Archive pour la catégorie ‘alzheimer’

Alzheimer - Le cerveau se rétrécit 10 ans avant le diagnostic

Mardi 26 avril 2011

Une étude scientifique publiée mercredi dernier aux États-Unis révèle que le cerveau de l’individu se rétrécirait 10 ans avant que la maladie d’Alzheimer soit diagnostiquée. Cette nouvelle avancée doit permettre de mettre au point un examen d’imagerie médicale (IRM) destiné à repérer les patients présentant un risque de développer la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : Le cerveau se rétrécit 10 ans avant le diagnostic - Source de l'image: http://storage.canalblog.comUne recherche sur Alzheimer menée à Harvard

Le Dr Bradford Dickerson de la faculté de médecine de Harvard, principal auteur de cette étude, a analysé avec son équipe les données de 64 personnes en bonne santé, sur une durée de 7 à 11 ans. Pendant cette période, les participants ont subi des IRM réguliers destinés à observer les parties du cerveau, généralement touchés par la maladie d’Alzheimer. En comparant l’épaisseur du cortex, les scientifiques ont mis en évidences les patients ayant un risque sensiblement plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer. En effet, cette matière grise contenant les neurones, est amincie chez les personnes à risque. Ainsi, 55% des personnes ayant un cortex jugé fin, ont développé la maladie d’Alzheimer.

Permettre une meilleure prévention d’Alzheimer

En outre, 20% des personnes ayant un cortex d’épaisseur moyenne ont développé Alzheimer. Et enfin, des 9 personnes dotées d’un cortex aux dimensions les plus importantes, aucun n’a déclaré la maladie.
Ces résultats parus dans la revue Neurology sont un nouvel espoir dans la prévention de la maladie d’Alzheimer.
La découverte scientifique permettrait le développement d’un test de repérage des personnes à risques, et pourrait être proposé à des individus dont la maladie d’Alzheimer est présente dans l’historique familial. Suite au diagnostic précoce, des stratégies pour retarder les effets des maladies pourraient être proposés aux malades, à moins que d’ici là, des traitements médicamenteux efficaces ne voient le jour.

Les poupées reborn pour soigner Alzheimer

Mercredi 6 avril 2011

Des poupées, qui ressemblent à s’y méprendre a de vrais bébés, sont aujourd’hui utilisées dans le cadre de thérapies alternatives pour traiter les malades d’Alzheimer. Objet transitionnel par excellence, la poupée doit permettre aux malades d’Alzheimer de renouer avec des souvenirs et des émotions perdues. Cette méthode de soins, qui est au centre de divergences d’opinions chez les professionnels, pourtant, semble donner des résultats intéressants.

Les poupées reborn pour soigner Alzheimer - Source de l'image: http://www.artezia.net/Un outil de communication pour les malades d’Alzheimer
Les poupées d’empathie sont apparues il y a quelques années dans certains services de gérontologies et dans de rares EHPAD. Très vite, les équipes soignantes ont distingué un réel bénéfice de son utilisation pour les malades d’Alzheimer. La poupée aide la personne âgée à calmer ses angoisses, et elle constitue même un vrai support de communication entre le personnel et l’aîné. Attention, il ne s’agit en aucun cas d’infantiliser la personne âgée, qui reste un adulte en dépit de de l’altération de ses fonctions cognitives. La poupée pourra rassurer le malade d’Alzheimer, le responsabiliser même. Il n’est pas rare de voir des aînés s’occuper de leurs poupées comme s’il s’agissait de vrais bébés : leur parler, les bercer, les coucher, sont autant de gestes qui apaisent le malade d’Alzheimer. L’usage de la poupée d’empathie tend a se développer au sein de certaines maisons de retraite Alzheimer.

L’ourson pour les aînés japonais
L’ourson japonais produit par Fujitsu va encore plus loin. Hormis son aspect doux et rassurant, la peluche qui est en fait un robot, est doté d’un système lui permettant d’effectuer 300 actions, comme rire ou se blottir contre la personne qui le tient dans les bras.  Bien entendu, ces outils permettent d’accompagner la personne âgée dans son quotidien, mais ne constitue pas une thérapie à part entière. Cette méthode de soin douce est complémentaire a un éventuel traitement médicamenteux prescrit par un spécialiste de la maladie d’Alzheimer. Pourtant, il semblerait que la technique n’est pas d’effet néfaste sur les utilisateurs, bien que leur entourage soit parfois dérouté.

