Archive pour septembre 2009

« L’éclipse » ou le regard de Serge Rezvani sur la maladie D’Alzheimer

Mercredi 30 septembre 2009

Ecrivain et peintre, Serge Rezvani est également connu pour avoir fait chanter les grandes dames du cinéma telle que Jeanne Moreau. Dans l’éclipse, il pose un regard douloureux sur la maladie d’Alzheimer qui lui a pris la femme de sa vie, Lula.

« L'éclipse » ou le regard de Serge Rezvani sur la maladie D’AlzheimerQuand Alzheimer vole l’être aimé
C’est le 11 août 1999, jour de l’éclipse partielle du soleil visible en France que tombe pour Serge Rezvani un verdict sans appel. Sa femme Lula est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Pour lui, l’éclipse ne fait que commencer.
Le livre relate comment sa vie avec celle à qui fut sa femme pendant plus de 50 ans a été transformée par la maladie. Elle était sa muse, il la peignait et écrivait sur elle. Elle n’est plus, étant malade, que l’ombre d’elle-même, ne le reconnaissant plus et avec seulement quelques brefs éclairs de lucidité. A l’annonce du diagnostic de la maladie, Lula a perdu le sens de la réalité. Elle, qui était si brillante, ne sait plus lire, écrire ni même communiquer avec son compagnon de toujours. Serge Rezvani décrit sans détour les effets de la maladie d’Alzheimer sur l’amour de sa vie, mais aussi les doutes et les angoisses qu’elle provoque chez lui en tant qu’homme, amant et artiste.

Un vibrant témoignage d’amour

A travers ce livre, Serge Rezvani retrace le drame que fut pour lui la maladie de Lula. La maladie d’Alzheimer a, petit à petit, fait disparaître celle qu’il aimait pour ne laisser d’elle qu’une « morte sans cadavre ».
Ce livre est également un véritable exutoire pour l’auteur qui fait part au lecteur de toute sa douleur et sa tristesse. La maladie vécue comme un enfermement pour lui est vecteur de nombreux doutes sur son présent et son futur. Malgré le mal qu’il éprouve à voir Lula diminuée, il s’occupera d’elle jusqu’au bout. Il fera même construire une dépendance à leur propriété afin d’héberger une aide médicale pour l’aider à prendre soin d’elle.
Elle restera l’objet de ses peintures et de ses écrits jusqu’à leur séparation ultime. Au-delà du regard de l’homme sur la maladie d’Alzheimer, Rezvani livre avant tout un dernier grand témoignage d’amour à sa compagne d’un demi-siècle.

Le livre « L’éclipse » paru aux éditions Actes Sud en 2003, a fait l’objet d’une réimpression en 2007.

Peut-on tout faire pour sensibiliser à la maladie d’Alzheimer ?

Lundi 28 septembre 2009

L’association France Alzheimer et l’agence de pub Saatchi & Saatchi sont-elles allées trop loin ? La mise en scène du spot de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer a choqué et beaucoup interpellé.

Peut-on tout faire pour sensibiliser à la maladie d’Alzheimer ? - Source de l'image:http://www.toutpourlesfemmes.com/ Une mise en scène de film d’horreur pour la maladie d’Alzheimer

De nombreuses associations, malades et proches de malades d’Alzheimer ont exprimé leurs critiques vives contre le spot. La publicité tournée pour l’association France Alzheimer par l’agence de publicité Saatchi & Saatchi atteint les sommets de l’horreur par sa mise en scène. Un homme hurle sur ses enfants qu’il ne reconnaît plus, une femme se balance sur son lit, blessée et l’air totalement absent, le spot a, en effet, de quoi choquer, ou tout au moins de quoi susciter le malaise.
Valérie Roumanoff, créatrice du site et de l’association « Alzheimer autrement », sœur de la comique Anne Roumanoff et personnellement touchée par le drame de la maladie s’insurge contre ce spot. Pour elle, le fait de lever des fonds pour soigner ou améliorer la vie des malades ne justifie pas tout et surtout pas d’enlever toute dignité à ces derniers.

