Archive pour octobre 2009

La MACIF lance une enquête nationale pour identifier le profil et les besoins des aidants

Mercredi 28 octobre 2009

Ils seraient environ 4 millions de français à venir régulièrement en aide à un proche en situation de perte d’autonomie. La MACIF organise une étude qui se déroulera jusqu’à mi-2010 afin de mieux cerner les caractéristiques de cette population. Explications.

La MACIF lance une enquête nationale pour identifier le profil et les besoins des aidants - Source de l'image:http://www.lemarchedesseniors.comGrand appel à témoin auprès des aidants
De nombreux français sont confrontés à la question de la perte d’autonomie d’un proche. Souvent seuls, parfois désemparés, ils prennent sur leur quotidien pour accompagner au jour le jour une personne de leur famille ou un voisin devenu dépendant.
Afin de comprendre cette communauté, mais aussi ses besoins, la MACIF lance un appel à témoin national. Cette étude devrait permettre de souligner les défaillances du système pour les personnes dépendantes et les initiatives à mettre en place pour favoriser les aidants.
Pour Catherine Touvrey, Directrice Générale de Macif-Mutualité, cette étude est un point de départ pour « reconnaître une population qui, souvent, ne s’identifie pas ». Elle espère notamment que cette initiative permettra de reconnaître à cette population un statut et des droits ainsi que de répondre à leurs attentes.

Profil type de l’aidant

Toujours dans l’objectif de mieux cerner le profil des aidants, la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) avait notamment mandaté Génér’Action Formation, association spécialisée en gérontologie sociale afin de réaliser une étude à ce sujet.
L’étude précisait que 60% des aidants étaient issus de l’entourage proche de la personne dépendante. Elle indiquait également que la majorité des aidants sont des femmes.

Une étude qui s’inscrit dans la continuité de la prise de conscience du rôle d’aidant

L’étude de la MACIF sur les aidants poursuit plusieurs objectifs dont celui de mieux connaître ceux qui s’occupent au quotidien des personnes dépendantes. Elle devrait permettre aussi de renforcer la politique de la mutuelle à destination de cette population. Actuellement, les aidants ont un rôle reconnu dans le cadre des contrats d’autonomie. Ces contrats ont la particularité de couvrir l’aidant et l’aidé sous certaines conditions. Il permet également à l’aidant de pouvoir se faire remplacer sur de courtes périodes et de réaliser un bilan de ses besoins et compétences.
Une centralisation des demandes via un numéro unique facilite l’accès des aidants aux services de la mutuelle et le site internet Aveclesaidants.fr leur permet de s’informer. Le site est également un véritable lieu d’échanges et de partage d’expérience.

Vous pouvez participer à l’étude de la MACIF en ligne. N’hésitez pas, vous aussi, à faire entendre votre voix au cas où vous seriez concernés par cette problématique en répondant au questionnaire sur le site : http://www.lh2.fr/aidants/aidants.html.

Gestion des dépenses, démence et Alzheimer

Lundi 26 octobre 2009

Une étude américaine a étudié l’évolution de la capacité des personnes âgées à gérer leurs finances chez des sujets sains ou atteints de démence légère. Conclusion sans appel : il existe bien un lien entre déclin de l’aptitude à s’occuper de son argent et développement de la maladie d’Alzheimer. Explications.

depensesDistinguer des signes précoces d’Alzheimer

Afin d’étudier les symptômes précurseurs de la maladie d’Alzheimer, des chercheurs se sont penchés sur une activité qui fait partie du quotidien de chacun d’entre nous : gérer son argent. Ils s’en sont au départ servi pour tenter de comprendre les handicaps liés à un déclin cognitif léger. Les chercheurs de l’Azheimer Disease Research ont tout particulièrement voulu étudier l’évolution de cette capacité chez les personnes atteintes d’un déclin cognitif léger évoluant vers la maladie d’Alzheimer. L’étude a réuni 76 personnes âgées dont les fonctions cognitives étaient normales et 85 personnes atteintes d’un déclin cognitif léger. Ces personnes ont été suivies sur une durée d’un an. Au cours de cette période, parmi les personnes atteintes d’un déclin cognitif léger, 25 ont développé la maladie d’Alzheimer.

Gestion des capacités à s’occuper de son argent et Alzheimer intimement liés

Afin de mesurer les capacités cognitives liées à la gestion de ses finances, les sujets suivis ont fait l’objet d’un questionnaire au début et à l’issue de l’étude. Afin d’avoir une vision globale, l’analyse a porté aussi bien sur l’aptitude à effectuer des transactions (en espèce et en chèque) que sur la faculté à traiter des documents financiers tels que des relevés bancaires ou des factures. Le questionnaire a également porté sur le potentiel des sujets suivis à appréhender des concepts financiers globaux. De manière générale, les personnes ne présentant pas de troubles cognitifs ont montré des résultats aux tests quasiment identiques d’une année sur l’autre. Ce fut également le cas pour les personnes atteintes de déclin cognitif léger. En revanche, le score a considérablement diminué chez les personnes qui ont développé la maladie d’Alzheimer.

