Un accueil de jour itinérant au service des personnes Alzheimer

A l’est de la ville d’Alençon (Orne), un accueil de jour itinérant permet de divertir les malades d’Alzheimer et leurs familles un jour par semaine, dans cinq cantons ruraux différents du Pays de Perche.

Un accueil de jour itinérant au service des personnes Alzheimer - Source de l'image:http://www.niouzes-vic.netLe « club » Alzheimer
Dans une zone rurale de 50 kilomètres, près d’Alençon, une structure mobile sillonne les cantons de l’Orne pour divertir les malades Alzheimer : coin salon, bibliothèque, ateliers… Dans une ambiance bon enfant, on tricote, on joue aux cartes, on coud une couverture de patchwork, on fait des colliers de perle ou de la peinture, on écoute de la musique… sous l’œil bienveillant des aides médicaux-psychologiques de cet accueil de jour original. Au « Club », on se rencontre pour passer un bon moment, le temps d’une journée… « Venir ici, ça change les idées et ça permet de discuter, lance Simone, une habituée. « Et puis au moins, ma fille sait où je suis et elle ne s’inquiète pas ».


Une initiative originale

« Nous étions confrontés à la détresse des familles, seules pour s’occuper de leur malade et souvent très isolées. Comme il est difficile de leur demander de faire de longs trajets pour conduire leur proche, c’est l’équipe qui se déplace », explique Audrey Blin, neuropsychologue et responsable de cet accueil de jour itinérant. Comme les structures de ce type font souvent défaut en zones rurales, où, paradoxalement, les personnes âgées sont nombreuses, le principe du Club Alzheimer de l’Orne est de s’installer chaque jour de la semaine dans un canton différent. Un minibus passe prendre les participants pour les emmener dans des lieux mis à disposition par les mairies.

Des activités pour les malades, du répit pour les aidants
Aller au « club », même une fois par semaine, ça détend, ça change les idées… Le jeudi, le Club fait escale à Bazoches-sur-Hoëne, un village de 900 habitants. Autour d’un café, on discute du programme de la journée. « Nous ne leur imposons rien, on fait en fonction des envies du jour », explique la responsable. Mais il y a quand même un rituel : la lecture de l’éphéméride, la vaisselle, la visite des pots de capucines et de haricots, pour bouger un peu. Les malades ont besoin de stimulation, tant physique qu’intellectuelle… S’ils perdent la mémoire récente, ils conservent néanmoins des souvenirs lointains et les émotions. « Peut-être que Simone ou Gaby ne se souviennent pas de mon prénom, mais elles se rappelleront qu’elles étaient à l’aise à l’accueil de jour », conclue Audrey Blin.

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