La biotechnologie au secours des malades d’Alzheimer

Une start-up suisse, qui a étudié le code génétique de personnes âgées en bonne santé pour découvrir les anticorps capables de lutter contre la maladie d’Alzheimer, affirme pouvoir développer un médicament d’ici 2017. L’approche thérapeutique de Neurimmune, qui diffère des approches traditionnelles, vise à raccourcir le développement d’un traitement à la maladie d’Alzheimer.

La biotechnologie au secours des malades d'Alzheimer - Source de l'image : http://www.neurimmune.comLe traitement d’Alzheimer vu sous un angle différent
Nombre de compagnies pharmaceutiques investissent maintes ressources à la recherche d’un traitement efficace pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. La start-up suisse de biotechnologie Neurimmune a récemment reçu le Pionierpreis Technopark de la Banque cantonale de Zurich pour ses travaux sur la maladie d’Alzheimer. Ce prix, d’environ 100 000 francs, suisses récompense les innovations technologiques sur le point d’être lancées sur le marché. Cette année, le Pionierpreis a mis en valeur le travail de recherche des scientifiques de la jeune pousse zurichoise dans le domaine du développement de médicaments pour la prévention et le traitement de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs de Neurimmune ont en effet entrepris d’accélérer le développement d’un médicament en adoptant une approche différente pour le traitement de la maladie d’Alzheimer. Leur méthode consiste à étudier le code génétique des personnes âgées ne souffrant pas d’une maladie neurodégénérative, plutôt que de chercher les facteurs favorisant le développement de la maladie.

A la recherche d’anticorps capables de combattre Alzheimer
Les chercheurs de Neurimmune s’attachent à identifier les facteurs immunologiques aidant les personnes âgées à conserver leurs capacités cognitives. Ils emploient une technologie sophistiquée pour trouver des anticorps aptes à combattre la maladie d’Alzheimer ou celle de Parkinson, puis en reproduisent le matériel génétique à l’aide de la biotechnologie. Des tests menés sur des animaux ont déjà montré qu’il était non seulement possible de mettre un terme à la mort des cellules du malade d’Alzheimer, mais aussi de restaurer leur fonctionnement. Des essais cliniques sont censés débuter l’an prochain avec l’autorisation de la FDA américaine. Cette nouvelle technologie devrait permettre de commercialiser un médicament d’ici 2017. Ce traitement, révèle le directeur opérationnel de Neurimmune Michael Salzmann, se base sur une molécule humaine, son utilisation est donc plus sûre. Le prix offert par la Banque cantonale servira quant à lui à financer un projet de recherche sur la protéine Tau responsable de la formation de dégénérescences neurofibrillaires à l’intérieur des neurones.

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