Archive pour mai 2010

Des cours de gymnastique spécialement dédiés aux malades d’Alzheimer

Lundi 31 mai 2010

Les initiatives en faveur des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer se multiplient partout en France, comme en témoigne Patrice Labaeye, animateur sportif de l’association ”FormPlus-GV”, située dans le Languedoc-Roussillon.

Ce dynamique professeur ne recule devant aucun défi, puisqu’il vient de mettre en place des cours de gymnastiques étudiés pour les personnes souffrant d’Alzheimer. Ces séances, loin d’être un banal loisir, présentent un intérêt thérapeutique certain.

Des Cours de gymnastique spécialement dédiés aux malades d’Alzheimer Le déroulement d’une séance de gymnastique pour patients Alzheimer
Afin d’offrir un maximum de repères aux participants souffrant d’Alzheimer, le déroulement du cours sera identique d’une séance sur l’autre. L’éducateur se présente et rappelle son nom, plusieurs fois si nécessaire. Les exercices composant l’échauffement seront relativement simples afin de pouvoir être assimilés à plus ou moins long terme malgré la maladie d’Alzheimer dont souffrent les élèves.  Le cœur du cours, varie lui chaque semaine, en fonction des besoins des participants et de leur forme. Au cours de la séance, le professeur communique beaucoup verbalement, et explique en détail chacun de ses gestes. Bien entendu lorsqu’un élève rencontre une difficulté, le professeur n’hésitera pas à aller vers lui pour l’aider individuellement et éviter ainsi le sentiment de frustration  lié à l’échec. Grâce à cet échange, les malades d’Alzheimer se remémorent parfois des souvenirs anciens comme leurs activités physiques passées. La séance s’achève par des étirements et des exercices de relaxation.

Les vertus thérapeutiques sur la santé du malade d’Alzheimer
Ces rendez-vous ont un effet bénéfique sur le moral des individus atteint d’Alzheimer, et diminuent les symptômes dépressifs qui accompagnent souvent la maladie.  Ainsi, ils leur permettent de maintenir un lien social avec l’extérieur, et aident à développer le sentiment constructif d’appartenance à un groupe. Si les séances de gymnastiques ont des effets très positifs sur le moral malade d’Alzheimer, elles présentent également des avantages sur le plan physique. Le fait de pratiquer une activité physique régulière permet de maintenir l’autonomie et de retarder l’entrée dans la dépendance. Chaque exercice est étudié pour répondre aux besoins des personnes âgées atteintes d’Alzheimer, en favorisant par exemple la coordination des gestes, ou le renforcement musculaire. Les exercices sont aussi conçus pour stimuler les capacités cognitives et la mémoire, par la répétition de mouvements simples et efficaces.

Ouverture d’un nouveau service pour les malades d’Alzheimer à Villiers-Saint-Denis

Mercredi 26 mai 2010

L’hôpital de Villiers-Saint-Denis va ouvrir d’ici la fin de l’année une unité cognitivo-comportementale et un accueil de jour pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ce service offrira des traitement adaptés aux malades souffrant de démence et leur proposera des activités thérapeutiques et occupationnelles. Il offrira un répit aux aidants, qui pourront se libérer dans la journée, mais aussi la nuit avec l’ouverture d’un lit en accueil de nuit. Une première dans le département.

Villiers-Saint-Denis : ouverture d'un nouveau service pour les malades d'Alzheimer - Source de l'image : http://www.chu-limoges.frUne unité Alzheimer en construction à Villiers-Saint-Denis
Début mars, le Docteur Guy Schneider de l’hôpital de Villiers-Saint-Denis a présenté à l’agence régionale de l’hospitalisation (ARH) son projet d’unité cognitivo-comportementale et d’accueil de jour des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’unité, dont les travaux de construction ont débuté en décembre dernier, ouvrira ses portes le 15/12/2010. Ce complexe  permettra d’augmenter de 15 à 19 lits la capacité d’accueil des malades souffrant de démence. Pour abriter ce service une nouvelle extension a été construite à l’hôpital, qui compte 3 pavillons pour un total de 405 places. Une dizaine de patients pourront ainsi être reçus chaque jour dans l’unité adjacente à l’accueil de jour. Ce service comptera également un lit en accueil de nuit. Une innovation, qui permettra de repérer la présence de troubles nocturnes chez les patients accueillis. L’unité cognitivo-comportementale comprendra, entre autres, une consultation mémoire pour le dépistage de la maladie chez les personnes âgées.

