résultats, le corps médical doit-il conseiller aux seniors de consommer des suppléments de vitamine D ? Pour l’heure, aucune consigne n’a été donnée, car les scientifiques ne connaissent ni la dose optimale à absorber pour un effet protecteur contre Alzheimer et Parkinson, ni la dose à partir de laquelle ce produit devient toxique. En France, les instances sanitaires recommandent aux personnes âgées un apport de 10 microgrammes de vitamine D. Un dosage bientôt revu à la hausse ?
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19 juillet 2010
C’était une mesure très attendue par les établissements accueillant des patients souffrant d’Alzheimer. La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a signé le 5 Juillet dernier une convention avec l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH), permettant la formation de 620 assistants de soin en gérontologie. La création de ce nouveau métier est destinée à améliorer la qualité de la prise en charge des personnes âgées atteintes d’Alzheimer ou de troubles apparentées.
Un métier créé dans le cadre du Plan Alzheimer
La mesure numéro 20 du Plan Alzheimer 2008-2012 vise à renforcer l’offre de soins aux patients souffrant d’Alzheimer en favorisant l’intervention de professionnels spécialisés auprès d’eux. Les ergothérapeutes, les psychomotriciens, mais aussi les assistants de soin en gérontologie sont concernés. En attendant le cahier des charges définitif, il est d’ores et déjà possible de définir d’une manière générale le cadre de travail de ces nouveaux soignants.
L’assistant de soin en gérontologie a pour mission d’intervenir auprès de personnes âgées dépendantes, dont les capacités cognitives sont altérées. Il doit assurer un accompagnement individualisé au malade, assurer les soins quotidiens d’hygiène et de confort. Mais le travail de l’assistant va plus loin. Outre les soins physiques, ce professionnel doit œuvrer pour le maintien du malade dans un environnement adapté, grâce à une stimulation sociale et cognitive constante, afin de préserver au mieux les capacités. Le nombre de pensionnaires souffrant d’Alzheimer étant en constante augmentation, ce nouveau métier apparait comme une nécessité.
Une solide formation pour mieux accompagner les malades d’Alzheimer
L’arrêté officiel relatif à la création d’assistant en gérontologie (paru au Journal Officiel du 16 Juillet 2010) précise que cette nouvelle formation est pour l’heure destinée aux professionnels aux aides-soignants et aux aides médico-psychologiques “en situation d’exercice effectif auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies apparentées”. Ces professionnels exercent dans le cadre d’un Ssiad (service de soins infirmiers à domicile), d’unité de soins longue durée en milieu hospitalier, mais aussi et surtout en maison de retraite.
Le programme comprend 140 heures de formation obligatoires, réparties sur une durée de 12 mois. En outre, l’arrêté précise que celle-ci doit “être suivie en totalité, sans possibilité d’allègements, y compris pour les professionnels disposant déjà d’une partie des compétences visées”.
Pour ce faire la CNSA attribuera 10,8 millions d’euros à l’ANFH, sur trois ans. Une première enveloppe d’1,39 million lui sera versée dès cette année. Cette initiative permettra la création de 5000 postes d’assistants en gérontologie d’ici 2012.
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14 juillet 2010
C’est la première initiative de cette envergure en France. Le 7 septembre prochain, un train-exposition de 14 voitures quittera la Gare Paris Est pour un périple de 13 jours à travers tout l’Hexagone. Les wagons du convoi seront aménagés pour apporter aux visiteurs une information claire et efficace sur la maladie d’Alzheimer et les progrès de la recherche scientifique. Cette action, à l’initiative de la SNCF et France Télévision à d’ores et déjà reçu le soutien de divers partenaires comme le Conseil national Alzheimer, l’Assurance maladie ou encore la Mutualité française.
Une information complète à bord du Train Alzheimer
La mission du Train Alzheimer est d’apporter des réponses concrètes aux questions du public sur une maladie qui touche 800 000 personnes en France, dont une proportion non négligeables de personnes âgées de moins de 60 ans. Pour ce faire, quatre aspects principaux seront abordés:
1-Comprendre la maladie
2-Vivre avec la maladie
3-L’implication des aidants
4-Le point sur la recherche
Une meilleure connaissance de la maladie d’Alzheimer permettra d’éviter les diagnostics trop tardifs et améliorera la prise en charge du malade et des aidants familiaux.
Par ailleurs, l’action Train Alzheimer vise à dresser un bilan complet concernant l’efficacité des 44 mesures mises en oeuvre par le gouvernement dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012.
