Archive pour novembre 2009

Manque de contrôle des services d’aide à domicile

Lundi 30 novembre 2009

Un rapport récent de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a mis en avant l’opacité ambiante concernant les services d’aide à domicile. Bien que soumis à de nombreuses règles de la part de l’Etat, les contrôles effectués auprès des entreprises et des associations sont insuffisants pour s’assurer de la qualité des soins prodigués.

Manque de contrôle des services d'aide à domicile - Source de l'image: http://s1.e-monsite.comLes organismes d’aide au maintien à domicile sont soumis à une réglementation stricte…
Les structures d’aide au maintien à domicile sont soumises à des exigences et des normes de qualité très strictes. Elles englobent tout un éventail d’indices de qualité des prestations telles que la régularité du travail fourni ou la qualification du personnel. Tous ces éléments ont principalement pour objectif de réduire les risques de maltraitance à destination des personnes âgées.

…mais font l’objet de contrôle insuffisants
Si  l’IGAS admet que la définition de ces normes de qualité est une base essentielle, elle regrette néanmoins que les services d’aide à domicile ne fassent pas l’objet de contrôles plus rigoureux. Par ailleurs, l’Inspection Générale des Affaires Sociales déplore le fait qu’une fois qu’un organisme a reçu une accréditation, il est particulièrement difficile de la lui retirer. Le Conseil Général, bien que sollicité pour donner son agrément, n’a, par exemple, aucun pouvoir pour retirer une autorisation d’exercer à un service d’aide à domicile.

Vers moins de règles et plus de contrôle

Afin d’arriver à une meilleure situation de transparence des organismes de maintien à domicile, l’IGAS prône l’allégement des règles et le renforcement des contrôles.
Pour Pascal Champvert, président de l’AD-PA (Association des Directeurs au service des Personnes Âgées), l’irrégularité des évaluations peut poser des problèmes majeurs pour les bénéficiaires des soins. Il craint qu’on ne découvre de nombreux actes de maltraitance ou de négligence si un processus de vérification cohérent voyait le jour.

Troisième édition des rencontres sur la dépendance et le Grand Âge

Mercredi 25 novembre 2009

La maison de la chimie a abrité ce mois-ci la 3ème édition des rencontres parlementaires sur la dépendance et le grand âge. Les interventions et débats ont principalement été centrés sur la question de la préservation maximale de l’autonomie des personnes âgées

Troisième édition des rencontres sur la dépendance et le Grand Âge - Source de l'image: http://www.couleurgeek.comLa dépendance et le grand âge au centre d’une véritable réflexion
Le thème du vieillissement de la population et du grand âge est aujourd’hui un thème central au sein du gouvernement. Gérer et financer la vieillesse est un enjeu de taille qui suscite de nombreuses réflexions tant de la part des acteurs gouvernementaux que du personnel soignant.
Les troisièmes rencontres parlementaires sur le sujet sont revenus sur les grandes initiatives à poursuivre et à développer pour aider au « bien vieillir ».
Les débats dirigés par Bérengère Poletti, députée des Ardennes et présidente du groupe d’études de l’Assemblée nationale sur la dépendance et la maladie d’Alzheimer, et Denis Jacquat, député de Moselle et co-président du groupe d’étude de l’Assemblée nationale sur la longévité, se sont articulés autour de deux sujets principaux :
•    Le risque de dépendance concerne-t-il l’ensemble de la population ?
•    Quelles peuvent être les initiatives pour augmenter l’espérance de vie sans perte d’autonomie ?

