Archive pour janvier 2009

Alzheimer : l’importance d’être bien entouré !

Jeudi 29 janvier 2009

Alzheimer Conseil

La maladie d’Alzheimer, véritable fléau, touche aussi cruellement les proches, ces « aidants familiaux », qui s’occupent au quotidien du malade souvent conjoint ou parent. France Alzheimer insiste sur la nécessité impérative de soutenir les “aidants”, constat pris en compte par le nouveau Plan Alzheimer 2008/2012.

Alzheimer : qui sont les aidants ?

France Alzheimer souligne qu’il n’existe pas un “aidant type”. Conjoints, enfants, frères et soeurs, proches, et parfois voisins… les aidants vivent la maladie au jour le jour, à côté des malades, sans être de véritables professionnels des soins. Leur réaction face à la maladie diffère évidemment en fonction des liens affectifs entretenus avec le malade. Pour le conjoint, la maladie est « injuste » et très mal acceptée. Pour les enfants, c’est toute l’image du papa ou de la maman qui s’efface… Bien avant le diagnostic définitif (en moyenne 2 ans), les aidants sont désignés naturellement, dès les premiers symptômes.

La souffrance des aidants

La grande majorité des malades d’Alzheimer (près de 70 %) vivent chez eux ou chez un membre de la famille. Les aidants sont donc ces personnes qui assistent directement le malade, parfois 24h sur 24h, en assumant un énorme poids moral et financier. Souvent, elles croient pouvoir affronter la maladie seules…mais la détresse et l’isolement progressent irrémédiablement avec l’avancée de la maladie. Une des conséquences majeures de la maladie d’Alzheimer est la perturbation de la vie quotidienne des aidants, une souffrance psychologique et même une dégradation de leur état de santé. Ce qui pousse France Alzheimer à souligner que le soutien moral des aidants est aussi important que la prise en charge des malades !

Des lieux d’information et de soutien aux aidants

Aider ces accompagnateurs quotidiens à mieux comprendre le comportement parfois agressif du malade, à savoir réagir face aux situations critiques et ne pas hésiter à les aiguiller vers des organisations d’aide à domicile (aide paramédicale, etc.) sont quelques unes des actions de l’association France Alzheimer. Outre l’information et la formation des aidants, la mise en place « d’hébergements temporaires » et « d’accueil de jour » permet aussi de décharger un temps les aidants. Par ailleurs, des initiatives permettant de les libérer un instant de leur solitude fleurissent ça et là : conseils, réunions, soutien psychologique, groupe de paroles, lieux ouverts le week-end, etc. Pour simplement éviter que le sacrifice devienne un projet de vie…

Au niveau national

Les orientations du nouveau plan Alzheimer prennent en compte, entre autres, le renforcement de la dimension éthique de la prise en charge de la maladie, ainsi qu’une meilleure prise en charge des aidants en les impliquant dans toutes les dimensions de la maladie. Les premières mesures du Plan (mesures 2 et 3) visent par exemple à proposer une formation de 2 jours par an à chacun des aidants, ainsi qu’une consultation médicale spécialisée pour ceux qui le souhaitent…

Sélection des premières Maisons pour l’Autonomie et l’Intégration des malades d’Alzheimer (MAIA)

Vendredi 23 janvier 2009

Présenté au début du mois de novembre 2007, le plan Alzheimer 2008 -2012 traduit la mobilisation des pouvoirs publics face à la prise en charge des malades d’Alzheimer. Le Plan propose des mesures et des moyens supplémentaires innovants, par rapport aux deux précédents plans d’action de 2001 et 2004. La grande innovation réside cette fois dans la création des MAIA, centres dédiés exclusivement aux soins de cette maladie.

Rappel des mesures du Plan Alzheimer
Pour simplifier ce Plan de grande envergure, voici les 3 axes fixés : améliorer le diagnostic de la maladie, mieux prendre en charge les personnes malades en créant des places supplémentaires d’accueil de jour et d’hébergement temporaire, et mieux soigner les 860.000 malades déclarés dans des “Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer (MAIA)” dont l’ouverture est prévue dans tout le territoire, en plus d’un renforcement du soutien à domicile.

Qu’est ce qu’une MAIA ?
Dans un discours prononcé le 1er février 2008 à Sophia Antipolis, Nicolas Sarkozy annonce la création des “Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer” (M.A.I.A.) qui devront être la “porte d’entrée unique” des malades et de leurs familles dans le dispositif de prise en charge. Véritables “lieux d’orientation de la prise en charge”, les malades et leurs proches pourront être conseillés par des médecins et des assistantes sociales afin de construire un parcours de prise en charge personnalisé avec l’aide d’un coordonnateur.

