Archive pour août 2010

L’insuline inhalée pourrait-elle soigner la maladie d’Alzheimer ?

Lundi 30 août 2010

De plus en plus d’études montrent que l’état de santé général et la maladie d’Alzheimer sont intimement liés. Maintenant, des chercheurs américains ont testé l’effet de l’insuline administrée sous la forme d’un spray nasal à des personnes atteintes d’Alzheimer. Les résultats préliminaires de l’équipe de l’université de Washington sont encourageants, même s’ils ne suffisent pas pour parler de percée vers un nouveau traitement de la maladie d’Alzheimer.

L'insuline inhalée pourrait-elle soigner la maladie d'Alzheimer ? - Source de l'image :http://www.santelog.com/Insuline et Alzheimer, y a-t-il vraiment une relation ?
Le journal on-line USA Today rapportait récemment les résultats d’une étude sur l’effet de l’insuline administrée par voie nasale à des personnes atteintes d’une forme modérée de la maladie d’Alzheimer. L’étude, réalisée par des chercheurs de l’Université de Washington, a été présentée à la Conférence internationale sur la maladie d’Alzheimer qui s’est tenue à Honolulu en juillet dernier à l’initiative de l’Association Alzheimer.

Elle suggère que les personnes à risque et les malades atteints d’un début d’Alzheimer pourraient tirer un certain bénéfice de l’inhalation d’insuline deux fois par jour. “Nous pensons que les personnes âgées atteintes d’Alzheimer profitent de la reprise du fonctionnement normal de l’insuline dans le cerveau”, explique la scientifique Suzanne Craft. Et d’ajouter que l’inhalation d’insuline permet d’atteindre des régions du cerveau touchées par la maladie d’Alzheimer. Cette étude renforce l’hypothèse selon laquelle il y aurait un rapport entre la maladie d’Alzheimer et la résistance à l’insuline.

Le diabète comme facteur de risque d’Alzheimer
Dans la nouvelle étude, 109 adultes atteints de déficit cognitif léger ou d’une forme modérée de la maladie d’Alzheimer ont été partagés en trois groupes, recevant soit un placebo, soit un traitement de 20 ou 40 UI/jour d’insuline par voie nasale, pendant quatre mois. Les chercheurs ont découvert que dans les groupes recevant de l’insuline, les résultats aux tests de mémoire et aux tests fonctionnels s’étaient largement améliorés en comparaison avec le groupe recevant le placebo. Les effets du traitement ont continué pendant deux mois après la fin du traitement. Cependant les patients Alzheimer n’ont pas vu s’améliorer leurs capacités dans les tâches quotidiennes qu’ils avaient du mal à effectuer à cause de la maladie.

“Nous prenons petit à petit conscience que le diabète, le syndrome métabolique, l’obésité et l’hyperglycémie sont des facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer et de la perte de mémoire liée à l’âge”, explique le Dr R. Scott Turner, directeur du Programme des troubles de mémoire à la Faculté de médecine de l’Université de Georgetown. Ce dernier a reconnu que les effets des inhalations d’insuline, déjà approuvées pour d’autres indications, devaient encore être étudiés avant d’élaborer un traitement de la maladie d’Alzheimer.

Et si le téléphone portable guérissait Alzheimer ?

Mercredi 25 août 2010

Découverte intrigante que celle de Gary Arendash, l’un des pionniers de la recherche d’un vaccin contre la maladie d’Alzheimer. Il semblerait en effet qu’une exposition prolongée aux ondes électromagnétiques émises par les téléphones cellulaires puisse protéger de la maladie d’Alzheimer, voire même en inverser les effets. L’étude, menée par des chercheurs de Floride a été publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

Dr Gary Arendash - Source de l'image : http://biology.usf.edu/Des souris Alzheimer qui retrouvent la mémoire

