Archive pour la catégorie ‘Actualité des Personnes âgées’

Bonne année 2011 !

Vendredi 31 décembre 2010

Bonne année 2011A l’approche de cette nouvelle année, nous adressons nos meilleurs vœux de santé et de bonheur à toutes les personnes âgées ainsi qu’à leur entourage.

Nous poursuivrons nos efforts tout au long de cette année 2011 pour améliorer notre service et garantir ainsi le bien-être des aînés.

Très bonne année 2011!

Toute l’équipe d’Alzheimer Conseil

Le coût de la prise en charge d’Alzheimer estimé à 600 milliards de dollars

Lundi 27 septembre 2010

La Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer a été l’occasion de dresser un bilan sur les pathologies neurodégénératives et leurs conséquences sur le financier et humain à travers le monde. Une équipe scientifique anglo-suédoise s’est ainsi penchée sur le coût de la maladie d’Alzheimer pour la société est astronomique. Par ailleurs, avec l’augmentation du nombre de malades d’Alzheimer, ce coût pourrait bien être multiplié par deux d’ici dix ans. Les conclusions de cette étude inquiétante se confirmeront dans les faits en l’absence de nouveaux traitements. C’est pourquoi il est essentiel de déployer dès aujourd’hui tous les efforts possibles dans la recherche.

Le nombre de malades d’Alzheimer doublera d’ici dix ans

Une étude publiée mardi dernier chiffre à 604 milliards de dollars le coût de la maladie d’Alzheimer et des pathologies apparentées pour l’unique année 2010. Ce coût astronomique dépasse 1 % du PIB mondial, soit l’équivalent de la18e économie mondiale.Ces travaux commandés par l’organisme Alzheimer’s Disease International estime à 35,5 millions d’individus touchés par la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés. Ce chiffre devrait être multiplié par deux d’ici 2030, et par trois d’ici 2050. Les responsables de l’étude, Anders Wimo du Karolinska Institute à Stockholm et Martin Prince du King’s College de Londres, révèle que le nombre de malades doublerait tous les 20 ans, pour atteindre quelque 66 millions de personnes en 2030 et 115 millions en 2050.Si la maladie d’Alzheimer atteint essentiellement les pays industrialisés, le nombre de malades risque à l’avenir d’augmenter rapidement dans les pays en développement. Proportionnellement, le coût pour la société augmentera. Aujourd’hui, la part des dépenses des pays développés, en particulier l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord, dans la prise en charge d’Alzheimer est très élevée. Elle représente 89 % du coût total pour 46 % des cas. Comparativement, celle des pays moins développés représentent uniquement 10 % pour 40 % des cas. Enfin, les dépenses des pays en voie de développement représentent 1 % du coût total pour 14 % des cas.

Mettre en place une stratégie financière pour faire face à Alzheimer

Par le biais de cette étude, l’organisme Alzheimer’s Disease International (ADI) souhaite encourager l’ensemble des gouvernements à considérer ces pathologies telles une priorité et à investir bien plus dans les programmes de prévention et de “plans Alzheimer”. Seulement six Etats ont mis en œuvre de tels plans, dont la France, l’Australie et l’Angleterre. En revanche, Harry Johns, PDG de l’ Alzheimer’s Association aux Etats-Unis, considère que son pays n’est pas préparé à faire face à ce desastre tant sur le plan humain qu’économique. Les dépenses du gouvernement américain en matière de recherche scientifique s’élève à 6 milliards de dollars pour la recherche sur le cancer, près de 4 milliards pour les maladies cardiovasculaires, et 3 milliards pour le SIDA. Les dépenses en faveur de la recherche contre la maladie d’Alzheimer, ne s’élève plus qu’à 469 millions de dollars par an, une somme insuffisante face à une maladie en pleine expansion.

Le nouveau plan canicule activé

Lundi 7 juin 2010

Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables à la chaleur, c’est pourquoi le gouvernement déclenche chaque année un “plan canicule”, étudié pour prévenir les effets délétères des grosses chaleurs. Le plan canicule restera au niveau de “veille saisonnière” jusqu’à la fin de l’été, à moins qu’il ne doive être relevé en raison d’une forte chaleur nécessitant une attention accrue.