Alzheimer - Entraîner le cerveau pour retarder l’évolution

Mardi 29 mars 2011

Des scientifiques canadiens ont récemment réalisé une recherche prometteuse sur la maladie d’Alzheimer. Parue dans la revue ‘’Brain’’, les conclusions suggèrent qu’il serait possible de retarder la progression d’Alzheimer de deux à trois ans. Pour cela, dix séances d’entrainement cérébrales suffiraient. Des résultats encourageants validés par des examens d’imagerie médicale.

Alzheimer : Entraîner le cerveau pour retarder l’évolution - Source de l'image: http://www.criugm.qc.caEntraîner le cerveau pour endiguer l’évolution d’Alzheimer

Le docteur Sylvie Belleville, brillante chercheuse en neuropsychologie à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal est la principale auteure de l’étude. Pour parvenir à ses conclusions, son équipe a suivi un protocole très simple. Les tests ont été menés auprès de 30 personnes âgées présentant dix signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer, à raison d’une rencontre par jour pendant deux semaines.
Au cours de chacune des séances de deux heures chacune, les scientifiques ont travaillé avec les patients sur des exercices faisant appel à des zones saines du cerveau. Par exemple, pour se remémorer  plus facilement les noms, il est possible de les associer à une image.
A l’issue de ces séances, les participants en phase précoce d’Alzheimer, ont pu retrouver un niveau cognitif semblable à des personnes saines. Ces effets se cumulent à ceux des médicaments contre Alzheimer, qui permettraient selon la scientifique de retarder l’évolution de la maladie de 3 ans.

Un test d’imagerie médicale pour mesurer l’impact sur Alzheimer

Afin de vérifier l’impact réel de ces séances d’entrainement cérébral, le docteur Belleville a réalisé trois examens d’imagerie médicale avant et après la période d’exercices. Reste à contrôler à l’avenir si les résultats sont définitifs ou s’il est nécessaire de faire suivre aux participants des séances de rappel.
Les auteurs suggèrent que les patients ont tout intérêt à effectuer ce genre d’exercices étant donné qu’ils sont non-invasifs, et enseignent au cerveau à mettre en place une stratégie pour compenser les dommages de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, les personnes âgées à risque profiteraient de quelques années supplémentaires sans symptôme d’Alzheimer.

Annie Girardot emportée par la maladie d’Alzheimer

Mardi 15 mars 2011

Grande dame du cinéma français, Annie Girardot s’est éteinte le 28 février dernier à l’hôpital parisien Lariboisière des suites de la maladie d’Alzheimer. Âgée de 79 ans, elle souffrait d’Alzheimer depuis de nombreuses années, et était même devenue un symbole, en révélant au public ses difficultés face à la maladie, dans le film documentaire ‘’Annie Girardot, ainsi va la vie’’.
Annie Girardot emportée par la maladie d’Alzheimer - Source de l'image: www.gala.frAnnie, isolée suite à l’annonce de la maladie d’Alzheimer
Sa famille, ses nombreux amis, dont beaucoup de célébrités, sont venus lui rendre un dernier hommage lors d’une cérémonie funéraire, organisée le 4 Mars dernier à l’église Saint-Roch, la paroisse parisienne des artistes. La cérémonie a été rythmée d’applaudissements, sincères et chaleureux, comme un pied-de-nez à la maladie d’Alzheimer qui a emporté une étoile du cinéma français, mais aussi une mère, une grand-mère, une amie. Toutefois, son petit-fils Renato, ne manqua pas de faire remarquer que le monde du cinéma français a peut-être oublié Annie, notamment depuis la révélation de sa maladie en septembre 2006 par son avocat. Révélation confirmé ensuite par sa fille Giulia Salvatori, et sa petite-fille Lola Vogel. Quelques amis fideles, comme Alain Delon, Line Renaud, ont pourtant témoigné leur attachement le plus profond à l’icone en allant même jusqu’à financer la cérémonie funéraire.
Une cérémonie pleine d’émotion
Ruinée malgré une riche carrière au théâtre et au cinéma, elle laissera pourtant une richesse inestimable en acceptant de partager avec la France entière la maladie d’Alzheimer, jusqu’à lors taboue.  Plusieurs discours ont été prononcés par la famille de la défunte, par Fréderic Mitterrand, et par l’officiant, le père Philippe Desgens, aumônier des artistes. Elle fut ensuite enterrée au cimetière du Père-Lachaise. Malgré sa notoriété, Annie Girardot a elle aussi souffert d’un certain isolement suite à l’annonce de la maladie d’Alzheimer. Depuis, Alzheimer n’a cessé de bouleverser sa vie, jusqu’à son entrée en maison de retraite, ou elle passa ses dernières années en sécurité.

