Suivre de longues études protège d’Alzheimer

Un bon niveau de scolarité pour retarder les effets d’Alzheimer ? Cette nouvelle surprenante est pourtant la conclusion d’une étude , réalisée par une équipe scientifique anglo-finlandaise. Publiée il y a quelques jours dans la revue scientifique américaine Brain, ces travaux révèlent en effet que grâce aux capacités intellectuelles acquises durant les études scolaires,  les patients pourraient mieux compenser les déficiences consécutives à l’apparition d’Alzheimer.

Suivre de longues études protège d’Alzheimer - Source de l'image : http://www.789radiosociale.org/Les symptômes d’Alzheimer diminués
Une vaste étude scientifique dirigée par le Professeur Carol Brayne et le Professeur Hannah Keage de l’université de Cambridge, ainsi qu’une équipe de chercheurs finlandais a porté sur l’étude du cerveau de 832 patients décédés. Ces patients avaient de leur vivant répondu à des questionnaires et fait l’objet d’un suivi médical sur le vieillissement cérébral visant à recueillir des données concernant leur état de santé et leur milieu social.
Les personnes ayant suivi des études poussées présentaient certes les mêmes lésions cérébrales que les autres, cependant, elles ont souffert dans une moindre mesure des effets de la maladie d’Alzheimer.
Grâce un niveau d’éducation plus élevé, les patients apprennent à compenser les effets délétères de la maladie, et les symptômes de désordres cognitifs se manifestent plus tard. Pour chaque année d’étude réalisée, il y a une diminution de 11% des risques de développer les symptômes d’Alzheimer.

Encourager à poursuivre des études pour combattre Alzheimer
Malgré de réels dommages au cerveau, comme le prouve l’existence de plaques amyloïdes et de protéines TAU, caractéristiques d’Alzheimer, les individus ayant suivi un long cursus scolaire peuvent mieux gérer les symptômes, et diminuer l’impact de la maladie d’Alzheimer sur leur qualité de vie.
Selon le Professeur Brayne, cette découverte pourrait modifier la politique sociale et permettrait de porter un nouveau regard sur l’école. On connaissait l’importance des études sur le plan  éducatif et économique. Aujourd’hui, nous apprenons que dès le plus jeune âge, il est possible d’agir pour influencer positivement sa santé à très long terme. Le développement des neurones, avant 25 ans, améliore le  nombre de synapses, avec pour conséquence, l’apparition des symptômes d’Alzheimer retardée de 7 à 10 ans.
Même s’il n’existe pour l’heure aucun traitement capable de guérir Alzheimer, un moyen de prévention efficace existe.

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