Archive pour décembre 2010

Bonne année 2011 !

Vendredi 31 décembre 2010

Bonne année 2011A l’approche de cette nouvelle année, nous adressons nos meilleurs vœux de santé et de bonheur à toutes les personnes âgées ainsi qu’à leur entourage.

Nous poursuivrons nos efforts tout au long de cette année 2011 pour améliorer notre service et garantir ainsi le bien-être des aînés.

Très bonne année 2011!

Toute l’équipe d’Alzheimer Conseil

Alzheimer - Préparer Noël à l’accueil de jour

Mardi 28 décembre 2010

Les fêtes de fin d’année sont des moments de joie qui sont sources d’émotions pour chacun d’entre nous, comme pour les malades d’Alzheimer. Ainsi, l’ambiance festive se retrouve aussi bien à la maison, que dans les lieux d’accueil destinés aux malades d’Alzheimer. Les activités autour de ce thème font parfois remonter de lointains souvenirs à l’esprit des malades d’Alzheimer. A l’accueil de jour de la Buissaie, près d’Angers, on n’a pas lésiné sur les préparatifs de Noël pour ravir les participants.

Alzheimer : Préparer Noel à l’accueil de jour - Source de l'image : http://www.info07.com/Fêter Noël en dépit d’Alzheimer
Céline Le Mercier, responsable du centre d’accueil de jour Alzheimer de la Buissaie a mis l’accent sur le thème de Noël et de la fin d’année. Ainsi, depuis le premier dimanche de décembre, qui marque le début du calendrier de l’Avent, les malades d’Alzheimer accueillis au centre de la Buissaie ont pu profiter d’activités diverses et variées : chants de Noël, sorties, ateliers manuels etc. Ce leitmotiv festif s’est ainsi retrouvé dans les animations pendant près d’un mois. La directrice du centre constate que le thème de Noël plaît toujours aux personnes âgées. En dépit de la maladie d’Alzheimer, chacun garde un lien émotionnel avec cet évènement. Il est donc nécessaire de le souligner chaque année.

Les bénévoles œuvrent pour les malades d’Alzheimer
A l’accueil de jour, les personnes atteintes d’Alzheimer se sont attelées à la décoration des locaux. Malgré cette terrible pathologie, de nombreuses personnes âgées conservent un goût pour la décoration. Un atelier cuisine a également eu lieu pour préparer des pâtisseries. Par ailleurs, la sortie au cirque d’hiver franco-italien Beautour a été un succès auprès de ces individus touchés par la maladie d’Alzheimer. Ce spectacle a plongé les anciens dans la magie de Noël. Enfin, il est indispensable de noter la participation de Jeanine et Louis, tous deux bénévoles à l’association France Alzheimer 49, qui ont emmené un groupe admirer le carillonneur de Douai. Leur générosité et celle des professionnelles du centre ont été la clé de la réussite des préparatifs de Noël.

Alzheimer, une étude de cas unique

Lundi 20 décembre 2010

Les chercheurs de l’Institut Karolinska viennent de publier une étude de cas sur le parcours d’un patient de 56 ans. Cet homme, atteint de la maladie d’Alzheimer a été suivi tout au long du développement de la maladie. Il a subit de nombreux examens de son vivant, et son corps a été autopsié après son décès. C’est la première fois que les scientifiques parviennent à mener un suivi aussi précis sur un individu atteint de la maladie d’Alzheimer. Les conclusions de ces travaux devraient permettre aux chercheurs de progresser dans l’élaboration de traitements contre la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer: une étude de cas unique - Source de l'image : http://us.123rf.com/Un suivi sans faille du malade d’Alzheimer
Pour la première fois dans l’histoire de la science, le cerveau du malade d’Alzheimer a été examiné au PET Scan tout au long du développement de la maladie et après le décès du patient. L’un des symptômes caractéristiques d’Alzheimer est la présence de protéines bêta-amyloïdes dans le cerveau. Leur accumulation provoque la formation de plaques amyloïdes. Cependant, on ignore si ces plaques sont à l’origine de la maladie d’Alzheimer ou une simple conséquence. On s’interroge aussi sur leur rôle dans les modifications cérébrales qui surviennent suite au développement de la maladie. L’analyse du cerveau du malade, débutée en 2002 permet de répondre à certaines de ces interrogations. Elle donne une image très claire de la manière dont la maladie d’Alzheimer se développe chez l’humain. Ainsi, les analyses prouvent que des concentrations élevées de plaques amyloïdes ont été découvertes dès les premières phases de la maladie d’Alzheimer, lorsque le patient ne souffre que de pertes de mémoire modérées.

Alzheimer et les récepteurs nicotiniques
Au cours du développement de la maladie d’Alzheimer, les niveaux observés sont demeurés inchangés. Pourtant, le métabolisme énergétique du cerveau a baissé significativement, de même que la mémoire s’est détériorée. L’étude a en outre mis en évidence un aspect méconnu de la maladie en montrant que l’accumulation des plaques amyloïdes se conjugue avec la réduction du nombre de récepteurs nicotiniques neuronaux dans le cerveau. Ces récepteurs interviennent à plusieurs niveaux et jouent une fonction essentielle dans la mémorisation. L’étude montre que ces récepteurs sont touchés de manière précoce dans le développement de la maladie, ce qui explique que les pertes de mémoires soient les premiers symptômes. Par ailleurs, les atteintes inflammatoires ont été constatées dans des zones cérébrales où les plaques amyloïdes étaient en présentes en faible concentration. Ceci qui indiquerait que la neuro-inflammation liée à la maladie d’Alzheimer pourrait ne pas être liée à l’accumulation des fameuses plaques amyloïdes.

