Archive pour juin 2010

Canada - La musicothérapie pour les malades d’Alzheimer

Mercredi 30 juin 2010

Si les médicaments sont pour l’heure impuissants pour faire régresser la maladie d’Alzheimer, l’impact positif des thérapies alternatives sur le bien-être du patient n’est pas à négliger. Lise Privé, musicothérapeute canadienne, en a fait l’expérience. Son père, lui-même diagnostiqué Alzheimer, a sensibilisé la jeune artiste à la souffrance des malades. Dès lors, Lise décida de mettre son talent au service de personnes âgées atteintes d’Alzheimer par le biais d’ateliers originaux dans des structures d’hébergement.

Le déroulement d’une séance avec les malades d’Alzheimer
Munie de quelques instruments de musique, Lise intervient régulièrement au Foyer Saint-Antoine, un établissement médicalisé accueillant des malades d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Au cours de ces séances très appréciées, la thérapeute joue et chante les airs d’autrefois, bien connus des anciens. Alors, certains visages s’animent, égayés par des souvenirs lointains, tandis que d’autres personnes fredonnent. Lise aide même l’ancien violoniste à reprendre l’instrument en main, évoquant en lui les réminiscences de sa passion. Et même si tous les malades d’Alzheimer ne réagissent pas de la même manière aux stimulations musicales, Lise en est persuadée, l’émotion est là, entre l’âme et la mémoire. Quand la maladie d’Alzheimer ne permet plus de dialoguer avec des mots, il faut entrer en contact avec le patient par d’autres moyens de communication. La musique en est un.

L’impact physiologique sur Alzheimer
Une étude scientifique récente publiée en octobre 2009 dans la Revue Neurologique démontre que la musicothérapie contribue à diminuer l’anxiété des malades d’Alzheimer. Par conséquent, les comportements agressifs et les symptômes de dépression de certains patients s’en trouveraient diminués. Par ailleurs, sur le long terme, la musicothérapie concoure à l’amélioration des rythmes du sommeil grâce à la mélatonine secrétée par le corps à l’écoute de musiques agréables. Dans le même temps, les ateliers auxquels participent les résidents atteints d’Alzheimer agissent comme des thérapies de groupe. Chacun se sent valorisé et ces rencontres sont créatrices de lien social en favorisant les échanges et la complicité. Malgré ses bénéfices, cette forme de soin est encore employée d’une manière très spartiate et seule une minorité de résidences la propose. C’est pourquoi Lise Privé souhaite plus que tout diffuser sa technique, à la frontière de l’art et de la science.

France Alzheimer organise des vacances pour 250 familles

Lundi 28 juin 2010

Cette année encore, la célèbre association France Alzheimer met en place de juin à novembre des séjours de vacances uniquement destinés aux familles touchées par la maladie d’Alzheimer. Fidèle à sa mission d’accompagnement et de soutien, l’organisme France Alzheimer souhaite par cette action offrir une période de répit et de détente à des couples en proie à l’isolement et la fatigue. Bénévoles et professionnels de la santé sont présents tout au long du séjour pour offrir aux participants un encadrement de qualité, répondant aux besoins spécifiques de ces vacanciers un peu particuliers.

France Alzheimer organise des vacances pour 250 familles - Source de l'image : http://www.senioractu.com/Un succès depuis plus de vingt ans auprès des familles touchées par Alzheimer
D’une durée de trois à douze jours, ces séjours de vacances méconnus du grand public ont été mis en place par France Alzheimer en 1988. Les aidants familiaux, soumis à un stress important, ont absolument besoin de moments de répit pour poursuivre leur mission délicate. De nombreuses études prouvent en effet que ces individus subissent une altération de leur état de santé physique et moral, dangereuse à terme. Ces difficultés s’ajoutent à un processus de désocialisation qui achève d’isoler aidants et malades d’Alzheimer. Au vu des témoignages plus qu’enthousiastes de familles participantes, il semblerait que ces vacances soient extrêmement enrichissantes. Chacun retrouve une place au sein d’un groupe. Les membres peuvent communiquer sur leur vécu, en partageant conseils et expériences. Cette année, France Alzheimer propose également une formule destinée aux personnes malades de moins de 60 ans.

