Alzheimer - Entraîner le cerveau pour retarder l’évolution

Des scientifiques canadiens ont récemment réalisé une recherche prometteuse sur la maladie d’Alzheimer. Parue dans la revue ‘’Brain’’, les conclusions suggèrent qu’il serait possible de retarder la progression d’Alzheimer de deux à trois ans. Pour cela, dix séances d’entrainement cérébrales suffiraient. Des résultats encourageants validés par des examens d’imagerie médicale.

Alzheimer : Entraîner le cerveau pour retarder l’évolution - Source de l'image: http://www.criugm.qc.caEntraîner le cerveau pour endiguer l’évolution d’Alzheimer

Le docteur Sylvie Belleville, brillante chercheuse en neuropsychologie à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal est la principale auteure de l’étude. Pour parvenir à ses conclusions, son équipe a suivi un protocole très simple. Les tests ont été menés auprès de 30 personnes âgées présentant dix signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer, à raison d’une rencontre par jour pendant deux semaines.
Au cours de chacune des séances de deux heures chacune, les scientifiques ont travaillé avec les patients sur des exercices faisant appel à des zones saines du cerveau. Par exemple, pour se remémorer  plus facilement les noms, il est possible de les associer à une image.
A l’issue de ces séances, les participants en phase précoce d’Alzheimer, ont pu retrouver un niveau cognitif semblable à des personnes saines. Ces effets se cumulent à ceux des médicaments contre Alzheimer, qui permettraient selon la scientifique de retarder l’évolution de la maladie de 3 ans.

Un test d’imagerie médicale pour mesurer l’impact sur Alzheimer

Afin de vérifier l’impact réel de ces séances d’entrainement cérébral, le docteur Belleville a réalisé trois examens d’imagerie médicale avant et après la période d’exercices. Reste à contrôler à l’avenir si les résultats sont définitifs ou s’il est nécessaire de faire suivre aux participants des séances de rappel.
Les auteurs suggèrent que les patients ont tout intérêt à effectuer ce genre d’exercices étant donné qu’ils sont non-invasifs, et enseignent au cerveau à mettre en place une stratégie pour compenser les dommages de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, les personnes âgées à risque profiteraient de quelques années supplémentaires sans symptôme d’Alzheimer.

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