Archive pour la catégorie ‘alzheimer’

Le dur combat des accompagnants des malades d’Alzheimer

Mercredi 21 octobre 2009

La maladie d’Alzheimer, qui se caractérise par une altération des fonctions cognitives et par l’apparition d’une démence sénile, est une maladie difficile à vivre pour les malades. Elle est aussi une terrible épreuve pour les aidants des malades d’Alzheimer. Seuls, dépassés, affaiblis physiquement et psychologiquement, les aidants doivent souvent faire face à une situation qui les dépasse.

Le dur combat des accompagnants des malades d’Alzheimer - Source de l'image: www.la-croix.comVivre avec un malade d’Alzheimer, une épreuve à la mesure de la maladie
La maladie est difficile à vivre pour les personnes qui accompagnent les malades d’Alzheimer au quotidien. Soudain, ils se retrouvent brutalement confrontés à la maladie et à une situation particulièrement difficile à accepter. En effet, les aidants sont souvent les proches, le conjoint ou les enfants de la personne malade.
Outre le calvaire de la maladie en elle-même, les aidants subissent peu à peu la disparition progressive de l’être aimé tel qu’ils l’ont connu. Enfin, les soins et la prise en charge du malade au jour le jour entraînent souvent une détresse psychologique ainsi qu’une fatigue extrême.

Une situation qui mène parfois à des drames
C’est l’ensemble de ces facteurs douloureux qui conduit parfois les aidants au pire. Certaines des situations les plus dramatiques mènent au suicide ou au meurtre du malade. Ce fut notamment le cas dans le Tarn au mois de mars 2009 lorsqu’une personne âgée de 85 ans a mis fin à la vie de son épouse qui souffrait des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.  Pour l’accompagnant, il s’agissait d’un acte logique puisque tout ce qui faisait l’individu qu’il avait l’habitude de côtoyer a d’ores et déjà disparu.
L’aide au malade par des organismes extérieurs, voire le placement dans un institut spécialisé permet de soulager l’aidant au quotidien. Cela lui permet de sortir de la spirale journalière des soins au malade et lui permet ainsi de prendre le temps de faire son deuil de la personne qu’il a aimé. Un soutien psychologique aux malades mais aussi à leur entourage reste à tout point de vue indispensable pour surmonter ces épreuves et éviter les actes dramatiques et irréversibles.

Alain Delon incarnera-t-il à l’écran un malade d’Alzheimer ?

Jeudi 8 octobre 2009

C’était annoncé et même confirmé, Alain Delon devait jouer dans « Mr Karlsson », le prochain film d’Alexandre Astier, créateur de la série qui a fait les beaux jours de M6, Kaamelott.

Un film dont le sujet n’a, cette fois-ci, rien à voir avec la comédie. Alain Delon, dans le rôle titre, devait tenir le rôle d’un homme atteint de la maladie d’Alzheimer devant faire face à la perte de ses capacités.
Le tournage qui devait commencer à Génève et se poursuivre dans le Jura puis à Aix les Bains a récemment été reporté. Principale cause officieuse de ce report, un différent entre Alain Delon et Alexandre Astier.
Après un rôle comique dans « Astérix aux jeux olympiques », le retour d’Alain Delon, dans un rôle dramatique et contemporain, ne manquerait pourtant pas d’attirer les amateurs des salles obscures. Par ailleurs, Alain Delon, s’est récemment montré particulièrement concerné par la cause de la maladie d’Alzheimer. Il avait notamment présidé un gala de bienfaisance au profit de l’IFRAD (Fondation pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer) en 2008.

« L’éclipse » ou le regard de Serge Rezvani sur la maladie D’Alzheimer

Mercredi 30 septembre 2009

Ecrivain et peintre, Serge Rezvani est également connu pour avoir fait chanter les grandes dames du cinéma telle que Jeanne Moreau. Dans l’éclipse, il pose un regard douloureux sur la maladie d’Alzheimer qui lui a pris la femme de sa vie, Lula.