Une recherche médicale plus active pour aider à vieillir dans de bonnes conditions
Les représentants des métiers de la santé présents ont plaidé pour que l’Etat s’implique plus dans la recherche médicale.
Dans le cadre du projet « Bien vieillir », le gouvernement investit chaque année trois millions d’euros par l’intermédiaire du CNSA - caisse nationale de solidarité pour l’autonomie - dans des initiatives de prévention des risques liés à l’âge.
Les représentants du secteur médical ont présenté des pistes de recherche vers un vieillissement dans des conditions de santé optimales.
•    Le Professeur Baulieu, médecin et endocrinologue, a présenté ses recherches sur les démences et leurs liens avec la protéine TAU. Il a insisté sur la nécessité de réaliser plus de recherches sur cette protéine qui semble largement impliquée dans le développement des maladies neurodégénératives.
•    Le Dr Vetel, chef du service gériatrie du CHU du Mans, a parlé du besoin d’alimenter les facteurs de motivation chez les personnes âgées.
•     Enfin, le Dr Hornez, de la Direction Générale de la Santé, a présenté le concept de consultation longévité. Réalisée auprès d’un médecin généraliste, cette visite médicale réservée aux 55-70 ans permettrait de détecter précocement les signes de fragilité et de prévenir la dépendance.

Des initiatives gouvernementales toujours plus nombreuses
Nora Berra,  secrétaire d’Etat aux aînés, est également intervenue lors des débats. Elle a, avant tout, tenu à souligner qu’aujourd’hui, près de 80% des plus de 80 ans ne sont pas en situation de dépendance.
Son intervention a également permis de rappeler les engagements du gouvernement envers les personnes âgées comme :
•    Le plan « bien vieillir » destiné à prévenir les risques liés au vieillissement
•    La consultation  de prévention à 70 ans. Véritable bilan de santé visant à dépister les troubles physiques liés au grand âge
•    La généralisation de l’APA – avec aujourd’hui plus d’un million de bénéficiaires.
•    L’augmentation de l’enveloppe de l’assurance maladie à destination des personnes âgées
•    La création de nouvelles places en maisons de retraite.
La secrétaire d’état a précisé que la population dite fragile, reste la cible privilégiée des initiatives gouvernementales. Le but étant de minimiser les risques de dépendance.

Le nombre de malades d’Alzheimer devrait doubler d’ici 20 ans

Lundi 23 novembre 2009

Une étude réalisée par la Fédération “Alzheimer’s Disease International”  - ADI – évalue le nombre de malades d’Alzheimer dans le monde à 35 millions de personnes. Ce chiffre devrait continuer à progresser dans les années à venir.

Le nombre de malades d’Alzheimer devrait doubler d’ici 20 ans - Source de l'image: http://62.210.126.33:8081/image/image_gallerLe nombre de malades d’Alzheimer en constante augmentation

La Fédération “Alzheimer’s Disease International », qui regroupe pas moins de 70 associations nationales de lutte contre la maladie d’Alzheimer, a récemment publié ses estimations sur le nombre de personnes atteintes par cette pathologie. Selon, l’ADI, ce sont 35 millions de personnes de par le monde qui sont concernés par cette maladie neurodégénérative. L’étude relève également que la maladie d’Alzheimer est loin d’être l’apanage des pays  riches. Près des deux tiers des cas sont relevés dans les régions à faibles revenus où l’accès aux soins est souvent difficile. L’élément qui soulève le plus l’inquiétude est que les évaluations de la fédération sont de 10% supérieures à celles faites précédemment par le milieu  scientifique. Le rapport de l’ADI livre, par ailleurs, des prévisions pour le moins alarmistes. L’incidence de la maladie d’Alzheimer devrait doubler tous les 20 ans. Ainsi, le nombre de personnes atteintes par cette pathologie devrait atteindre 65 millions en 2030 et 115 millions en 2050.

Des mesures à la hauteur du défi
Face au défi que représente l’augmentation massive du nombre de malades d’Alzheimer, l’ADI a publié une série de recommandations à destination de tous les pays :
•    Lancement de plans nationaux contre la maladie, comme c’est déjà le cas en Australie, en Corée du Sud, en France et en Grande-Bretagne.
•    Renforcement de l’investissement dans la recherche médicale
•    Une meilleure formation des médecins généralistes pour aider à réaliser un diagnostic précoce
•    Briser les tabous qui entourent la maladie afin de pousser les personnes potentiellement atteintes à signaler leurs symptômes.
La fédération rappelle que dans les pays développés, le manque d’information autour de la maladie ralentit considérablement l’accès aux traitements.