Un séjour sur-mesure pour les malades d’Alzheimer et leurs aidants
Conscients des attentes diverses des familles participantes, les organisateurs de France Alzheimer ont établi cinq formules de vacances différentes par leur durée et par les activités proposées. Pendant le “séjour-relais”, les aidants familiaux suivent un programme psycho-éducatif tandis que les malades d’Alzheimer profitent d’activités adaptées. Le “séjour répit” est quant à lui destiné principalement aux couples dont le malade est à un stade avancé de la maladie. Le “séjour-détente” comprend des activités de loisirs et de nombreuses animations favorisant le partage et la communication. Le “séjour week-end” offre une parenthèse reposante permettant de se ressourcer l’espace de quelques jours. Enfin, il existe un séjour spécialement étudié pour les aidants isolés. Ces derniers, se retrouvant seuls suite à l’entrée de leur proche atteint d’Alzheimer en maison de retraite ou à son décès, ont la possibilité de rompre leur solitude et de partager leur expérience avec d’autres aidants.

Alzheimer , la société Ipsen livre une étude encourageante

Mercredi 23 juin 2010

Le groupe biopharmaceutique Ipsen a présenté hier les conclusions de l’essai clinique intitulé GuidAge. Cette étude, portant sur la prévention d’Alzheimer, offre des résultats encourageants. Alors que les scientifiques du monde entier travaillent à l’élaboration de traitements efficaces contre Alzheimer, de nombreux espoirs se fondent désormais sur le nouveau médicament de la société Ipsen, baptisé Tanakan, qui pourrait permettre aux millions de malades d’Alzheimer dans le monde de mieux combattre le déclin cognitif dont elles sont victimes.

Alzheimer : la société Ipsen livre une étude encourageante - Source de l'image : http://www.ipsen.com/Un remède contre Alzheimer testée à grande échelle
Le groupe Ipsen n’a pas lésiné sur les moyens pour parvenir à des résultats fiables concernant l’efficacité de son médicament contre Alzheimer. Le Tanakan, dont le principe actif est le ginkgo-biloba, a en effet été testé sur 2854 patients en Europe, et ce, sur une durée de cinq ans. Ses caractéristiques en font la plus longue étude jamais réalisée en Europe sur la maladie d’Alzheimer. Les participants au programme d’essais GuidAge sont des patients jugés ‘’à risque’’ et âgés de 70 ans ou plus. Ces derniers se plaignaient de troubles de mémoires auprès de leur médecin de famille, et résidait à domicile pendant cette période. Par ailleurs, 658 des médecins traitants ont été associés aux travaux cliniques, renforçant encore davantage la pertinence des résultats. L’objectif de GuidAge était de retarder le déclin de la mémoire vers une évolution de la maladie d’Alzheimer.

De nouvelles perspectives dans le traitement contre Alzheimer
L’essai clinique d’Ipsen marque sans aucun doute un tournant dans la recherche contre Alzheimer. Les conclusions de l’étude n’ont certes pas pu mettre en évidence un retard de l’apparition d’Alzheimer, toutefois, chez le groupe de patients ayant reçu du Tanakan pendant au moins quatre ans, une efficacité statistique a été observée contrairement au groupe de patients ayant absorbés un placebo. Ces travaux permettront également d’analyser le processus de transition depuis la phase de pertes de mémoires jusqu’au déclin cognitif caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Et ce n’est pas tout. Au cours de l’étude, Ipsen a réussi à constituer une banque biologique contenant les extraits ADN et les échantillons sanguins de plus de 2107 patients. Cette ‘’bio-banque’’ sera transférée aux scientifiques français travaillant pour la recherche publique. Une opportunité qui contribuera nous l’espérons au développement de nouvelles thérapies efficaces contre Alzheimer.