« L'éclipse » ou le regard de Serge Rezvani sur la maladie D’AlzheimerQuand Alzheimer vole l’être aimé
C’est le 11 août 1999, jour de l’éclipse partielle du soleil visible en France que tombe pour Serge Rezvani un verdict sans appel. Sa femme Lula est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Pour lui, l’éclipse ne fait que commencer.
Le livre relate comment sa vie avec celle à qui fut sa femme pendant plus de 50 ans a été transformée par la maladie. Elle était sa muse, il la peignait et écrivait sur elle. Elle n’est plus, étant malade, que l’ombre d’elle-même, ne le reconnaissant plus et avec seulement quelques brefs éclairs de lucidité. A l’annonce du diagnostic de la maladie, Lula a perdu le sens de la réalité. Elle, qui était si brillante, ne sait plus lire, écrire ni même communiquer avec son compagnon de toujours. Serge Rezvani décrit sans détour les effets de la maladie d’Alzheimer sur l’amour de sa vie, mais aussi les doutes et les angoisses qu’elle provoque chez lui en tant qu’homme, amant et artiste.

Un vibrant témoignage d’amour

A travers ce livre, Serge Rezvani retrace le drame que fut pour lui la maladie de Lula. La maladie d’Alzheimer a, petit à petit, fait disparaître celle qu’il aimait pour ne laisser d’elle qu’une « morte sans cadavre ».
Ce livre est également un véritable exutoire pour l’auteur qui fait part au lecteur de toute sa douleur et sa tristesse. La maladie vécue comme un enfermement pour lui est vecteur de nombreux doutes sur son présent et son futur. Malgré le mal qu’il éprouve à voir Lula diminuée, il s’occupera d’elle jusqu’au bout. Il fera même construire une dépendance à leur propriété afin d’héberger une aide médicale pour l’aider à prendre soin d’elle.
Elle restera l’objet de ses peintures et de ses écrits jusqu’à leur séparation ultime. Au-delà du regard de l’homme sur la maladie d’Alzheimer, Rezvani livre avant tout un dernier grand témoignage d’amour à sa compagne d’un demi-siècle.

Le livre « L’éclipse » paru aux éditions Actes Sud en 2003, a fait l’objet d’une réimpression en 2007.

Peut-on tout faire pour sensibiliser à la maladie d’Alzheimer ?

Lundi 28 septembre 2009

L’association France Alzheimer et l’agence de pub Saatchi & Saatchi sont-elles allées trop loin ? La mise en scène du spot de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer a choqué et beaucoup interpellé.

Peut-on tout faire pour sensibiliser à la maladie d’Alzheimer ? - Source de l'image:http://www.toutpourlesfemmes.com/ Une mise en scène de film d’horreur pour la maladie d’Alzheimer

De nombreuses associations, malades et proches de malades d’Alzheimer ont exprimé leurs critiques vives contre le spot. La publicité tournée pour l’association France Alzheimer par l’agence de publicité Saatchi & Saatchi atteint les sommets de l’horreur par sa mise en scène. Un homme hurle sur ses enfants qu’il ne reconnaît plus, une femme se balance sur son lit, blessée et l’air totalement absent, le spot a, en effet, de quoi choquer, ou tout au moins de quoi susciter le malaise.
Valérie Roumanoff, créatrice du site et de l’association « Alzheimer autrement », sœur de la comique Anne Roumanoff et personnellement touchée par le drame de la maladie s’insurge contre ce spot. Pour elle, le fait de lever des fonds pour soigner ou améliorer la vie des malades ne justifie pas tout et surtout pas d’enlever toute dignité à ces derniers.

Un site pour dénoncer
Une pétition a été lancée sur le site qui regorge de réactions négatives face à cette publicité en provenance de neurologues, de psychologues et de soignants. Ce sont les malades qui s’expriment le plus vivement. Nombreux sont ceux qui affirme que le spot ne joue pas en leur faveur en augmentant le sentiment de crainte de la maladie et donc l’isolement des malades. Sans oublier ceux qui, à un stade précoce de la maladie, se sont sentis totalement démoralisés par cette publicité.
Le premier objectif de la pétition a été atteint avec l’interdiction de diffusion du spot sur les chaînes de télévision, mais aussi avec des excuses publiques de l’association France Alzheimer. Valérie Roumanoff souhaiterait maintenant que l’agence de publicité qui a réalisé ce spot propose la production d’une nouvelle publicité basée sur de nouveaux critères.

