Gestion des dépenses, démence et Alzheimer

Une étude américaine a étudié l’évolution de la capacité des personnes âgées à gérer leurs finances chez des sujets sains ou atteints de démence légère. Conclusion sans appel : il existe bien un lien entre déclin de l’aptitude à s’occuper de son argent et développement de la maladie d’Alzheimer. Explications.

depensesDistinguer des signes précoces d’Alzheimer

Afin d’étudier les symptômes précurseurs de la maladie d’Alzheimer, des chercheurs se sont penchés sur une activité qui fait partie du quotidien de chacun d’entre nous : gérer son argent. Ils s’en sont au départ servi pour tenter de comprendre les handicaps liés à un déclin cognitif léger. Les chercheurs de l’Azheimer Disease Research ont tout particulièrement voulu étudier l’évolution de cette capacité chez les personnes atteintes d’un déclin cognitif léger évoluant vers la maladie d’Alzheimer. L’étude a réuni 76 personnes âgées dont les fonctions cognitives étaient normales et 85 personnes atteintes d’un déclin cognitif léger. Ces personnes ont été suivies sur une durée d’un an. Au cours de cette période, parmi les personnes atteintes d’un déclin cognitif léger, 25 ont développé la maladie d’Alzheimer.

Gestion des capacités à s’occuper de son argent et Alzheimer intimement liés

Afin de mesurer les capacités cognitives liées à la gestion de ses finances, les sujets suivis ont fait l’objet d’un questionnaire au début et à l’issue de l’étude. Afin d’avoir une vision globale, l’analyse a porté aussi bien sur l’aptitude à effectuer des transactions (en espèce et en chèque) que sur la faculté à traiter des documents financiers tels que des relevés bancaires ou des factures. Le questionnaire a également porté sur le potentiel des sujets suivis à appréhender des concepts financiers globaux. De manière générale, les personnes ne présentant pas de troubles cognitifs ont montré des résultats aux tests quasiment identiques d’une année sur l’autre. Ce fut également le cas pour les personnes atteintes de déclin cognitif léger. En revanche, le score a considérablement diminué chez les personnes qui ont développé la maladie d’Alzheimer.

Un indicateur à surveiller

Un déclin de l’aptitude à s’occuper au quotidien de ses finances tend ainsi à montrer les signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer. En conclusion, les chercheurs préconisent donc de vérifier périodiquement les capacités à gérer les finances de personnes à risque. Une prise en charge précoce de la maladie permet notamment de retarder l’aggravation des symptômes et de traiter le patient de manière efficace.

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