Parkinson et pesticides : un lien étroit

Les pesticides sont-ils responsables de la maladie de Parkinson ? Plusieurs études récentes réalisées en France et au Canada ont ainsi permis de mettre en cause des molécules couramment utilisées dans les pesticides. Celles-ci provoqueraient la dégénérescence nerveuse caractéristique de la maladie de Parkinson. Le lien semble presque avéré.

Parkinson et pesticides : un lien étroit - Source de l'image: http://www.livelongagewell.comParkinson : le point sur le dossier
Depuis la fin des années 1990, les premières études avaient évoqué un lien possible entre l’utilisation des pesticides agricoles et le développement de la maladie de Parkinson. Les années 2002-2006 voient d’autres études se succéder, dont les résultats renforcent les certitudes. Néanmoins, il faut être prudent et ne pas affirmer que le lien facteur de risque-pathologie est exclusivement l’exposition aux pesticides. La maladie de Parkinson est une pathologie complexe, dont les causes sont encore mal connues. Néanmoins, en 2006, une étude menée à Harvard (USA) démontre que « l’exposition aux pesticides augmentait le risque de Parkinson de 70% » (étude réalisée sur 145 000 personnes !). La même année, en France, la maladie de Parkinson est reconnue “maladie professionnelle” par les tribunaux, concernant des cas touchant d’anciens ouvriers agricoles ! L’enquête progresse…

Pesticide-Parkinson : le lien presque avéré
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la maladie de Parkinson touche quasiment 6 millions de personnes dans le monde ! Le site scientifique américain Onearth confirme : « l’exposition aux pesticides augmente le risque de développer la maladie de Parkinson ». L’article cite ainsi les différentes études réalisées sur des agriculteurs directement exposés aux produits mais le risque pourrait aussi concerner « tout utilisateur occasionnel de pesticides » (jardinage) ou même les citoyens vivant dans des zones traitées par ces produits (pesticides vaporisés par avion). Le réseau associatif Science and Environment Health Network n’hésite pas à préciser que la corrélation est suffisamment significative « pour établir un lien de cause à effet ».

Un commentaire sur “Parkinson et pesticides : un lien étroit”

  1. C’est encore persister à ignorer la piste psychologique et qui est INCONTOURNABLE dans la survenance, notamment de cette maladie.
    Le célèbre professeur Henri LABORIT qui avait écrit un célèbre livre « Inhibition de l’action » (Editions Masson Paris & Presses Universitaires de Montréal, 1980) expose la théorie psychosomatique
    “(…) pour faire une infection ou une affection néoplasique [Ndlr :cancer], il ne suffit pas d’un contact avec un microbe ou un virus ou un irritant local chroniquement subi.
    On a trop focalisé sur le microbe, le virus ou le toxique cancérogène et pas assez sur le sujet, sur son histoire passée et présente, ses rapports avec son environnement.
    Les toxiques eux-mêmes doivent sans doute présenter une toxicité variable suivant le contexte et le statut social de l’individu qu’ils atteignent. (…)

    Nous sommes les autres, c’est-à-dire que nous sommes devenus avec le temps ce que les autres - nos parents, les membres de notre famille, nos éducateurs - ont fait de nous, consciemment ou non.
    Nous sommes donc toujours influencés, le plus souvent à notre insu, par les divers systèmes dont nous faisons partie.”

    Tout ce qui peut être diagnostiqué comme symptômes divers ou comme facteurs matériels possibles ne constitue que la face visible de l’iceberg ; c’est bien à l’image de cette médecine résolument et dogmatiquement symptomatique qui ne s’occupe de ce qui est en AVAL, alors qu’il faut ici aussi considérer ce qui est en AMONT.

    C’est comme un jeu de dominos : il ne servira à rien à moyen terme de ne s’occuper que des manifestations en queue de liste car il faut s’occuper de ce qui a été à l’origine réelle des maux. La plupart des scientifiques modernes sont maintenant d’accord pour dire que l’origine des maladies est dans le stress oxydant ou oxydatif.

    Mise à part les (coûteuses) pistes comportementaliste et allopathique mais qui ne résolvent rien en profondeur, est très efficace la piste (réellement) psychothérapeutique dans ce qu’elle intègre les neurosciences cognitives ou psychobiologie (qui font partie des sciences de la psychologie officielle).

    En témoigne cette personne qui a livré en conférence le témoignage de son auto-guérison de la maladie de Parkinson grâce à ce type de psychothérapie :
    “Diagnostiquée parkinsonienne, on la déclare condamnée. Elle ne se résigne pas et décide de se tourner vers des thérapies alternatives pour ne pas rentrer dans « l’engrenage de la chimie » et ne pas être rangée dans « le camp des malades » : « je me suis mise résolument du côté de la vie ! » déclare-t-elle au psychothérapeute qui l’accompagnera vers son autoguérison. Au vu des surprenantes analyses médicales qui en attestent, un médecin abasourdi écrit « l’hypothétique parkinson » ”
    Source : http://www.retrouversonnord.be/belva.htm

    A méditer :

    “Des études cliniques, effectuées sur des malades dont on a pu établir tous les antécédents biographiques, ont montré l’existence d’un rapport chronologique entre l’évolution de leur maladie et les événements retentissant sur leur vie affective. La situation qui précipite le sujet dans la maladie revêt pour ce malade une signification affective particulière, parce qu’elle est liée à son passé ou à une problématique conflictuelle non résolue. C’est en raison de ces liens qu’elle a pour lui un effet de stress. ”
    (A. BECACHE– Psychologie Pathologique, p. 219 – Abrégés Masson).

    “C’est la médecine tout entière qui doit s’ouvrir à la psychologie et devenir psychosomatique. Ou pour mieux dire, avec WEISS et ENGLISH : « Toute maladie relève à la fois de l’esprit et du corps et toute thérapeutique est, de ce fait, de la médecine psychosomatique. Lorsqu’on en sera dûment persuadé, le terme psychosomatique pourra disparaître, les données qu’il traduit étant désormais impliquées dans le terme médecine ». Mais pour cela il faut que tous les médecins et psychiatres soient authentiquement formés à la psychologie et aient renoncé au préjugé organiciste.” Marc-Alain Descamps (1992). Corps et psyché, p16.

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