Un spot qui a pourtant suscité l’intérêt

Bien que le spot ait été, aujourd’hui censuré, de nombreuses chaînes de télévision avaient accepté de le diffuser gratuitement. L’agence de communication qui l’avait réalisé s’était vue également décernée une mention spéciale par le magazine « Stratégies » qui remet chaque année un prix aux publicités les plus marquantes de l’année.
Sur certains forums, des membres du personnel soignant regrettent que cette annonce ait été retirée prématurément des écrans et correspond, pour eux, à une réalité de la maladie qu’il ne faut pas non plus passer sous silence.
Reste à déterminer quel sera l’impact de ce tollé pour l’association France Alzheimer. Reconnue d’intérêt général en 1991, l’association œuvre chaque jour à soutenir les malades et leurs familles.

Pour plus d’infos :

http://www.alzheimer-autrement.org/

Crèmes solaires, Alzheimer et Parkinson

Mercredi 23 septembre 2009

Les maladies d’Alzheimer et de Parkinson auraient-elles un lien avec les nanoparticules présentes dans les crèmes de protection solaire ? C’est ce que semble affirmer une étude récente menée par une Université irlandaise, et subventionnée par l’Union européenne. Découverte.

Crèmes solaires, Alzheimer et Parkinson - Source de l'image:http://images.google.comAlzheimer, Parkinson et les nanoparticules

Dans le cadre du projet international NeuroNano subventionné notamment par l’Union européenne, des chercheurs de l’Université d’Ulster (Irlande) sont chargés d’étudier pendant 3 ans le rôle de certaines nanoparticules dans le développement éventuel des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Les équipes du Pr Vyvyan Howard, pathologiste et toxicologiste, et du Dr Christian Holster, expert de la maladie d’Alzheimer, étudieront en particulier les nanoparticules présentes dans les écrans solaires et dans certains carburants diesel : le dioxyde de titane et l’oxyde de cérium.

Les nanoparticules en question
« Il y a maintenant des preuves concrètes que certaines nanoparticules manufacturées entrant par voie intraveineuse ou par les poumons peuvent atteindre le cerveau des petits animaux », confie le professeur Howard. En effet, plusieurs études ont montré que certaines nanoparticules non naturelles, comme celles issues de la pollution urbaine,  seraient toxiques pour la santé. Ces nanoparticules se logent dans les parties du cerveau, sans qu’on puisse les en déloger, obstruant les connexions neurologiques. « Le cerveau est un organe très spécial. Il ne peut pas se réparer en remplaçant les cellules nerveuses, ce qui le rend particulièrement vulnérable à la toxicité à long terme et à petite dose », explique-t-il. Il s’agit là d’un « sujet de préoccupation croissante pour plusieurs organismes de réglementation, les gouvernements et l’industrie », conclue le professeur.

D’autres nanoparticules pour lutter contre Alzheimer

Un autre projet financé par l’Union européenne permet aussi d’étudier l’utilisation de nanoparticules dans le diagnostic et le traitement de la maladie d’Alzheimer. Ce projet baptisé « NAD » (pour « Nanoparticles for the therapy and diagnosis of Alzheimer’s Disease »), devrait durer cinq ans, dispose d’un budget de 14,6 millions d’euros, et rassemblera des chercheurs de 19 organisations réparties dans 13 pays. Le projet NAD devra mettre au point des nanoparticules capables de reconnaître et de détruire les plaques amyloïdes, responsables de la dégénérescence cérébrale.

21 Septembre, Journée Mondiale Alzheimer : un diagnostic encore trop tardif

Lundi 21 septembre 2009

Le 21 septembre est la Journée Mondiale Alzheimer. Avec 100 000 cas détectés chaque année, la maladie d’Alzheimer est la première maladie neurodégénérative dans l’hexagone. Pourtant la France accuse un réel retard dans la rapidité de diagnostic des malades.

21 Septembre, Journée Mondiale Alzheimer : un diagnostic encore trop tardif - Source de l'image:http://static.commentcamarche.netAlzheimer, une maladie mal diagnostiquée
Avec le vieillissement de la population française, tous les experts médicaux s’accordent à dire que la maladie d’Alzheimer est en voie d’expansion. Pourtant tous les cas sont loin d’être identifiés. Selon une étude des professeurs Jean-François Dartigues et Catherine Helmer  de l’Inserm et du CHU de Bordeaux, 50% des cas de la maladie d’Alzheimer restent non diagnostiqués.
A un stade précoce ce sont seulement un tiers des cas qui sont détectés. Même à un stade sévère de la maladie, l’étude estime que près de 27% des cas sont ignorés. Par ailleurs, on estime le temps moyen de diagnostic de la maladie d’Alzheimer à environs 24 mois.