Le Dr Gary Arendash du Centre de recherches sur la maladie d’Alzheimer en Floride souhaitait étudier les effets délétères du téléphone portable sur le cerveau. Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il découvrit non pas une nouvelle preuve de la nocivité des ondes électromagnétiques, mais au contraire une piste encourageante pour le traitement d’Alzheimer. Car si on suspecte ces ondes d’augmenter les risques de cancer, il semble qu’elles puissent prévenir la maladie d’Alzheimer. Pendant 7 à 9 mois, l’équipe américaine a exposé 96 souris deux heures par jour à une antenne émettant des ondes électromagnétiques de haute fréquence. Parmi ces cobayes, plusieurs étaient génétiquement modifiés pour déclarer une maladie d’Alzheimer. Les souris exposées longtemps aux ondes avant que n’apparaissent les signes de perte de mémoire, ont été protégées de la maladie d’Alzheimer. Elles ont en effet réussi les tests de mémoire (repérage dans un labyrinthe) aussi bien que des souris saines du même âge.

Un nouvel espoir pour lutter contre Alzheimer
Chez les souris plus âgées présentant déjà des signes de la maladie d’Alzheimer et exposées aux ondes, les problèmes de mémoire ont tout simplement disparu. Tout aussi surprenant, la mémoire des souris normales (non modifiées génétiquement) dépassait le niveau moyen. Les scientifiques ont pu constater que les ondes avaient éliminé les plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer chez les souris âgées malades et avaient empêché la formation de telles plaques chez les souris Alzheimer plus jeunes.
Ce processus, résultat de plusieurs mois d’exposition aux ondes électromagnétiques, nécessiterait cependant plusieurs années d’exposition au téléphone portable pour éventuellement avoir le même effet sur les hommes.
Les scientifiques américains sont cependant optimistes : “Si nous parvenons à déterminer quels sont les meilleurs paramètres à appliquer aux ondes électromagnétique pour qu’elles préviennent efficacement la formation des plaques amyloïdes et éliminent les agrégats déjà existants, cette technologie pourrait être rapidement adaptée au traitement de la maladie d’Alzheimer chez l’homme”, a observé le Dr Chuanhai Cao, un autre auteur de l’étude. Le Dr Cao conclut également de cette étude que les ondes du téléphone portable ne seraient pas aussi nuisibles que des enquêtes précédentes laissent supposer. Une piste à exploiter avec circonspection…

Alzheimer - le stress à nouveau mis en cause

Lundi 23 août 2010

Les méfaits du stress sur la santé sont bien connus. Il est soupçonné depuis longtemps de faire partie des facteurs augmentant les risques de développer la maladie d’Alzheimer. Une nouvelle étude suédoise renforce encore cette hypothèse sur les effets délétères du stress. Les femmes anxieuses semblent ainsi ne pas être à l’abri de la maladie d’Alzheimer.

Le stress favorise l’apparition de la maladie d’Alzheimer chez les femmes
Une étude, récemment publiée dans le journal scientifique Brain, révèle que les femmes qui ont souffert plusieurs fois de stress et d’anxiété à l’âge mûr peuvent avoir deux fois plus de risques de développer la maladie d’Alzheimer. L’étude a été menée par une équipe de scientifiques suédois, qui ont suivi une cohorte de 1 415 femmes non atteintes de la maladie d’Alzheimer entre 1968 et 2000. Le niveau de stress de chaque participante, âgée de 38 à 60 ans, a été mesuré trois fois au cours de cette période : en 1968, 1974 et 1980. Les chercheurs ont défini le stress mesuré au cours de l’étude comme un “sentiment d’irritation, de tension, de nervosité, d’anxiété et de crainte ou des problèmes de sommeil durant au moins un mois, dus au travail, à la famille, à la santé ou à d’autres problèmes”.

Alzheimer : un risque pouvant être doublé par le stress
A l’issue de 35 ans d’étude, 161 des participantes ont développé une démence, le plus souvent la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont découvert que le risque d’être atteinte d’Alzheimer ou d’un trouble apparenté était plus élevé de 65 % chez les femmes ayant fait état de plusieurs périodes de stress pendant l’âge mûr que chez celles qui n’ont pas souffert de ce genre de problème. Les chances de développer la maladie d’Alzheimer étaient encore plus élevées chez celles qui ont répondu à plus d’un sondage en faisant état de fréquentes périodes de stress. Ainsi, les risques d’être atteinte d’Alzheimer augmentaient de 73 % chez les femmes qui ont affirmé à deux reprises avoir fréquemment, voire constamment souffert de stress. Les risques ont même doublé lorsque les trois sondages faisaient état de stress répété. “C’est la première étude montrant que le stress à l’âge mûr peut provoquer une démence au grand âge et confirmant les études faites sur des animaux”, s’est félicitée Lenan Johansson, l’une des chercheuses de l’université de Gothenburg.

