Archive pour la catégorie ‘alzheimer’

Le Rotary club oeuvre pour les malades d’Alzheimer

Lundi 1 novembre 2010

Un chèque de 20 000 euros… L’équipe de la maison Alzheimer de Charleville-Mézières ne s’attendait pas à un tel cadeau, presque tombé du ciel. C’est grâce à l’action des bénévoles du Rotary Club local, que la somme a pu être réunie, en faveur des malades d’Alzheimer. En effet, les membres de la célèbre organisation ont coordonné plusieurs manifestations culturelles et artistiques, dont les bénéfices ont été reversés aux malades d’Alzheimer.

Le Rotary club œuvre pour les malades d’Alzheimer - Source de l'image : http://www.lunion.presse.fr/Des manifestations culturelles en faveur des malades d’Alzheimer

La devise du Rotary Club ‘’Service d’abord’’ n’aurait pu trouver de meilleure expression. Les rotariens ont œuvré sans relâche pour réunir les fonds destinés à l’amélioration du confort des personnes âgées atteintes d’Alzheimer. La maison Alzheimer, qui a vu le jour en janvier 2010, héberge aujourd’hui dix-huit pensionnaires à temps complet. Quatre autres personnes bénéficient de l’accueil de jour. Pour réunir une telle somme, le Rotary Club a organisé plusieurs actions. D’abord, deux concerts très réussis à la basilique de Mézières, puis une exposition-vente de céramiques à la galerie Lebon, et enfin la brocante Mohon. Par ailleurs, le club de Mulheim an den Ruhr en Allemagne a tenu a apporté son soutien. Le fruit de ce travail commun a permis au projet de voir le jour.

Une balnéothérapie pour les malades d’Alzheimer
Claudine Ledoux, maire de la ville de Charleville-Mézières, n’a pas caché son enthousiasme, et a longuement remercié les instigateurs de cette initiative lors de la remise du chèque. Alors que l’établissement n’a pas été inclus dans le Plan Alzheimer national, cette enveloppe est plus que bienvenue. Grâce à l’aide les rotariens, les malades d’Alzheimer bénéficieront d’aménagements qui pourront améliorer leur quotidien. An accord avec le directeur du CCAS, Gérard Calvi, il a été convenu que l’argent serve à développer une infrastructure de balnéothérapie au sein de la maison Alzheimer. Seule une minorité d’établissements en sont doté en France alors que les bienfaits thérapeutiques de tels soins ne sont plus à démontrer.

Alzheimer - La protéine Tau, sujet d’un symposium à Tokyo

Lundi 25 octobre 2010

Trente spécialistes de la maladie d’Alzheimer et autres maladies neurologiques se sont réunis à Tokyo il y a quelques jours afin de partager leurs expériences et avancées dans le domaine de la maladie d’Alzheimer, et notamment de la protéine Tau, dont le rôle serait déterminant dans le développement de ce redoutable fléau. En effet, à terme la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés risquent de toucher près de la moitié des plus de 85 ans.

Alzheimer : La protéine Tau, sujet d’un symposium à Tokyo - Source de l'image : http://www.masantefacile.com/Trente experts d’Alzheimer réunis
Le symposium, qui s’est réuni pour une durée de deux jours dans la capitale japonaise a été baptisé ‘’Vieillissement, protéine tau et démences’’. Le séminaire est le fruit de l’initiative du célèbre professeur Etienne Beaulieu, et de l’ambassadeur de France au Japon, Philippe Faure. Le pays du Soleil Levant a été choisi pour accueillir l’événement en raison de l’espérance de vie record de ses habitants. Alzheimer étant une maladie corrélée à l’âge, le professeur Beaulieu ne pouvait faire meilleur choix
Au vu de récentes découvertes, la communauté scientifique place beaucoup d’espoirs sur la protéine tau, pour percer les secrets du développement de la maladie d’Alzheimer.
Le docteur Michel Goedert, médecin luxembourgeois chef de la division de neurobiologie au Conseil de recherches médicales de Cambridge a, en 1988, identifié et analysé les diverses formes de protéine tau, molécule retrouvée sous une forme inhabituelle chez les individus atteints de la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés.

