Le fardeau économique de la maladie d’Alzheimer

L’expansion de la maladie d’Alzheimer au Canada entraîne des conséquences économiques inquiétantes. Dans ce pays, le coût de la maladie est estimé à 15 milliards de dollars par an (2008), un chiffre qui ne fait qu’augmenter au fil du temps. Les prévisions en effet pessimistes, ne seront révisées que grâce aux éventuelles avancées thérapeutiques contre la maladie d’Alzheimer. Dans cette optique, le laboratoire pharmaceutique Pfizer Canada et l’Université McGill se sont alliés pour faire avancer la recherche sur Alzheimer. Une chaire professorale, avec pour responsable John Breitner, éminent épidémiologiste et psychiatre, a été créée. Le scientifique travaillera à l’identification des facteurs de risque et de la prévention.

Le fardeau économique de la maladie d’Alzheimer - Source de l'image :http://4.bp.blogspot.com/ L’objectif: diminuer le coût d’Alzheimer de 25%
Le coût économique actuel de 15 G de la maladie d’Alzheimer, pourrait atteindre 153 milliards de dollars en 2038 selon la Société Alzheimer du Canada, soit un coût multiplié par dix. Pendant ce temps, le nombre de malades d’Alzheimer sur cette période devrait plus que doubler, passant du demi-million (120 000 au Québec) à 1,1 million d’ici 30 ans.
Si la recherche progresse, le poids financier pourrait diminuer d’un quart.
La création de la chaire représente donc un espoir immense comme le précise Rémi Quirion, vice-doyen aux affaires stratégiques de l’Université McGill.
Afin de parvenir à cet objectif ambitieux, la chaire universitaire se penchera sur le fonctionnement du mécanisme de défense du cerveau, qui sécrète des substances destinés à le protéger. Les premières études se traduiront par des travaux comparatifs avec plusieurs groupes de personnes à risque. Leur seront administrés des doses (assez faibles) de médicaments pour comparer leur impact sur la maladie d’Alzheimer.

La recherche au service des malades d’Alzheimer et de la société
Paul Lévesque, président de Pfizer Canada, déclare que sa société ne cherche pas à s’octroyer un avantage concurrentiel sur d’éventuels traitements contre Alzheimer avec ce partenariat.
«Absolument pas, répond-il. Nous n’avons pas de propriété intellectuelle ou la capacité de diriger la recherche du Dr. Breitner. Je pense que ça prouve notre engagement à servir la cause des sciences de la vie à Montréal. C’est tout le milieu scientifique international qui doit en bénéficier.»
M. Lévesque a tout de même espoir de pouvoir utiliser les résultats des chercheurs de McGill une fois qu’ils seront rendus publics. «L’Alzheimer a été identifiée comme un des axes de recherche primordiaux. C’est un fléau international. Notre lot est la recherche et l’on veut s’assurer de servir la cause de nos sociétés.»

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