Maintenir son cerveau en éveil contre la maladie d’Alzheimer

Jeudi 19 novembre 2009

Selon de nombreuses observations réalisées par des neurologues, entraîner son cerveau permettrait de ralentir la perte de ses facultés intellectuelles et de freiner ainsi le développement de la maladie d’Alzheimer. Certaines activités seraient plus bénéfiques que d’autres. Explications.

Maintenir son cerveau en éveil contre la maladie d’Alzheimer - Source de l'image: http://users.skynet.be/alzheimer/images/cerveau.jpgStimuler son cerveau pour combattre l’Alzheimer

Nombreux sont les chercheurs actuellement convaincus que l’entraînement cérébral  a un effet positif sur l’état de santé des malades d’Alzheimer. Cette hypothèse est souvent étayée par l’observation de cas clinique. Les spécialistes font état de plusieurs cas de patients dont les capacités intellectuelles n’étaient pas altérées mais qui, à leur décès, et suite à l’examen de leur cerveau, ont montré une atteinte par la maladie d’Alzheimer, y compris parfois dans sa forme la plus grave. Un neurologue britannique avait notamment rapporté le cas d’un joueur d’échec qui s’inquiétait de ne plus pouvoir prévoir que cinq coups à l’avance alors qu’il pouvait auparavant en prévoir huit. Les examens auxquels il fut soumis ne montrèrent aucun signe avant coureur. Toutefois, suite à son décès brutal, le docteur constate que son cerveau était très gravement atteint par la maladie d’Alzheimer.

Certaines activités plus protectrices que d’autres

Le cas de ce joueur d’échec n’est pas un cas à part. La communauté scientifique a notamment relevé que les musiciens semblaient présenter également des mécanismes de résistance supérieurs à la normale à la démence sénile et à la maladie d’Alzheimer. Ceci s’expliquant par le fait que la musique nécessite d’avoir un esprit vif mais aussi une bonne coordination. Des chercheurs ont démontré que les musiciens disposaient d’un cerveau particulièrement développé notamment en ce qui concerne les zones qui ont une tendance à s’altérer avec le temps. De nombreux médecins sont désormais convaincus que le maintien continuel d’activités sollicitant particulièrement le cerveau (échecs, lecture, tests de logique et de réflexion) permet de créer des réserves de résistance du système cérébral face à la maladie et au déclin des capacités cognitives, apportant ainsi un espoir complémentaire face à cette maladie.

Alzheimer, une maladie qui concerne aussi de jeunes patients

Lundi 16 novembre 2009

La maladie d’Alzheimer est actuellement communément connue comme étant une pathologie de la vieillesse. Pourtant, cette maladie concerne parfois des personnes dont l’âge ne dépasse pas 30 ou 40 ans

Alzheimer, une maladie qui concerne aussi de jeunes patients - Source de l'image: http://www.leparisien.frLes jeunes Alzheimer : un profil de patient atypique

Bien que la maladie d’Alzheimer touche particulièrement des personnes âgées de 65 ans et plus, il arrive, heureusement de manière assez rare, que des patients d’environs 40 ans, voire moins, soit touchés par cette affection.
Il s’agit notamment de patients qui sont atteints d’une forme héréditaire de la maladie. Pour ces malades, il est commun qu’une ou plusieurs personnes de leur famille aient été touchées de manière précoce par la maladie d’Alzheimer. La communauté scientifique a de plus mis à jour trois gènes indépendants qui sont à l’origine de la maladie pour ces personnes.
A cet âge, la maladie se déclare notamment par des pertes de mémoires sur des éléments anodins de la vie quotidienne. Le jeune âge des patients et les signes cliniques patents posent parfois un problème de diagnostic définitif pour un grand nombre de praticiens. Ainsi, certains cas d’Alzheimer précoce sont parfois mal diagnostiqués ou diagnostiqués longtemps après l’apparition des premiers signes de la maladie.

