Archive pour février 2011

Alzheimer - Des traitements chers et inefficaces?

Lundi 14 février 2011

Les syndicats de médecins généralistes s’allient pour dénoncer la prescription généralisée de plusieurs médicaments destinés à combattre la maladie d’Alzheimer. Selon eux, l’Ebixa, le Reminyl, ou encore l’Aricept, seraient des substances inefficaces pour ralentir l’aggravation de la maladie d’Alzheimer. De plus, ces médicaments coûteraient près de 260 millions d’euros par an à l’assurance maladie. Une somme colossale qui pourrait être utilisée pour améliorer l’accompagnement des familles touchées par la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : Des traitements chers et inefficaces? - Source de l'image: www.securikids.frLes syndicats de médecins méfiants face aux traitements contre Alzheimer
Le récent scandale du Mediator a poussé le corps médical à s’interroger davantage sur le bénéfice réel de certains médicaments largement prescrits, comme par exemple, les médicaments censés agir sur les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Les syndicats MG France et l’Union généralistes déclarent que les principaux médicaments recommandés aux patients atteints d’Alzheimer n’ont en réalité aucun effet. Pire encore, certains pourraient causer des décès prématurés suite à des accidents cardio-vasculaires. Les syndicats espèrent que cette étude scientifique datant de 2005 trouvera aujourd’hui écho dans le milieu médical. Pourtant, il semblerait que la prescription de ces substances ait une valeur rassurante aux yeux des familles. Elle répond à un besoin de prise en charge et de considération de la part du médecin. En effet, il serait très difficile pour ce dernier de laisser partir le patient sans aucun traitement. Cette situation serait vécue comme un abandon.

Les médicaments contre Alzheimer présente un coût exorbitant
Par ailleurs, les laboratoires pharmaceutiques exercent une influence sur les médecins pour les encourager à prescrire ces médicaments anti-Alzheimer. L’industrie doit en effet amortir ses couts de recherche et développement par la vente de ces produits. Le système actuel implique donc les patients, les médecins et les industriels. Il présenterait enfin un gouffre financier pour l’assurance maladie, en charge du remboursement de ces thérapeutiques. En 2009, 262 millions y ont été consacrés, un chiffre qui devrait encore augmenter avec le nombre de nouveaux cas d’Alzheimer, alors que cet argent pourrait servir l’intérêt des familles, par le biais d’un meilleur soutien au quotidien.

Alzheimer - Un pilulier innovant pour les malades

Lundi 7 février 2011

Deux étudiants de l’université du Texas ont mis au point un outil technologique innovant pour aider les personnes âgées souffrant d’Alzheimer : le pilulier intelligent. Ce dispositif fonctionne par reconnaissance faciale, et facilite dans une large mesure le suivi thérapeutique du malade d’Alzheimer. Relayée dans la revue scientifique Popular Science le 28 janvier dernier, l’idée est plébiscitée par les soignants prenant en charge les malades d’Alzheimer.

Alzheimer : Un pilulier innovant pour les malades -Source de l'image: www.ladepeche.frFaciliter la prise de médicaments pour les malades d’Alzheimer
La grande majorité des malades d’Alzheimer doit se soumettre à un traitement médicamenteux plus ou moins lourd, destiné à contrôler les symptômes de la maladie, mais aussi pour traiter les autres maux de la vieillesse. Les pertes de mémoires dont sont victimes les malades d’Alzheimer mettent en péril le bon suivi des prescriptions. Prises de médicaments manquées ou au contraire surdosages, sont les risques auxquels s’exposent beaucoup de personnes âgées atteintes d’Alzheimer. Conscients de ces difficultés, deux jeunes étudiants ont mis au point une méthode très simple évitant ces désagréments.

Un outil utile pour les malades d’Alzheimer en phase précoce
Il nécessite toutefois de posséder un ordinateur et une webcam. Une alarme se déclenche à l’heure de prendre les médicaments. Le malade d’Alzheimer s’approche de l’ordinateur qui reconnaît son visage grâce à la camera. Il doit alors ensuite enfiler un détecteur sur son doigt. Cette action nécessitant la participation active du patient, l’usage du pilulier ne convient qu’aux malades d’Alzheimer à des stades modérés de la maladie.
Par ailleurs, les petits génies de l’université texane espèrent bientôt mettre au point un capteur de poids permettant de vérifier si le patient a pris le bon dosage de médicaments.
Enfin, un autre pilulier intelligent devrait bientôt voir le jour sur le marché : il s’agit d’un appareil distribuant la dose exacte de médicaments sur la pression d’un bouton, et alertant le personnel soignant si le patient n’a pas pris son traitement.