Un indicateur à surveiller

Un déclin de l’aptitude à s’occuper au quotidien de ses finances tend ainsi à montrer les signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer. En conclusion, les chercheurs préconisent donc de vérifier périodiquement les capacités à gérer les finances de personnes à risque. Une prise en charge précoce de la maladie permet notamment de retarder l’aggravation des symptômes et de traiter le patient de manière efficace.

Le dur combat des accompagnants des malades d’Alzheimer

Mercredi 21 octobre 2009

La maladie d’Alzheimer, qui se caractérise par une altération des fonctions cognitives et par l’apparition d’une démence sénile, est une maladie difficile à vivre pour les malades. Elle est aussi une terrible épreuve pour les aidants des malades d’Alzheimer. Seuls, dépassés, affaiblis physiquement et psychologiquement, les aidants doivent souvent faire face à une situation qui les dépasse.

Le dur combat des accompagnants des malades d’Alzheimer - Source de l'image: www.la-croix.comVivre avec un malade d’Alzheimer, une épreuve à la mesure de la maladie
La maladie est difficile à vivre pour les personnes qui accompagnent les malades d’Alzheimer au quotidien. Soudain, ils se retrouvent brutalement confrontés à la maladie et à une situation particulièrement difficile à accepter. En effet, les aidants sont souvent les proches, le conjoint ou les enfants de la personne malade.
Outre le calvaire de la maladie en elle-même, les aidants subissent peu à peu la disparition progressive de l’être aimé tel qu’ils l’ont connu. Enfin, les soins et la prise en charge du malade au jour le jour entraînent souvent une détresse psychologique ainsi qu’une fatigue extrême.

Une situation qui mène parfois à des drames
C’est l’ensemble de ces facteurs douloureux qui conduit parfois les aidants au pire. Certaines des situations les plus dramatiques mènent au suicide ou au meurtre du malade. Ce fut notamment le cas dans le Tarn au mois de mars 2009 lorsqu’une personne âgée de 85 ans a mis fin à la vie de son épouse qui souffrait des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.  Pour l’accompagnant, il s’agissait d’un acte logique puisque tout ce qui faisait l’individu qu’il avait l’habitude de côtoyer a d’ores et déjà disparu.
L’aide au malade par des organismes extérieurs, voire le placement dans un institut spécialisé permet de soulager l’aidant au quotidien. Cela lui permet de sortir de la spirale journalière des soins au malade et lui permet ainsi de prendre le temps de faire son deuil de la personne qu’il a aimé. Un soutien psychologique aux malades mais aussi à leur entourage reste à tout point de vue indispensable pour surmonter ces épreuves et éviter les actes dramatiques et irréversibles.

Plan Alzheimer : inauguration de la première MAIA à Mulhouse

Lundi 19 octobre 2009

Plus de 18 mois après le lancement du plan Alzheimer, l’heure est aux premiers bilans. De nombreuses expérimentations sont actuellement en cours mais la plus grande avancée est probablement l’inauguration de la première MAIA (Maison pour l’Autonomie et l’Intégration des malades d’Alzheimer). Celle-ci a eu lieu à Mulhouse le 21 Septembre. D’autres ouvertures doivent suivre.

Plan Alzheimer : inauguration de la première MAIA à Mulhouse - Source de l'image: http://actualite.aol.fr/ Les MAIA, un lien entre le malade, les aidants et les acteurs sociaux
Pierre angulaire du dispositif mis en place via le plan Alzheimer, les maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer, permettent à toute personne touchée par la maladie de disposer à proximité de son domicile d’un véritable point de rencontre. Ces structures auront pour principal objectif de coordonner l’ensemble des actions médicales et sociales auprès des malades. Plus qu’un lieu d’information, elles pourront proposer une véritable prise en charge adaptée à chaque cas.
Aujourd’hui, ce sont 17 expérimentations de MAIA qui sont en cours de lancement. A terme, chaque département disposera de sa propre MAIA, facilitant ainsi le parcours des malades et des aidants. Ce sont au total 1 000 salariés qui y seront mis au service des 850 000 malades d’Alzheimer et de leurs familles.

Premières avancées du plan Alzheimer

La MAIA de Mulhouse servira de test pour tous les autres centres en projet. D’autres mesures du plan Alzheimer entrent actuellement en phase concrète. Ainsi, la ville de Paris a ouvert un centre d’accueil de jour de 20 places pour répondre à l’initiative du plan de mettre en place des structures de répit pour les aidants. Le plan Alzheimer prévoit également la formation de personnel pour des interventions à domicile chez les patients. Ces sont aujourd’hui 40 équipes pilotes qui ont été formées pour répondre ce besoin.

