Alzheimer - un vaccin aurait-il enfin été découvert ?

La communauté scientifique est pleine d’espoir quant à la recherche sur la maladie d’Alzheimer dont on ignore encore les causes exactes et les moyens de prévention. Plusieurs compagnies pharmaceutiques dans le monde tentent de développer un vaccin. C’est le cas notamment de la société autrichienne Affiris, qui va tester l’efficacité d’un candidat vaccin chez 420 malades d’Alzheimer dans six pays européens.

Alzheimer : un vaccin aurait-il enfin été découvert ? - Source de l'image:http://kamizole.blog.lemonde.fr Tests d’efficacité pour un vaccin contre la maladie d’Alzheimer
La maladie d’Alzheimer est jusqu’à présent incurable et la recherche demeure l’unique espoir de millions de malades d’Alzheimer à travers le monde. Trouver un vaccin est un des principaux objectifs des études entreprises par les scientifiques du monde entier. Un premier vaccin potentiel avait dû être abandonné en 2001, à cause de ses effets secondaires graves. Un vaccin suédois a ensuite été testé en 2005 sans donner de résultats concluants. A présent, c’est une société pharmaceutique autrichienne qui tente sa chance. Le candidat vaccin AD02 d’Affiris a déjà atteint la phase des tests sur les malades, après avoir passé avec succès il y a cinq mois la première phase de tests, assurant sa sûreté et sa tolérabilité pour les humains. Les résultats de ces nouveaux tests, qui permettront de vérifier l’efficacité du candidat vaccin, devraient être disponibles seulement en 2012.

Prévenir Alzheimer : un vaccin capable de détruire les plaques séniles ?
Le vaccin AD02 sera testé sur environ 420 personnes déjà atteintes de la maladie d’Alzheimer dans des centres médicaux en France, Croatie, Autriche, Allemagne, Slovaquie et République tchèque. Affiris a développé ce vaccin avec la coopération de la compagnie britannique GlaxoSmithKline. Cette substance s’attaque aux plaques séniles en provoquant une réaction de l’organisme, qui se met à produire des anticorps capables de lutter contre la formation de plaques amyloïdes dans le cerveau. Ces plaques dites séniles bloquent les signaux nerveux et provoquent une dégénérescence progressive des fonctions cognitives. Pour réduire les effets indésirables du traitement, les scientifiques ont réussi à faire en sorte que les anticorps ne puissent s’attaquer qu’à la partie de la protéine bêta-amyloïde qui provoque la formation de plaques. Si ce vaccin expérimental passe l’ensemble des tests avec succès, les chercheurs pourront alors élaborer le premier traitement préventif tant attendu contre la maladie d’Alzheimer.

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