Archive pour la catégorie ‘Actualité des Personnes âgées’

Un guide officiel contre la maltraitance des aînés maintenus à domicile

Mercredi 23 décembre 2009

Le  “Guide des risques de maltraitance pour les services d’aides, de soins et d’accompagnement à domicile” a été publié au début de l’année 2009 par le Comité national de lutte contre la maltraitance des personnes âgées et handicapées. Un guide qui gagnerait à devenir la bible de la lutte contre la maltraitance pour tous les professionnels de la prise en charge des personnes âgées.

Un guide officiel contre la maltraitance des aînés maintenus à domicile - Source de l'image:http://www.ladepeche.frIdentifier et prévenir les risques de maltraitance
Elaboré par un groupe de travail composé de trente spécialistes du secteur médico-social, ce guide officiel a pour objectif d’offrir aux responsables de services agréés d’aides à domicile des méthodes et outils professionnels pour gérer les risques de maltraitance des personnes dépendantes qui font appel à leurs services. La prise en charge de personnes dépendantes et vulnérables implique une vigilance très élevée car une maltraitance passive peut s’installer sans être ressentie par les responsables concernés. Ce guide sur les risques de maltraitance préconise donc plusieurs démarches importantes pour identifier, analyser et prévenir les cas de mauvais traitements infligés aux personnes dépendantes maintenues à domicile. Il s’agit notamment de savoir reconnaître les signaux d’alarme que constituent certains comportements, gestes et réflexions du personnel employé dans les services d’aides et de soins à domicile. Les auteurs du guide proposent également une nouvelle approche concernant les problèmes de maltraitance: au lieu de se fixer sur les actes délibérés de mauvais traitements, ils évoquent également l’importance d’identifier les erreurs humaines telles que certaines méthodes de travail erronées susceptibles d’engendrer un sentiment de maltraitance chez les personnes dépendantes. Libérés du mythe de l’infaillibilité humaine, les professionnels devraient tirer plus facilement les enseignements des erreurs afin d’améliorer les mesures de prévention et de réduction des risques de maltraitance.

Des outils pratiques pour gérer les risques de maltraitance

Le guide des risques de maltraitance propose également une “boîte à outils” comprenant diverses fiches et questionnaires spécialement conçus pour identifier les risques. Ces fiches de gestion des risques sont destinées d’une part à dresser un état des lieux de la situation du service d’aide à domicile et d’autre part elles doivent permettre d’identifier et traiter les incidents de maltraitance. Cette démarche vise à définir le périmètre des risques de maltraitance auxquels le service est exposé: elle permet ainsi aux intervenants de l’aide à domicile de signaler au responsable du service toute information préoccupante concernant la personne dépendante accompagnée. Pour compléter le dispositif de prévention, le guide comprend aussi “une fiche de vigilance” destinée aux proches de la personne dépendante. Ce document est conçu comme un outil de repérage et de sensibilisation, permettant aux familles d’identifier les symptômes et indications préoccupantes susceptibles de résulter de mauvais traitements. Cette fiche encourage également le dialogue entre les familles et les professionnels de l’aide à domicile et elle facilite ainsi l’amélioration de la prise en charge de la personne dépendante.

Des formations aux “bonnes pratiques” pour les dirigeants d’EHPAD

Lundi 21 décembre 2009

Des journées d’information de l’Anesm se déroulent actuellement dans toute la France afin de transmettre les nouvelles recommandations de pratiques professionnelles aux responsables de maisons de retraites et autres établissements et services sociaux ou médico-sociaux (ESSMS). Par l’intermédiaire de ce projet, l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements, services sociaux et médico-sociaux souhaite faciliter l’appropriation de ses directives et le repérage des bonnes pratiques. Organisées avec le soutien de la Caisse nationale de Solidarité, ces dix journées d’information interrégionales ont également pour objectif d’innover dans les méthodes d’appropriation des recommandations de l’Anesm, le tout intégré à la démarche d’évaluation interne des ESSMS.

