Des explications au facteur héréditaire de la maladie d’Alzheimer

Diverses études ont montré que l’incidence de la maladie d’Alzheimer est plus forte chez les personnes dont les parents ont été diagnostiqués comme souffrant de cette pathologie. A présent, des scientifiques ont apparemment trouvé une piste pour expliquer ces prédispositions génétiques, surtout du côté de la mère. Les sujets adultes ayant des antécédents de la maladie auraient déjà un plus grand nombre de plaques séniles dans le cerveau. Un nouveau pas vers la découverte d’un traitement ?

Des explications au facteur héréditaire de la maladie d'Alzheimer - Source de l'Image : http://a10.idata.over-blog.comLes plaques séniles et le côté héréditaire d’Alzheimer
La présence de la maladie d’Alzheimer chez les parents est l’un des principaux facteurs de risque de développer cette pathologie touchant plus de 900 000 personnes en France. Une étude réalisée par le Centre médical NYU Langone pourrait bien avoir trouvé la raison de ces prédispositions génétiques, surtout du côté maternel. En utilisant une nouvelle technique d’imagerie cérébrale, les chercheurs ont observé le cerveau de sujets en bonne santé dont les parents étaient atteints de la maladie d’Alzheimer. Ils y ont découvert un bien plus grand nombre d’agrégats de protéines pathogènes liées à Alzheimer que chez des individus n’ayant pas d’antécédents familiaux de la maladie. Ces agrégats, appelés plaques séniles (ou plaques amyloïdes), apparaissaient dans la plupart des régions du cerveau. Par ailleurs, ce phénomène était le plus fortement prononcé chez les patients dont la mère était malade.

Une découverte intrigante
Les scientifiques ont examiné 42 sujets en bonne santé : 14 dont la mère était atteinte de la maladie d’Alzheimer, 14 chez qui c’est le père qui était malade et 14 n’ayant pas d’antécédents familiaux de la maladie. En moyenne, le premier groupe de volontaires présentait 15 % plus de plaques séniles que le groupe dont les pères étaient malades et 20 % plus que chez les personnes sans prédispositions génétiques. On sait que les personnes ayant un parent malade ont entre quatre et dix fois plus de risques d’être atteintes de cette pathologie que celles qui n’ont pas de parent malade. Ces résultats, publiés le 15 mars dernier par Proceedings of the National Academy of Sciences, pourraient permettre de mieux comprendre pourquoi l’hérédité représente un important facteur de risque. “Etant donné que ces plaques pathologiques commencent à s’accumuler des années avant l’apparition des problèmes de mémoire liés à Alzheimer, nos découvertes sont intrigantes”, affirme le Dr Lisa Mosconi, qui a collaboré avec des chercheurs de l’université de Turku en Finlande et du centre médical Weill Cornell à New York. Et d’ajouter : “De gros efforts sont faits pour trouver des marqueurs précoces de la maladie, avant son apparition, afin de pouvoir un jour ralentir, voire prévenir la maladie.”

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