Les raisons sociales d’un diagnostic tardif
Plusieurs paramètres peuvent être à l’origine de ce retard. Souvent, l’entourage, le médecin de famille et le malade lui-même ont tendance à mettre les premiers signes de la maladie d’Alzheimer sur le compte du vieillissement. Pourtant ces symptômes qui paraissent anodins, comme la baisse d’attention ou des déficiences de mémoires, sont déjà les premiers éléments d’un processus certes long mais continu.
Identifier les premiers signaux est d’autant plus difficile qu’ils peuvent être très différents d’un cas à l’autre.  Percevoir un changement de comportement implique une bonne connaissance du patient.
Le fait qu’Alzheimer soit une maladie de la vieillesse joue également en défaveur de cette pathologie. Elle renvoie une image négative de handicap et de maladie incurable. Cette image pousse souvent malades et familles à nier certains symptômes par crainte de les voir associer à la maladie d’Alzheimer.

Les médecins également en cause
Les médecins traitants sont souvent les premiers contacts vis-à-vis des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Une étude canadienne a mis l’accent sur les éléments qui les pousse à sous-diagnostiquer cette pathologie.
Le temps restreint réservé à chaque patient, la peur de provoquer un choc familial ainsi que la crainte de la réaction du patient sont autant de facteurs que l’étude a mis en avant. Par ailleurs, la maladie d’Alzheimer peut également passer après le traitement d’autres affections lourdes auxquelles les médecins sont souvent mieux formés.
Bien que les médecins de famille fassent souvent de leur mieux face à la maladie d’Alzheimer, cet état de fait peut parfois entraîner un certain phénomène de défiance entre le patient et leur médecin traitant.
C’est donc l’ensemble des attitudes des acteurs médicaux sociaux mais aussi familiaux qui sont à repenser pour mieux évaluer et diagnostiquer précocement la maladie.

Un accueil de jour itinérant au service des personnes Alzheimer

Lundi 7 septembre 2009

A l’est de la ville d’Alençon (Orne), un accueil de jour itinérant permet de divertir les malades d’Alzheimer et leurs familles un jour par semaine, dans cinq cantons ruraux différents du Pays de Perche.

Un accueil de jour itinérant au service des personnes Alzheimer - Source de l'image:http://www.niouzes-vic.netLe « club » Alzheimer
Dans une zone rurale de 50 kilomètres, près d’Alençon, une structure mobile sillonne les cantons de l’Orne pour divertir les malades Alzheimer : coin salon, bibliothèque, ateliers… Dans une ambiance bon enfant, on tricote, on joue aux cartes, on coud une couverture de patchwork, on fait des colliers de perle ou de la peinture, on écoute de la musique… sous l’œil bienveillant des aides médicaux-psychologiques de cet accueil de jour original. Au « Club », on se rencontre pour passer un bon moment, le temps d’une journée… « Venir ici, ça change les idées et ça permet de discuter, lance Simone, une habituée. « Et puis au moins, ma fille sait où je suis et elle ne s’inquiète pas ».


Une initiative originale

« Nous étions confrontés à la détresse des familles, seules pour s’occuper de leur malade et souvent très isolées. Comme il est difficile de leur demander de faire de longs trajets pour conduire leur proche, c’est l’équipe qui se déplace », explique Audrey Blin, neuropsychologue et responsable de cet accueil de jour itinérant. Comme les structures de ce type font souvent défaut en zones rurales, où, paradoxalement, les personnes âgées sont nombreuses, le principe du Club Alzheimer de l’Orne est de s’installer chaque jour de la semaine dans un canton différent. Un minibus passe prendre les participants pour les emmener dans des lieux mis à disposition par les mairies.

