Les migraines n’auraient aucun lien avec Alzheimer

Les migraineux chroniques commençaient à se faire du souci sur leur risque de développer la maladie d’Alzheimer. La médiatisation de la maladie d’Alzheimer en France pousse les chercheurs à s’interroger sur les maladies touchant la tête ou le cerveau, avec en première ligne la migraine. Une étude conduite par l’Inserm, dont les conclusions ont été publiées dans la revue scientifique British Medical Journal, ont de quoi rassurer les migraineux : ils n’auraient pas plus de risque de développer Alzheimer que les autres.

Les migraines n’auraient aucun lien avec Alzheimer - Source de l'image :http://inyourface.ocregister.com/ Une étude sur Alzheimer pendant 10 ans
Ces douleurs, parfois si violentes, qu’elles peuvent empêcher le malade de poursuivre ses activités quotidiennes, sont connues de 11 millions de Français. Autant de personnes qui craignent de développer un jour la maladie d’Alzheimer…

Cette nouvelle étude, fait écho à l’étude Camera publié dans la revue scientifique américaine JAMA. Les chercheurs y montraient que les migraines provoquent de micro-lésions aux vaisseaux sanguins du cerveau. Elles étaient donc soupçonnées de causer des dommages aux capacités intellectuelles du malade et d’entraîner la maladie d’Alzheimer. L’étude, publiée mercredi dernier, a porté sur une cohorte de 780 personnes. Les individus choisis, âgés de plus de 65 ans, ont été suivi pendant une dizaine d’années.

Pas plus de risques de développer Alzheimer
L’âge des participants n’a pas été choisi au hasard. Puisque les symptômes de la migraine débutent souvent avant 30 ans, les chercheurs auraient pu rapidement observer les effets délétères de la migraine sur le cerveau grâce à l’imagerie numérique.  Or, il apparaît clairement que la maladie d’Alzheimer, tout comme d’autres troubles neurologiques, n’a plus d’incidence sur les migraineux chroniques que sur les autres.

Ainsi, les participants à l’étude souffrant de migraines ont réussi les tests avec les mêmes scores que les autres. Les examens comprenaient des IRM, et des questionnaires d’évaluations spatio-temporelles.

Le principal auteur de ces travaux, le Professeur Christophe Tzourio peut désormais rassurer les patients inquiets.

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