Le nouveau plan canicule activé - Source de l'image : http://mondeactu.comLe plan canicule pour veiller aux personnes fragiles
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, a activé le 1er juin le niveau de veille saisonnière du plan canicule, déclenché chaque été pour prévenir les conséquences désastreuses de la canicule pour les personnes vulnérables. Les personnes âgées, et plus particulièrement celles qui souffrent de la maladie d’Alzheimer, font partie du public à risque auquel s’adresse cette mesure. Non seulement, les personnes âgées perçoivent plus tardivement la sensation de soif, mais en plus les malades d’Alzheimer ont tendance à oublier de boire. Ils ont besoin qu’un proche ou un voisin leur rappelle de boire et les aide à fermer les volets ou à déclencher la climatisation. Ce premier niveau de vigilance comprend la mise en place d’un numéro vert d’information, auquel peuvent s’adresser les personnes âgées et leurs proches, ainsi que la surveillance quotidienne de l’évolution des conditions biométéorologiques.

Canicule : les conseils du secrétariat d’Etat chargé des Aînés
Le secrétariat d’Etat chargé des Aînés a parallèlement publié plusieurs recommandations aux personnes fragiles pour les aider à faire face à la canicule : boire 1,5 litre d’eau par jour, mais pas de l’alcool, se rafraîchir dans un endroit frais et sous la douche ou dans le bain, s’alimenter normalement (légumes, fruits, pain…), ne pas sortir aux moments les plus chauds de la journée, garder le logement au frais et appeler le 15 en cas de malaise. “Si certains membres de votre famille sont âgés. Si vous avez des voisins ou des proches âgés, prenez régulièrement de leurs nouvelles et assurez-vous qu’ils se portent bien”, a recommandé Nora Berra pour éviter que se répète le scénario malheureux de la canicule de l’an 2003. Si les températures viennent à monter au cours de l’été, les deux autres niveaux du plan canicule pourront être déclenchés : niveau de mise en garde et actions (”plan Bleu” dans les établissements, réquisition des médias…) ou niveau de mobilisation maximale (en cas de canicule aggravée par des effets collatéraux).

Alzheimer - des émissions de radio pour raviver les souvenirs

Mercredi 7 avril 2010

Lina Braunshweig, psychothérapeute lyonnaise, a été touchée dans son histoire familiale par la maladie d’Alzheimer. Pour venir en aide à d’autres personnes atteintes, sa société Sonora Prod produit depuis le début de l’année des émissions radiophoniques thérapeutiques destinées à stimuler la mémoire des auditeurs atteints de troubles cognitifs. Ce projet, nommé ‘’Voix d’Or’’ séduit déjà plusieurs maisons de retraite de la région.

Lina Braunshweig, psychothérapeute lyonnaise - Source de l'Image : http://www.20minutes.frDes séquences spécialement étudiées pour les malades d’Alzheimer
Les programmes sont minutieusement élaborés par des journalistes et présentateurs de radio expérimentés qui, sous les directives de la psychothérapeute, adaptent le contenu thématique aux besoins des personnes atteintes d’Alzheimer. Les six heures d’émission mensuelles sont donc réparties entre divers modules tel que l’actualité, la mémoire émotionnelle, les jeux etc.… Ces volets sont ponctués de morceaux musicaux au goût des anciens.  Ainsi, au mois de mars, la séquence information s’est attachée au sujet des élections régionales, tandis que le programme ‘’mémoire’’, intitulé ‘’Jour de Lessive’’ a remémoré aux auditeurs les lavoirs d’autrefois à travers un merveilleux voyage dans le temps. Pour réussir à éveiller l’attention de chacun, l’équipe de Sonora ne laisse rien au hasard. Le vocabulaire employé, le ton de la voix, les bruitages et mélodies font l’objet d’une attention toute particulière.