Des formations aux "bonnes pratiques" pour les dirigeants d'EHPAD - Source de l'image: http://regeca.sis-ca.fr Un vaste rassemblement des acteurs du monde médico-social
Cette initiative de l’Anesm a pour vocation de rassembler un maximum de professionnels et dirigeants du monde social et médico-social autour de journées d’information et d’échange produites en coopération avec les principaux acteurs associatifs et institutionnels locaux. Parmi ces acteurs se trouvent notamment les collectivités territoriales (conseils régionaux et généraux) et les services déconcentrés de l’Etat (Drass, Ddass). L’Asnem a prévu de toucher entre 300 et 500 personnes pour chacune de ces dix manifestations. Ce “tour de France” est l’occasion pour l’Asnem de réaliser à grande échelle le principal objectif de sa création en mai 2007: promouvoir une culture de bientraitance au sein des établissements et services qui accueillent les personnes âgées, handicapées ou vulnérables. L’Agence nationale entend ainsi encourager et renforcer l’amélioration de la qualité des prestations dans le domaine social et médico-social.

Premiers succès pour les journées d’information de l’Asnem
Les formations interrégionales aux “bonnes pratiques” de l’Asnem semblent déjà remporter un franc succès. Les premières journées d’informations qui se sont tenues à Clermont-Ferrand, Lille, Lyon et Orléans ont attiré une foule considérable de professionnels et responsables concernés. Les inscriptions pour ces manifestations sont gratuites et quasiment tous les prochains rassemblements prévus par l’Asnem (Strasbourg, Paris, Arles…) affichent déjà complet. Une preuve encourageante de l’intérêt que suscitent ces journées d’information chez les principaux acteurs du monde social et médico-social.  On apprend également qu’une grande journée nationale est prévue à la fin du premier semestre 2010 à Paris pour faire le bilan de toutes ces démarches régionales. Cette vaste campagne de l’Asnem donne l’espoir d’assister dans un proche avenir à une véritable amélioration dans le fonctionnement de l’ensemble des établissements et services du secteur médico-social.

LongeviTV: une Webtélé dédiée à la santé des seniors!

Vendredi 18 décembre 2009

La première Webtélé francophone dédiée au bien-être des seniors, LongeviTV, connaît un succès et un développement grandissant. Créée voici un an et demi par Dr. François Sarkozy et François de la Brosse, LongeviTV propose quotidiennement un vaste choix d’actualités, de documentaires et de magazines entièrement consacrés aux sujets liés au vieillissement. L’objectif principal de ce projet: aider les seniors à mieux vieillir. Le site de LongeviTV propose notamment des reportages vidéos forts intéressants sur la maladie d’Alzheimmer et ses origines.

LongeviTV: une Webtélé dédiée à la santé des seniors! - Source de l'image: http://4.bp.blogspot.com Des conseils de santé utiles et de précieuses informations

Présentés de façon informative et divertissante, les programmes de LongeviTV constituent une véritable mine d’informations et de conseils sur les différentes maladies de vieillesse ainsi que les méthodes pour prévenir leur apparition. Les sujets sont généralement commentés par des médecins et scientifiques ou parfois par des célébrités touchés par la maladie en question. Chaque jour, un invité spécial est convié sur le plateau de LongeviTV. On peut ainsi visionner une interview du chanteur malvoyant Gilbert Montagné dans laquelle il évoque les espoirs de la recherche pour les personnes souffrant d’un handicap visuel. Le lauréat du prix Nobel de médecine 2009, professeur Axel Kahn, apparaît également sur le site de LongeviTV pour faire un exposé passionnant sur l’enjeu des télomères, ces mystérieuses structures d’ADN situées à l’extrémité des chromosomes et connues pour influencer les processus cellulaires intervenant dans le vieillissement.

Maintenir une vie saine pour “vieillir jeune”
Une partie essentielle des émissions de LongeviTV est consacrée aux méthodes de maintien d’une vie saine et équilibrée. Une rubrique spéciale est notamment axée sur les conseils de nutrition pour les seniors, surnommés “recettes de longévité” alliant diététique et plaisir… Sous la rubrique NeuroTV, on trouvera entre autres d’excellents documentaires sur l’entretien des facultés mentales et de la mémoire. D’autres émissions enregistrées de LongeviTV portent sur les rhumatismes et sur les problèmes dermatologiques liés au vieillissement. En outre, les internautes peuvent directement adresser leurs questions aux spécialistes par l’intermédiaire du site. Le site LongeviTV a également organisé les 28 et 29 novembre 2009 le premier “Congrès des états généraux du bien vieillir”, en marge du VIème Forum scientifique de l’UNESCO. Toutes les conférences ont naturellement été mises en ligne sur le site et il est fortement recommandé d’y jeter un coup d’œil!