Un site pour dénoncer
Une pétition a été lancée sur le site qui regorge de réactions négatives face à cette publicité en provenance de neurologues, de psychologues et de soignants. Ce sont les malades qui s’expriment le plus vivement. Nombreux sont ceux qui affirme que le spot ne joue pas en leur faveur en augmentant le sentiment de crainte de la maladie et donc l’isolement des malades. Sans oublier ceux qui, à un stade précoce de la maladie, se sont sentis totalement démoralisés par cette publicité.
Le premier objectif de la pétition a été atteint avec l’interdiction de diffusion du spot sur les chaînes de télévision, mais aussi avec des excuses publiques de l’association France Alzheimer. Valérie Roumanoff souhaiterait maintenant que l’agence de publicité qui a réalisé ce spot propose la production d’une nouvelle publicité basée sur de nouveaux critères.

Un spot qui a pourtant suscité l’intérêt

Bien que le spot ait été, aujourd’hui censuré, de nombreuses chaînes de télévision avaient accepté de le diffuser gratuitement. L’agence de communication qui l’avait réalisé s’était vue également décernée une mention spéciale par le magazine « Stratégies » qui remet chaque année un prix aux publicités les plus marquantes de l’année.
Sur certains forums, des membres du personnel soignant regrettent que cette annonce ait été retirée prématurément des écrans et correspond, pour eux, à une réalité de la maladie qu’il ne faut pas non plus passer sous silence.
Reste à déterminer quel sera l’impact de ce tollé pour l’association France Alzheimer. Reconnue d’intérêt général en 1991, l’association œuvre chaque jour à soutenir les malades et leurs familles.

Pour plus d’infos :

http://www.alzheimer-autrement.org/

Crèmes solaires, Alzheimer et Parkinson

Mercredi 23 septembre 2009

Les maladies d’Alzheimer et de Parkinson auraient-elles un lien avec les nanoparticules présentes dans les crèmes de protection solaire ? C’est ce que semble affirmer une étude récente menée par une Université irlandaise, et subventionnée par l’Union européenne. Découverte.

Crèmes solaires, Alzheimer et Parkinson - Source de l'image:http://images.google.comAlzheimer, Parkinson et les nanoparticules

Dans le cadre du projet international NeuroNano subventionné notamment par l’Union européenne, des chercheurs de l’Université d’Ulster (Irlande) sont chargés d’étudier pendant 3 ans le rôle de certaines nanoparticules dans le développement éventuel des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Les équipes du Pr Vyvyan Howard, pathologiste et toxicologiste, et du Dr Christian Holster, expert de la maladie d’Alzheimer, étudieront en particulier les nanoparticules présentes dans les écrans solaires et dans certains carburants diesel : le dioxyde de titane et l’oxyde de cérium.

Les nanoparticules en question
« Il y a maintenant des preuves concrètes que certaines nanoparticules manufacturées entrant par voie intraveineuse ou par les poumons peuvent atteindre le cerveau des petits animaux », confie le professeur Howard. En effet, plusieurs études ont montré que certaines nanoparticules non naturelles, comme celles issues de la pollution urbaine,  seraient toxiques pour la santé. Ces nanoparticules se logent dans les parties du cerveau, sans qu’on puisse les en déloger, obstruant les connexions neurologiques. « Le cerveau est un organe très spécial. Il ne peut pas se réparer en remplaçant les cellules nerveuses, ce qui le rend particulièrement vulnérable à la toxicité à long terme et à petite dose », explique-t-il. Il s’agit là d’un « sujet de préoccupation croissante pour plusieurs organismes de réglementation, les gouvernements et l’industrie », conclue le professeur.

