Un film turc émouvant sur la maladie d’Alzheimer

Beaucoup de familles peinent à assumer la maladie d’un proche atteint d’Alzheimer. Ce problème est traité de façon fort poignante et humaine dans le film “La Boîte de Pandore”, réalisé par la cinéaste turque Yes̨im Ustaoğlu. Diffusé actuellement dans les salles de cinéma en Europe, ce drame touchant donne au grand public une précieuse occasion de comprendre les difficultés, les sentiments, l’impuissance et la détresse des personnes atteintes d’Alzheimer et de leurs proches.

Un film turc émouvant sur la maladie d'Alzheimer - Source de l'image: http://www.rfi.frUne charge lourde à porter, en Occident comme en Orient
Au cœur de ce long métrage (112 min.) figurent les trois générations d’une famille turque, dont les préoccupations sont très similaires à celle de toute famille occidentale moyenne. La grand-mère dans un village de montagne non loin des côtes de la Mer Noire, tandis que ses enfants et petits-enfants résident à Istanbul. Mais un jour, la famille apprend que la grand-mère est portée disparue. Elle est heureusement retrouvée après d’intenses recherches mais il s’avère alors que sa “fugue” est due à la maladie d’Alzheimer, ce qui signifie qu’il est inconcevable de la laisser retourner vivre seule au village. Le choc est difficile pour ses enfants, deux filles et un fils tous d’âge mûr, envahis d’un profond sentiment d’impuissance. Les tentatives pour garder chez eux en alternance leur mère désorientée engendre des conflits et tensions qui ouvrent “la Boîte de Pandore” des problèmes familiaux…

Un petit-fils au secours de sa grand-mère
Les conflits familiaux aboutissent à la décision de placer la grand-mère atteinte d’Alzheimer dans une clinique pour déments. C’est à ce moment là que le petit-fils prend le relais de la deuxième génération, dépassée par les événements. Avant que la grand-mère soit installée dans cette institution, le jeune adolescent se promène longuement avec elle sur le bord de la plage d’Istanbul. Une relation particulière commence à s’établir entre la vieille dame et son petit-fils. Ce dernier décide ensuite de la kidnapper de la clinique pour la ramener dans son village. Tout au long du film, la compréhension entre la grand-mère et le petit-fils s’intensifie au point qu’ils n’ont même plus de besoin de parler pour communiquer. Le jeune garçon apprend à l’accepter telle qu’elle est et tous deux vivent très bien la situation. Le film “La Boîte de Pandore” est sans aucun doute une belle leçon d’amour qui devrait aider la société à développer une meilleure sensibilité pour les aînés atteints de la maladie d’Alzheimer.

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