Alzheimer - La Haute Autorité de Santé oeuvre en faveur des aidants

Lundi 21 juin 2010

La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment publié des recommandations concernant les bonnes pratiques à appliquer dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. L’annonce du diagnostic, les possibilités de prise en charge, sont des questions qui font l’objet de nombreux conseils de l’HAS, tout comme l’accompagnement de l’aidant du patient atteint de la maladie d’Alzheimer. Le “suivi médical des aidants naturels” fait référence à la mesure numéro 3 du Plan Alzheimer national 2008-2012 déployé par le gouvernement.

Alzheimer : La Haute Autorité de Santé œuvre en faveur des aidants - Source de l'image : http://www.has-sante.frUn suivi qui fait partie intégrante de la prise en charge d’Alzheimer
Les aidants familiaux, aussi appelés aidants naturels, sont les membres de l’entourage proche s’investissant dans la prise en charge du malade d’Alzheimer. Ces aidants sont soumis à une forte pression psychologique, notamment lors de trois moments-clés : à l’annonce du diagnostic, au moment d’organiser la prise en charge et lors de la gestion des crises du malade d’Alzheimer. Ces lourdes responsabilités s’ajoutent aux nombreuses obligations professionnelles et familiales que gère l’aidant en parallèle. C’est pourquoi le taux de dépression chez les aidants est plus élevé que la moyenne. Pire encore, un risque de surmortalité de plus de 60 % est observé dans les trois années qui suivent le début de l’accompagnement. L’HAS recommande donc un suivi médical annuel de ces personnes, par le biais d’une consultation annuelle spécifique avec le médecin traitant. L’objectif de la mesure 3 du Plan Alzheimer est d’offrir à 70 % des aidants une consultation par an.

Les points sensibles à vérifier chez l’aidant du malade d’Alzheimer
La relation de confiance établie avec le médecin traitant fait de ce dernier l’interlocuteur le plus à même de déceler d’éventuels troubles chez l’accompagnant du malade d’Alzheimer. Il connaît dans la plupart des cas l’histoire familiale et le patient communiquera plus facilement sur les difficultés qu’il rencontre. Le médecin devra rechercher des problèmes d’anxiété, de nutrition ou encore des troubles du sommeil, fréquents chez les aidants. Devront aussi être vérifiés les niveaux d’autonomie physique et psychique du patient, notamment dans le cas ou l’aidant familial est le conjoint, lui-même souvent âgé et fragilisé.
Si une souffrance est détectée, la consultation doit aboutir à l’orientation vers les structures à même de venir en aide à l’accompagnant, comme les associations de malades d’Alzheimer, les CCAS de mairies, et les MAIA (maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer). Ce thème est désormais inclus dans la formation continue des médecins traitants.

Les laboratoires pharmaceutiques s’unissent contre Alzheimer

Mercredi 16 juin 2010

Les plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux se sont retrouvés le 11 Juin dernier à Washington pour une rencontre sans précédent sur la maladie d’Alzheimer. Devant les nombreux échecs rencontrés face à l’élaboration de traitements curatifs contre Alzheimer, les industriels ont décidé de partager leurs expériences. Apprendre des erreurs de chacun pour rait faire avancer la science pour trouver, enfin, le remède contre la maladie d’Alzheimer.

Les laboratoires pharmaceutiques s’unissent contre Alzheimer - Source de l'image : http://www.labo-saco.com/Les rapports d’essais cliniques sur Alzheimer mis en commun
La recherche contre la maladie d’Alzheimer est un parcours semé d’espoirs mais aussi de désillusions. Conscients de cette difficile réalité, les plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux ont franchi un pas inespéré : unir leurs connaissances pour lutter contre le fléau d’Alzheimer, en dépit de la concurrence acharnée qui sévit dans ce secteur industriel, où des milliards de dollars sont en jeu. Ainsi, la Coalition contre les grandes maladies regroupant laboratoires et associations de soutien aux malades, a annoncé dans un communiqué de presse la création d’une base de données regroupant 4000 patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ces données reprennent les conclusions de onze essais cliniques menés par les laboratoires et constituent par conséquent un trésor pour la recherche scientifique. Ces informations sont désormais mises à disposition des chercheurs du monde entier.