D’autres nanoparticules pour lutter contre Alzheimer

Un autre projet financé par l’Union européenne permet aussi d’étudier l’utilisation de nanoparticules dans le diagnostic et le traitement de la maladie d’Alzheimer. Ce projet baptisé « NAD » (pour « Nanoparticles for the therapy and diagnosis of Alzheimer’s Disease »), devrait durer cinq ans, dispose d’un budget de 14,6 millions d’euros, et rassemblera des chercheurs de 19 organisations réparties dans 13 pays. Le projet NAD devra mettre au point des nanoparticules capables de reconnaître et de détruire les plaques amyloïdes, responsables de la dégénérescence cérébrale.

21 Septembre, Journée Mondiale Alzheimer : un diagnostic encore trop tardif

Lundi 21 septembre 2009

Le 21 septembre est la Journée Mondiale Alzheimer. Avec 100 000 cas détectés chaque année, la maladie d’Alzheimer est la première maladie neurodégénérative dans l’hexagone. Pourtant la France accuse un réel retard dans la rapidité de diagnostic des malades.

21 Septembre, Journée Mondiale Alzheimer : un diagnostic encore trop tardif - Source de l'image:http://static.commentcamarche.netAlzheimer, une maladie mal diagnostiquée
Avec le vieillissement de la population française, tous les experts médicaux s’accordent à dire que la maladie d’Alzheimer est en voie d’expansion. Pourtant tous les cas sont loin d’être identifiés. Selon une étude des professeurs Jean-François Dartigues et Catherine Helmer  de l’Inserm et du CHU de Bordeaux, 50% des cas de la maladie d’Alzheimer restent non diagnostiqués.
A un stade précoce ce sont seulement un tiers des cas qui sont détectés. Même à un stade sévère de la maladie, l’étude estime que près de 27% des cas sont ignorés. Par ailleurs, on estime le temps moyen de diagnostic de la maladie d’Alzheimer à environs 24 mois.

Les raisons sociales d’un diagnostic tardif
Plusieurs paramètres peuvent être à l’origine de ce retard. Souvent, l’entourage, le médecin de famille et le malade lui-même ont tendance à mettre les premiers signes de la maladie d’Alzheimer sur le compte du vieillissement. Pourtant ces symptômes qui paraissent anodins, comme la baisse d’attention ou des déficiences de mémoires, sont déjà les premiers éléments d’un processus certes long mais continu.
Identifier les premiers signaux est d’autant plus difficile qu’ils peuvent être très différents d’un cas à l’autre.  Percevoir un changement de comportement implique une bonne connaissance du patient.
Le fait qu’Alzheimer soit une maladie de la vieillesse joue également en défaveur de cette pathologie. Elle renvoie une image négative de handicap et de maladie incurable. Cette image pousse souvent malades et familles à nier certains symptômes par crainte de les voir associer à la maladie d’Alzheimer.

Les médecins également en cause
Les médecins traitants sont souvent les premiers contacts vis-à-vis des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Une étude canadienne a mis l’accent sur les éléments qui les pousse à sous-diagnostiquer cette pathologie.
Le temps restreint réservé à chaque patient, la peur de provoquer un choc familial ainsi que la crainte de la réaction du patient sont autant de facteurs que l’étude a mis en avant. Par ailleurs, la maladie d’Alzheimer peut également passer après le traitement d’autres affections lourdes auxquelles les médecins sont souvent mieux formés.
Bien que les médecins de famille fassent souvent de leur mieux face à la maladie d’Alzheimer, cet état de fait peut parfois entraîner un certain phénomène de défiance entre le patient et leur médecin traitant.
C’est donc l’ensemble des attitudes des acteurs médicaux sociaux mais aussi familiaux qui sont à repenser pour mieux évaluer et diagnostiquer précocement la maladie.

Alzheimer : découverte de la « protéine de l’oubli »

Mercredi 16 septembre 2009

Alors que l’origine de la maladie d’Alzheimer reste un grand mystère, voici que des chercheurs français viennent de découvrir la « protéine de l’oubli », qui serait responsable de la perte de mémoire liée au vieillissement. Unepiste à exploiter.