Un accueil de jour Alzheimer pour le malade et l’aidant

Jeudi 10 mars 2011

La commune de Wazemmes dans la région lilloise innove par l’ouverture d’un accueil de jour Alzheimer  un peu particulier. En effet, Lill’Escale ouvre ses portes aux malades et à leur aidant principal. Alors que ce dernier culpabilise souvent de laisser le malade aux soins d’une structure spécialisée, les responsables de ce projet ont eu la formidable idée de les intégrer à l’établissement avec leurs proches. Le couple malade-aidant peut ainsi se rendre à l’accueil de jour Alzheimer deux fois par semaine, et partager des moments de convivialité avec d’autres personnes.

Un accueil de jour Alzheimer pour le malade et l’aidant - Source de l'image: http://www.lavoixdunord.frL’accueil de jour Alzheimer pour soutenir les aidants

Si l’accueil de jour Alzheimer aidants-aidés a pu être mis en place, c’est bien grâce au Lions club Lille Convergence. Les responsables qui souhaité mettre sur pied un projet d’aide aux malades d’Alzheimer, ont rapidement compris la problématique qui compromet la réussite des accueils de jour Alzheimer. L’aidant et l’aidé ne doivent pas être séparés s’ils ne le souhaitent pas. L’aidant doit pouvoir participer au processus de prise en charge en établissement, afin de mieux comprendre, anticiper, et affronter l’évolution de la maladie dont souffre son être cher. Ceci contribue à réduire la dépression et le mal-être qui touche de très nombreux aidants. Cependant, afin d’assurer la réussite de la démarche, il est nécessaire de s’impliquer dès les premiers stades de la maladie.

12 personnes seront accueillies à l’accueil de jour Alzheimer

L’accueil de jour Alzheimer est prévu pour prendre en charge six couples, avec le soutien d’un psychologue salarié et d’une équipe composée d’un réseau gérontologique local ainsi que de bénévoles et d’élèves formés par la Croix-Rouge. Les participants bénéficieront d’un accompagnement thérapeutique et d’animations diverses : ateliers, sorties culturelles etc.
Une période d’essai permettra de juger de l’efficacité de l’accueil de jour Alzheimer, mais déjà, les professionnels mobilisés dans cette aventure sont confiants.
Enfin, il faut noter que le projet de ce nouvel accueil de jour Alzheimer s’inscrit dans le programme Lille Ville de la solidarité.

Alzheimer - Des traitements chers et inefficaces?

Lundi 14 février 2011

Les syndicats de médecins généralistes s’allient pour dénoncer la prescription généralisée de plusieurs médicaments destinés à combattre la maladie d’Alzheimer. Selon eux, l’Ebixa, le Reminyl, ou encore l’Aricept, seraient des substances inefficaces pour ralentir l’aggravation de la maladie d’Alzheimer. De plus, ces médicaments coûteraient près de 260 millions d’euros par an à l’assurance maladie. Une somme colossale qui pourrait être utilisée pour améliorer l’accompagnement des familles touchées par la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : Des traitements chers et inefficaces? - Source de l'image: www.securikids.frLes syndicats de médecins méfiants face aux traitements contre Alzheimer
Le récent scandale du Mediator a poussé le corps médical à s’interroger davantage sur le bénéfice réel de certains médicaments largement prescrits, comme par exemple, les médicaments censés agir sur les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Les syndicats MG France et l’Union généralistes déclarent que les principaux médicaments recommandés aux patients atteints d’Alzheimer n’ont en réalité aucun effet. Pire encore, certains pourraient causer des décès prématurés suite à des accidents cardio-vasculaires. Les syndicats espèrent que cette étude scientifique datant de 2005 trouvera aujourd’hui écho dans le milieu médical. Pourtant, il semblerait que la prescription de ces substances ait une valeur rassurante aux yeux des familles. Elle répond à un besoin de prise en charge et de considération de la part du médecin. En effet, il serait très difficile pour ce dernier de laisser partir le patient sans aucun traitement. Cette situation serait vécue comme un abandon.

Les médicaments contre Alzheimer présente un coût exorbitant
Par ailleurs, les laboratoires pharmaceutiques exercent une influence sur les médecins pour les encourager à prescrire ces médicaments anti-Alzheimer. L’industrie doit en effet amortir ses couts de recherche et développement par la vente de ces produits. Le système actuel implique donc les patients, les médecins et les industriels. Il présenterait enfin un gouffre financier pour l’assurance maladie, en charge du remboursement de ces thérapeutiques. En 2009, 262 millions y ont été consacrés, un chiffre qui devrait encore augmenter avec le nombre de nouveaux cas d’Alzheimer, alors que cet argent pourrait servir l’intérêt des familles, par le biais d’un meilleur soutien au quotidien.

