Le dur combat des accompagnants des malades d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer, qui se caractérise par une altération des fonctions cognitives et par l’apparition d’une démence sénile, est une maladie difficile à vivre pour les malades. Elle est aussi une terrible épreuve pour les aidants des malades d’Alzheimer. Seuls, dépassés, affaiblis physiquement et psychologiquement, les aidants doivent souvent faire face à une situation qui les dépasse.

Le dur combat des accompagnants des malades d’Alzheimer - Source de l'image: www.la-croix.comVivre avec un malade d’Alzheimer, une épreuve à la mesure de la maladie
La maladie est difficile à vivre pour les personnes qui accompagnent les malades d’Alzheimer au quotidien. Soudain, ils se retrouvent brutalement confrontés à la maladie et à une situation particulièrement difficile à accepter. En effet, les aidants sont souvent les proches, le conjoint ou les enfants de la personne malade.
Outre le calvaire de la maladie en elle-même, les aidants subissent peu à peu la disparition progressive de l’être aimé tel qu’ils l’ont connu. Enfin, les soins et la prise en charge du malade au jour le jour entraînent souvent une détresse psychologique ainsi qu’une fatigue extrême.

Une situation qui mène parfois à des drames
C’est l’ensemble de ces facteurs douloureux qui conduit parfois les aidants au pire. Certaines des situations les plus dramatiques mènent au suicide ou au meurtre du malade. Ce fut notamment le cas dans le Tarn au mois de mars 2009 lorsqu’une personne âgée de 85 ans a mis fin à la vie de son épouse qui souffrait des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.  Pour l’accompagnant, il s’agissait d’un acte logique puisque tout ce qui faisait l’individu qu’il avait l’habitude de côtoyer a d’ores et déjà disparu.
L’aide au malade par des organismes extérieurs, voire le placement dans un institut spécialisé permet de soulager l’aidant au quotidien. Cela lui permet de sortir de la spirale journalière des soins au malade et lui permet ainsi de prendre le temps de faire son deuil de la personne qu’il a aimé. Un soutien psychologique aux malades mais aussi à leur entourage reste à tout point de vue indispensable pour surmonter ces épreuves et éviter les actes dramatiques et irréversibles.

Un commentaire sur “Le dur combat des accompagnants des malades d’Alzheimer”

  1. neveux dit :

    Témoignage:actuellement ma belle mère 88 ans maladie d’Alzheimer ,a vécu 6 ans chez nous ,c’est devenu un calvaire malgré tout l’amour de mon épouse fille unique et moi même.Mon épouse a frolé le suicide,surtout aprés 7 ans de soin pour un cancer du sein ,j’ai mis en demeure (les mots sont pas trop fort) notre médecin d’hospitaliser ma belle mère c’etait vitale,je ne repondais plus de rien,la vie de mon épouse etait en jeu.Actuellement aprés un séjour de 40 jours en hopital (suivie par un médecin et service trés competent),celui ci ne veut pas que l’on reprenne ma belle mère ,elle sera mise d’office à la maison de retraite de Beaucaire (GARD).Ayant connu le milieu maison de retraite,je suis trés réservé à l’idée de la laisser à l’étage specifique de cette maladie,les maisons de retraite ne disposent pas de personnel suffisant et compétent pour cette maladie.j’ai bien peur que BAYONNE c’est l’arbre qui cache la forêt .Pour moi le placement de ma belle mère ce n’est pas me débarrasser d’elle. Maintenant il y a le problème financier.Vous pouvez me contacter.

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