Un service dédié aux malades d’Alzheimer et à leurs familles
L’accueil de jour de malades souffrant de démence et donc souvent de troubles du comportement jugés comme perturbateurs par l’entourage offrira un répit aux aidants qui pourront « souffler » un jour ou deux. La famille pourra confier le malade à la nouvelle unité, où il sera en sécurité et recevra des soins correspondant à ses besoins propres. Unique dans le Sud de l’Aisne, ce service facilitera ainsi le maintien à domicile. L’unité cognitivo-comportementale permettra également d’offrir une stimulation intellectuelle aux malades pour maintenir leurs capacités cognitives résiduelles. Le service comprendra ainsi un atelier mémoire. Des activités occupationnelles seront aussi prises en charge une à trois fois par semaine : art-thérapie, la musicothérapie et la cuisine thérapeutique. Un jardin d’hiver attendra également les malades leur offrant une bouffée d’oxygène et les aidant à renouer avec leur passé. Un service qui répondra ainsi à un véritable besoin dans un secteur où la population âgée de plus de 65 ans va augmenter de plus de 27% d’ici 2015.

Découverte d’un gène associé à la démence fronto-temporale

Lundi 24 mai 2010

La maladie d’Alzheimer est bien connue car elle touche près de 900 000 personnes en France. En revanche, on a tendance à oublier l’existence de pathologies apparentées, bien qu’elles soient tout aussi éprouvantes  pour les patients et leurs familles. La démence fronto-temporale – ou DFT - est l’une de ces pathologies. Elle touche des milliers de personnes en France et n’a pas encore de traitement, comme c’est le cas avec la maladie d’Alzheimer. Mais un espoir apparaît à présent suite à la découverte au Royaume-Uni d’une mutation génétique liée à la démence fronto-temporale.

Découverte d'un gène associé à la démence fronto-temporale -Source de l'image: http://www.neuroland.bizLa démence fronto-temporale, une maladie qui apparaît peu avant la retraite

Des chercheurs britanniques ont découvert un nouveau gène associé à l’une des formes de pathologies apparentées à la maladie d’Alzheimer, la démence fronto-temporale (DFT). Les troubles liées à cette pathologie touchent en particulier les personnes âgées d’un peu moins de 60 ans. On ignore pour le moment le nombre exact de personnes atteintes de démence fronto-temporales en France. Les chiffres les plus bas avancent 5 000 cas mais en se basant sur les statistiques des autres pays,  il est plus probable que le nombre de malades se situe entre 35 000 et 40 000. Les pathologies neurodégénératives liées à la DFT sont caractérisées par des troubles du comportement et du langage associés à une détérioration des facultés intellectuelles. La DFT est due à l’altération progressive de certaines zones du cerveau (zones frontales et temporales).

Vers la découverte d’un traitement de la DFT ?
Des professeurs de l’université de Cambridge en Angleterre ont mené une étude sur les cerveaux de 515 personnes atteintes de DFT, en les comparant à ceux de 2 509 personnes en bonne santé. Le Professeur Maria Grazia Spillantini a indiqué, dans un article scientifique publié dans le journal Nature Genetics, que son équipe avait découvert une mutation génétique associée au risque accru de souffrir de cette pathologie. “Une meilleure compréhension de l’implication de ce gène pourrait nous aider à élaborer une nouvelle approche de la maladie”, explique la scientifique. Rebecca Wood, directrice de l’Institut de recherches sur la maladie d’Alzheimer impliqué dans le financement de cette étude, a pour sa part déclaré : “La DFT est une maladie particulièrement éprouvante qui atteint des milliers de familles. La découverte de nouveaux gènes et de mutations génétiques pourrait ouvrir la porte à l’élaboration de nouveaux traitements.” Notons qu’avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies apparentées ne fera qu’augmenter dans les années à venir,  d’où l’importance de renforcer la recherche dans ce domaine.