Alzheimer - Un marqueur biologique pour faciliter le diagnostic

Mercredi 18 août 2010

La maladie d’Alzheimer pourrait être diagnostiquée plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes grâce à la présence de trois marqueurs biologiques présents dans le liquide céphalo-rachidien. Ce diagnostic précoce a été mis au point par les travaux menés par Geert de Meyer, un chercheur belge de l’université de Gand. Les résultats de l’étude ont été publiés lundi 9 août dans la revue scientifique Archives of Neurology.

Alzheimer : Un marqueur biologique pour faciliter le diagnostic - Source de l'image : http://www.france-info.com/Un dépistage d’Alzheimer fiable à près de 100 %
En partenariat avec l’ADNI (Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative), l’équipe scientifique belge a recueilli en 2004 les données d’une cohorte de 400 patients âgés : 114 personnes en bonne santé, 200 souffrant de légers troubles cognitifs et 102 atteintes de la maladie d’Alzheimer. Un échantillon de liquide céphalo-rachidien a été prélevé, puis analysé régulièrement. Les résultats sont édifiants. Le marqueur biologique composé d’un peptide et de deux protéines, a été retrouvé chez 90% des malades d’Alzheimer. Les personnes qui n’étaient pas encore diagnostiquées Alzheimer au début de l’étude, mais dont les échantillons contenaient le fameux marqueur biologique, ont toutes développées la maladie d’Alzheimer dans les cinq ans.
Les auteurs de cette étude précisent que la présence de cette ‘’signature biologique’’ pourrait être détectée plus de dix ans avant l’apparition des premiers symptômes cliniques de la maladie d’Alzheimer.

Diagnostiquer Alzheimer sans offrir de traitement ?
Le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer préoccupe les chercheurs depuis plus de vingt ans. Cette découverte pourrait donc se révéler une avancée majeure, si la fiabilité du test se confirme.
Toutefois,  Michelle Micas, vice-présidente de l’association France Alzheimer exprime une réserve face à cette découverte. Un tel dépistage ne sera pas proposé à la population avant plusieurs années, le temps que d’autres études scientifiques attestent l’efficacité du marqueur.
Et quand bien même le test serait disponible, il faut savoir que l’examen permettant le recueil du liquide céphalo-rachidien est risqué et très douloureux. Il consiste en effet en une ponction lombaire, c’est-à-dire à l’introduction d’une aiguille dans la colonne vertébrale.
De plus, une question éthique se pose inévitablement : a-t-on un quelconque intérêt à diagnostiquer de manière précoce une maladie pour laquelle il n’existe pas encore de remède ?

Alzheimer, une nouvelle thérapie prometteuse

Lundi 16 août 2010

La revue scientifique américaine Annals of Neurology a révélé la semaine dernière les résultats d’une étude expérimentale portant sur six patients souffrant d’Alzheimer à un stade débutant. Les malades ont été traités entre 2005 et 2008 par une stimulation cérébrale, à l’aide d’une sonde introduite dans le cerveau. Ce traitement innovant a permis l’amélioration de l’état de trois des patients, ce qui laisse présager un nouvel espoir dans la thérapie de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, ce geste invasif est risqué, il requiert donc du chirurgien des compétences pointues ainsi qu’un équipement dernière génération.

Docteur Andres Lozano de l'université de Toronto au Canada - Source de l'image : http://www.parkinson.ca/Raviver les souvenirs du malade d’Alzheimer
Le docteur Andres Lozano de l’université de Toronto au Canada a mis au point en 2003 une technique pour stimuler le cerveau des malades d’Alzheimer, s’inspirant d’essais déjà réalisés sur des patients atteints de Parkinson et de dépression. Suite à un test sur une patiente souffrant de troubles de mémoire, il s’est avéré que celle-ci avait pu non seulement recouvrer une partie de ses souvenirs, mais aussi les verbaliser de manière cohérente. Les chercheurs canadiens ont dès lors étendu les essais à une cohorte de six patients, âgées de 40 à 80, pour lesquels le diagnostic d’Alzheimer avait été posé il y a moins de deux ans. Ces patients avaient pour particularité d’avoir bénéficié d’autres traitements auparavant, sans résultats.