Un quotidien particulièrement difficile à vivre

La précocité de la maladie revêt de nombreuses difficultés pour ces patients. Les défauts de mémoire les obligent souvent à cesser toute activité professionnelle. Ils doivent également faire face à la crainte de la maladie par leur entourage et se trouvent parfois confrontés à une solitude nouvelle.
Dans cette situation, les compagnons de vie des personnes atteintes d’un Alzheimer précoce sont de véritables soutiens et repères dans leur quotidien même s’ils doivent souvent faire face à un niveau de frustration particulièrement élevé de la part des malades. De ce fait, certains neurologues pensent que si l’accompagnement psychologique du patient est nécessaire, celui de son entourage l’est tout autant. En effet, dans le cas de l’annonce de la maladie d’Alzheimer chez une personne de 40 ans, le choc est d’autant plus brutal que pour les familles, cette maladie reste une maladie liée au grand âge.

Des clés pour faire face à la maladie

Bien que la médecine ne propose aujourd’hui pas de solution miracle pour la maladie d’Alzheimer, les jeunes Alzheimer se voient souvent prescrire des médicaments pour stimuler la concentration et ralentir l’apparition des plaques séniles.
Pour beaucoup d’entre eux, faire de l’exercice est un exutoire nécessaire. Par ailleurs, la poursuite d’une activité quotidienne reste nécessaire pour combattre la maladie au jour le jour.

Un nouveau test de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer

Mercredi 11 novembre 2009

Les résultats d’une étude portant sur un nouveau test permettant de cibler les déficiences cognitives ont récemment été publiés dans le British Journal of Medicine. Ce test élaboré à l’université de Cambridge et nommé « testez votre mémoire » ou TYM (Test your memory)

Un nouveau test de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer - Source de l'image: http://www.swissmicrotechnology.comTester rapidement les premiers signes de la maladie d’Alzheimer

Elaboré par des chercheurs de l’université de Cambridge, ce test a pour objectif de donner un diagnostic rapide des troubles cognitifs. Portant sur une dizaine de questions, le test est noté sur 50 points et peut être effectué dans un laps de temps relativement court par les personnes soupçonnées d’avoir des troubles cognitifs. Bien qu’il ne soit actuellement pas utilisé pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer, les résultats des études portant sur ce test ont montré qu’il pourrait s’agir d’un excellent élément de diagnostic. Il pourrait également servir à déterminer les effets d’un traitement chez des personnes atteintes de troubles de la mémoire.

Des résultats probants après un test sur sujets malades et sains
Afin de déterminer l’acuité du test sur la détection de symptômes mémoriels, les chercheurs de l’université de Cambridge ont testé ce questionnaire auprès de 540 personnes âgées de 18 à 95 ans. Les sujets étudiés ne présentaient aucun antécédent de maladies neurologiques, de pertes de mémoire ou de lésions cérébrales. Dans un même temps, ce même test a été mené auprès de 139 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou ayant des troubles cognitifs légers. Tous les participants ont effectué le TYM ainsi que deux autres tests couramment utilisés pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer : le mini examen de l’état mental (MMS) et l’’examen cognitif d’Addenbrooke-révisé. Les personnes qui ne souffraient d’aucune pathologie ont réalisé le TYM dans un temps plus court que les sujets malades et ont obtenu de meilleurs notes ; en moyenne 47 sur 50 contre 33 sur 50 pour les personnes atteintes de troubles cognitifs.

