Alzheimer , les effets protecteurs de la vitamine D

Deux études scientifiques publiées récemment révèlent que les individus présentant une carence en vitamine D serait davantage exposés au risque de développer des maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer. Ces carences sont très fréquentes chez les populations de l’hémisphère nord, faute d’ensoleillement suffisant. Les résultats de ces travaux pourraient donc pousser les Français à accroitre leur apport en vitamine D pour prévenir la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : Les effets protecteurs de la vitamine D - Source de l'image : http://psychotherapeute.wordpress.com/Un lien de causalité entre la vitamine D et Alzheimer

Le docteur David Llewellyn, de l’université d’Exeter (Royaume-Uni), a étudié les liens de corrélation entre taux de vitamine D dans le sang et la perte des capacités cognitives chez 858 individus de plus de 65 ans. L’évolution de leurs performances psychiques a été contrôlée pendant six ans au moyens de divers tests dont par trois tests dont le MMS (Mini mental state, fortement utilisé dans le dépistage d’Alzheimer), évaluant ainsi  la mémoire, l’apprentissage, l’orientation etc. L’équipe de chercheurs a conclu que les personnes souffrant d’un déficit grave de vitamine D (taux inférieur à 25nmol/l dans le sang), présente une probabilité multipliée par 1,6 de voir leurs résultats au MMS décliner, par rapport aux personnes dont le taux était jugé normal (soit 75 nmol/l). La vitamine D serait une piste très prometteuse pour la prévention des maladies telles qu’Alzheimer. D’autant plus que ce produit, bon marché et sans danger a déjà prouvé ses bienfaits dans la prévention des chutes et  fractures.

Un rôle préventif contre Alzheimer mais aussi contre Parkinson
Les travaux menés par une équipe de scientifiques finlandais ne fait que corroborer ces hypothèses. Leur étude, récemment publiée dans la revue Archives of Neurology, porte sur 3000 patients au départ en bonne santé, suivis depuis la fin des années 70. Le docteur Knekt et ses chercheurs ont pu en effet observer que la part des patients ayant déclaré  la maladie de Parkinson était trois fois plus importante chez les patients ayant un taux sanguin de vitamine D jugé bas, que chez les patients dotés d’un taux sanguin de vitamine D jugé normal.
Au vu de ces résultats, le corps médical doit-il conseiller aux seniors de consommer des suppléments de vitamine D ? Pour l’heure, aucune consigne n’a été donnée, car les scientifiques ne connaissent ni la dose optimale à absorber pour un effet protecteur contre Alzheimer et Parkinson, ni la dose à partir de laquelle ce produit devient toxique. En France, les instances sanitaires recommandent aux personnes âgées un apport de 10 microgrammes de vitamine D. Un dosage bientôt revu à la hausse ?

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