Alzheimer : découverte de la « protéine de l’oubli » - Source de l'image:http://www.rfi.frAu-delà de la maladie d’Alzheimer
Bien que la « protéine de l’oubli » ait été découverte au cours de recherches concernant les premiers stades de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs du laboratoire Neurobiologie des processus adaptatifs (UPMC/CNRS) insistent sur le fait que « cette découverte va bien au-delà de cette maladie, car elle concerne toutes les personnes âgées ». En effet, il semblerait que la préséniline 1 (protéine de l’oubli), présente dans le cerveau des personnes saines comme de celles malades d’Alzheimer, augmente avec l’âge, provoquant des troubles de mémoire.

L’expérience

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs français ont étudié le rôle de la préséniline 1 sur des souris de laboratoire. Selon l’étude, une surproduction de préséniline 1 entraîne, avec l’âge, « des anomalies de la plasticité synaptique » (connexion des neurones) et donc de la mémoire. Les résultats ont été publiés dans le Journal of neurosciences, et suggèrent donc que la préseniline 1 aurait une « action neurotoxique ». Puisque le cerveau des personnes âgées, malades ou non, présente un taux de préséniline 1 croissant avec l’âge, les chercheurs en ont déduit que cette protéine serait responsable de l’atteinte des fonctions cognitives liées à la mémoire.

Qu’est ce que la préséniline 1 ?

En fait, cette découverte vient surtout affirmer le rôle neurotoxique de la préséniline 1, l’un des trois gènes identifiés comme impliqués dans la maladie d’Alzheimer : le gène du précurseur du peptide amyloïde (APP) et les gènes des présénilines 1 (PS1) et 2 (PS2). La mutation pathologique de ces gènes serait à l’origine des formes familiales les plus courantes de la maladie d’Alzheimer. Une cinquantaine de mutations différentes ont été découvertes sur le seul gène PS1, et chacune d’elle provoque inévitablement la maladie d’Alzheimer entre 30 et 60 ans. Le rôle de la préséniline est donc majeur. Le problème est que cette protéine interagit négativement avec de nombreuses autres protéines présentes dans le cerveau.

Alzheimer : une enquête sur l’angoisse des tests génétiques

Lundi 14 septembre 2009

Selon une étude du « New England Journal of Medicine », les personnes ayant effectué un test génétique pour connaitre leur prévalence à développer la maladie d’Alzheimer ne sont pas particulièrement angoissées par les résultats. Enquête.

Alzheimer : une enquête sur l’angoisse des tests génétiquesAlzheimer : connaitre le risque encouru n’engendre pas d’angoisse particulière
Voici au moins un point positif : connaitre le risque de développer la maladie d’Alzheimer n’engendre pas forcément angoisse, dépression ou stress ! En effet, selon l’étude publiée dans le « New England Journal of Medicine » (23.07.2009), les résultats positifs de tests génétiques effectués sur des populations à risques ne les angoissent pas particulièrement. Tous ont dit qu’ils ne regrettaient pas d’avoir eu connaissance des résultats. Comme le note de Dr Robert Green (Université de Boston) : « Tous nos patients qui ont participé à l’étude comprenaient le  but de l’opération et se sont révélés  capables de gérer le risque».

Angoisse et soulagement
Si le résultat positif des tests génétiques n’angoisse pas, on comprend que le résultat négatif selon lequel le patient apprend qu’il ne risque pas d’être victime de la maladie « soulage » ! En effet, la maladie d’Alzheimer touche 5 millions d’Américains et les personnes porteuses du gène APoE4  sont susceptibles de développer la maladie 3 à 15 fois plus fréquemment que les autres. L’étude a mesuré l’angoisse, la dépression et les niveaux de stress de 162 adultes âgés de 50 ans en moyenne, pour la plupart enfants ou proches de personnes malades d’Alzheimer. Les tests génétiques permettaient de révéler la présence ou non de ce gène de prédisposition. Les 2/3 des patients ont eu connaissance des résultats, alors que le 1/3 restant est resté sans réponse afin de mesurer le niveau de stress. Résultat : niveau d’angoisse et de stress équivalent dans les 2 groupes !