Alzheimer - Un pilulier innovant pour les malades

Lundi 7 février 2011

Deux étudiants de l’université du Texas ont mis au point un outil technologique innovant pour aider les personnes âgées souffrant d’Alzheimer : le pilulier intelligent. Ce dispositif fonctionne par reconnaissance faciale, et facilite dans une large mesure le suivi thérapeutique du malade d’Alzheimer. Relayée dans la revue scientifique Popular Science le 28 janvier dernier, l’idée est plébiscitée par les soignants prenant en charge les malades d’Alzheimer.

Alzheimer : Un pilulier innovant pour les malades -Source de l'image: www.ladepeche.frFaciliter la prise de médicaments pour les malades d’Alzheimer
La grande majorité des malades d’Alzheimer doit se soumettre à un traitement médicamenteux plus ou moins lourd, destiné à contrôler les symptômes de la maladie, mais aussi pour traiter les autres maux de la vieillesse. Les pertes de mémoires dont sont victimes les malades d’Alzheimer mettent en péril le bon suivi des prescriptions. Prises de médicaments manquées ou au contraire surdosages, sont les risques auxquels s’exposent beaucoup de personnes âgées atteintes d’Alzheimer. Conscients de ces difficultés, deux jeunes étudiants ont mis au point une méthode très simple évitant ces désagréments.

Un outil utile pour les malades d’Alzheimer en phase précoce
Il nécessite toutefois de posséder un ordinateur et une webcam. Une alarme se déclenche à l’heure de prendre les médicaments. Le malade d’Alzheimer s’approche de l’ordinateur qui reconnaît son visage grâce à la camera. Il doit alors ensuite enfiler un détecteur sur son doigt. Cette action nécessitant la participation active du patient, l’usage du pilulier ne convient qu’aux malades d’Alzheimer à des stades modérés de la maladie.
Par ailleurs, les petits génies de l’université texane espèrent bientôt mettre au point un capteur de poids permettant de vérifier si le patient a pris le bon dosage de médicaments.
Enfin, un autre pilulier intelligent devrait bientôt voir le jour sur le marché : il s’agit d’un appareil distribuant la dose exacte de médicaments sur la pression d’un bouton, et alertant le personnel soignant si le patient n’a pas pris son traitement.

Alzheimer - Trop de sport augmenterait les risques

Lundi 31 janvier 2011

La revue scientifique Journal of Alzheimer Disease vient de publier une étude intéressante selon laquelle l’excès d’exercice physique augmenterait le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Ces travaux conduits par une psychologue de Toronto, Mary Tierney, viennent contredire une idée reçue au sein de la société sur les bienfaits sans limite du sport. L’exercice physique doit être pratiqué avec modération pour prévenir Alzheimer.

Alzheimer - Trop de sport augmenterait les risques -Source de l'image: http://www.lucaccueil.fr/ L’effet des hormones sur la maladie d’Alzheimer
Mary Tierney de l’hopital Sunnybrooke à Toronto, a développé une théorie selon laquelle l’activité physique intense diminue le taux d’œstrogène. Quel est le lien avec la maladie d’Alzheimer? C’est très simple: plusieurs travaux menés sur les rats prouvent que l’hormone en question pénètre dans les tissus cérébraux et participe au bon fonctionnement de l’hippocampe, un acteur essentiel dans la préservation de la mémoire. Restait à confirmer ces présomptions sur les humains. Pour les besoins de l’étude scientifique, Mary Tierney a suivi pendant plus de quinze une cohorte de 90 femmes. Ces dernières, âgées d’une cinquantaine d’années au début de l’étude, ont été réparties en trois groupes, en fonction de leur niveau d’activité physique. Leur mémoire a ensuite été testée régulièrement au moyen de tests oraux. Les résultats sont surprenants.

Contre Alzheimer, éviter les sports extrêmes
Les femmes ayant une activité physique modérée présentent un risque plus faible de développer Alzheimer que les femmes sédentaires et que les femmes pratiquant de l’exercice d’une manière très intense. Parmi les sports considérés comme ‘’intenses’’, on retrouve l’aérobic, le vélo en montagne ou encore le basket. En revanche, la marche, le golf ou le volley sont des sports définis comme modérés. Il faut donc en conclure que l’exercice modéré et régulier est le meilleur allié des seniors souhaitant se prémunir contre Alzheimer. Aujourd’hui, l’auteure de cette étude souhaite étendre ces tests auprès d’un plus grand panel de femmes pour renforcer ses conclusions.