Une méthode pour favoriser la communication patients-soignants
Ces enregistrements radiophoniques dédiés aux malades d’Alzheimer se veulent complémentaires aux traitements médicamenteux. Si ces derniers ont pour objectif de ralentir chimiquement l’évolution de la maladie, le projet ‘’Voix d’Or’’ vise à  améliorer le bien-être du patient par la redécouverte d’émotions, vecteur d’une meilleure communication avec autrui. De plus, les émissions peuvent être écoutées en petit groupe, ce qui favorise le maintien du lien social. Le personnel d’accompagnement en maison de retraite a également la possibilité d’utiliser ce support dans le cadre de multiples animations grâce aux programmes de relaxation et de gymnastique douce prévus. Cet ‘’accompagnant sonore’’ suscite d’ores et déjà un grand intérêt, puisqu’une quarantaine de maisons de retraite rhônalpines s’intéressent à cet outil. Son impact thérapeutique fera d’ailleurs l’objet d’une prochaine étude scientifique au sein de l’unité Alzheimer du CHU de Charpennes.

La testostérone biodisponible protègerait de la maladie d’Alzheimer

Mercredi 24 mars 2010

D’après une étude exposée lors de la 25e Conférence d’Alzheimer’s Disease International, la testostérone biodisponible (BT) est un important facteur diminuant le développement de la maladie d’Alzheimer chez les hommes. Des chercheurs de l’Université de Hong Kong ont suivi 153 seniors non atteints de la maladie d’Alzheimer pour observer l’influence de la testostérone sur le développement de la maladie.

Dr Leung-Wing Chu - Source de l'Image : http://www.socialwork.hku.hkUne étude sur l’influence de la testostérone sur la maladie d’Alzheimer
La 25e conférence internationale d’Alzheimer’s Disease International a eu lieu du 10 au 13 mars 2010 à Thessalonique, en Grèce. Le Dr Leung-Wing Chu du département de médecine de l’Université de Hong Kong a présenté à cette occasion les résultats d’une étude de cohorte sur l’influence de la testostérone biodisponible (BT) dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. Le scientifique chinois et ses collègues ont fait des recherches sur les éventuels effets protecteurs des taux de testostérone totale (TT) et de BT contre le risque de développer la maladie d’Alzheimer chez les hommes. Les chercheurs ont observé pendant un an 153 seniors chinois, non diagnostiqués comme souffrant de la maladie d’Alzheimer. Des analyses de sang ont été effectuées pour déterminer les taux de TT et de BT des patients. Au cours de cette étude, 6,5 % des seniors suivis ont développé la maladie d’Alzheimer.

L’effet protecteur de la testostérone biodisponible
Des analyses de régression logistique à plusieurs variables ont permis de distinguer plusieurs variables indépendantes jouant un rôle sur le développement de la maladie d’Alzheimer. Ces variables sont les taux de testostérone biodisponible, la pression artérielle systolique et le génotype de l’apolipoprotéine E4. Les chercheurs ont découvert que le taux de base du sérum de testostérone biodisponible avait un effet protecteur contre le développement de la maladie d’Alzheimer, avec un risque relatif de 0,22. En revanche, la pression systolique et l’ApoE E4 sont des facteurs augmentant les risques de développer cette démence, avec des risques relatifs de 1,04 et 5,04 respectivement. Le Dr Chu a conclu sa présentation en soulignant que la testostérone biodisponible représentant un puissant facteur protecteur contre le développement de la maladie d’Alzheimer chez les hommes chinois en bonne santé. Cette découverte devrait certainement contribuer aux efforts pour développer de nouveaux traitements de prévention contre la maladie d’Alzheimer.

Chutes et blessures - une piste pour mieux guérir les aînés

Mercredi 17 mars 2010

Un médicament prescrit pour traiter les cas d’ostéoporose grave pourrait également permettre une guérison plus rapide de la rupture de la coiffe des rotateurs, une blessure souvent observée chez les personnes âgées après une chute. Le Forteo, un traitement qui stimule la formation du tissu osseux et du cartilage, semble également renforcer l’interface tendon-os après une opération réparatrice. Les recherches n’étant pas encore suffisamment probantes, les chercheurs conseillent en attendant d’autres mesures pour optimiser l’intervention.