« Ne pas savoir est pire que savoir »

A noter que les non porteurs du gène, même soulagés des résultats, ne sont pas totalement convaincus de l’écart du risque. Selon l’étude, leur niveau d’angoisse et de stress n’a baissé que légèrement. De même, 16% des personnes n’ayant pas reçu le résultat de leurs tests ont quitté le protocole de recherche. « Une fois que vous vous êtes faits à l’idée de savoir, vous ne supportez plus qu’on vous dise non », note le Dr Green. Des études similaires menées sur des patients victimes d’autres maladies graves prouvent les mêmes résultats. Elizabeth Thomson, directrice du  National Human Genome Research Institute conclue : « Ne pas savoir semble pire que savoir ».

Britney Spears contre…Alzheimer ?

Mercredi 9 septembre 2009

L’iconoclaste idole des jeunes Britney Spears aurait-elle changé de métier ? Aurait-elle laissé de côté un instant son extravagance pour servir une cause plus noble : la lutte contre la maladie d’Alzheimer ? Réponse.

Britney Spears.... contre AlzheimerQuand Britney permet de lutter contre Alzheimer !
En fait, pas du tout. Il semblerait juste que son nom serve la recherche sur la maladie d’Alzheimer, à son insu ! En effet, des chercheurs américains du centre Cleveland Clinic ont découvert comment détecter la pathologie à travers des tests simples, utilisant le nom des stars de la chanson et autres célébrités mondiales. Une nouvelle méthode de dépistage, qui marche !

Le nouveau test Alzheimer
En fait, le test part du principe que les stars sont tellement connues qu’il est impossible d’oublier leur nom : Britney Spears, mais aussi George Clooney,
Albert Einstein ou Marilyn Monroe peuvent être « utilisés » dans ces tests de mémoire. C’est en effet ce que révèle une étude récente publiée dans le journal scientifique Neurology. Le test consiste tout simplement à demander aux patients s’ils connaissent ces personnalités. Il est alors apparu que ceux qui présentaient le plus de risque d’avoir la maladie d’Alzheimer (en raison de facteurs génétiques) ont fait fonctionner leur cerveau d’une manière particulière.

Le rôle primordial de l’imagerie
Comme on l’a découvert récemment, l’utilisation de l’imagerie à résonance magnétique (IRM) dans l’observation du cerveau permet de déceler ou non la pathologie. Lors de la réalisation de l’étude en question, l’imagerie
a permis de confirmer que la mémoire des patients les plus à risques active intensément certaines régions de leur cerveau (comme l’hippocampe et le cortex frontal). « Comme s’ils devaient déjà travailler plus dur pour essayer de faire fonctionner leur mémoire », confie un responsable de la recherche. Un test qui semble donc très prometteur…

Un accueil de jour itinérant au service des personnes Alzheimer

Lundi 7 septembre 2009

A l’est de la ville d’Alençon (Orne), un accueil de jour itinérant permet de divertir les malades d’Alzheimer et leurs familles un jour par semaine, dans cinq cantons ruraux différents du Pays de Perche.

Un accueil de jour itinérant au service des personnes Alzheimer - Source de l'image:http://www.niouzes-vic.netLe « club » Alzheimer
Dans une zone rurale de 50 kilomètres, près d’Alençon, une structure mobile sillonne les cantons de l’Orne pour divertir les malades Alzheimer : coin salon, bibliothèque, ateliers… Dans une ambiance bon enfant, on tricote, on joue aux cartes, on coud une couverture de patchwork, on fait des colliers de perle ou de la peinture, on écoute de la musique… sous l’œil bienveillant des aides médicaux-psychologiques de cet accueil de jour original. Au « Club », on se rencontre pour passer un bon moment, le temps d’une journée… « Venir ici, ça change les idées et ça permet de discuter, lance Simone, une habituée. « Et puis au moins, ma fille sait où je suis et elle ne s’inquiète pas ».