Roubaix Alzheimer - rompre l’isolement du malade et de ses proches

Jeudi 20 mai 2010

Les familles de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ne savent pas toujours vers qui se tourner pour alléger leur désarroi. Afin de rompre cet isolement, l’association “Roubaix Alzheimer” a mis en place des permanences téléphoniques pour soutenir et informer les familles. Parmi les activités proposées aux malades d’Alzheimer par l’association : des après-midi récréatifs, des groupes de parole et des réunions d’information.

Madame Rogère Duquenne - Source de l'image : http://www.lavoixdunord.frUne association pour guider les familles des malades souffrant d’Alzheimer
L’association “Roubaix Alzheimer” a tenu dernièrement son assemblée générale. Cette réunion a été l’occasion pour la présidente madame Rogère Duquenne de rappeler les objectifs de “Roubaix Alzheimer”. La présidente a expliqué que l’association visait à rompre l’isolement des familles et des personnes confrontées à la maladie d’Alzheimer et ses pathologies apparentées. Pour ce faire, l’association offre écoute, information et soutien, dans un travail de convivialité et de partenariat avec des professionnels du secteur médico-social. Créée le 6 octobre 2000, l’association a mis en place des permanences téléphoniques, des permanences d’accueil (généralement sur rendez-vous), des groupes de parole et des après-midi récréatifs (le 3e vendredi de chaque mois, depuis octobre 2006). Elle propose également des groupes de parole, des réunions d’information, des tables rondes, des forums, ainsi que des expositions. L’association  met également à disposition de ses adhérents des livres et des vidéos sur la maladie d’Alzheimer.

Soutenir les familles des malades d’Alzheimer pour éviter l’épuisement

“La mobilisation est plus que jamais nécessaire, pour faire en sorte que la maladie d’Alzheimer ne soit plus considérée comme une maladie tabou qui fait peur”, explique la présidente de “Roubaix Alzheimer” Rogère Duquenne. Plus de 35 000 personnes âgées dans le département du Nord sont touchées par la maladie d’Alzheimer. Ces chiffres ne comptent pas les malades d’Alzheimer qui n’ont pas encore été diagnostiqués. Madame Duquenne insiste sur l’importance d’un dépistage rapide, permettant d’administrer au plus tôt un traitement stabilisant. C’est pourquoi l’association “Roubaix Alzheimer” travail en coordination avec les médecins généralistes et fait de son mieux pour toujours répondre rapidement aux familles, afin de ne pas les décourager. L’association aspire en effet à aider les familles à mieux comprendre la maladie d’Alzheimer afin d’éviter l’épuisement et leur permettre une prise en charge efficace. Et de rappeler que les malades et leurs familles “font encore partie de la société”, d’où l’importance de “valoriser ce qu’ils ont fait avant d’être atteints par la maladie d’Alzheimer ».

Accueil de jour Alzheimer à Paris , un centre moderne dans le 11ème arrondissement

Lundi 17 mai 2010

La ville de Paris a ouvert un nouveau centre d’accueil de jour pour accompagner les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés qui désirent continuer à vivre à domicile. Ce centre offrira des moments de répit aux aidants familiaux de personnes agées atteintes d’Alzheimer et proposera des activités thérapeutiques aux malades, afin de retarder l’évolution de la maladie d’Alzheimer. La mairie de Paris financera en partie les coûts d’accueil pour les personnes ayant des ressources limitées.

Accueil de jour Alzheimer à Paris : un centre moderne dans le 11ème arrondissement - Source de l'image : http://paris-ile-de-france-centre.france3.frParis 11e : un nouveau centre d’accueil de jour pour les malades d’Alzheimer
La mairie du 11e arrondissement de Paris a ouvert en janvier 2010 un nouveau centre d’accueil de jour thérapeutique « Marie de Miribel », avec une capacité de 25 places. Ce centre permettra d’accompagner les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés qui désirent continuer à vivre à domicile. L’ouverture de ce centre spécialisée Alzheimer s’inscrit dans le programme du Département de Paris, qui prévoit la création de 300 places supplémentaires en centres d’accueil de jour d’ici 2014, afin de soulager les aidants familiaux. Le centre, géré par la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon,  offre aux proches du malade d’Alzheimer un espace d’échanges et d’information pour les aider à assumer leur rôle. Le coût d’une journée d’accueil est situé entre 17 et 63 euros selon les ressources de la personne âgée, grâce à une subvention accordée par la ville de Paris.