Des activités pour les malades, du répit pour les aidants
Aller au « club », même une fois par semaine, ça détend, ça change les idées… Le jeudi, le Club fait escale à Bazoches-sur-Hoëne, un village de 900 habitants. Autour d’un café, on discute du programme de la journée. « Nous ne leur imposons rien, on fait en fonction des envies du jour », explique la responsable. Mais il y a quand même un rituel : la lecture de l’éphéméride, la vaisselle, la visite des pots de capucines et de haricots, pour bouger un peu. Les malades ont besoin de stimulation, tant physique qu’intellectuelle… S’ils perdent la mémoire récente, ils conservent néanmoins des souvenirs lointains et les émotions. « Peut-être que Simone ou Gaby ne se souviennent pas de mon prénom, mais elles se rappelleront qu’elles étaient à l’aise à l’accueil de jour », conclue Audrey Blin.

Les assises régionales Alzheimer à Toulouse

Mercredi 2 septembre 2009

Le 15 juin 2009, la ville de Toulouse a accueilli les premières assises régionales en Midi-Pyrénées consacrées à la maladie d’Alzheimer. Evènement.


Les assises regionales alzheimer à toulouseLes assises régionales Alzheimer, une première étape

Les 15 juin dernier, les assises régionales organisées à Toulouse au sujet de la maladie d’Alzheimer ont rassemblé plus de 250 personnes. Lors de cette journée de rencontre et d’échanges, les professionnels de santé, les organismes d’aide à la personne, les responsables de maisons de retraite, et les associations de familles comme France Alzheimer ont répondu présents. Cette journée est la première des trois étapes prévues dans le cadre du plan national de lutte contre la maladie. En effet, les assises organisées à Toulouse avaient pour thématique la recherche, le diagnostic et le soin. Le 2 juillet, la coordination et la prise en charge médico-sociale seront abordées à Auch, alors que « l’aide aux aidants » sera débattue le 22 octobre à Albi.

La recherche Alzheimer est ralentie
Concernant le déroulement des assises de Toulouse, dont l’un des thèmes majeurs était la recherche, le professeur Bruno Vellas, directeur du Gérontopôle de Toulouse, a fait un point rapide sur les études actuelles. Si la connaissance de la maladie se précise, force est de constater que « les centres de recherche sont freinés par la difficulté de recrutement de patients pour les essais thérapeutiques ». En effet, il semblerait que les laboratoires ne peuvent procéder à tous les essais cliniques nécessaires, par manque de volontaires…

La recherche en Midi-Pyrénées
Dans cette région, les équipes de travail sont multidisciplinaires et constituées à partir de plusieurs pôles de recherche (gériatrie, santé publique, neurologie, sciences humaines et sociales, soins infirmiers…), que ce soit en France ou en partenariat avec des laboratoires européens et internationaux. Notamment, le centre de recherche clinique « Gérontopole » vient d’ouvrir à Toulouse. Il effectuera des essais thérapeutiques, mais sera aussi un lieu de prévention, d’accueil et d’information pour les malades et leur famille. Parmi les études menées dans la région, on peut citer par exemple le programme « Mapt », qui tente d’évaluer l’impact des Oméga 3 sur la prévention de la maladie, ou encore l’étude « Guid’âge », qui analyse l’effet du Gingko Biloba.

L’influence des nitrates sur le développement d’Alzheimer

Lundi 31 août 2009

Les causes de l’augmentation incroyable des décès causés par les maladies d’Alzheimer, de Parkinson et les différents diabètes ces dernières années viendraient d’être élucidées. En effet, une étude américaine révèle le rôle douteux des « nitrosamines » dans ce phénomène. Explications.

L’influence des nitrates sur le développement d’Alzheimer - Source de l'image:www.meschinohealth.com Alzheimer : un véritable fléau des temps modernes

Ces 30 dernières années, force a été de constater une flambée des cas de maladies d’Alzheimer et de Parkinson, ainsi que le développement de diabètes de différents types, entrainant des décès précoces. Par exemple, le taux de mortalité Alzheimer (tranche d’âge comprise entre 75 à 84 ans) a été multiplié par 150 entre 1968 et 2005. Pour Parkinson, le taux de décès a triplé en 25 ans… Une recherche américaine, publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease, s’est alors intéressée à la cause du problème. Partant de l’hypothèse que ces facteurs ne peuvent être génétiques mais forcément liés à l’environnement des malades, l’enquête révèle que ces mêmes années ont vu augmenter l’exposition aux nitrosamines dans l’alimentation et dans l’environnement.

