Une piste encourageante dans le traitement d’Alzheimer

Un scientifique français a fait des progrès intéressants dans la recherche de traitements des démences liées à la vieillesse. Le professeur Etienne-Emile Baulieu a en effet découvert une protéine qui pourrait permettre de lutter contre l’accumulation anormale dans le cerveau de la protéine Tau responsable de la maladie d’Alzheimer. Si les recherches sont probantes, un diagnostic précoce pourrait être élaboré dans les trois ans, en attendant de trouver un moyen de stimuler la protéine anti-tau pour prévenir ou soigner la maladie.

Une piste encourageante dans le traitement d'Alzheimer - Source de l'image: http://medias.lemonde.fr Une “arme anti-tau” pour lutter contre Alzheimer

Le professeur Etienne-Emile Baulieu, 83 ans, inventeur de la pilule du lendemain et de la pilule de jouvence (DHEA), n’a pas fini de nous surprendre. Le scientifique a annoncé avoir trouvé une piste dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, qui touche quelque 800 000 Français et près de 26 millions de personnes dans le monde. Partant du constat qu’une accumulation anormale de la protéine tau dans les cellules nerveuses est à l’origine de plusieurs maladies dégénératives, l’équipe française de l’Inserm a étudié l’interaction d’une autre protéine sur la macromolécule tau. Le Professeur Baulieu a montré que la protéine FKBP52, présente naturellement dans le cerveau, empêche la formation de plaques de peptide tau. Ce sont justement ces plaques qui perturbent l’activité des cellules nerveuses et provoquent des pathologies dites tauopathies, telle la maladie d’Alzheimer. En identifiant une présence trop faible de protéine FKBP52 dans le cerveau, il serait ainsi possible de prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Vers l’élaboration d’un diagnostic précoce dans les trois ans ?
Il ne s’agit certes que d’une piste, mais le professeur Baulieu est confiant que sa découverte a de bonnes chances de permettre un diagnostic précoce de la maladie.
En effet, les signes biochimiques comme le manque de protéine FKBP52 apparaissent près de quinze ans avant les symptômes d’Alzheimer. En décelant à temps un déficit de cette protéine dans le cerveau de leur patient, les médecins disposeraient d’une sérieuse longueur d’avance pour prévenir la maladie par un dosage de protéine FKBP52 dans le sang. En outre, la protéine FKBP52 pourrait par la suite être stimulée par association avec des molécules pharmaceutiques décuplant son action inhibitrice sur le peptide tau. Ainsi “boostée”, la protéine pourrait prévenir, soigner ou du moins retarder le développement de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Pour poursuivre ses recherches, le professeur Baulieu a besoin de 5 millions d’euros sur trois ans. Pierre Bergé, qui soutient également la lutte contre le sida, s’est engagé à aider le scientifique au cours des cinq prochaines années.

2 commentaires sur “Une piste encourageante dans le traitement d’Alzheimer”

  1. DUTHEIL dit :

    C’est un grand espoir !!!
    On devrait lancer une demande de soutient national
    genre TELETHON
    Merci Professeur Que DIEU vous aide dans vos recherches

  2. C’est un grand plaisire, Merci Professeur Que DIEU vous aide dans vos recherches

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