Sélection des premières MAIA expérimentales
Ce vendredi 21 novembre 2008, le Comité de suivi du nouveau Plan Alzheimer a annoncé officiellement la sélection des premiers projets entrant dans le cadre de l’expérimentation MAIA, après un appel d’offre lancé en juillet dernier. La sélection des établissements, effectuée selon des critères de qualité et d’engagement, a été réalisée par Xavier Bertrand, Ministre du Travail, Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, et Valérie Létard, Secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité. L’expérimentation durera 2 ans pour un budget annuel de 4,6 millions d’euros, et le suivi est confié à la CNSA.

Création d’un club de volontaires MAIA
Devant la très grande qualité des projets, qui ne pourront pas tous être retenus, les ministres concernés ont lancé l’idée de la création d’un « club des volontaires MAIA » : ainsi, l’ensemble des candidats, sélectionnés ou non, pourront échanger et apporter des idées à la constitution de la MAIA, afin d’en préparer la généralisation sur tout le territoire d’ici 2012.

Alzheimer : limiter la consommation des graisses

Mardi 20 janvier 2009

De nombreuses recherches tentent de déterminer une relation entre les modes d’alimentation et la maladie d’Alzheimer. En effet, une nouvelle étude française vient démonter qu’une consommation excessive de graisses animales favorise l’apparition de la maladie chez les sujets prédisposés.

Alzheimer : la recherche continue…
Les recherches menées par l’Université de Laval ont été réalisées sur des souris génétiquement prédisposées à la maladie d’Alzheimer, autrement dit sur celles qui manifestent les symptômes généralement observés chez les humains atteints de cette maladie. Au terme de l’expérimentation qui a duré 9 mois, il a été prouvé que les symptômes neurologiques de la maladie d’Alzheimer sont aggravés lorsque la souris reçoit un régime alimentaire particulièrement riche en matières grasses animales, mais pauvre en oméga-3, un acide gras essentiel. Des effets négatifs ont donc été constatés sur le cerveau des rongeurs, où il se produirait une « réaction inflammatoire » selon les chercheurs.


Les matières grasses et les Omégas 3

Si une alimentation riche en matières grasses animales est donc nuisible au cerveau, qu’en est-il de l’Oméga 3, qui a été supprimé du régime alimentaire fourni aux rongeurs lors de l’expérience ? Les Omégas 3, ces acides gras essentiels présents essentiellement dans les poissons (thon, hareng, morue…) sont très à la mode, et surtout connus pour leurs bienfaits au niveau du cerveau et de la rétine. Certains chercheurs pensent même que leur consommation régulière peut prévenir l’apparition de certains cancers et diminuer le risque de maladies cardio-vasculaires, alors que le déficit en « oméga 3 » favorise la survenue de maladies d’Alzheimer, mais aussi les dépressions ou la dégénérescence liée à l’âge.


Une alimentation variée et équilibrée
On ne le répètera jamais assez mais le secret d’une bonne santé, physique et mentale, demeure dans une alimentation saine, équilibrée et variée, sans exagération, pour limiter les carences alimentaires. Consommer du poisson pour un apport d’Oméga 3 est important, mais deux fois par semaine suffisent…car, selon les chercheurs, une consommation de poisson supérieure à cela n’entraîne pas d’effet positif supplémentaire !

Alzheimer: il serait préférable d’éviter les traitements anti-psychotiques

Samedi 17 janvier 2009

D’après les résultats d’une étude publiée ce vendredi 9 janvier 2009 dans le journal scientifique “Lancet Neurology”, plusieurs médicaments anti-psychotiques utilisés couramment dans le traitement de la maladie d’Alzheimer pourraient multiplier par deux le risque pour les personnes souffrantes de mourir en un ou deux ans ! Ces conclusions viennent renforcer les inquiétudes concernant ces médicaments, destinés à l’origine à corriger ou atténuer les symptômes psychiatriques de la maladie.

La maladie d’Alzheimer et le développement des symptômes psychiatriques
Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer est la forme de dégénérescence psychologique la plus fréquente. Dans la majorité des cas, elle entraîne des symptômes « psychiatriques » évidents tels qu’une agressivité excessive, des illusions auditives ou visuelles, une paranoïa invivable ou des hallucinations. Un traitement médicamenteux est alors conseillé. Même si des études scientifiques antérieures avaient déjà mis en garde contre ce type de médicaments, montrant que leur absorption régulière pouvait augmenter les effets secondaires indésirables (problèmes respiratoires, accidents vasculaires cérébraux) et le risque de mort prématuré des patients âgés, ces médicaments anti-psychotiques ont continué à être distribué sur le marché, au vu de leur relative efficacité sur les symptômes en question.