Un simulateur de vieillissement révolutionnaire !

Mercredi 16 décembre 2009

Un système révolutionnaire a été récemment mis au point par l’Institut de prévention des accidents domestiques (IPAD). Il s’agit d’un simulateur de vieillissement permettant à chacun de se mettre dans la peau d’un octogénaire. Les concepteurs de cet outil ont rapidement découvert que son utilité s’étend bien au-delà de la prévention des accidents domestiques.

Un simulateur de vieillissement révolutionnaire ! - Source de l'image: http://ipad.asso.fTrois fonctions principales
Le simulateur de vieillissement est composé principalement de trois ateliers ludo-pédagogiques axés sur la diminution de trois facultés principales: la vue, l’ouïe et la motricité.  Le premier atelier s’effectue à l’aide de lunettes spéciales simulant la diminution de la vision engendrée par des problèmes tels que ceux du glaucome, de la cataracte ou de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge). Porter ces lunettes en faisant divers gestes permet de réaliser quelles sont les difficultés d’une personne âgée souffrant de diminution de la vision.
Le second atelier consiste à écouter sans accessoire des bruits familiers tels qu’ils sont perçus par une personne victime de perte auditive. Cette expérience révèle que même lorsque le volume des bruits est augmenté le problème n’est pas forcément réglé, l’handicap résultant souvent de disparition ou l’atténuation de certaines fréquences. Le troisième atelier s’effectue en portant des sortes de prothèses limitant les flexions. Les exercices de marche et de mouvements avec ces prothèses permettent de ressentir véritablement à quel point de simples gestes deviennent compliqués avec l’âge!

Au cœur de la simulation : le devoir d’empathie envers les aînés

A l’occasion du premier salon Santé Social Expo, organisé à Paris mi-septembre 2009,  de nombreux visiteurs ont afflué au stand de l’IPAD pour tester le simulateur de vieillesse. Tous ont été fortement marqués par cette expérience: chacun a pu notamment réaliser les difficultés rencontrées par une personne souffrant d’arthrose pour effectuer une simple tâche comme celle de sortir quelques pièces d’un portefeuille. Munis des prothèses du simulateur limitant les flexions, de nombreux jeunes n’ont pas été capables de réaliser cette tâche!  Les visiteurs, jeunes comme adultes, ont reconnu que le simulateur permettait de développer une meilleure compréhension des problèmes liés à la vieillesse. Le fait de vivre pendant quelques minutes le quotidien d’une personne âgée aura également éveillé chez eux une empathie et une sensibilité accrue vis-à-vis des aînés et de leurs difficultés. Le simulateur de vieillesse contribue ainsi à un rapprochement des générations, fait non négligeable lorsque l’on sait que de nombreux aînés souffrent de l’incompréhension de leur entourage.

Un précieux outil de formation pour le personnel soignant
Au-delà de la sensibilisation du grand public aux problèmes des aînés, le simulateur de vieillissement s’est révélé d’une précieuse utilité dans le cadre des formations de personnel soignant. L’expérience du simulateur permet aux aides-soignants d’améliorer et adapter la qualité des soins pour les aînés placés sous leur responsabilité: après s’être métamorphosé pour quelques instants en personne âgée, le personnel de maisons de retraite prend souvent conscience de détails importants concernant leurs pensionnaires. Les aides-soignants ont notamment compris la nécessité  de couverts de table dotés d’un manche plus long! En outre, le simulateur de vieillissement cible un secteur supplémentaire: celui des fabricants et diffuseurs de produits ou services pour les personnes âgées. Après avoir expérimenté le simulateur, ces derniers sauront désormais mieux adapter leurs produits et services aux besoins des aînés!