Un long voyage pour sensibiliser le public à la maladie d’Alzheimer
Ce 258ème train-exposition, d’une longueur de 375 mètres (soit deux TGV) fera étape dans les gares de douze villes de France sélectionnées:
-Gare Paris Est le mardi 7 septembre.
-Gare Lille Flandres le mercredi 8 septembre.
-Gare de Mulhouse le jeudi 9 septembre.
-Gare de Dijon le dimanche 12 septembre.
-Gare Lyon Perrache le lundi 13 septembre.
-Gare de Nice le mardi 14 septembre.
-Gare Marseille Saint-Charles le mercredi 15 septembre.
-Gare de Montpellier le jeudi 16 septembre.
-Gare Toulouse Matabiau le vendredi 17 septembre.
-Gare de Nantes le samedi 18 septembre.
-Gare Bordeaux Saint-Jean le dimanche 19 septembre.
-Gare de Clermont-Ferrand le lundi 20 septembre.
-Gare Paris Nord le mardi 21 septembre.
L’accès à bord sera possible de 9:00 à 19:00. En parallèle de l’exposition, des experts de la maladie d’Alzheimer seront présents pour animer des conférences et répondre aux questions du public.
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12 juillet 2010
Pour la plupart des jeunes gens, l’été est la saison de la détente et du repos. Pas pour Laurie Comtois et Martin Dupuis, qui sillonnent les routes du Canada depuis le 30 juin dernier pour rassembler des fonds au profit de la Société Alzheimer. Passionnés de vélo de route, les deux sportifs et amis de longue date désirent soutenir les malades d’Alzheimer et leurs proches, en proposant de vendre les kilomètres parcourus.
Un périple original contre Alzheimer
Il y a déjà plusieurs mois que Laurie, étudiante en sciences politiques, et Martin, artiste peintre photographe, préparent leur voyage à l’assaut d’Alzheimer. Sur leurs deux-roues, ils traversent actuellement le Canada d’ouest en est, depuis leur ville natale Montréal jusqu’à Vancouver. Pour ne pas s’encombrer inutilement, les aventuriers voyagent légers, simplement équipés d’une tente et du minimum vital. Mais ces deux sportifs au grand cœur aiment les défis, comme l’a prouvé Laurie en terminant le marathon en moins de cinq heures l’an dernier. Loin d’être effrayés par les 5 000 km à parcourir, ils préfèrent penser à l’objectif final, promouvoir la lutte contre la maladie d’Alzheimer, grâce à un périple de 50 jours, relayé par la presse de tout le pays.
Leur seule inquiétude est maintenant de trouver un sponsor qui financera leur retour en avion vers Montréal…
5 dollars par kilomètre, au profit des malades d’Alzheimer
Émue par le décès de sa grand-mère malade d’Alzheimer, Laurie Comtois a décidé d’agir pour tenter d’apaiser la détresse des patients et de leurs familles.
Le but de l’opération est de ‘’vendre’’ au public chaque kilomètre parcouru au tarif de 5 dollars. Martin et Laurie espèrent ainsi offrir à la Société Alzheimer la somme de 25 000 dollars. Pour recueillir les dons plus facilement, l’organisme a par ailleurs créé spécialement une plate-forme sécurisée sur Internet.
En outre, un blog régulièrement alimenté par des photos et des anecdotes, est disponible à l’adresse canadaavelo2010.wordpress.com. Ce journal de bord permet aux internautes de partager l’aventure, les joies et les difficultés rencontrées, et pourquoi pas, d’envoyer un message de soutien.
Nous espérons que le défi lancé par ces deux amis encouragera d’autres initiatives généreuses au profit des personnes âgées atteintes d’Alzheimer.
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7 juillet 2010
Régine Guyon est une thérapeute un peu particulière. Sa spécialité est l’art-thérapie, une discipline récente appliquée au soin des malades atteints d’Alzheimer ou d’autres troubles cognitifs. Cette technique permet d’exploiter le potentiel d’expression artistique de l’individu atteint d’Alzheimer pour faciliter la communication avec l’entourage. Face à l’échec des traitements médicamenteux contre Alzheimer, les alternatives thérapeutiques douces pour alléger les souffrances des patients sont les bienvenues. Régine Guyon exerce dans l’Yonne, mais l’art-thérapie tend à se propager dans l’Hexagone ainsi que dans d’autres pays comme la Belgique.