Les migraines n’auraient aucun lien avec Alzheimer

Lundi 24 janvier 2011

Les migraineux chroniques commençaient à se faire du souci sur leur risque de développer la maladie d’Alzheimer. La médiatisation de la maladie d’Alzheimer en France pousse les chercheurs à s’interroger sur les maladies touchant la tête ou le cerveau, avec en première ligne la migraine. Une étude conduite par l’Inserm, dont les conclusions ont été publiées dans la revue scientifique British Medical Journal, ont de quoi rassurer les migraineux : ils n’auraient pas plus de risque de développer Alzheimer que les autres.

Les migraines n’auraient aucun lien avec Alzheimer - Source de l'image :http://inyourface.ocregister.com/ Une étude sur Alzheimer pendant 10 ans
Ces douleurs, parfois si violentes, qu’elles peuvent empêcher le malade de poursuivre ses activités quotidiennes, sont connues de 11 millions de Français. Autant de personnes qui craignent de développer un jour la maladie d’Alzheimer…

Cette nouvelle étude, fait écho à l’étude Camera publié dans la revue scientifique américaine JAMA. Les chercheurs y montraient que les migraines provoquent de micro-lésions aux vaisseaux sanguins du cerveau. Elles étaient donc soupçonnées de causer des dommages aux capacités intellectuelles du malade et d’entraîner la maladie d’Alzheimer. L’étude, publiée mercredi dernier, a porté sur une cohorte de 780 personnes. Les individus choisis, âgés de plus de 65 ans, ont été suivi pendant une dizaine d’années.

Pas plus de risques de développer Alzheimer
L’âge des participants n’a pas été choisi au hasard. Puisque les symptômes de la migraine débutent souvent avant 30 ans, les chercheurs auraient pu rapidement observer les effets délétères de la migraine sur le cerveau grâce à l’imagerie numérique.  Or, il apparaît clairement que la maladie d’Alzheimer, tout comme d’autres troubles neurologiques, n’a plus d’incidence sur les migraineux chroniques que sur les autres.

Ainsi, les participants à l’étude souffrant de migraines ont réussi les tests avec les mêmes scores que les autres. Les examens comprenaient des IRM, et des questionnaires d’évaluations spatio-temporelles.

Le principal auteur de ces travaux, le Professeur Christophe Tzourio peut désormais rassurer les patients inquiets.

France Alzheimer dévoile le coût de la prise en charge

Lundi 17 janvier 2011

France Alzheimer a révélé vendredi les résultats d’une étude portant sur la prise en charge des malades d’Alzheimer. Édifiants, les chiffres montrent que le coût de cet accompagnement s’élève à 1050 euros par mois, aides déduites. Un reste à charge très lourd à assumer pour les familles de malades d’Alzheimer. L’association France Alzheimer met en avant diverses solutions pour répondre à cette problématique, qui compromet la qualité des soins.

France Alzheimer dévoile le coût de la prise en charge - Source de l'image : http://slauro.blog.pacajob.com/Un reste à charge trop élevé pour les malades d’Alzheimer
Lorsque les soucis d’argent s’ajoutent aux soucis de santé, l’équilibre familial devient des plus précaires. C’est le cas de très nombreuses familles de malades d’Alzheimer aujourd’hui, qui doivent non seulement faire face à la maladie de leur proche, mais aussi assumer des coûts très élevés pour offrir à leurs proches une prise en charge de qualité. Ainsi, l’enquête menée par France Alzheimer auprès de ses adhérents pendant plus d’une année, montre que le reste à charge aux familles est compris entre 500 et 2300 euros par mois, avec une moyenne égale à 1050 euros. Pour les responsables de l’association, il serait possible de diminuer ce chiffre, en envisageant la création d’une prestation dépendance spécifique aux malades d’Alzheimer, avec un plan d’aide personnalisé.

Seulement 411 euros par mois pour les malades d’Alzheimer

Les charges financières que doivent assumer les aidants de malades d’Alzheimer s’ajoutent à une contribution personnelle très importante. En effet, l’enquête révèle également que l’aidant consacre à la personne âgée environ 6h30 par jour. Ce temps précieux est souvent pris sur la vie personnelle et professionnelle, que ce soit la journée, la nuit ou le week-end. La noble mission d’accompagnement du proche souffrant d’Alzheimer conduit parfois à l’épuisement de l’aidant, qui gère l’ensemble du quotidien de la personne âgée : soins, courses, ménage, sorties… La participation de l’État à ces tâches existe, mais elle ne s’élève en moyenne qu’à 411 euros par mois. Une somme jugée insuffisante par les familles et les associations.