Crèmes solaires, Alzheimer et Parkinson

Les maladies d’Alzheimer et de Parkinson auraient-elles un lien avec les nanoparticules présentes dans les crèmes de protection solaire ? C’est ce que semble affirmer une étude récente menée par une Université irlandaise, et subventionnée par l’Union européenne. Découverte.

Crèmes solaires, Alzheimer et Parkinson - Source de l'image:http://images.google.comAlzheimer, Parkinson et les nanoparticules

Dans le cadre du projet international NeuroNano subventionné notamment par l’Union européenne, des chercheurs de l’Université d’Ulster (Irlande) sont chargés d’étudier pendant 3 ans le rôle de certaines nanoparticules dans le développement éventuel des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Les équipes du Pr Vyvyan Howard, pathologiste et toxicologiste, et du Dr Christian Holster, expert de la maladie d’Alzheimer, étudieront en particulier les nanoparticules présentes dans les écrans solaires et dans certains carburants diesel : le dioxyde de titane et l’oxyde de cérium.

Les nanoparticules en question
« Il y a maintenant des preuves concrètes que certaines nanoparticules manufacturées entrant par voie intraveineuse ou par les poumons peuvent atteindre le cerveau des petits animaux », confie le professeur Howard. En effet, plusieurs études ont montré que certaines nanoparticules non naturelles, comme celles issues de la pollution urbaine,  seraient toxiques pour la santé. Ces nanoparticules se logent dans les parties du cerveau, sans qu’on puisse les en déloger, obstruant les connexions neurologiques. « Le cerveau est un organe très spécial. Il ne peut pas se réparer en remplaçant les cellules nerveuses, ce qui le rend particulièrement vulnérable à la toxicité à long terme et à petite dose », explique-t-il. Il s’agit là d’un « sujet de préoccupation croissante pour plusieurs organismes de réglementation, les gouvernements et l’industrie », conclue le professeur.

D’autres nanoparticules pour lutter contre Alzheimer

Un autre projet financé par l’Union européenne permet aussi d’étudier l’utilisation de nanoparticules dans le diagnostic et le traitement de la maladie d’Alzheimer. Ce projet baptisé « NAD » (pour « Nanoparticles for the therapy and diagnosis of Alzheimer’s Disease »), devrait durer cinq ans, dispose d’un budget de 14,6 millions d’euros, et rassemblera des chercheurs de 19 organisations réparties dans 13 pays. Le projet NAD devra mettre au point des nanoparticules capables de reconnaître et de détruire les plaques amyloïdes, responsables de la dégénérescence cérébrale.

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