Un accompagnement renforcé des malades d’Alzheimer

Les responsables de ce nouveau centre d’accueil de jour s’attachent à constituer un projet thérapeutique individuel, afin de retarder l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Ils travaillent ainsi sur le maintien des acquis et des compétences comportementales. Ils essaient même d’aider le malade à retrouver un certain niveau d’autonomie et à se resocialiser en retrouvant son identité. Cette dernière mission passe par une prise en charge globale, tant physique que psychologique. L’équipe du centre est très variée afin de répondre à tous les besoins des malades d’Alzheimer : un médecin gériatre coordonnateur, une infirmière, une directrice ergothérapeute, une psychologue, une assistante sociale, un agent hôtelier, une psychomotricienne et trois aides soignantes et médicopsychologiques. Des professionnels libéraux et des bénévoles apportent également leur contribution (notamment par des séances de Tai Chi). Des activités thérapeutiques fondées sur les tâches de la vie quotidienne sont proposées, comme les ateliers cuisine, les repas partagés, le jardin, des sorties, etc. Par ailleurs, un espace multimédia permet de renforcer les relations avec les proches du malade. Enfin, le recours aux médecins et spécialistes, ainsi qu’aux réseaux de soins ou sociaux, est facilité pour les malades d’Alzheimer qui fréquentent le centre.

Mémoire et Alzheimer - Gagner trois ans grâce aux Omega 3

Mercredi 12 mai 2010

L’organisme américain Alzheimer’s Association a publié le 3 mai dernier les résultats d’une étude scientifique dans la revue Alzheimer’s & Dementia. Ces recherches démontrent l’efficacité de la substance DHA (acide docosahexaenoïque) sur l’amélioration des fonctions cognitives de sujets en bonne santé de 55 ans et plus. En effet, la consommation régulière de cet acide appartenant aux Oméga 3 pourrait redonner à des adultes vieillissants les capacités de mémoire et d’apprentissage d’un sujet de trois ans de moins.

Mémoire et Alzheimer : Gagner trois ans grâce aux Omega 3 - Source de l'image : http://www.fishoildirect.comUne expérience bientôt étendue aux patients Alzheimer?

L’étude scientifique, intitulée MIDAS, a été menée auprès de 485 patients dans 19 points différents des États-Unis. Les participants, âgés de plus de 55 ans, souffraient de troubles de mémoire liés au vieillissement normal, se manifestant par des oublis et des difficultés d’apprentissage. Par ailleurs, il n’a pas été diagnostiqué chez eux de pathologies neurodégénératives tel qu’Alzheimer. Afin d’obtenir les résultats les plus fiables possibles, une partie des patients s’est vue administrer un placebo renfermant un mélange de maïs et de soja, tandis qu’un autre groupe a reçu des capsules contenant 900 mg DHA à base d’algues. Les essais qui se sont poursuivis sur une durée de six mois ont mis en évidence l’impact considérable de la consommation de DHA sur les facultés cognitives des patients en comparaison du groupe placebo. En effet, leur réussite aux tests d’apprentissage a été multipliée par deux. Cette prouesse conduira peut-être à des essais sur des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Les oméga 3 : un espoir dans la prévention d’Alzheimer
L’étude scientifique a été financée par la société Martek Biosciences, un laboratoire pharmaceutique poursuivant l’objectif de promouvoir la santé par la nutrition. Les Oméga 3 sont connus depuis de nombreuses années pour leurs bienfaits sur la santé cérébrale et recommandés dans la prévention d’Alzheimer. Ils sont principalement présents dans le poisson, relativement peu consommé dans les pays occidentaux. Désormais, l’absorption de capsules de DHA permettra d’atteindre une dose suffisante pour préserver et améliorer la mémoire. Ces suppléments alimentaires ont été très bien tolérés chez les testeurs, qui ont également constaté un bénéfice cardio-vasculaire non négligeable traduit par la diminution du rythme cardiaque. Cependant, des pertes de mémoires même fréquentes ne sont pas toujours synonymes d’Alzheimer. Ainsi, de nombreux seniors de plus de 50 ans se plaignent régulièrement de ces troubles, qui trouvent leur origine dans le vieillissement normal des cellules du cerveau.

