La technologie au service de personnes âgées de Lille malades d’Alzheimer

Dans une maison de retraite de Lomme (commune de Lille), les fugues répétées des résidents malades d’Alzheimer sont un véritables casse-tête pour le personnel. La solution a été trouvée dans le port d’un bracelet-montre électronique. Explications.

La technologie au service de la sécurité des personnes âgées

Un petit bracelet-montre gris, du moins fort esthétique, est aujourd’hui porté par les 55 résidents de l’établissement Gilbert Forrestier (Lomme), spécialisé dans l’accueil des malades d’Alzheimer. Depuis 2003, ce « gadget » d’origine finlandaise permet de déclencher le verrouillage de la porte de l’établissement dès qu’un pensionnaire s’en approche ! Ainsi, les fugues, tant redoutées du personnel, sont évitées. C’est vrai, le dispositif rappelle un peu celui des bracelets électroniques de surveillance des prisonniers… mais, appliqué en maison de retraite, il devient l’outil de la sécurité des résidents désorientés. En effet, ces derniers sont eux-mêmes rassurés dans les cas de pertes de mémoire passagères…

Un bracelet qui permet aussi le suivi médical des résidents

Le bracelet-montre électronique, porté en permanence par les résidents de cet établissement du nord, permet aussi au personnel de suivre leur état de santé. Par exemple, la montre prévient automatiquement les infirmières en cas d’inactivité totale (perte de connaissance, malaise), d’hypothermie ou de retrait du bracelet ! De plus, un petit bouton situé sur le côté permet aux patients d’appeler les aides soignants par eux-mêmes. Grâce à des bornes électroniques installées dans l’ensemble du bâtiment, le bracelet envoie des signaux vers un ordinateur, qui analyse l’information et alerte le personnel par téléphone.

Un moyen de rassurer le personnel et les résidents

Comme le précise Mireille Wascat, infirmière référente et responsable de l’établissement, le bracelet permet par exemple « d’évaluer la qualité du sommeil lors d’une nouvelle prescription de somnifères. C’est très sécurisant pour le personnel et pour les résidents ». De même, Claude Tailleur, médecin coordonnateur, apprécie l’utilité du dispositif : « C’est surtout une aide pour éviter que les gens ne se mettent en danger… car on peut intervenir immédiatement en cas de chute ». Du côté des pensionnaires, force est de constater qu’ils « ne comprennent pas tous », mais « c’est pour leur bien ! », précise Annick Lapierre, directrice du CCAS de Lomme.

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