Le bénéfice de l’art-thérapie pour le malade d’Alzheimer
L’art-thérapie a tout d’abord été utilisée pour les personnes souffrant de divers troubles psychiques, tels que les désordres émotionnels ou le manque de confiance en soi. Très vite, Régine Guyon et d’autres professionnels dirigeant des ateliers d’art-thérapie ont compris l’intérêt potentiel de ces séances pour les malades d’Alzheimer. Ces derniers, souffrent en effet de troubles du langage, la psychothérapie classique n’est donc pas une solution suffisante. Dans l’art-thérapie, l’expression artistique remplace ces mots que les malades d’Alzheimer ont tant de peine à trouver. Cependant, il n’est pas question ici de grand art, aucune connaissance artistique préalable n’est requise. La qualité esthétique de la création n’a aucune importance. L’essentiel est ailleurs : Régine Guyon a pu constater au fil des séances que beaucoup de malades retrouvent dynamisme et vitalité. Ceci est un excellent point sachant que de nombreux malades d’Alzheimer sombrent dans la dépression.
Ouvrir les horizons du malade d’Alzheimer
Comme toute activité sociale, les séances d’art-thérapie permettent aux malades de rompre l’isolement dont ils sont victimes. Les ateliers se déroulent en petits groupes. Les membres, tous atteints de la maladie d’Alzheimer n’ont pas à craindre la concurrence avec les bien-portants. Le sentiment de sécurité acquis, chacun peut s’essayer à des exercices artistiques divers, tels que le dessein, la confection d’objets divers. Les patients redécouvrent parfois une habileté oubliée, leur estime de soi s’en trouve améliorée.
Toutefois, ces ateliers ne doivent pas être confondus avec les animations classiques proposées en maisons de retraite, qui sont plutôt destinés à divertir les résidents et a travailler la coordination des mouvements. Ici le but est tout autre. L’art-thérapie est un vecteur de communication destiné à apaiser les souffrances du malade d’Alzheimer, en l’aidant à retrouver un lien avec lui-même, et avec les autres.
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5 juillet 2010
La célèbre association France Alzheimer a désormais une nouvelle présidente. Marie-Odile Desana succède depuis le 23 juin à Arlette Meyrieux en poste depuis 2005. Administratrice de France Alzheimer depuis 2006 et vice-présidente déléguée depuis 2008, Mme Desana est un membre impliqué de longue date au sein de l’Union. Sa mission sera de poursuivre les objectifs de la plus grande association nationale de familles dans le domaine de la maladie d’Alzheimer avec 150 000 adhérents.
Les nouveaux challenges de la présidente de France Alzheimer
Parmi les nombreux défis à relever pour Marie-Odile Desana, la meilleure prise en charge de la personne atteinte d’Alzheimer figure en tête de liste. La qualité des soins doit être améliorée pour garantir le bien-être de ces personnes vulnérables.
En dépit de la solide expérience que s’est forgée Mme Desana dans le domaine de la maladie d’Alzheimer, celle-ci se dit encore ‘’bouleversée’’ par les patients qu’elle rencontre au sein de l’accueil de jour thérapeutique géré par l’association. Très présente sur le terrain, elle n’hésite pas entamer le dialogue avec leurs proches. L’entourage des malades d’Alzheimer relate fréquemment un parcours empreint de douleur et de difficultés.
Parallèlement à ces efforts d’accompagnement, l’association devra développer un axe de travail supplémentaire: le soutien actif à la recherche contre Alzheimer. Les progrès de la médecine et de la science sont en effet porteurs d’espoir pour les familles, contre une maladie pour l’heure incurable.
Combattre Alzheimer aux côtés des aidants familiaux
Marie-Odile Desana fait preuve d’un fervent militantisme contre Alzheimer depuis de nombreuses années. Marquée dans son histoire familiale par la terrible maladie d’Alzheimer, elle souhaite avant-gout combler le fossé d’indifférence dans lequel glisse trop souvent les proches de malades. L’annonce du diagnostic Alzheimer de sa mère, en 1990, est une douloureuse épreuve qui plonge subitement la famille dans l’isolement. Alors, Marie-Odile Desana choisit d’agir. Elle monte une association d’aidants familiaux, à Aix-en-Provence puis rejoint en 2003 les rangs de l’association départementale France Alzheimer Bouches-du-Rhône, dont elle prendra la tete en 2004. L’une de ses priorités est l’amélioration du soutien aux aidants naturels de malades d’Alzheimer. Confrontés à une tâche difficile, ceux-ci présente malheureusement le risque d’un épuisement physique et moral, faute d’un accompagnement suffisant.
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30 juin 2010
Si les médicaments sont pour l’heure impuissants pour faire régresser la maladie d’Alzheimer, l’impact positif des thérapies alternatives sur le bien-être du patient n’est pas à négliger. Lise Privé, musicothérapeute canadienne, en a fait l’expérience. Son père, lui-même diagnostiqué Alzheimer, a sensibilisé la jeune artiste à la souffrance des malades. Dès lors, Lise décida de mettre son talent au service de personnes âgées atteintes d’Alzheimer par le biais d’ateliers originaux dans des structures d’hébergement.