Alzheimer - la dépression et le diabète augmentent les risques

Lundi 10 mai 2010

Les résultats d’une étude scientifique américaine pourrait bien faire évoluer la politique de prévention contre la maladie d’Alzheimer. Publiées dans le célèbre Journal of General Internal Medicine, des recherches menées sur cinq ans, et portant sur 3382 patients, montrent que le diabète associé à la dépression majeure augmente fortement la probabilité de développer Alzheimer.

Dr Wayne Katon - Source de l'image : http://www.cfha.netUne avancée scientifique dans le combat contre Alzheimer
Des études ont prouvé dans le passé que le diabète et la dépression, développé chacun de manière isolée, pouvait constituer des causes favorisant l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Les recherches menées par le Dr Wayne Katon de l’Université de Washington nous enseignent aujourd’hui que ces deux pathologies, déclarées simultanément chez le patient, doublent le risque d’atteinte. Les raisons à cela ne sont pas connues. Toutefois, les théories avancées incriminent un dérèglement d’origine hormonale. Le cortisol, hormone de stress secrétée en grande quantité par l’individu dépressif, pourrait perturber le système nerveux. De plus, le réseau sanguin endommagé par le niveau élevé de sucre semble être un terrain fertile à l’apparition des troubles neurodégénératifs.

Qui sont les plus touchés par ce phénomène?
Bien que le mécanisme qui lie les trois affections ne soit pas totalement décrypté par les scientifiques, il est toutefois possible de dresser un profil type de l’individu susceptible d’être atteint. Il s’agirait plutôt de femmes, célibataires, ayant un mode vie sédentaire, et présentant un surpoids. Ces personnes associeraient également le tabagisme à un traitement du diabète par insuline. Afin de limiter les risques, les instances sanitaires préconisent l’arrêt du tabac. Par ailleurs, la pratique régulière d’exercice physique est recommandée, car elle diminue le stress et donc la dépression. Il est également nécessaire  d’adopter de bonnes habitudes alimentaires en limitant la consommation de sucres et de graisses. Ces conseils, garant d’une meilleure hygiène de vie sont bons à suivre à tout âge.

La biotechnologie au secours des malades d’Alzheimer

Mercredi 5 mai 2010

Une start-up suisse, qui a étudié le code génétique de personnes âgées en bonne santé pour découvrir les anticorps capables de lutter contre la maladie d’Alzheimer, affirme pouvoir développer un médicament d’ici 2017. L’approche thérapeutique de Neurimmune, qui diffère des approches traditionnelles, vise à raccourcir le développement d’un traitement à la maladie d’Alzheimer.

La biotechnologie au secours des malades d'Alzheimer - Source de l'image : http://www.neurimmune.comLe traitement d’Alzheimer vu sous un angle différent
Nombre de compagnies pharmaceutiques investissent maintes ressources à la recherche d’un traitement efficace pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. La start-up suisse de biotechnologie Neurimmune a récemment reçu le Pionierpreis Technopark de la Banque cantonale de Zurich pour ses travaux sur la maladie d’Alzheimer. Ce prix, d’environ 100 000 francs, suisses récompense les innovations technologiques sur le point d’être lancées sur le marché. Cette année, le Pionierpreis a mis en valeur le travail de recherche des scientifiques de la jeune pousse zurichoise dans le domaine du développement de médicaments pour la prévention et le traitement de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs de Neurimmune ont en effet entrepris d’accélérer le développement d’un médicament en adoptant une approche différente pour le traitement de la maladie d’Alzheimer. Leur méthode consiste à étudier le code génétique des personnes âgées ne souffrant pas d’une maladie neurodégénérative, plutôt que de chercher les facteurs favorisant le développement de la maladie.