L’influence des nitrosamines, nitrates et nitrites

Les chercheurs de l’Université de Brown se sont donc intéressés à l’exposition aux nitrates. Les « nitrosamines » sont des substances cancérigènes classées par l’OMS, qui se forment à partir de nitrites ou de nitrates mélangés aux protéines de la viande. Par exemple, des nitrosamines sont ajoutées aux aliments pour prévenir la production de toxines, ou ajouter de la couleur et de la saveur. Les nitrites et nitrates sont aussi présents dans les engrais, le caoutchouc, les pesticides, le tabagisme et certains produits cosmétiques. Ces éléments chimiques nocifs ont notamment pour effet d’endommager l’ADN, de provoquer la mort de cellules, voire le cancer.

L’hypothèse des chercheurs
Les chercheurs ont donc comparé les tendances à la consommation de nitrate sur ces mêmes périodes d’observation. A partir de 1970, l’étude révèle une véritable augmentation de la consommation de viandes (fast-food…), d’engrais, et d’usines de conservation des aliments… tous facteurs d’exposition aux nitrates. « Les expositions aux nitrites et aux nitrosamines par le biais de la nourriture, de l’eau, et de l’agriculture ont augmenté juste avant et pendant le même intervalle (que l’augmentation des taux de mortalité) en raison de la prolifération d’aliments préparés, des exigences accrues pour la conservation des aliments et l’utilisation d’engrais”, analysent les chercheurs. « Si cette hypothèse s’avère exacte, des solutions potentielles incluraient d’éliminer l’utilisation des nitrites et nitrates dans les aliments et l’agriculture; de prendre des mesures pour prévenir la formation de nitrosamines et d’employer des mesures sécuritaires et efficaces pour décontaminer la nourriture et l’eau avant la consommation humaine »… tout un programme donc !

Des loisirs pour lutter contre Alzheimer

Lundi 24 août 2009

Si l’apparition de la maladie d’Alzheimer semble influencée par des facteurs de risque comme l’avancée en âge ou une alimentation trop grasse, il semble aussi exister des « facteurs protecteurs ». Le choix de loisirs actifs apparait comme le plus important pour retarder l’apparition de la maladie.

Des loisirs pour lutter contre Alzheimer - Source de l'image : http://www.lefigaro.fAlzheimer : opération prévention

Aujourd’hui, le traitement médical de la maladie d’Alzheimer ne permet pas d’éradiquer les symptômes de démence mais seulement de les atténuer. L’idéal est donc d’éviter de contracter la maladie. Pour cela, les recherches se sont orientées vers les méthodes de prévention. La maladie d’Alzheimer étant une pathologie du cerveau, il faut que celui-ci reste actif le plus longtemps possible : les activités intellectuelles tendant à exercer la mémoire sont donc à privilégier.

Des conclusions scientifiques
En effet, selon les conclusions scientifiques du Albert Einstein College of Medicine de New York, la survenue de la maladie d’Alzheimer est retardée chez les seniors férus de mots croisés, de jeux de cartes ou de société ! L’étude a porté sur 101 personnes âgées de 75 à 85 ans ayant développé une démence au sein d’un groupe de 488 seniors suivis depuis 30 ans… Les chercheurs ont pu observer que la pratique régulière de ces jeux  permettait de retarder de plusieurs mois l’apparition de la démence. De même pour les personnes âgées pratiquant la musique, l’écriture ou ayant une vie sociale dynamique. A noter que la pratique régulière d’un sport est aussi un facteur protecteur permettant d’oxygéner le cerveau.

Des animations adaptées aux malades d’Alzheimer
Lorsque les personnes âgées sont atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade déjà avancé, le placement en maison de retraite est une alternative pour faire face à la perte d’autonomie et au besoin de surveillance constante. Des unités spécialisées dans la prise en charge des malades Alzheimer leur proposent des activités adaptées afin de leur permettre de retrouver une certaine indépendance au quotidien, tout en préservant un lien social. Ainsi, la pratique du tchi kong ou du yoga, des ateliers avec des animaux ou du jardinage, de la poterie ou de la cuisine sont autant d’activités variées pour entretenir les gestes les plus simples…