Vivre ensemble aujourd’hui et demain”: les résultats du concours

Mercredi 9 décembre 2009

L’allongement de la durée de vie ne cesse de progresser en France. Cette heureuse évolution implique néanmoins une sérieuse planification au niveau social et urbain. C’est dans cette optique que le concours “Vivre ensemble aujourd’hui et demain” a été lancé en avril 2009 par AgeVillage.com et Icade, avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations. L’objectif de ce concours constituait à encourager les projets d’habitats originaux permettant aux aînés de vieillir dans les meilleures conditions, en harmonie avec les différentes parties de la société. Les six lauréats de ce concours ont été récompensés le 17 novembre 2009 par la Secrétaire d’Etat chargée des aînés, Norra Berra.

"Vivre ensemble aujourd'hui et demain": les résultats du concours - Source de l'image:http://familyone.blog.fondation-auteuil.org/Le “territoire de vie”, un nouveau concept pour l’avenir

Cette première édition du concours « Vivre ensemble aujourd’hui et demain » a principalement porté sur l’application du concept “territoire de vie”. Ce terme préconise la création d’un environnement d’habitat spécifiquement adapté pour intégrer dans la ville une population âgée toujours plus large. Le maintien à domicile demeure aujourd’hui la solution adoptée par la grande majorité des retraités français : c’est le cas de 92% des personnes âgées de 80 à 84 ans, de 84% des aînés entre 85 et 89 ans et même de 71% des personnes de la tranche des 90 à 94 ans ! Le concept du “territoire de vie” a donc pour but d’abriter harmonieusement des aînés avec une population plus jeune, afin d’assurer de façon durable une mixité sociale et intergénérationnelle. Ouvert du 15 avril au 15 juillet 2009, le concours était destiné aussi bien aux urbanistes et architectes qu’aux chercheurs, promoteurs, offices HLM, communes et établissements publics ou privés.  Les organisateurs ont émis l’aspiration de recevoir des dossiers originaux basés sur «une approche de haute qualité du vieillissement ».

Les lauréats du concours : des réalisations exemplaires

Au terme du concours, 21 des 32 dossiers présentés ont été retenus pour être présentés à deux jurys chargés de sélectionner séparément deux catégories de prix: “la réalisation exemplaire” et “l’idée innovante”. Cinq lauréats ont été désignés à l’issue de cette procédure : dans la catégorie “réalisation exemplaire”, le premier prix a été décerné à la résidence intergénérationelle “Les trois sources”, un projet réalisé à Chambéry-le-vieux en Savoie. Ce complexe se compose de 42 logements locatifs, dont deux tiers destinés aux personnes âgées. Le reste des logements est alloué à une population issue des couches défavorisées et de quartiers difficiles. Le projet inclut également un restaurant associatif, des commerces et des jardins.  Le jury a également décerné le “coup de cœur de la réalisation exemplaire” au village Générations à St-Apollinaire, situé dans la région de Dijon. Ce village a la particularité d’abriter en harmonie des unités de vie pour personnes dépendantes, des logements sociaux, des services pour la petite enfance et un accueil de jour.

Des idées pratiques et innovantes
Dans la catégorie de “l’idée innovante”, le premier prix a été remis à deux initiatives sélectionnées ex æquo par le jury. L’une est celle de la communauté de communes Bassin Minier de Montagne qui a présenté un projet d’Unité de Vie Adaptée (UVA) destiné aux aînés autonomes et aux personnes handicapées. Cette unité est conçue pour accueillir chaleureusement en hiver les habitants âgés de la montagne et pour héberger en été les aînés de la vallée en quête d’air frais ! Pour réaliser ce projet, il est prévu de réhabiliter un ancien bâtiment tout en respectant les normes de protection de l’environnement. Le deuxième lauréat du premier prix de l’idée innovante est le projet Voisinage à Genève (Suisse), fruit de l’initiative d’une société coopérative de 25 membres prévoyant la construction d’une “communauté ouverte à l’espace urbain” comprenant 80 à 100 logements. Combiné avec des commerces, le complexe est conçu conformément au concept de mixité sociale et générationnelle. Le jury a également décerné un prix “coup de cœur” à un projet mené dans un quartier de Strasbourg par des étudiants en architecture. Cette initiative prévoit de la transformation du quartier en espace intergénérationnel en créant notamment un club de jour pour personnes âgées aux côtés d’une crêche et d’un restaurant ouvert à tous. Les cinq projets lauréats du concours devraient prochainement faire l’objet de reportages plus détaillés dans la presse.