Un futur test de référence pour diagnostiquer Alzheimer
Le test TYM est facile à mettre en place et rapide à effectuer. Lors des tests effectués, il a montré une très bonne efficacité pour identifier les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer. Grâce à ce test, les chercheurs ont pu déceler 93% des cas d’Alzheimer contre 52% avec le Mini Mental Statement (MMS). Si les bons résultats de ce test se confirment, il y a de fortes chances pour que le TYM devienne un outil de base dans le processus de diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

Pour faire le test, téléchargez le fichier ci-joint : -fichier pdf

Reculer l’âge de la retraite pour retarder la maladie d’Alzheimer

Lundi 9 novembre 2009

Des chercheurs de l’institut psychiatrique du Kings College de Londres se sont penchés sur le lien potentiel entre le passage à la retraite et le développement de la maladie d’Alzheimer. Leurs recherches ont mis en lumière que plus l’âge du départ à la retraite était tardif, plus la maladie d’Alzheimer tardait à apparaitre.

Reculer l’âge de la retraite pour retarder la maladie d’Alzheimer - Source de l'image: http://www.notre-blog.comL’apparition de la maladie d’Alzheimer retardée par le maintien d’une activité cérébrale

C’est après avoir étudié les dossiers médicaux de 382 sujets que les chercheurs ont pu découvrir un lien pertinent entre l’âge de la prise de la retraite et l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Ils ont notamment noté que les patients qui étaient partis en retraite à un âge avancé étaient aussi ceux dont l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer était survenue le plus tardivement. Plus encore, selon les résultats de la recherche, chaque année de travail supplémentaire permettrait, en moyenne, de faire reculer de six semaines l’apparition des premiers symptômes de la maladie.

Les facteurs qui expliquent ce phénomène
Selon les chercheurs ayant travaillé sur cette étude, les raisons de la corrélation entre l’apparition retardée d’Alzheimer et la continuité d’une activité professionnelle au delà de 65 ans peuvent être multiples. Tout d’abord, le travail par lui-même, aurait pour effet de stimuler le cerveau. Il solliciterait les cellules cérébrales qui seraient donc à même d’opposer une certaine résistance au développement de la maladie d’Alzheimer. Par ailleurs, la présence de pathologies cardiovasculaire, d’hypertension ou encore de diabète peuvent favoriser l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

La stimulation du cerveau semble la clé d’un retard d’apparition de la maladie

Le fait de se lever tôt chaque matin, de travailler ou encore le niveau d’éducation sont autant de facteurs qui semblent, selon les diverses études parues, influer sur le report de développement de la maladie d’Alzheimer. Même si les études n’en sont encore qu’à leurs balbutiements, de plus en plus de chercheurs s’accordent à penser que plus un cerveau est stimulé, plus il entretient des réserves destinées à lutter contre des pathologies liées à la dégénérescence cérébrale. Voici une raison supplémentaire de saisir toutes les occasions de maintenir son cerveau en forme, que ce soit par le travail ou par tout autre stimulation.

Alzheimer, le modèle allemand

Mercredi 4 novembre 2009

Le centre Hodapp-Hesse à Oberkirch dans le sud de l’Allemagne propose une offre sur mesure pour les besoins des personnes âgées en bonne santé et atteintes de la maladie d’Alzheimer. La France devrait s’inspirer de ce modèle pour l’élaboration de ses structures d’accueil dans le cadre du plan Alzheimer.

- Source de l'image:http://www.maison-de-retraite-les-charmettes.comUn service d’accueil de jour ouvert à tous

Le centre Hodapp-Hesse créé par deux infirmières du même nom est une structure d’accueil qui ne trouve, actuellement, pas d’équivalent en France. Le maître mot de l’établissement est la flexibilité. Foyer-logement, accueil de jour, service de soins à domicile, l’établissement propose toute une palette de service et s’adapte véritablement aux besoins des personnes âgées. Les personnes hébergées ou utilisant les services d’accueil de jour peuvent tout aussi bien être des personnes complètement autonomes ou atteintes de pathologies cognitives. La structure est également largement sollicitée par les proches de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer qui utilise les services de jour ou d’hébergement temporaire pour s’offrir de véritables moments de répit.