Une action en faveur de la lutte contre Alzheimer largement saluée
La Coalition contre les grandes maladies a insisté sur les formidables opportunités qui s’ouvrent à la recherche grâce à cet effort commun. L’élaboration de la base de données permettra de faciliter et d’accélérer la mise au point de nouveaux traitements contre Alzheimer, mais aussi contre d’autres maladies neurodégénératives telles que Parkinson, ou Huntington. En effet, le volume et la précision des informations contenues dans cet outil permettra de concevoir des essais cliniques plus efficaces pour nombre de pathologies.
Les laboratoires participant à cette action sont les américains Abbott,  Bristol-Myers Squibb, Eli Lilly, Johnson & Johnson, Pfizer, les britanniques AstraZaneca et GlaxoSmithKline, le français Sanofi-Aventis, et enfin les suisses Roche et Novartis.
Cette action représente un espoir immense pour les millions de malades d’Alzheimer à travers le monde.

La maladie d’Alzheimer et les enjeux de la recherche

Lundi 14 juin 2010

La maladie d’Alzheimer touche plus de 850 000 personnes en France. Leur espoir réside dans les progrès de la médecine, qui cherche des traitements pouvant améliorer la qualité de vie des malades. Mais pour être efficace, un médicament doit entraîner une amélioration clinique. Or on connaît encore trop mal la maladie d’Alzheimer et ses causes. La recherche sur Alzheimer ne peut donc se concentrer que sur des substances qui luttent contre les effets délétères des plaques amyloïdes et de la protéine Tau. Il importe aussi de découvrir les vraies causes de la maladie et d’apprendre à mieux la diagnostiquer.

Alzheimer : les enjeux de la recherche - Source de l'image : http://www.rfi.frLa recherche pour expliquer la maladie d’Alzheimer et améliorer le diagnostic
Il convient tout d’abord de reconnaître que la maladie d’Alzheimer est une pathologie à part entière et non, comme se plaisent à affirmer quelques scientifiques, la conséquence normale du vieillissement du cerveau. Il suffit de constater que les trois quarts des personnes âgées de plus de 80 ans ne sont pas atteintes de la maladie d’Alzheimer, pour comprendre qu’il s’agit d’un dysfonctionnement pathologique. Ce doute sur la réalité de la maladie d’Alzheimer est essentiellement dû au fait que l’on ne sait pas encore comment l’expliquer. Ainsi la maladie d’Alzheimer est difficile à diagnostiquer. On sait cependant aujourd’hui que l’accumulation anormale de protéines “bétâ-amyloïdes” provoque la formation de plaques “séniles” qui empêchent la bonne communication entre les neurones. Une autre substance, la protéine Tau, est également mise en cause : en quantité anormalement grande, elle tue les neurones.

Recueillir des informations sur la maladie d’Alzheimer
La recherche se concentre ainsi actuellement sur les moyens de sauver les neurones en empêchant la formation des plaques amyloïdes et l’accumulation de filaments de protéines Tau dans les cellules. Pour assurer l’efficacité de ces traitements sur le bien-être psychique des malades d’Alzheimer, il convient cependant de mieux comprendre le fonctionnement de la maladie.  Le Plan Alzheimer 2008-2012 a entraîné la création de la Fondation de coopération scientifique pour coordonner les différentes recherches sur la maladie d’Alzheimer et mobiliser toutes les énergies disponibles. L’un des objectifs de la Fondation est ainsi d’encourager la recherche sur des questions comme la reconnaissance des signes annonciateurs de la maladie d’Alzheimer et le rapport entre les symptômes présentés par les malades et les lésions du cerveau. Pour ce faire, la Fondation Ifrad a été chargée de recueillir le maximum d’informations auprès de malades issus de toutes les tranches d’âge touchées par la maladie. Ces informations, portant sur les observations biologiques et cliniques, ainsi que sur l’étude post mortem et les résultats de l’imagerie IRM, permettront de mieux cerner la maladie d’Alzheimer.

Prévention de la maladie d’Alzheimer , un esprit sain dans un corps sain !