Une initiative originale

« Nous étions confrontés à la détresse des familles, seules pour s’occuper de leur malade et souvent très isolées. Comme il est difficile de leur demander de faire de longs trajets pour conduire leur proche, c’est l’équipe qui se déplace », explique Audrey Blin, neuropsychologue et responsable de cet accueil de jour itinérant. Comme les structures de ce type font souvent défaut en zones rurales, où, paradoxalement, les personnes âgées sont nombreuses, le principe du Club Alzheimer de l’Orne est de s’installer chaque jour de la semaine dans un canton différent. Un minibus passe prendre les participants pour les emmener dans des lieux mis à disposition par les mairies.

Des activités pour les malades, du répit pour les aidants
Aller au « club », même une fois par semaine, ça détend, ça change les idées… Le jeudi, le Club fait escale à Bazoches-sur-Hoëne, un village de 900 habitants. Autour d’un café, on discute du programme de la journée. « Nous ne leur imposons rien, on fait en fonction des envies du jour », explique la responsable. Mais il y a quand même un rituel : la lecture de l’éphéméride, la vaisselle, la visite des pots de capucines et de haricots, pour bouger un peu. Les malades ont besoin de stimulation, tant physique qu’intellectuelle… S’ils perdent la mémoire récente, ils conservent néanmoins des souvenirs lointains et les émotions. « Peut-être que Simone ou Gaby ne se souviennent pas de mon prénom, mais elles se rappelleront qu’elles étaient à l’aise à l’accueil de jour », conclue Audrey Blin.

Les assises régionales Alzheimer à Toulouse

Mercredi 2 septembre 2009

Le 15 juin 2009, la ville de Toulouse a accueilli les premières assises régionales en Midi-Pyrénées consacrées à la maladie d’Alzheimer. Evènement.


Les assises regionales alzheimer à toulouseLes assises régionales Alzheimer, une première étape

Les 15 juin dernier, les assises régionales organisées à Toulouse au sujet de la maladie d’Alzheimer ont rassemblé plus de 250 personnes. Lors de cette journée de rencontre et d’échanges, les professionnels de santé, les organismes d’aide à la personne, les responsables de maisons de retraite, et les associations de familles comme France Alzheimer ont répondu présents. Cette journée est la première des trois étapes prévues dans le cadre du plan national de lutte contre la maladie. En effet, les assises organisées à Toulouse avaient pour thématique la recherche, le diagnostic et le soin. Le 2 juillet, la coordination et la prise en charge médico-sociale seront abordées à Auch, alors que « l’aide aux aidants » sera débattue le 22 octobre à Albi.

La recherche Alzheimer est ralentie
Concernant le déroulement des assises de Toulouse, dont l’un des thèmes majeurs était la recherche, le professeur Bruno Vellas, directeur du Gérontopôle de Toulouse, a fait un point rapide sur les études actuelles. Si la connaissance de la maladie se précise, force est de constater que « les centres de recherche sont freinés par la difficulté de recrutement de patients pour les essais thérapeutiques ». En effet, il semblerait que les laboratoires ne peuvent procéder à tous les essais cliniques nécessaires, par manque de volontaires…

La recherche en Midi-Pyrénées
Dans cette région, les équipes de travail sont multidisciplinaires et constituées à partir de plusieurs pôles de recherche (gériatrie, santé publique, neurologie, sciences humaines et sociales, soins infirmiers…), que ce soit en France ou en partenariat avec des laboratoires européens et internationaux. Notamment, le centre de recherche clinique « Gérontopole » vient d’ouvrir à Toulouse. Il effectuera des essais thérapeutiques, mais sera aussi un lieu de prévention, d’accueil et d’information pour les malades et leur famille. Parmi les études menées dans la région, on peut citer par exemple le programme « Mapt », qui tente d’évaluer l’impact des Oméga 3 sur la prévention de la maladie, ou encore l’étude « Guid’âge », qui analyse l’effet du Gingko Biloba.