Le fardeau économique de la maladie d’Alzheimer

Lundi 13 décembre 2010

L’expansion de la maladie d’Alzheimer au Canada entraîne des conséquences économiques inquiétantes. Dans ce pays, le coût de la maladie est estimé à 15 milliards de dollars par an (2008), un chiffre qui ne fait qu’augmenter au fil du temps. Les prévisions en effet pessimistes, ne seront révisées que grâce aux éventuelles avancées thérapeutiques contre la maladie d’Alzheimer. Dans cette optique, le laboratoire pharmaceutique Pfizer Canada et l’Université McGill se sont alliés pour faire avancer la recherche sur Alzheimer. Une chaire professorale, avec pour responsable John Breitner, éminent épidémiologiste et psychiatre, a été créée. Le scientifique travaillera à l’identification des facteurs de risque et de la prévention.

Le fardeau économique de la maladie d’Alzheimer - Source de l'image :http://4.bp.blogspot.com/ L’objectif: diminuer le coût d’Alzheimer de 25%
Le coût économique actuel de 15 G de la maladie d’Alzheimer, pourrait atteindre 153 milliards de dollars en 2038 selon la Société Alzheimer du Canada, soit un coût multiplié par dix. Pendant ce temps, le nombre de malades d’Alzheimer sur cette période devrait plus que doubler, passant du demi-million (120 000 au Québec) à 1,1 million d’ici 30 ans.
Si la recherche progresse, le poids financier pourrait diminuer d’un quart.
La création de la chaire représente donc un espoir immense comme le précise Rémi Quirion, vice-doyen aux affaires stratégiques de l’Université McGill.
Afin de parvenir à cet objectif ambitieux, la chaire universitaire se penchera sur le fonctionnement du mécanisme de défense du cerveau, qui sécrète des substances destinés à le protéger. Les premières études se traduiront par des travaux comparatifs avec plusieurs groupes de personnes à risque. Leur seront administrés des doses (assez faibles) de médicaments pour comparer leur impact sur la maladie d’Alzheimer.

La recherche au service des malades d’Alzheimer et de la société
Paul Lévesque, président de Pfizer Canada, déclare que sa société ne cherche pas à s’octroyer un avantage concurrentiel sur d’éventuels traitements contre Alzheimer avec ce partenariat.
«Absolument pas, répond-il. Nous n’avons pas de propriété intellectuelle ou la capacité de diriger la recherche du Dr. Breitner. Je pense que ça prouve notre engagement à servir la cause des sciences de la vie à Montréal. C’est tout le milieu scientifique international qui doit en bénéficier.»
M. Lévesque a tout de même espoir de pouvoir utiliser les résultats des chercheurs de McGill une fois qu’ils seront rendus publics. «L’Alzheimer a été identifiée comme un des axes de recherche primordiaux. C’est un fléau international. Notre lot est la recherche et l’on veut s’assurer de servir la cause de nos sociétés.»

Alzheimer - Un tournoi d’échecs contre la maladie

Lundi 6 décembre 2010

Les initiatives les plus originales se multiplient pour contrer la maladie d’Alzheimer. Seize joueurs d’échecs, russes et français, s’affronteront amicalement lundi et mardi pour un concours sans précédent. Ce tournoi n’est pas une simple manifestation culturelle de soutien à Alzheimer. Il a pour but d’étudier le lien de corrélation entre la pratique des échecs et la prévention de la maladie d’Alzheimer. Les joueurs vont se soumettre à des tests neuropsychologiques sous le contrôle de deux médecins, spécialistes de la maladie d’Alzheimer. Grâce aux moyens technologiques actuels, le tournoi s’effectuera à distance, entre Nice et Moscou.

Alzheimer : Un tournoi d'échecs contre la maladieLes échecs pour la prévention d’Alzheimer
Pour la première fois, un tournoi d’échecs est organisé pour étudier les effets des échecs, jeu cérébral par excellence, et la maladie d’Alzheimer, une maladie en pleine expansion dans les pays industrialisés.
La finale du tournoi, qui se déroulera le mardi,  suivra un protocole très précis. Les seize joueurs, huit russes et huit français, seront équipés de capteurs sensoriels, dont les résultats seront analysés par les spécialistes.
“Les données scientifiques sur les joueurs, tant en termes émotionnels que physiologiques, seront recueillies et analysées par les Pr Vladimir Zakharov, de la Première université d’Etat de médecine de Moscou-Setchenov, et Philippe Robert, du CHU de Nice” a précisé l’Ambassade de France en Russie.

Une collaboration franco-russe contre Alzheimer

Les matchs seront commentés par deux grands champions de la discipline, le Russe Anatoli Karpov à Nice, et le Français Joël Lautier à Moscou, a indiqué dans un communiqué l’Ambassade. Cet événement est organisé dans le cadre de l’année de rapprochement des liens entre la France et la Russie.
Ce projet innovant est organisé sous le haut patronage des ministères de la Santé russe et français et de la “mission Alzheimer”, et en partenariat avec les fédérations nationales des échecs.
Des études scientifiques précédentes ont prouvé que la pratique de loisirs cérébraux, comme les échecs, seraient capable de retarder l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés chez les personnes âgées.
Selon les prévisions actuelles de l’association Alzheimer’s Disease International, le nombre de malades d’Alzheimer et de pathologies apparentées devrait doubler en 20 ans dans le monde, passant de 35,6 millions aujourd’hui à 65,7 millions en 2030.