Des utilisateurs satisfaits
L’ensemble des personnes qui font appel aux services du centre Hoddapp-Hesse y trouve leur compte. Les résidents sont équipés d’un dispositif d’appel d’urgence et peuvent également disposer de services complémentaires en cas de besoin comme le portage des repas ou le service d’une infirmière. Les personnes vivant en couple peuvent utiliser les services d’accueil et de surveillance en journée pour le conjoint atteint de la maladie d’Alzheimer. L’établissement fonctionne selon une mécanique bien huilée. Ce sont en général, une trentaine de personnes qui se rendent chaque jour à l’accueil de jour. L’établissement dispose également de 42 appartements sécurisés, de cinq lits destinés à l’hébergement temporaire et des moyens suffisants pour s’occuper de 138 patients à domicile. Le succès de cette formule tient à une flexibilité inégalée, à des tarifs dans la moyenne nationale et à l’investissement des familles en temps, pour faire le ménage de l’appartement de leurs parents par exemple, et au niveau financier.

Un exemple à développer en France
La Secrétaire d’Etat en charge des aînés, Nora Berra, a récemment fait part de sa volonté de développer des établissements similaires en France. Elle souhaite notamment lancer un appel à projet courant 2010 dans l’objectif de créer des établissements dédiés à la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Elle prévoit de faire équiper chaque région de une à deux structures de plateformes multiservices, calquées sur le modèle allemand ; d’abord pour les patients atteints d’Alzheimer, puis dans un second temps pour l’ensemble des personnes âgées dépendantes.

Alzheimer, le dur combat des proches

Lundi 2 novembre 2009

La maladie d’Alzheimer compte aujourd’hui près de 850 000 malades en France. Avec le vieillissement de la population, elle devrait encore prendre de l’ampleur. Toutefois, la maladie fait aussi des victimes collatérales dans les familles où les proches sont les premiers à faire face à la souffrance des patients.

Alzheimer, le dur combat des proches - Sources de l'images:http://www.varmatin.comLa maladie d’Alzheimer entraîne souvent des situations familiales intenables

La maladie d’Alzheimer apporte son lot de difficultés auxquelles les familles doivent faire face chaque jour. Avec l’aggravation des symptômes, l’état des patients nécessite une surveillance quasi permanente. Si les malades souffrent physiquement de leur état, les proches ne sont souvent pas en reste. Soumis à des rythmes et à une pression constante, nombreux sont ceux qui souffrent d’une grande fatigue ou encore d’une véritable détresse psychologique. Ils sont également nombreux à souffrir de dépression. Un état particulièrement difficile à gérer au regard des responsabilités qui leur incombent. Ce n’est souvent que lorsque la situation devient véritablement dangereuse pour le malade et par voie de conséquence pour les proches que la décision de faire appel à une maison de retraite intervient.

Des solutions d’aide souvent insuffisantes

Selon Arlette Meyrieux, présidente de l’association «  France Alzheimer », « ce sont un million de personnes qui galèrent au quotidien ». Les proches de malades d’Alzheimer passent en général entre cinq et dix-sept heures par jour à s’occuper de la personne atteinte. Dans ce cadre, les services d’aide à domicile sont souvent d’une grande aide mais sont financièrement lourds à supporter. Les accueils de jour sont encore restreints et parfois inaccessibles géographiquement pour de nombreux malades. L’association France Alzheimer propose par ailleurs une formation de 14 heures financée par l’état et dispensée par un psychologue et un bénévole permettant d’aiguiller les proches dans la prise en charge du malade.

Les initiatives du plan Alzheimer

Le plan Alzheimer prévoit de mettre en place des structures d’accueil de jour de plus en plus nombreuses. Les premières MAIA (Maisons pour l’Autonomie et l’Intégration des malades d’Alzheimer ) ont récemment vu le jour. Elles constituent un véritable relais pour les familles de malades qui pourront y trouver des nombreuses informations et aussi se faire aider sur les démarches administratives à suivre. Pour le moment, les éléments du plan Alzheimer ne sont encore qu’au stade de l’expérimentation, mais dénote d’un véritable intérêt de l’état pour aider les malades et leurs proches.