Une intervention lourde pour le malade d’Alzheimer
Le protocole de l’intervention comporte plusieurs étapes. Tout d’abord, les patients doivent se soumettre à un examen d’imagerie à résonance magnétique nucléaire, qui a pour but de repérer les zones du cerveau endommagées par Alzheimer. Ensuite, des électrodes de stimulation sont placées dans le cerveau en fonction des régions lésées. Les électrodes sont activées alors que le patient est éveillé, afin de détecter d’éventuels effets secondaires risquant d’endommager d’autres fonctions. Une fois tout danger écarté, le patient est placé sous anesthésie générale, avec un générateur sous la poitrine, afin de poursuivre la stimulation.
Six mois à un an après l’intervention, l’équipe scientifique a noté que trois des patients avaient récupéré une partie de leurs capacités cognitives, sans souffrir de quelconques complications.
Ces résultats prometteurs devront être prochainement confirmés par une étude supplémentaire, en comparant les effets de la technique avec un placebo.

Plan Alzheimer : Lancement d’un site Internet dédié

Mercredi 11 août 2010

Un communiqué de presse daté du 3 août, en provenance du ministère de la Santé, annonce la création d’un site Internet entièrement dédié au Plan Alzheimer 2008-2012. Axé sur l’amélioration de la prise en charge du malade d’Alzheimer et de sa famille, le site met à disposition des familles toutes les informations nécessaires pour identifier la maladie d’Alzheimer, mieux gérer le quotidien, et préparer l’avenir.

Plan Alzheimer : Lancement d’un site Internet dédié - Source de l'image: Pour les malades d’Alzheimer de plus en plus nombreux
La maladie d’Alzheimer est un fléau qui touche plus de 900 000 personnes en France. Les personnes âgées dont l’espérance de vie augmente progressivement sont les plus durement touchées. En effet, au-delà de 85 ans, une femme sur quatre et un homme sur cinq sont atteints. Pour relever au mieux ce défi social, médical et scientifique, le Plan Alzheimer a été lancé par le président de la République Nicolas Sarkozy, le 1er février 2008. Des ressources considérables ont été affectées à ce programme d’envergure, pour tenter de combler un retard notable dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, à domicile et en établissement d’accueil.
Aujourd’hui, la Mission de Pilotage du Plan Alzheimer œuvre à rendre l’information davantage accessible au public.
Une meilleure sensibilisation des particuliers permet en effet un diagnostic plus précoce de la maladie et donc une prise en charge plus efficace.

Organiser l’accompagnement du malade d’Alzheimer
Le site internet explique en détail les 44 mesures contenues dans le Plan Alzheimer.
Il fournit par ailleurs une information pratique très utile aux malades et à leurs familles comme les différents lieux de soins destinés à Alzheimer et une carte de France indiquant les consultations-mémoire par département.
Le site recense également la liste des professionnels du secteur médico-social impliqués dans la prise en charge d’Alzheimer, ainsi que les solutions existantes pour l’accompagnement des malades d’Alzheimer à domicile. Les services d’aide-ménagère et de soins infirmiers sont répertoriés pour l’ensemble de l’Hexagone.
Le ‘’mémento Alzheimer’’ inclus dans le site, est un lexique explicitant le jargon médical, souvent obscur pour les non-initiés. Cet outil a été conçu pour permettre aux familles de mieux assimiler la signification des symptômes de la maladie d’Alzheimer et les conséquences de cette pathologie.
Enfin, les aides financières disponibles et leurs conditions d’attribution sont mentionnées dans la rubrique ‘’Aider les Aidants’’.