Chutes et blessures – une piste pour mieux guérir les aînés - Source de l'Image : http://www.lilly-argentina.comUn nouveau traitement pour les aînés blessés suite à une chute
La rupture de la coiffe des rotateurs, située au niveau de l’articulation de l’épaule, est une conséquence courante des chutes chez les personnes âgées, dont les tendons sont plus usés. Cette blessure est particulièrement douloureuse et provoque une impotence fonctionnelle. La chirurgie réparatrice permet d’atténuer les douleurs, mais de nombreux patients ne retrouvent pas toutes leurs facultés, à cause d’une mauvaise cicatrisation des tendons rompus. Une nouvelle recherche réalisée à l’Hospital for Special Surgery de New York montre qu’un médicament prescrit pour traiter les cas d’ostéoporose grave, le Forteo (tériparatide injectable), pourrait accélérer le processus de récupération et améliorer les résultats de l’opération. La coiffe des rotateurs est un ensemble de tendons de quatre muscles de l’articulation de l’épaule. La rupture de la coiffe des rotateurs a lieu lorsqu’un tendon se déchire. La chirurgie réparatrice peut réinsérer le tendon rompu dans l’os mais l’opération n’est pas toujours réussie : le tissu cicatriciel qui se forme à cet endroit est souvent moins résistant que le tissu d’origine.

Un moyen d’optimiser l’intervention chirurgicale
Récemment approuvé par la FDA américaine, le Forteo stimule la formation du tissu osseux et ralentit la perte osseuse. Il favorise aussi, d’après la littérature médicale, la formation du cartilage. Partant de ce principe, les chercheurs ont émis l’hypothèse que le Forteo pourrait améliorer le processus de cicatrisation après une opération de la coiffe des rotateurs. Des expériences réalisées sur des modèles animaux ont donné des résultats encourageants : plusieurs semaines après avoir reçu du Forteo, l’interface  tendon-os des rats opérés ressemblait au tissu d’origine (et non à un tissu cicatriciel moins solide). Non seulement les rats produisaient plus de tissus osseux et de cartilage, mais en outre l’organisation de ces tissus était de meilleure qualité et plus proche de celle des tissus normaux !  Des recherches supplémentaires sont toutefois nécessaires avant de lancer un traitement similaire pour les blessures humaines. En attendant, les chercheurs encouragent les patients à faire appel aux techniques déjà connues pour améliorer la cicatrisation des blessures dues aux chutes.

Une conférence pour mieux connaître la maladie d’Alzheimer

Lundi 8 mars 2010

La commune de Saint-Girons dans le Tarn-et-Garonne a accueilli le 25 Février dernier une conférence exceptionnelle en faveur des malades d’Alzheimer. Née d’une initiative franco-québécoise, cette réunion a permis de poser un nouveau regard sur la maladie. Johanne Langlois, spécialiste mondiale de la maladie d’Alzheimer, a répondu aux questions  posées par les aidants familiaux et les professionnels du secteur sanitaire et social.

Une conférence pour mieux connaître la maladie d’Alzheimer -Source de l'Image : http://www.nicematin.comUne prise en charge plus humaine de la maladie d’Alzheimer
Partageant sa vaste expérience avec l’assistance, la neuropsychologue Johanna Langlois a abordé plusieurs aspects thérapeutiques trop souvent ignorés en Europe. Outre le traitement médicamenteux indispensable, l’accompagnement humain de la personne malade est essentiel pour lui garantir un maintien du lien social et donc un ralentissement de l’évolution des symptômes. La conférencière québécoise a rappelé que l’isolement aggrave l’état de santé de l’individu souffrant d’Alzheimer, tandis que la stimulation et les contacts sociaux ont des effets bénéfiques sur son bien-être. Cet axe du traitement est bien plus développé outre-Atlantique qu’en France, grâce à l’excellente formation dispensée là-bas. La thérapeute a également préconisé une approche plus respectueuse du malade, notamment par le bannissement de certains termes indélicats utilisés pour désigner la pathologie tel que le mot ‘’démence’’.  Par le biais de cette conférence, Johanne Langlois espère avoir fait évoluer les esprits concernant le regard général porté sur la maladie d’Alzheimer.

Des thérapies pour mieux assumer la maladie d’Alzheimer
L’Association couserannaise de maintien à domicile ainsi que Accueil Alzheimer 82 souhaitent s’inspirer des méthodes qui ont fait le succès de Johanne Langlois. Forte de vingt ans d’expérience, les progrès qu’elle obtient grâce à ses techniques sont probants. Au Québec, Johanne Langlois a fondé en 1998 un programme constitué de groupes de paroles destinés aux malades d’Alzheimer en phase précoce. Ils sont invités à partager ensemble leurs émotions, et leurs craintes face à l’avenir incertain qui les attend. Dans le cadre intime de ces rencontres, les malades et leurs familles ont enfin pu se réunir et échanger avec l’écoute d’une oreille attentive et professionnelle. La réussite retentissante de ce programme a fait de Johanne Langlois la référence mondiale en la matière.  Plusieurs conférences autour du même thème sont prévues en France.

