Troisième édition des rencontres sur la dépendance et le Grand Âge

La maison de la chimie a abrité ce mois-ci la 3ème édition des rencontres parlementaires sur la dépendance et le grand âge. Les interventions et débats ont principalement été centrés sur la question de la préservation maximale de l’autonomie des personnes âgées

Troisième édition des rencontres sur la dépendance et le Grand Âge - Source de l'image: http://www.couleurgeek.comLa dépendance et le grand âge au centre d’une véritable réflexion
Le thème du vieillissement de la population et du grand âge est aujourd’hui un thème central au sein du gouvernement. Gérer et financer la vieillesse est un enjeu de taille qui suscite de nombreuses réflexions tant de la part des acteurs gouvernementaux que du personnel soignant.
Les troisièmes rencontres parlementaires sur le sujet sont revenus sur les grandes initiatives à poursuivre et à développer pour aider au « bien vieillir ».
Les débats dirigés par Bérengère Poletti, députée des Ardennes et présidente du groupe d’études de l’Assemblée nationale sur la dépendance et la maladie d’Alzheimer, et Denis Jacquat, député de Moselle et co-président du groupe d’étude de l’Assemblée nationale sur la longévité, se sont articulés autour de deux sujets principaux :
•    Le risque de dépendance concerne-t-il l’ensemble de la population ?
•    Quelles peuvent être les initiatives pour augmenter l’espérance de vie sans perte d’autonomie ?

Une recherche médicale plus active pour aider à vieillir dans de bonnes conditions
Les représentants des métiers de la santé présents ont plaidé pour que l’Etat s’implique plus dans la recherche médicale.
Dans le cadre du projet « Bien vieillir », le gouvernement investit chaque année trois millions d’euros par l’intermédiaire du CNSA - caisse nationale de solidarité pour l’autonomie - dans des initiatives de prévention des risques liés à l’âge.
Les représentants du secteur médical ont présenté des pistes de recherche vers un vieillissement dans des conditions de santé optimales.
•    Le Professeur Baulieu, médecin et endocrinologue, a présenté ses recherches sur les démences et leurs liens avec la protéine TAU. Il a insisté sur la nécessité de réaliser plus de recherches sur cette protéine qui semble largement impliquée dans le développement des maladies neurodégénératives.
•    Le Dr Vetel, chef du service gériatrie du CHU du Mans, a parlé du besoin d’alimenter les facteurs de motivation chez les personnes âgées.
•     Enfin, le Dr Hornez, de la Direction Générale de la Santé, a présenté le concept de consultation longévité. Réalisée auprès d’un médecin généraliste, cette visite médicale réservée aux 55-70 ans permettrait de détecter précocement les signes de fragilité et de prévenir la dépendance.

Des initiatives gouvernementales toujours plus nombreuses
Nora Berra,  secrétaire d’Etat aux aînés, est également intervenue lors des débats. Elle a, avant tout, tenu à souligner qu’aujourd’hui, près de 80% des plus de 80 ans ne sont pas en situation de dépendance.
Son intervention a également permis de rappeler les engagements du gouvernement envers les personnes âgées comme :
•    Le plan « bien vieillir » destiné à prévenir les risques liés au vieillissement
•    La consultation  de prévention à 70 ans. Véritable bilan de santé visant à dépister les troubles physiques liés au grand âge
•    La généralisation de l’APA – avec aujourd’hui plus d’un million de bénéficiaires.
•    L’augmentation de l’enveloppe de l’assurance maladie à destination des personnes âgées
•    La création de nouvelles places en maisons de retraite.
La secrétaire d’état a précisé que la population dite fragile, reste la cible privilégiée des initiatives gouvernementales. Le but étant de minimiser les risques de dépendance.

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