Des espoirs de traitements contre Alzheimer
Le Dr Goedert est confiant quant à la découverte prochaine de marqueurs permettant d’identifier la présence anormale de protéine tau dans les tissus cérébraux avant même le déclenchement des symptômes de la maladie d’Alzheimer. En effet, si la maladie d’Alzheimer se déclare rarement avant 60 ans, les dépôts de protéine tau sont quant à eux présents vingt à trente ans auparavant. Se pose alors la question éthique du diagnostic précoce d’Alzheimer, à l’heure ou aucun traitement efficace n’est disponible. Cependant, le Pr Beaulieu se veut rassurant. Son équipe travaille actuellement sur une autre protéine, la FKBP52, naturellement présente dans le cerveau, mais dont le taux est très faible chez les malades d’Alzheimer. En étant stimulée, elle aurait comme propriété de contrer les modifications de la protéine tau. Ainsi, les chercheurs proposent une nouvelle piste pour freiner le développement de la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer - Jouer au poker réduirait les risques

Lundi 18 octobre 2010

Alors que le poker souffre encore d’une réputation controversée, des chercheurs de l’INSERM ont récemment annoncé ses effets positifs sur la maladie d’Alzheimer. Comme d’autres activités intellectuelles stimulantes, la pratique de ce célèbre jeu de cartes permettrait de réduire de 50% le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Une vertu qui pourrait encourager les personnes âgées à s’adonner régulièrement à ce loisir.

Alzheimer : Jouer au poker réduirait les risques - Source de l'image : http://www.pokercollectif.com/Une étude originale  sur la maladie d’Alzheimer

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) mène depuis 1999 une étude scientifique sur l’impact des activités de loisir sur la maladie d’Alzheimer. Sous la direction de Karen Ritchie, les chercheurs Tasnime Akbaraly et Claudine Berr ont suivi une cohorte de 6000 personnes âgées de plus de 65 ans non-atteintes d’Alzheimer au début de l’étude et résidant dans les villes de Dijon et de Montpellier. Etonnantes, les conclusions de ces travaux ont été publiées dans la revue scientifique Neurology en date du 15 septembre dernier. Les personnes pratiquant «au moins deux fois par semaine une activité de loisirs stimulante intellectuellement sont deux fois moins susceptibles de développer une démence ou une maladie d’Alzheimer, comparés aux participants pratiquant ces activités moins d’une fois par semaine. (…) En revanche, aucune réduction significative du risque de survenue de démence n’a été observée avec les autres catégories d’activités de loisirs (passives, physiques et sociales)».

Revoir l’approche de la maladie d’Alzheimer

Contrairement à des travaux précédents, cette étude épidémiologique montre que la baisse du taux d’Alzheimer n’est aucunement liée au niveau d’études, à la catégorie socio-professionnelle, au mode de vie (consommation de tabac ou d’alcool) ou encore à la santé. Les chercheurs peuvent donc en conclure que les loisirs stimulants au niveau cérébral «constituerait une intervention pertinente de santé publique». Plus de 860 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer en France, et,  en l’absence de tout traitement médical efficace, il est intéressant de mettre en application ces conseils simples, gratuits, et permettant de se détendre entre amis.

La maladie d’Alzheimer gagne du terrain au Sénégal

Lundi 11 octobre 2010

La malade d’Alzheimer est connue pour ses ravages parmi les populations des pays occidentaux. Toutefois, les instances sanitaires de pays en développement déclarent devoir faire face à de plus en plus de cas d’Alzheimer dans leur pays, comme aujourd’hui au Sénégal. L’évolution du mode de vie des Sénégalais, et la place des aînés dans la société est lourdement incriminée par les spécialistes locaux dans le développement d’Alzheimer. Ces médecins se sont réunis récemment à l’ambassade du Zimbabwe pour faire le point.