Agir sur trois fronts pour combattre Alzheimer

Lundi 9 août 2010

Une étude scientifique publiée jeudi dernier dans la revue scientifique British Medical Journal, fait le point sur les stratégies les plus efficaces dans la lutte contre Alzheimer. Une équipe dirigée par Karen Ritchie de l’Institut national de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) français, affirme que le traitement de la dépression associé a une activité intellectuelle régulière ainsi que la consommation de fruits et légumes, pourrait réduire significativement le risque de développer la maladie d’Alzheimer

Agir sur trois fronts pour combattre Alzheimer - Source de l’image:http://delicatessecatering.beLa dépression : un facteur de risque déterminant dans l’apparition d’Alzheimer

Les scientifiques œuvrent depuis de nombreuses années à l’identification des facteurs de risques responsables du développement de la maladie d’Alzheimer. Parmi eux, les maladies cardio-vasculaires, la consommation d’alcool, le diabète, et le niveau d’étude, étaient connus pour influencer dans une certaine mesure l’apparition d’Alzheimer.
L’équipe franco-britannique sous la responsabilité de Karen Ritchie, a recherché lesquels de ces facteurs de risque étaient les plus influents.
Pour cela, une cohorte de 1433 patients âgés de plus de 65 ans vivant dans la région de Montpellier ont été suivis pendant dix ans. Au départ en bonne santé, les participants ont subi des tests cognitifs et de lecture à trois reprises. Au début de l’étude,  2,4 ans plus tard et enfin 7 ans plus tard.
Les chercheurs en ont conclu que le traitement de la dépression, une pathologie associée dans 70 % des cas à Alzheimer, est primordial. Souvent mal diagnostiquée et assimilée à une mélancolie passagère, la prise en charge précoce de la dépression pourrait réduire de 10% l’apparition d’Alzheimer.

Améliorer son hygiène de vie pour prévenir Alzheimer

Par ailleurs, le régime alimentaire est également un facteur essentiel dans l’apparition d’Alzheimer. Le manque d’activité physique associé à un taux de graisse notable dans l’organisme entraîne une modification de la production d’insuline, néfaste pour le corps. C’est pourquoi il est important de traiter correctement le diabète, et d’enrichir son alimentation en fruits et légumes, tout en diminuant la viande. Ces bonnes habitudes alimentaires réduiraient selon l’étude de 11 % le risque de développer un diabète.
Enfin, la stimulation continue des capacités intellectuelles permettraient de diminuer de 18% le risque de développer Alzheimer. Pour cela, les personnes âgées doivent poursuivre les activités cérébrales, telles que les mots-croisés, le sudoku, ou encore la lecture. De plus, les activités sociales doivent être encouragées pour combattre la dégradation neurologique : cinéma, jardinage, hobbies divers maintiennent la jeunesse de notre cerveau!
Au vu de ces résultats, les pouvoirs publics pourraient être amenés à modifier les recommandations sanitaires en faveur des aînés, afin de lutter plus efficacement contre Alzheimer.

Suivre de longues études protège d’Alzheimer

Mercredi 4 août 2010

Un bon niveau de scolarité pour retarder les effets d’Alzheimer ? Cette nouvelle surprenante est pourtant la conclusion d’une étude , réalisée par une équipe scientifique anglo-finlandaise. Publiée il y a quelques jours dans la revue scientifique américaine Brain, ces travaux révèlent en effet que grâce aux capacités intellectuelles acquises durant les études scolaires,  les patients pourraient mieux compenser les déficiences consécutives à l’apparition d’Alzheimer.

Suivre de longues études protège d’Alzheimer - Source de l'image : http://www.789radiosociale.org/Les symptômes d’Alzheimer diminués
Une vaste étude scientifique dirigée par le Professeur Carol Brayne et le Professeur Hannah Keage de l’université de Cambridge, ainsi qu’une équipe de chercheurs finlandais a porté sur l’étude du cerveau de 832 patients décédés. Ces patients avaient de leur vivant répondu à des questionnaires et fait l’objet d’un suivi médical sur le vieillissement cérébral visant à recueillir des données concernant leur état de santé et leur milieu social.
Les personnes ayant suivi des études poussées présentaient certes les mêmes lésions cérébrales que les autres, cependant, elles ont souffert dans une moindre mesure des effets de la maladie d’Alzheimer.
Grâce un niveau d’éducation plus élevé, les patients apprennent à compenser les effets délétères de la maladie, et les symptômes de désordres cognitifs se manifestent plus tard. Pour chaque année d’étude réalisée, il y a une diminution de 11% des risques de développer les symptômes d’Alzheimer.