Mercredi 9 juin 2010

La maladie d’Alzheimer fait peur. Qui ne craint de perdre la mémoire et de ne plus être capable de reconnaître ses proches ? Mais la maladie d’Alzheimer est-elle vraiment une fatalité ? Si elle touche près d’une personne âgée de plus de 80 ans sur cinq, cela signifie-t-il qu’il n’y ait rien à faire pour prévenir la maladie d’Alzheimer ? La solution ne serait-elle pas aussi simple que ce verset de Juvénal : Mens sana in corpore sano ? Maintes études montrent en tout cas les effets bénéfiques d’une bonne hygiène de vie.

Prévention de la maladie d'Alzheimer : un esprit sain dans un corps sain ! - Source de l'image : http://www.siin-nutrition.comAlzheimer : des facteurs de risque qui peuvent être limités
En France, environ 850 000 personnes, essentiellement âgées, sont atteintes de la maladie d’Alzheimer. Cette pathologie a pris une place prédominante dans les consciences et seuls le cancer et les accidents de la route sont davantage craints par le public. La maladie d’Alzheimer apparaît comme une fatalité, pourtant plus de 99 % des cas de maladie d’Alzheimer sont sporadiques, c’est-à-dire dus à des causes non génétiques. De nombreuses études montrent aujourd’hui que les facteurs de risque qui favorisent le développement de la maladie d’Alzheimer et des troubles apparentés sont les mêmes que ceux rencontrés pour les maladies cardio-vasculaires : hypertension et hypercholestérolémie, obésité et diabète sucré. Ainsi, en luttant contre ces facteurs de risque, il semble possible de prévenir ou du moins de faire reculer l’apparition de la maladie d’Alzheimer chez la plupart des sujets.

Un mode de vie sain pour prévenir la maladie d’Alzheimer

Ainsi, des études de plus en plus nombreuses vantent les effets bénéfiques du régime méditerranéen, qui permettrait de réduire la mortalité par maladies cardiovasculaires et de diminuer le risque de maladie d’Alzheimer. Ce régime repose essentiellement sur la consommation accrue de fruits et légumes (de saison) et de poisson. Les fruits et légumes contiennent beaucoup d’éléments ayant des propriétés antioxydantes, comme les vitamines C, E et A (carotène), qui ont un rôle protecteur contre la maladie d’Alzheimer. Le poisson gras est riche en Oméga 3, un acide gras dont les propriétés préventives contre la maladie d’Alzheimer sont mises en avant par plusieurs études. Selon d’autres études, le sport réduirait également de quelque 60 % les risques de développer la maladie d’Alzheimer. Enfin, des activités intellectuelles et sociales régulières permettraient de protéger les fonctions cognitives et ainsi de différer l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Le nouveau plan canicule activé

Lundi 7 juin 2010

Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à la chaleur, c’est pourquoi le gouvernement déclenche chaque année un “plan canicule”, étudié pour prévenir les effets délétères des grosses chaleurs. Le plan canicule restera au niveau de “veille saisonnière” jusqu’à la fin de l’été, à moins qu’il ne doive être relevé en raison d’une forte chaleur nécessitant une attention accrue.

Le nouveau plan canicule activé - Source de l'image : http://mondeactu.comLe plan canicule pour veiller aux personnes fragiles
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, a activé le 1er juin le niveau de veille saisonnière du plan canicule, déclenché chaque été pour prévenir les conséquences désastreuses de la canicule pour les personnes vulnérables. Les personnes âgées, et plus particulièrement celles qui souffrent de la maladie d’Alzheimer, font partie du public à risque auquel s’adresse cette mesure. Non seulement, les personnes âgées perçoivent plus tardivement la sensation de soif, mais en plus les malades d’Alzheimer ont tendance à oublier de boire. Ils ont besoin qu’un proche ou un voisin leur rappelle de boire et les aide à fermer les volets ou à déclencher la climatisation. Ce premier niveau de vigilance comprend la mise en place d’un numéro vert d’information, auquel peuvent s’adresser les personnes âgées et leurs proches, ainsi que la surveillance quotidienne de l’évolution des conditions biométéorologiques.