Des handicapés brisent l’isolement des aînés

Mercredi 3 mars 2010

Lorsque la perte d’autonomie apparaît, de nombreux aînés se retrouvent isolés s’ils n’ont pas de famille à proximité. Consciente de ce problème, l’association « Sarth 72 » se charge depuis dix ans d’aider à domicile les personnes âgées du département : cette association ne recule devant aucun défi puisqu’elle agit en intégrant par la même occasion des travailleurs handicapés.

Des handicapés œuvrent contre l’isolement des ainés -Source de l'image : http://www.parigneleveque.frRompre la solitude des aînés

Si le département de la Sarthe bénéficie d’un charmant caractère rural, son inconvénient est le manque de services adaptés à la population âgée en perte d’autonomie. Basée à Parigné l’Evêque, l’association Sarth 72 œuvre quotidiennement à combler cette lacune en offrant aux aînés de la région diverses prestations, tels que des travaux ménagers, du petit bricolage, mais surtout, la livraison à domicile de repas, dont le cout est en partie pris en charge par le conseil général. La formule fonctionne, puisque 140 000 repas sont livrés chaque année dans les 27 communes qui bénéficient du service. L’initiative est d’ailleurs largement saluée, comme en témoigne la contribution de la société Veolia à l’acquisition d’un camion réfrigéré pour le transport des denrées alimentaires.

Des travailleurs handicapés au service des aînés
Les personnes handicapées subissent fortement la discrimination a l’embauche dans les secteurs d’emploi traditionnels. Pour lutter contre ce phénomène d‘exclusion, les dirigeants de l’association Sarth 72 ont décidé d’embaucher des personnes souffrant d’invalidité pour effectuer les divers services proposés aux personnes âgées. Plus qu’un revenu financier, c’est un tremplin pour trouver ou retrouver une place dans la société, un lien avec autrui. Ce bel exemple d’intégration fonctionne pleinement puisque cinq salariés travaillent quotidiennement au sein de l’association depuis maintenant six ans. Espérons que d’autres organismes s’inspireront de ce cercle vertueux de solidarité, pour lutter contre l’exclusion.

Sondage sur la dépendance, les Français exigent l’aide de l’Etat

Mercredi 17 février 2010

Les Français attendent de l’Etat d’aider les défavorisés à assumer les lourdes dépenses liées à la dépendance des aînés. Telle est l’une des constatations de l’enquête sur la dépendance effectuée début février 2010 par l’Institut de sondages TNS Sofres.  Mais seul un tiers des citoyens interrogés se sont déclarés à favorables à une augmentation des impôts ou des cotisations sociales pour financer ces subventions de la dépendance…

Sondage sur la dépendance : les Français exigent l’aide de l’Etat- Source de l'Image : http://www.servicevie.comUne majorité de citoyens français préoccupés par le risque de dépendance
Les résultats de l’enquête « Baromètre Prévoyance – Dépendance », réalisée par l’institut de sondages TNS Sofres et publiés le 4 février dans le journal La Tribune, montrent que 80 % des Français de 35 à 75 ans sont préoccupés par le risque de dépendance des personnes âgées, pour leurs proches et pour eux-mêmes. Ils sont fortement concernés étant donné que 60 % d’entre eux ont été en contact avec une personne âgée en situation de dépendance et 25 % ont actuellement un proche dépendant à leur domicile ou dans leur proche entourage. La moitié d’entre eux sont d’ailleurs des aidants. Concernant la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, les Français estiment certes qu’elle doit être assumée par le gouvernement, mais d’après 45 % d’entre eux seulement « pour les plus démunis », alors qu’ils ne sont que 27 % à considérer que cette aide devrait revenir « à tous ». En fait, quelque 26 % des Français estiment que « chacun doit se préparer au risque de dépendance ».

