Découverte d’un gène associé à la démence fronto-temporale

La maladie d’Alzheimer est bien connue car elle touche près de 900 000 personnes en France. En revanche, on a tendance à oublier l’existence de pathologies apparentées, bien qu’elles soient tout aussi éprouvantes  pour les patients et leurs familles. La démence fronto-temporale – ou DFT - est l’une de ces pathologies. Elle touche des milliers de personnes en France et n’a pas encore de traitement, comme c’est le cas avec la maladie d’Alzheimer. Mais un espoir apparaît à présent suite à la découverte au Royaume-Uni d’une mutation génétique liée à la démence fronto-temporale.

Découverte d'un gène associé à la démence fronto-temporale -Source de l'image: http://www.neuroland.bizLa démence fronto-temporale, une maladie qui apparaît peu avant la retraite

Des chercheurs britanniques ont découvert un nouveau gène associé à l’une des formes de pathologies apparentées à la maladie d’Alzheimer, la démence fronto-temporale (DFT). Les troubles liées à cette pathologie touchent en particulier les personnes âgées d’un peu moins de 60 ans. On ignore pour le moment le nombre exact de personnes atteintes de démence fronto-temporales en France. Les chiffres les plus bas avancent 5 000 cas mais en se basant sur les statistiques des autres pays,  il est plus probable que le nombre de malades se situe entre 35 000 et 40 000. Les pathologies neurodégénératives liées à la DFT sont caractérisées par des troubles du comportement et du langage associés à une détérioration des facultés intellectuelles. La DFT est due à l’altération progressive de certaines zones du cerveau (zones frontales et temporales).

Vers la découverte d’un traitement de la DFT ?
Des professeurs de l’université de Cambridge en Angleterre ont mené une étude sur les cerveaux de 515 personnes atteintes de DFT, en les comparant à ceux de 2 509 personnes en bonne santé. Le Professeur Maria Grazia Spillantini a indiqué, dans un article scientifique publié dans le journal Nature Genetics, que son équipe avait découvert une mutation génétique associée au risque accru de souffrir de cette pathologie. “Une meilleure compréhension de l’implication de ce gène pourrait nous aider à élaborer une nouvelle approche de la maladie”, explique la scientifique. Rebecca Wood, directrice de l’Institut de recherches sur la maladie d’Alzheimer impliqué dans le financement de cette étude, a pour sa part déclaré : “La DFT est une maladie particulièrement éprouvante qui atteint des milliers de familles. La découverte de nouveaux gènes et de mutations génétiques pourrait ouvrir la porte à l’élaboration de nouveaux traitements.” Notons qu’avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies apparentées ne fera qu’augmenter dans les années à venir,  d’où l’importance de renforcer la recherche dans ce domaine.

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