Encourager à poursuivre des études pour combattre Alzheimer
Malgré de réels dommages au cerveau, comme le prouve l’existence de plaques amyloïdes et de protéines TAU, caractéristiques d’Alzheimer, les individus ayant suivi un long cursus scolaire peuvent mieux gérer les symptômes, et diminuer l’impact de la maladie d’Alzheimer sur leur qualité de vie.
Selon le Professeur Brayne, cette découverte pourrait modifier la politique sociale et permettrait de porter un nouveau regard sur l’école. On connaissait l’importance des études sur le plan  éducatif et économique. Aujourd’hui, nous apprenons que dès le plus jeune âge, il est possible d’agir pour influencer positivement sa santé à très long terme. Le développement des neurones, avant 25 ans, améliore le  nombre de synapses, avec pour conséquence, l’apparition des symptômes d’Alzheimer retardée de 7 à 10 ans.
Même s’il n’existe pour l’heure aucun traitement capable de guérir Alzheimer, un moyen de prévention efficace existe.

Alzheimer : L’hôpital de Guingamp oeuvre en faveur des malades

Lundi 2 août 2010

Le centre hospitalier de Guingamp en Bretagne a mis en place le 1er juin un service de transport destiné aux personnes âgées fréquentant l’accueil de jour spécialisé Alzheimer. Gratuit, ce service existait déjà pour les trajets en fin d’après-midi,  du centre de soins vers le domicile. Désormais, le transport est également pris en charge à l’aller le matin, ce qui soulage grandement les familles. Une initiative honorable, qui s’inscrit dans le Plan Alzheimer 2008-2012.

Alzheimer : L’hôpital de Guingamp œuvre en faveur des malades - Source de l'image : http://www.guingamp.maville.com/Faciliter l’accès à l’accueil de jour spécialisé Alzheimer

Beaucoup trop de personnes âgées atteintes d’Alzheimer, demeurent seules à leur domicile, privées de l’encadrement stimulant dont elles ont besoin. C’est pourquoi le centre hospitalier de Guingamp a décidé d’agir. Un service de minibus spécial sillonne les alentours, pour accompagner matin et soir les personnes âgées atteintes d’Alzheimer vers le centre d’accueil de jour et leur domicile. Ce dispositif, entièrement gratuit, s’inscrit dans l’amélioration du service aux personnes atteintes d’Alzheimer, comme le prévoit le Plan national Alzheimer 2008-2012. Le maintien à domicile des malades est ainsi mieux préservé grâce à cette prise en charge professionnelle qui offre par ailleurs un certain répit aux aidants familiaux.
L’accueil de jour du centre hospitalier de Guingamp reçoit du lundi au vendredi, de 9h30 à 16h30 les personnes âgées de plus de 60 ans, souffrant d’Alzheimer ou de troubles apparentés. La prise en charge, une ou plusieurs journées par semaine, s’opère dans un cadre chaleureux et rassurant.

Une prise en charge complète pour les patients atteints d’Alzheimer

Complémentaires du traitement médicamenteux, les activités proposées aux participants ont des objectifs bien définis. Afin de maintenir ou de retrouver un lien social de qualité, les malades sont régulièrement sollicités, de manière individuelle en groupe par le biais de techniques relationnelles spécifiques.
En outre, les patients se voient proposer des exercices visant à améliorer leur mobilité afin de ne pas sombrer dans une dépendance plus lourde encore.
Ce programme s’accompagne également de divers ateliers créatifs, qui participent au bien-être des malades d’Alzheimer, en favorisant la communication par des outils non-verbaux.
Les aidants bénéficient quant à eux d’une écoute attentive de la part des professionnels œuvrant au centre de soins. Ils peuvent exprimer les difficultés rencontrées au quotidien, et se voir proposer des solutions grâce aux partenariats de l’hôpital avec un large réseau médico-social gérontologique.
Espérons que d’autres centres de soins pour Alzheimer s’inspirent de l’exemple de Guingamp, pour améliorer le bien-être des malades et de leur famille.