« Le manque de moyens consacrés par l’Etat est à l’origine de la maltraitance »

Lundi 7 décembre 2009

Pour le Docteur Jean Marie Vetel, président du Syndicat National de  Gérontologie, le manque de moyens au service des personnes âgées représente le premier facteur de maltraitance. Les dispositifs humains et financiers mis en place pour les seniors sont insuffisants pour lutter contre les mauvais traitements.

« Le manque de moyens consacrés par l’Etat est à l’origine de la maltraitance » - Source de l'image: http://bellaciao.orgIdentifier la maltraitance

Le Dr Vetel, directeur du service gériatrique du CHU du Mans, souligne les difficultés à identifier l’ensemble des actes de maltraitance envers les personnes âgées. Si la violence physique reste relativement visible, les violences verbales et psychologiques le sont moins. Pour lui, rudoyer ou forcer un senior à faire une chose qu’il ne souhaite pas, même pour son bien, peut signifier le début de la maltraitance.

La maltraitance est due au manque de personnel
Le Dr Vetel estime que le manque de personnel qualifié en maison de retraite est la principale cause de la maltraitance en institution. Le responsable de cette situation étant pour lui l’Etat : l’enveloppe prévue par le gouvernement pour les personnes âgées, en incluant  l’APA, ne permet pas d’avoir suffisamment de personnel pour s’occuper des pensionnaires des maisons de retraite. Il évoque notamment le fait que ce sont souvent des aides ménagères qui sont embauchées pour s’occuper des résidents plutôt que des aides-soignants qualifiés. Pour lui, un ratio de 0.5 soignant par habitant de maison de retraite constitue un minimum acceptable, qui n’est pourtant pas atteint dans de nombreux établissements.

Plus de moyens au service des personnes dépendantes
Pour ce spécialiste de la gériatrie, les actes de maltraitance resteront monnaie courante tant que le problème du financement de la dépendance ne sera pas abordé de manière concrète par le gouvernement. Jean Marie Vetel dit être actuellement en attente de la présentation des mesures prises par l’Etat concernant le « cinquième risque ». Egalement nommé « risque dépendance » ou « risque perte d’autonomie », il s’agit d’un nouveau champ de protection sociale qui doit être mis en place prochainement. Il espère que ce dispositif servira à embaucher plus de personnel soignant qualifié auprès des personnes âgées afin d’éviter que le phénomène de maltraitance ne s’étende.

Manque de contrôle des services d’aide à domicile

Lundi 30 novembre 2009

Un rapport récent de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a mis en avant l’opacité ambiante concernant les services d’aide à domicile. Bien que soumis à de nombreuses règles de la part de l’Etat, les contrôles effectués auprès des entreprises et des associations sont insuffisants pour s’assurer de la qualité des soins prodigués.

Manque de contrôle des services d'aide à domicile - Source de l'image: http://s1.e-monsite.comLes organismes d’aide au maintien à domicile sont soumis à une réglementation stricte…
Les structures d’aide au maintien à domicile sont soumises à des exigences et des normes de qualité très strictes. Elles englobent tout un éventail d’indices de qualité des prestations telles que la régularité du travail fourni ou la qualification du personnel. Tous ces éléments ont principalement pour objectif de réduire les risques de maltraitance à destination des personnes âgées.

…mais font l’objet de contrôle insuffisants
Si  l’IGAS admet que la définition de ces normes de qualité est une base essentielle, elle regrette néanmoins que les services d’aide à domicile ne fassent pas l’objet de contrôles plus rigoureux. Par ailleurs, l’Inspection Générale des Affaires Sociales déplore le fait qu’une fois qu’un organisme a reçu une accréditation, il est particulièrement difficile de la lui retirer. Le Conseil Général, bien que sollicité pour donner son agrément, n’a, par exemple, aucun pouvoir pour retirer une autorisation d’exercer à un service d’aide à domicile.

Vers moins de règles et plus de contrôle

Afin d’arriver à une meilleure situation de transparence des organismes de maintien à domicile, l’IGAS prône l’allégement des règles et le renforcement des contrôles.
Pour Pascal Champvert, président de l’AD-PA (Association des Directeurs au service des Personnes Âgées), l’irrégularité des évaluations peut poser des problèmes majeurs pour les bénéficiaires des soins. Il craint qu’on ne découvre de nombreux actes de maltraitance ou de négligence si un processus de vérification cohérent voyait le jour.

