Archive pour décembre 2009

« Le manque de moyens consacrés par l’Etat est à l’origine de la maltraitance »

Lundi 7 décembre 2009

Pour le Docteur Jean Marie Vetel, président du Syndicat National de  Gérontologie, le manque de moyens au service des personnes âgées représente le premier facteur de maltraitance. Les dispositifs humains et financiers mis en place pour les seniors sont insuffisants pour lutter contre les mauvais traitements.

« Le manque de moyens consacrés par l’Etat est à l’origine de la maltraitance » - Source de l'image: http://bellaciao.orgIdentifier la maltraitance

Le Dr Vetel, directeur du service gériatrique du CHU du Mans, souligne les difficultés à identifier l’ensemble des actes de maltraitance envers les personnes âgées. Si la violence physique reste relativement visible, les violences verbales et psychologiques le sont moins. Pour lui, rudoyer ou forcer un senior à faire une chose qu’il ne souhaite pas, même pour son bien, peut signifier le début de la maltraitance.

La maltraitance est due au manque de personnel
Le Dr Vetel estime que le manque de personnel qualifié en maison de retraite est la principale cause de la maltraitance en institution. Le responsable de cette situation étant pour lui l’Etat : l’enveloppe prévue par le gouvernement pour les personnes âgées, en incluant  l’APA, ne permet pas d’avoir suffisamment de personnel pour s’occuper des pensionnaires des maisons de retraite. Il évoque notamment le fait que ce sont souvent des aides ménagères qui sont embauchées pour s’occuper des résidents plutôt que des aides-soignants qualifiés. Pour lui, un ratio de 0.5 soignant par habitant de maison de retraite constitue un minimum acceptable, qui n’est pourtant pas atteint dans de nombreux établissements.

Plus de moyens au service des personnes dépendantes
Pour ce spécialiste de la gériatrie, les actes de maltraitance resteront monnaie courante tant que le problème du financement de la dépendance ne sera pas abordé de manière concrète par le gouvernement. Jean Marie Vetel dit être actuellement en attente de la présentation des mesures prises par l’Etat concernant le « cinquième risque ». Egalement nommé « risque dépendance » ou « risque perte d’autonomie », il s’agit d’un nouveau champ de protection sociale qui doit être mis en place prochainement. Il espère que ce dispositif servira à embaucher plus de personnel soignant qualifié auprès des personnes âgées afin d’éviter que le phénomène de maltraitance ne s’étende.

Accidents vasculaires cérébraux agir vite. . .

Jeudi 3 décembre 2009

Les accidents vasculaires cérébraux touchent chaque année en France 150 000 personnes. Les conséquences des AVC  sont loin d’être négligeables. Environ 75% des personnes concernées garderont des séquelles. Par ailleurs, on dénombre chaque année environ 40 000 décès dû à un AVC.

Accidents cardio-vasculaires : agir vite pour une meilleure prise en charge - Source de l'image:http://www.freeknights.comAVC : signes cliniques et symptômes
L’AVC également appelé « attaque du cerveau » se caractérise soit par l’obstruction d’un vaisseau du cerveau – AVC ischémique, soit par la rupture d’une artère – AVC hémorragique. Dans les deux cas, le cerveau n’est plus irrigué, ce qui provoque des séquelles psychomotrices irréversibles. Les causes de l’AVC sont multiples : Diabète, cholestérol, tabac, hypertension ou encore sédentarité sont autant  de facteurs qui contribuent à l’apparition d’accidents vasculaires cérébraux. Près des trois quarts des AVC concernent des personnes de 65 ans et plus. Toutefois, les symptômes de l’AVC ne sont pas toujours évidents à identifier. Certains signes avant coureurs doivent en tout état de cause pousser à composer rapidement les numéros d’urgence : paralysie d’un bras ou d’une jambe, difficultés à s’exprimer, baisse de la vision d’un œil ou encore apparition soudaine de violents maux de tête.

Une prise en charge médicale rapide est indispensable

Une personne qui montre le moindre signe d’AVC doit faire l’objet d’une prise en charge médicale rapide. En effet, en ce qui concerne les accidents vasculaires cérébraux, chaque seconde compte. Plus le cerveau reste sans être irrigué et plus les risques de séquelles sont importants. La bonne réaction consiste à appeler le SAMU en composant le 15 sur votre téléphone le plus rapidement possible. La victime sera alors transférée dans une unité neuro-vasculaire dans le but de bénéficier d’une thrombolyse. Cet acte médical permet de dissoudre le caillot qui s’est formé au niveau du cerveau lors de l’AVC. Bien qu’il existe aujourd’hui 77 unités neuro-vasculaire en France, la prise en charge des AVC reste encore insuffisante. Seule une victime sur cinq a aujourd’hui accès à ses unités médicales. Le fait que le grand public soit encore mal informé sur les signes d’AVC joue également en défaveur du pronostic du patient.

La prévention reste la meilleure arme contre les AVC

Les éléments jouant un rôle majeur dans l’apparition des AVC sont aujourd’hui parfaitement connus. Un meilleur dépistage de ces facteurs de risque permettrait de réduire les risques d’accidents vasculaires cérébraux de 44%. Un contrôle strict de l’hypertension et du diabète constitue d’excellents indicateurs et des outils de prévention efficaces. Pour arriver à réduire les risques d’AVC, l’information du grand public aux facteurs de risques et aux gestes qui sauvent est essentielle.