Les retombées du plan au niveau médical

Un autre volet d’importance dans le cadre de la maladie d’Alzheimer concerne la recherche médicale. Le plan prévoit un financement à hauteur de 200 millions d’euros destinés à la recherche. Aujourd’hui 24,3 millions d’euros ont été alloués sur cette somme répartis entre 54 équipes de chercheurs. Cette contribution a déjà porté ses fruits puisqu’une équipe française de l’institut Pasteur a récemment publié ses découvertes concernant deux gênes prédisposant à la maladie d’Alzheimer. Ces travaux permettent de mieux comprendre les mécanismes de la maladie pour mieux la soigner.

Alain Delon incarnera-t-il à l’écran un malade d’Alzheimer ?

Jeudi 8 octobre 2009

C’était annoncé et même confirmé, Alain Delon devait jouer dans « Mr Karlsson », le prochain film d’Alexandre Astier, créateur de la série qui a fait les beaux jours de M6, Kaamelott.

Un film dont le sujet n’a, cette fois-ci, rien à voir avec la comédie. Alain Delon, dans le rôle titre, devait tenir le rôle d’un homme atteint de la maladie d’Alzheimer devant faire face à la perte de ses capacités.
Le tournage qui devait commencer à Génève et se poursuivre dans le Jura puis à Aix les Bains a récemment été reporté. Principale cause officieuse de ce report, un différent entre Alain Delon et Alexandre Astier.
Après un rôle comique dans « Astérix aux jeux olympiques », le retour d’Alain Delon, dans un rôle dramatique et contemporain, ne manquerait pourtant pas d’attirer les amateurs des salles obscures. Par ailleurs, Alain Delon, s’est récemment montré particulièrement concerné par la cause de la maladie d’Alzheimer. Il avait notamment présidé un gala de bienfaisance au profit de l’IFRAD (Fondation pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer) en 2008.

L’alimentation en maison de retraite : bien se nourrir pour mieux vieillir

Lundi 5 octobre 2009

L’alimentation est, tout au long de notre vie, un vecteur de bonne santé. Il l’est d’autant plus à l’arrivée à l’âge d’or. Les différents acteurs du secteur se mobilisent de plus en plus pour éviter le phénomène de dénutrition en maison de retraite pour des pensionnaires en meilleure santé.

L’alimentation en maison de retraite : bien se nourrir pour mieux vieillir - Source de l'image:http://neteol.free.fr Etat de santé et dénutrition à l’entrée en maison de retraite
Les personnes âgées intégrant une maison de retraite sont en moins bon état de santé qu’il y a 10 ans. Plusieurs paramètres sont à l’origine de ce phénomène. Tout d’abord, les personnes âgées intègrent les maisons de retraite à un âge de plus en plus avancé. En effet, il n’est pas rare de voir des personnes de plus de 85 ans en moyenne faire leur entrée pour la première fois dans un établissement d’hébergement. Par ailleurs, les pathologies cognitives ou de démence, caractéristiques du grand âge, ont aussi tendance à provoqué des états de malnutrition. Le Pr Bruno Lesourd du service de gérontologie du CHU de Clermond Ferrand estime que près de 80% des personnes âgées entrant en maison de retraite souffrent, à des degrés divers, de sous-alimentation.

Alimentation en maison de retraite : Une prise de conscience récente

Jusqu’à récemment, le problème de la nutrition en maisons de retraite n’était pas une priorité. Aujourd’hui encore les équipes internes, parfois restreintes, des maisons de retraite se concentrent principalement sur le soin aux personnes âgées plutôt qu’à leur suivi alimentaire.
Il n’est pas rare non plus que le personnel en cuisine ne soit pas formé aux besoins nutritionnels et gustatifs des personnes âgées. Afin de réintégrer une logique saine de nutrition en maison de retraite, il faut prendre en compte le fait que les capacités gustatives des personnes âgées sont souvent altérées et que les fonctions masticatoires se détériorent également avec le temps.
Des établissements ont, d’ores et déjà, mis en place un processus de formation à destination du personnel de cuisine afin de faire redécouvrir le goût de manger aux pensionnaires.

Améliorer l’alimentation en maison de retraite : une initiative propre à chaque établissement
Depuis la réforme de Janvier 2001, les maisons de retraite doivent maintenir un suivi de la prise en charge du patient qui comporte également un volet nutritionnel. Toutefois, chaque établissement est libre de ses propres choix dans l’organisation de sa cuisine.
Le manque de personnel reste un problème majeur. Les repas, souvent servis trop tôt, conduisent également à une moins bonne alimentation et pourtant, nombreuses sont les maisons de retraite qui servent le dîner avant 19h pour des raisons organisationnelles.
Une alimentation idéale en maison de retraite nécessite une étude au cas par cas des capacités fonctionnelles et des goûts de chaque pensionnaire. Il existe aujourd’hui de plus en plus de formations destinées aux cuisiniers pour les aider à préparer des repas à destination personnes âgées.