Un nouveau test de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer

Mercredi 11 novembre 2009

Les résultats d’une étude portant sur un nouveau test permettant de cibler les déficiences cognitives ont récemment été publiés dans le British Journal of Medicine. Ce test élaboré à l’université de Cambridge et nommé « testez votre mémoire » ou TYM (Test your memory)

Un nouveau test de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer - Source de l'image: http://www.swissmicrotechnology.comTester rapidement les premiers signes de la maladie d’Alzheimer

Elaboré par des chercheurs de l’université de Cambridge, ce test a pour objectif de donner un diagnostic rapide des troubles cognitifs. Portant sur une dizaine de questions, le test est noté sur 50 points et peut être effectué dans un laps de temps relativement court par les personnes soupçonnées d’avoir des troubles cognitifs. Bien qu’il ne soit actuellement pas utilisé pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer, les résultats des études portant sur ce test ont montré qu’il pourrait s’agir d’un excellent élément de diagnostic. Il pourrait également servir à déterminer les effets d’un traitement chez des personnes atteintes de troubles de la mémoire.

Des résultats probants après un test sur sujets malades et sains
Afin de déterminer l’acuité du test sur la détection de symptômes mémoriels, les chercheurs de l’université de Cambridge ont testé ce questionnaire auprès de 540 personnes âgées de 18 à 95 ans. Les sujets étudiés ne présentaient aucun antécédent de maladies neurologiques, de pertes de mémoire ou de lésions cérébrales. Dans un même temps, ce même test a été mené auprès de 139 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou ayant des troubles cognitifs légers. Tous les participants ont effectué le TYM ainsi que deux autres tests couramment utilisés pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer : le mini examen de l’état mental (MMS) et l’’examen cognitif d’Addenbrooke-révisé. Les personnes qui ne souffraient d’aucune pathologie ont réalisé le TYM dans un temps plus court que les sujets malades et ont obtenu de meilleurs notes ; en moyenne 47 sur 50 contre 33 sur 50 pour les personnes atteintes de troubles cognitifs.

Un futur test de référence pour diagnostiquer Alzheimer
Le test TYM est facile à mettre en place et rapide à effectuer. Lors des tests effectués, il a montré une très bonne efficacité pour identifier les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer. Grâce à ce test, les chercheurs ont pu déceler 93% des cas d’Alzheimer contre 52% avec le Mini Mental Statement (MMS). Si les bons résultats de ce test se confirment, il y a de fortes chances pour que le TYM devienne un outil de base dans le processus de diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

Pour faire le test, téléchargez le fichier ci-joint : -fichier pdf

Alzheimer, le modèle allemand

Mercredi 4 novembre 2009

Le centre Hodapp-Hesse à Oberkirch dans le sud de l’Allemagne propose une offre sur mesure pour les besoins des personnes âgées en bonne santé et atteintes de la maladie d’Alzheimer. La France devrait s’inspirer de ce modèle pour l’élaboration de ses structures d’accueil dans le cadre du plan Alzheimer.

- Source de l'image:http://www.maison-de-retraite-les-charmettes.comUn service d’accueil de jour ouvert à tous

Le centre Hodapp-Hesse créé par deux infirmières du même nom est une structure d’accueil qui ne trouve, actuellement, pas d’équivalent en France. Le maître mot de l’établissement est la flexibilité. Foyer-logement, accueil de jour, service de soins à domicile, l’établissement propose toute une palette de service et s’adapte véritablement aux besoins des personnes âgées. Les personnes hébergées ou utilisant les services d’accueil de jour peuvent tout aussi bien être des personnes complètement autonomes ou atteintes de pathologies cognitives. La structure est également largement sollicitée par les proches de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer qui utilise les services de jour ou d’hébergement temporaire pour s’offrir de véritables moments de répit.

