Alzheimer - La Haute Autorité de Santé oeuvre en faveur des aidants

La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment publié des recommandations concernant les bonnes pratiques à appliquer dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. L’annonce du diagnostic, les possibilités de prise en charge, sont des questions qui font l’objet de nombreux conseils de l’HAS, tout comme l’accompagnement de l’aidant du patient atteint de la maladie d’Alzheimer. Le “suivi médical des aidants naturels” fait référence à la mesure numéro 3 du Plan Alzheimer national 2008-2012 déployé par le gouvernement.

Alzheimer : La Haute Autorité de Santé œuvre en faveur des aidants - Source de l'image : http://www.has-sante.frUn suivi qui fait partie intégrante de la prise en charge d’Alzheimer
Les aidants familiaux, aussi appelés aidants naturels, sont les membres de l’entourage proche s’investissant dans la prise en charge du malade d’Alzheimer. Ces aidants sont soumis à une forte pression psychologique, notamment lors de trois moments-clés : à l’annonce du diagnostic, au moment d’organiser la prise en charge et lors de la gestion des crises du malade d’Alzheimer. Ces lourdes responsabilités s’ajoutent aux nombreuses obligations professionnelles et familiales que gère l’aidant en parallèle. C’est pourquoi le taux de dépression chez les aidants est plus élevé que la moyenne. Pire encore, un risque de surmortalité de plus de 60 % est observé dans les trois années qui suivent le début de l’accompagnement. L’HAS recommande donc un suivi médical annuel de ces personnes, par le biais d’une consultation annuelle spécifique avec le médecin traitant. L’objectif de la mesure 3 du Plan Alzheimer est d’offrir à 70 % des aidants une consultation par an.

Les points sensibles à vérifier chez l’aidant du malade d’Alzheimer
La relation de confiance établie avec le médecin traitant fait de ce dernier l’interlocuteur le plus à même de déceler d’éventuels troubles chez l’accompagnant du malade d’Alzheimer. Il connaît dans la plupart des cas l’histoire familiale et le patient communiquera plus facilement sur les difficultés qu’il rencontre. Le médecin devra rechercher des problèmes d’anxiété, de nutrition ou encore des troubles du sommeil, fréquents chez les aidants. Devront aussi être vérifiés les niveaux d’autonomie physique et psychique du patient, notamment dans le cas ou l’aidant familial est le conjoint, lui-même souvent âgé et fragilisé.
Si une souffrance est détectée, la consultation doit aboutir à l’orientation vers les structures à même de venir en aide à l’accompagnant, comme les associations de malades d’Alzheimer, les CCAS de mairies, et les MAIA (maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer). Ce thème est désormais inclus dans la formation continue des médecins traitants.

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