Assurances privées ou augmentation des impôts : le choix est fait
La préférence des Français pour une l’intervention de l’Etat réservée aux plus démunis est surtout dictée par un refus de payer de nouveaux impôts. En effet, pour ajouter une cinquième branche aux quatre domaines couverts par la Sécurité sociale (maladie, accidents du travail, famille, vieillesse), l’Etat doit trouver des sources de revenus et donc augmenter les impôts ou les cotisations sociales, ce que seuls 36 % des Français accepteraient. C’est pourquoi ils sont 58 % à estimer qu’il faut « laisser chacun libre de prendre ses dispositions ». Autrement dit, la majorité soutient l’idée du gouvernement préconisant que les Français contractent des assurances dépendance privées. En outre, l’écrasante majorité des personnes interrogées (76 %) veulent que l’Etat privilégie les actions favorisant le maintien à domicile, contre 47 % qui estiment impératif d’augmenter le nombre de places en maisons de retraite. Le sondage a été réalisé pour la Banque Postale Prévoyance et la Tribune, entre le 23 et le 30 novembre 2009, auprès d’un échantillon de 1 001 Français de 35 à 75 ans.

La dénutrition, un mal répandu chez les personnes âgées

Lundi 8 février 2010

La proportion de personnes âgées souffrant de dénutrition en France est très préoccupante. Ce problème concerne pas moins d’un demi-million d’aînés, selon un constat dressé lors d’un récent colloque de l’Institut français de la nutrition (IFN) consacré à l’alimentation des personnes âgées. Les malades d’Alzheimer sont plus spécifiquement touchés par ce mal, certains d’entre eux oubliant tout simplement de manger! Les conséquences de la dénutrition sont très néfastes pour la santé des aînés, voire même mortelles, d’où l’importance de savoir dépister à temps les symptômes de ce problème.

La dénutrition: un mal répandu chez les personnes âgées - Source de l'image: http://www.la-croix.com Un manque d’appétit lié au vieillissement
L’appétit et la sensation de soif ont tendance à diminuer sensiblement avec l’âge. Le danger de dénutrition et de déshydratation concerne donc l’ensemble des personnes âgées, aussi bien à domicile qu’en maison de retraite. En France, on estime à 400.000 le nombre d’aînés en maintien à domicile qui souffrent de dénutrition. Entre 100.000 et 200.000 autres personnes âgées hébergés en institutions sont touchées par ce grave problème. Les gériatres soulignent que les aînés récupèrent très difficilement les kilos perdus. En outre, les pathologies telle que la maladie d’Alzheimer accentuent évidemment les risques. Des études cliniques ont également prouvé que la dénutrition constitue un facteur prédictif chez les malades d’Alzheimer. Près de 50 % des patients français atteints auraient sérieusement maigri juste avant d’être diagnostiqués malades d’Alzheimer. D’une manière plus générale, il faut savoir que les conséquences de la dénutrition sont dramatiques pour les personnes âgées de 70 ans et plus: l’amaigrissement augmente les divers risques d’infection, de chutes et de mortalité. Une alimentation insuffisante peut également engendrer une dépression et d’une manière générale accélérer le processus de la dépendance, le corps devenant encore plus fragile et vulnérable aux fractures.

Comment prévenir et dépister la dénutrition chez les aînés ?
Pour éviter la dénutrition, il est impératif de s’assurer que nos aînés mangent trois repas équilibrés par jour, en suivant de préférence les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS). Certaines personnes réalisent malheureusement très tardivement que leurs parents âgés sont devenus dépendants: l’incapacité de faire des courses ou de manipuler les instruments de cuisine peut rapidement plonger ces derniers dans une dangereuse situation de dénutrition. Il est donc indispensable de faire preuve de vigilance! La dénutrition peut notamment être dépistée lorsque l’on observe les symptômes suivants: une perte de deux kilos et plus, un visage qui se creuse, des vêtements devenus soudainement trop amples, un réfrigateur pratiquement vide ou un manque d’appétit chronique. L’amaigrissement n’est heureusement pas irrémédiable s’il est identifié à temps: une complémentation nutritionnelle orale peut s’avérer très efficace pour redresser la situation. Ces mélanges nutritifs complets consommés par voie orale sont particulièrement recommandés pour les malades d’Alzheimer. Mais pour éviter de telles situations inquiétantes, il semble urgent de lancer une campagne nationale de sensibilisation et de prévention contre la dénutrition des aînés.