Canicule : les conseils du secrétariat d’Etat chargé des Aînés
Le secrétariat d’Etat chargé des Aînés a parallèlement publié plusieurs recommandations aux personnes fragiles pour les aider à faire face à la canicule : boire 1,5 litre d’eau par jour, mais pas de l’alcool, se rafraîchir dans un endroit frais et sous la douche ou dans le bain, s’alimenter normalement (légumes, fruits, pain…), ne pas sortir aux moments les plus chauds de la journée, garder le logement au frais et appeler le 15 en cas de malaise. “Si certains membres de votre famille sont âgés. Si vous avez des voisins ou des proches âgés, prenez régulièrement de leurs nouvelles et assurez-vous qu’ils se portent bien”, a recommandé Nora Berra pour éviter que se répète le scénario malheureux de la canicule de l’an 2003. Si les températures viennent à monter au cours de l’été, les deux autres niveaux du plan canicule pourront être déclenchés : niveau de mise en garde et actions (”plan Bleu” dans les établissements, réquisition des médias…) ou niveau de mobilisation maximale (en cas de canicule aggravée par des effets collatéraux).

Des mouches pour percer les secrets de la maladie d’Alzheimer !

Mercredi 2 juin 2010

La recherche d’un traitement de la maladie d’Alzheimer occupe un nombre croissant de scientifiques qui tentent de mieux comprendre les mécanismes de cette maladie neurodégénérative. Une doctorante britannique a ainsi choisi d’étudier de plus près les effets de la protéine Tau sur le cerveau. Pour ce faire, elle utilise ”la mouche des fruits” pour observer le développement de la protéine dans le système nerveux de l’animal génétiquement modifié. Cette étude, si elle est concluante, pourra peut-être poser les bases du développement d’un traitement adapté.

Des mouches pour percer les secrets de la maladie d'Alzheimer ! - Source de l'image : http://www.gesundheitsberufe.chLa mouche des fruits pour mieux comprendre Alzheimer
Une doctorante de l’Université de Warwick en Angleterre effectue une expérience originale pour tenter d’en savoir plus sur les maladies neurodégénératives, et notamment Alzheimer. Ceri Lyn-Adams étudie en effet les ”mouches des fruits” dans le cadre de ses recherches visant à mieux comprendre la maladie d’Alzheimer. La jeune femme de 24 ans a présenté son travail à Bristol au cours de la Conférence de l’Alzheimer Research Trust, une association anglaise ayant pour but la recherche de traitements et de moyens de prévention de la maladie d’Alzheimer. “Nous utilisons la mouche des fruits pour étudier la protéine qui forme des dégénérescences neurofibrillaires dans le cerveau au cours de la maladie d’Alzheimer et des autres formes de démence”, explique Ceri Lyn-Adams. Le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer est en effet victime d’un processus de dégénérescence caractérisé par des lésions à l’intérieur des neurones, appelées dégénérescences neurofibrillaires, formées par les agrégats anormaux de protéine Tau dans le cerveau.

Le manque de fonds menace la recherche sur Alzheimer
La doctorante anglaise concentre les efforts de ses recherches sur cette protéine spécifique, dans l’espoir de décrypter ses effets sur le cerveau des patients qui souffrent d’Alzheimer. Elle espère ainsi trouver la base de nouveaux traitements. L’association Alzheimer’s Research Trust finance les travaux de doctorat de jeunes étudiants comme Ceri Lyn-Adams. Rebecca Wood, la directrice générale de l’organisme, a déclaré que de tels projets étaient fondamentaux pour les progrès scientifique futurs dans le domaine du traitement d’Alzheimer. Cependant la responsable déplore que la recherche sur les maladies neurodégénérative n’était pas “dotée de fonds suffisants”. Pour mettre au point un traitement, elle préconise d’augmenter les budgets destinés à la recherche. En effet, d’après des statistiques publiées par l’Alzheimer’s Research Trust, 75% du budget gouvernemental destiné à la recherche médicale est alloué à la recherche sur le cancer contre seulement 2,5 % aux études concernant Alzheimer et autres maladies apparentées.