Des utilisateurs satisfaits
L’ensemble des personnes qui font appel aux services du centre Hoddapp-Hesse y trouve leur compte. Les résidents sont équipés d’un dispositif d’appel d’urgence et peuvent également disposer de services complémentaires en cas de besoin comme le portage des repas ou le service d’une infirmière. Les personnes vivant en couple peuvent utiliser les services d’accueil et de surveillance en journée pour le conjoint atteint de la maladie d’Alzheimer. L’établissement fonctionne selon une mécanique bien huilée. Ce sont en général, une trentaine de personnes qui se rendent chaque jour à l’accueil de jour. L’établissement dispose également de 42 appartements sécurisés, de cinq lits destinés à l’hébergement temporaire et des moyens suffisants pour s’occuper de 138 patients à domicile. Le succès de cette formule tient à une flexibilité inégalée, à des tarifs dans la moyenne nationale et à l’investissement des familles en temps, pour faire le ménage de l’appartement de leurs parents par exemple, et au niveau financier.

Un exemple à développer en France
La Secrétaire d’Etat en charge des aînés, Nora Berra, a récemment fait part de sa volonté de développer des établissements similaires en France. Elle souhaite notamment lancer un appel à projet courant 2010 dans l’objectif de créer des établissements dédiés à la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Elle prévoit de faire équiper chaque région de une à deux structures de plateformes multiservices, calquées sur le modèle allemand ; d’abord pour les patients atteints d’Alzheimer, puis dans un second temps pour l’ensemble des personnes âgées dépendantes.

La MACIF lance une enquête nationale pour identifier le profil et les besoins des aidants

Mercredi 28 octobre 2009

Ils seraient environ 4 millions de français à venir régulièrement en aide à un proche en situation de perte d’autonomie. La MACIF organise une étude qui se déroulera jusqu’à mi-2010 afin de mieux cerner les caractéristiques de cette population. Explications.

La MACIF lance une enquête nationale pour identifier le profil et les besoins des aidants - Source de l'image:http://www.lemarchedesseniors.comGrand appel à témoin auprès des aidants
De nombreux français sont confrontés à la question de la perte d’autonomie d’un proche. Souvent seuls, parfois désemparés, ils prennent sur leur quotidien pour accompagner au jour le jour une personne de leur famille ou un voisin devenu dépendant.
Afin de comprendre cette communauté, mais aussi ses besoins, la MACIF lance un appel à témoin national. Cette étude devrait permettre de souligner les défaillances du système pour les personnes dépendantes et les initiatives à mettre en place pour favoriser les aidants.
Pour Catherine Touvrey, Directrice Générale de Macif-Mutualité, cette étude est un point de départ pour « reconnaître une population qui, souvent, ne s’identifie pas ». Elle espère notamment que cette initiative permettra de reconnaître à cette population un statut et des droits ainsi que de répondre à leurs attentes.

Profil type de l’aidant

Toujours dans l’objectif de mieux cerner le profil des aidants, la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) avait notamment mandaté Génér’Action Formation, association spécialisée en gérontologie sociale afin de réaliser une étude à ce sujet.
L’étude précisait que 60% des aidants étaient issus de l’entourage proche de la personne dépendante. Elle indiquait également que la majorité des aidants sont des femmes.

Une étude qui s’inscrit dans la continuité de la prise de conscience du rôle d’aidant

L’étude de la MACIF sur les aidants poursuit plusieurs objectifs dont celui de mieux connaître ceux qui s’occupent au quotidien des personnes dépendantes. Elle devrait permettre aussi de renforcer la politique de la mutuelle à destination de cette population. Actuellement, les aidants ont un rôle reconnu dans le cadre des contrats d’autonomie. Ces contrats ont la particularité de couvrir l’aidant et l’aidé sous certaines conditions. Il permet également à l’aidant de pouvoir se faire remplacer sur de courtes périodes et de réaliser un bilan de ses besoins et compétences.
Une centralisation des demandes via un numéro unique facilite l’accès des aidants aux services de la mutuelle et le site internet Aveclesaidants.fr leur permet de s’informer. Le site est également un véritable lieu d’échanges et de partage d’expérience.

Vous pouvez participer à l’étude de la MACIF en ligne. N’hésitez pas, vous aussi, à faire entendre votre voix au cas où vous seriez concernés par cette problématique en répondant au questionnaire sur le site : http://www.lh2.fr/aidants/aidants.html.