Alzheimer - La protéine Tau, sujet d’un symposium à Tokyo

Trente spécialistes de la maladie d’Alzheimer et autres maladies neurologiques se sont réunis à Tokyo il y a quelques jours afin de partager leurs expériences et avancées dans le domaine de la maladie d’Alzheimer, et notamment de la protéine Tau, dont le rôle serait déterminant dans le développement de ce redoutable fléau. En effet, à terme la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés risquent de toucher près de la moitié des plus de 85 ans.

Alzheimer : La protéine Tau, sujet d’un symposium à Tokyo - Source de l'image : http://www.masantefacile.com/Trente experts d’Alzheimer réunis
Le symposium, qui s’est réuni pour une durée de deux jours dans la capitale japonaise a été baptisé ‘’Vieillissement, protéine tau et démences’’. Le séminaire est le fruit de l’initiative du célèbre professeur Etienne Beaulieu, et de l’ambassadeur de France au Japon, Philippe Faure. Le pays du Soleil Levant a été choisi pour accueillir l’événement en raison de l’espérance de vie record de ses habitants. Alzheimer étant une maladie corrélée à l’âge, le professeur Beaulieu ne pouvait faire meilleur choix
Au vu de récentes découvertes, la communauté scientifique place beaucoup d’espoirs sur la protéine tau, pour percer les secrets du développement de la maladie d’Alzheimer.
Le docteur Michel Goedert, médecin luxembourgeois chef de la division de neurobiologie au Conseil de recherches médicales de Cambridge a, en 1988, identifié et analysé les diverses formes de protéine tau, molécule retrouvée sous une forme inhabituelle chez les individus atteints de la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés.

Des espoirs de traitements contre Alzheimer
Le Dr Goedert est confiant quant à la découverte prochaine de marqueurs permettant d’identifier la présence anormale de protéine tau dans les tissus cérébraux avant même le déclenchement des symptômes de la maladie d’Alzheimer. En effet, si la maladie d’Alzheimer se déclare rarement avant 60 ans, les dépôts de protéine tau sont quant à eux présents vingt à trente ans auparavant. Se pose alors la question éthique du diagnostic précoce d’Alzheimer, à l’heure ou aucun traitement efficace n’est disponible. Cependant, le Pr Beaulieu se veut rassurant. Son équipe travaille actuellement sur une autre protéine, la FKBP52, naturellement présente dans le cerveau, mais dont le taux est très faible chez les malades d’Alzheimer. En étant stimulée, elle aurait comme propriété de contrer les modifications de la protéine tau. Ainsi, les chercheurs proposent une nouvelle piste pour freiner le développement de la maladie d’Alzheimer.

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