Le déroulement d’une séance avec les malades d’Alzheimer
Munie de quelques instruments de musique, Lise intervient régulièrement au Foyer Saint-Antoine, un établissement médicalisé accueillant des malades d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Au cours de ces séances très appréciées, la thérapeute joue et chante les airs d’autrefois, bien connus des anciens. Alors, certains visages s’animent, égayés par des souvenirs lointains, tandis que d’autres personnes fredonnent. Lise aide même l’ancien violoniste à reprendre l’instrument en main, évoquant en lui les réminiscences de sa passion. Et même si tous les malades d’Alzheimer ne réagissent pas de la même manière aux stimulations musicales, Lise en est persuadée, l’émotion est là, entre l’âme et la mémoire. Quand la maladie d’Alzheimer ne permet plus de dialoguer avec des mots, il faut entrer en contact avec le patient par d’autres moyens de communication. La musique en est un.
L’impact physiologique sur Alzheimer
Une étude scientifique récente publiée en octobre 2009 dans la Revue Neurologique démontre que la musicothérapie contribue à diminuer l’anxiété des malades d’Alzheimer. Par conséquent, les comportements agressifs et les symptômes de dépression de certains patients s’en trouveraient diminués. Par ailleurs, sur le long terme, la musicothérapie concoure à l’amélioration des rythmes du sommeil grâce à la mélatonine secrétée par le corps à l’écoute de musiques agréables. Dans le même temps, les ateliers auxquels participent les résidents atteints d’Alzheimer agissent comme des thérapies de groupe. Chacun se sent valorisé et ces rencontres sont créatrices de lien social en favorisant les échanges et la complicité. Malgré ses bénéfices, cette forme de soin est encore employée d’une manière très spartiate et seule une minorité de résidences la propose. C’est pourquoi Lise Privé souhaite plus que tout diffuser sa technique, à la frontière de l’art et de la science.
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28 juin 2010
Cette année encore, la célèbre association France Alzheimer met en place de juin à novembre des séjours de vacances uniquement destinés aux familles touchées par la maladie d’Alzheimer. Fidèle à sa mission d’accompagnement et de soutien, l’organisme France Alzheimer souhaite par cette action offrir une période de répit et de détente à des couples en proie à l’isolement et la fatigue. Bénévoles et professionnels de la santé sont présents tout au long du séjour pour offrir aux participants un encadrement de qualité, répondant aux besoins spécifiques de ces vacanciers un peu particuliers.
Un succès depuis plus de vingt ans auprès des familles touchées par Alzheimer
D’une durée de trois à douze jours, ces séjours de vacances méconnus du grand public ont été mis en place par France Alzheimer en 1988. Les aidants familiaux, soumis à un stress important, ont absolument besoin de moments de répit pour poursuivre leur mission délicate. De nombreuses études prouvent en effet que ces individus subissent une altération de leur état de santé physique et moral, dangereuse à terme. Ces difficultés s’ajoutent à un processus de désocialisation qui achève d’isoler aidants et malades d’Alzheimer. Au vu des témoignages plus qu’enthousiastes de familles participantes, il semblerait que ces vacances soient extrêmement enrichissantes. Chacun retrouve une place au sein d’un groupe. Les membres peuvent communiquer sur leur vécu, en partageant conseils et expériences. Cette année, France Alzheimer propose également une formule destinée aux personnes malades de moins de 60 ans.
Un séjour sur-mesure pour les malades d’Alzheimer et leurs aidants
Conscients des attentes diverses des familles participantes, les organisateurs de France Alzheimer ont établi cinq formules de vacances différentes par leur durée et par les activités proposées. Pendant le “séjour-relais”, les aidants familiaux suivent un programme psycho-éducatif tandis que les malades d’Alzheimer profitent d’activités adaptées. Le “séjour répit” est quant à lui destiné principalement aux couples dont le malade est à un stade avancé de la maladie. Le “séjour-détente” comprend des activités de loisirs et de nombreuses animations favorisant le partage et la communication. Le “séjour week-end” offre une parenthèse reposante permettant de se ressourcer l’espace de quelques jours. Enfin, il existe un séjour spécialement étudié pour les aidants isolés. Ces derniers, se retrouvant seuls suite à l’entrée de leur proche atteint d’Alzheimer en maison de retraite ou à son décès, ont la possibilité de rompre leur solitude et de partager leur expérience avec d’autres aidants.
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