Les résultats de l’étude poussent à la réflexion
Entre 2001 à 2004, l’équipe londonienne du Dr Clive Ballard a suivi 165 patients âgés de 67 à 100 ans souffrant de la maladie d’Alzheimer. La moitié d’entre eux prenaient un traitement anti-psychotique, l’autre moitié recevait un placebo. Il se trouve que sur les 83 personnes traitées par médicament, 39 sont mortes au bout d’un an. Sur les 82 patients restants, seules 27 sont décédées au même moment. Au bout de deux ans, l’étude révèle que 46% des patients Alzheimer traités par les anti-psychotiques étaient vivants, contre 71% de ceux qui n’en prenaient pas. Après trois ans, seuls 30% des patients sous traitement étaient encore en vie, contre 59% des autres. Ainsi, « pour la majorité des patients atteints de maladie d’Alzheimer, ça ne vaut peut-être pas la peine de prendre un tel risque”, déclare le Dr Clive Ballard du King’s College de Londres.

Un risque à prendre impérativement en compte

“Suis-je prêt à prendre un médicament qui réduit légèrement ma maladie, mais qui multiplie par deux mon risque de mourir? » tel pourrait être le débat autour de la question et le choix difficile proposé aux familles.

Le fait est qu’au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, les médecins sont désormais invités à limiter l’utilisation des médicaments anti-psychotiques pour traiter la maladie d’Alzheimer. La précaution est de mise et le traitement doit être impérativement limité dans le temps. En Europe, le problème est que de nombreuses maisons de retraite usent régulièrement de ce type de médicaments pendant un an ou deux, pour traiter 60% de leurs patients atteints de démence psychologique. Il faut donc prendre en compte toutes les conséquences du traitement et en parler aux familles.

Quelles solutions promouvoir ?
Devant les conclusions d’une telle enquête, l’Association Alzheimer des Etats-Unis suggère « un traitement personnalisé de toute personne souffrant de la maladie d’Alzheimer ». Il est donc «urgent d’arrêter les prescriptions non indispensables et prolongées». Certains psychiatres ont aussi proposé de commencer par les thérapies environnementales ou comportementales, au lieu des médicaments anti-psychotiques. De même, l’utilisation d’antidépresseurs serait une bonne alternative.

Même si les experts n’expliquent pas comment les anti-psychotiques augmentent le risque de mourir chez les patients, la relation de cause à effet est aujourd’hui établie. Ces médicaments auraient une influence négative sur le cerveau par leurs effets sédatifs, rendant les patients plus sujets à des infections mortelles. D’ailleurs, la majorité des décès constatés par l’étude a été provoquée par une pneumonie…

Alzheimer : le ginko biloba éliminé

Mercredi 14 janvier 2009

La célèbre plante naturelle chinoise, le ginko biloba, ne permet pas de prévenir ou  de ralentir la maladie d’Alzheimer, ou toute autre forme de démence. Telles sont les conclusions d’une étude américaine menée sur 3000 personnes l’année dernière.

Alzheimer et le Ginko Biloba
Le Ginko Biloba est un arbre d’Asie dont les feuilles sont utilisées en pharmacie pour une série de traitements destinés à corriger les problèmes de mémoire, la sénilité, les problèmes de peau, ou encore les varices, hémorroïdes et jambes lourdes. Il est également utilisé dans la maladie d’Alzheimer malgré l’absence d’efficacité démontrée. C’est ce dernier point que met en lumière l’étude menée en Virginie (USA).

Alzheimer : un résultat « décevant »
Alors que l’on pensait à l’efficacité du traitement du Ginko Biloba sur la santé des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs de l’Université de Virginie avouent que leur étude, publiée dans le Journal de l’association médicale américaine, affiche des  résultats plutôt «décevants». Pendant 6 ans, des psychologues de cinq universités américaines ont suivi 3000 personnes âgées de plus de 75 ans, en faisant des évaluations tous les six mois. Au début de l’étude, un patient sur 5 souffrait de démence, alors qu’à la fin, un sur trois. Les doses d’extrait de ginkgo étaient de 120 milligrammes, deux fois par jour.


La prise du Ginko Biloba : des effets peut-être négatifs
D’après cette même étude, la plus importante réalisée à ce jour sur le sujet, non seulement le ginkgo ne ralentit pas la maladie mais pourrait même avoir des « effets négatifs sur le plan cardiovasculaire », précise la revue médicale. En effet, il semblerait que les patients ayant déjà une maladie cardiovasculaire avaient plus de risque de démence s’ils prenaient le ginkgo… Ce résultat n’est fait cependant pas encore l’objet de preuves irréfutables et reste statistiquement peu significatif.

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