A la recherche d’anticorps capables de combattre Alzheimer
Les chercheurs de Neurimmune s’attachent à identifier les facteurs immunologiques aidant les personnes âgées à conserver leurs capacités cognitives. Ils emploient une technologie sophistiquée pour trouver des anticorps aptes à combattre la maladie d’Alzheimer ou celle de Parkinson, puis en reproduisent le matériel génétique à l’aide de la biotechnologie. Des tests menés sur des animaux ont déjà montré qu’il était non seulement possible de mettre un terme à la mort des cellules du malade d’Alzheimer, mais aussi de restaurer leur fonctionnement. Des essais cliniques sont censés débuter l’an prochain avec l’autorisation de la FDA américaine. Cette nouvelle technologie devrait permettre de commercialiser un médicament d’ici 2017. Ce traitement, révèle le directeur opérationnel de Neurimmune Michael Salzmann, se base sur une molécule humaine, son utilisation est donc plus sûre. Le prix offert par la Banque cantonale servira quant à lui à financer un projet de recherche sur la protéine Tau responsable de la formation de dégénérescences neurofibrillaires à l’intérieur des neurones.

Alzheimer précoce , la vie de la plus jeune malade de France

Lundi 3 mai 2010

Fabienne a 44 ans. Épouse comblée, et mère de trois enfants, elle aurait tout pour être heureuse. Mais depuis sept ans, un mal invisible la ronge, la maladie d’Alzheimer. Cette pathologie, à laquelle on associe souvent les personnes âgées, peut parfois apparaitre à un âge très précoce. L’apparition subite de la maladie d’Alzheimer bouleverse la vie de toute une famille.

Fabienne Piel 44 ans - Source de l'image : http://1.bp.blogspot.comLe quotidien complexe d’une famille touchée par Alzheimer

Préparer un repas ou s’habiller sont des gestes banals qu’on exécute souvent automatiquement. Il n’en va pas de même pour Fabienne, atteinte de la maladie d’Alzheimer avant même d’avoir quarante ans. Pour elle,  les tâches les plus simples nécessitent désormais concentration et aide-mémoire. Pour pallier à ces oublis fréquents,  la maison est parsemée de listes et post-It. Heureusement Fabienne peut compter sur l’aide précieuse de son mari et de Mireille, son auxiliaire de vie, qui l’aident quotidiennement dans sa lutte contre Alzheimer. Ses enfants, encore adolescents à l’annonce du tragique diagnostic, craignent qu’un jour leur mère ne les oublie. Comme Patrick, leur père, ils vivent pour l’instant au jour le jour cette situation dans laquelle les rôles s’inversent. Désormais, ce sont eux qui doivent veiller sur leur maman. Si la maladie d’Alzheimer est une lourde épreuve pour la famille de Fabienne, elle est aussi l’occasion pour ses membres de se témoigner amour et solidarité.

L’évolution inexorable de la maladie d’Alzheimer
Trois fois par an, Fabienne consulte son neurologue pour évaluer la progression de la maladie d’Alzheimer. Chaque visite montre malheureusement une aggravation des symptômes. Il est de plus en plus difficile pour elle de reconnaître l’usage de certains objets et d’imprimer de nouveaux souvenirs. Par conséquent, son naturel gai et enthousiaste laisse parfois place à l’angoisse et la confusion. Fabienne cherche alors des moments d’apaisement, qu’elle  trouve en compagnie des animaux, sa passion. A leur contact, les gestes sont instinctifs, et la mémoire n’est pas un obstacle au bonheur. Patrick essaie quant à lui d’adoucir le quotidien en emmenant chaque année sa femme en vacances à l’étranger. Ces souvenirs sont matérialisés dans les nombreuses photos et films qu’ils réalisent. Lui aussi se refuse à songer aux difficultés futures. Leur unique espoir face à la maladie d’Alzheimer repose sur les progrès de la science.