La maladie d’Alzheimer gagne du terrain au Sénégal - Source de l'image : http://www.pressafrik.com/Alzheimer atteint aussi de jeunes séniors
Le médecin neurologue Kamadoré Touré ne cache pas son inquiétude. Tout comme au début de l’épidémie de VIH, le corps médical sénégalais ne peut que constater l’ampleur croissante de la maladie d’Alzheimer, et l’absence de traitement. Pire encore, Alzheimer toucherait une forte proportion d’individus âgés de 55 ou même de 45 ans. Les récentes études scientifiques effectuées mettent en lumière la prévalence de la maladie d’Alzheimer. Sur 872 individus âgés de 55 ans ou plus, 58 manifestaient des troubles de la maladie d’Alzheimer ou apparentée. Ces chiffres traduisent une proportion de 6,6 % de malades, contre 1 à 2% en Europe.
De son coté, le docteur Ndèye Dialé Ndiaye Ndongo a mentionné dans sa thèse les résultats d’une étude peu rassurantes. Près de 60% des cas de troubles de sénilité seraient dus à la maladie d’Alzheimer.

La solitude favoriserait l’apparition de la maladie d’Alzheimer
Cette pathologie, jusqu’à lors méconnue, risque de se développer très rapidement. Par conséquent, les spécialistes sénégalais ont identifié certains facteurs aggravant et ils souhaitent déployer des moyens de prévention. Le diabète, le cholestérol, l’alcoolisme doivent être surveillés. Par ailleurs, le stress et la précarité grandissante que connaissent aujourd’hui de nombreux Sénégalais achèvent de fragiliser les aînés.
En effet, il apparait clairement que l’évolution du nombre de cas d’Alzheimer soit étroitement corrélée au mode de vie moderne et à l’urbanisation de la société. Les anciens, autrefois chefs de familles respectés, étaient au cœur du système social traditionnel. De nos jours, les générations ne cohabitent plus, et les aînés se trouvent de plus en plus isolés. Le manque de contacts, et la solitude, affectent grandement la santé des aînés sénégalais et sont responsables en partie de l’augmentation du nombre de cas d’Alzheimer.

“Regards croisés sur la maladie d’Alzheimer”

Lundi 4 octobre 2010

Une enquête scientifique de l’INPES, intitulée ‘’Regards croisés sur la maladie d’Alzheimer’’ et publiée le 22 septembre dernier apporte un éclairage nouveau sur le vécu des malades d’Alzheimer et de leurs aidants. Elle montre que, de manière générale, les malades d’Alzheimer et leur entourage sont satisfaits de leur qualité de vie, malgré Alzheimer. Toutefois, les travaux mettent en relief la situation de détresse et d’isolement vécue par les aidants familiaux proches.

‘’Regards croisés sur la maladie d’Alzheimer’’ - Source de l'image : http://www.marseille.fr/La perception de la maladie d’Alzheimer des malades et des aidants
Effectuée par l’INPES de mars à octobre 2009 en France, cette enquête est la première à s’intéresser directement au regard porté sur la maladie d’Alzheimer par les victimes et leurs proches. Cette initiative s’inscrit dans l’application de la mesure 37 du plan Alzheimer 2008-2012, souhaitant la mise en place d’un dispositif d’enquêtes d’opinion sur la maladie d’Alzheimer (DEOMA).
Pour ce faire l’INPES a collaboré avec l’Association des neurologues libéraux de langue française (ANLLF), les professionnels œuvrant au sein de consultations mémoire (CM) et plusieurs centres mémoire ressources et recherche (CMRR). Parallèlement, certaines associations appartenant au réseau de France Alzheimer ont pris part à l’étude de juin à octobre. Au total, 161 personnes atteintes d’Alzheimer et 305 aidants proches ont été sondés. Seuls 68% des personnes interrogées se savent atteintes de la maladie d’Alzheimer. Elles considèrent les problèmes de mémoire comme les troubles les plus gênants à leurs yeux. Interrogés sur la maladie la plus grave à leurs yeux, le cancer est cité par 42% des participants, loin devant Alzheimer, cité seulement par 22%.

Alzheimer affecte le moral des aidants
Par ailleurs, l’enquête nous enseigne que le quotidien des malades est en réalité moins morose que ce que l’on pourrait croire.
En effet, le vécu de leur maladie est considéré comme satisfaisant pour une large majorité (85%), et  77% des malades d’Alzheimer jugent l’accompagnement dont elles bénéficient comme tout à fait correct. Pourtant, une sur deux déclare ressentir de l’impuissance et de la tristesse vis-à-vis de la maladie. Pour une sur trois, Alzheimer leur inspire au contraire de la combattivité.
La vision des aidants proches est bien plus mitigée. 80% d’entre eux jugent que l’aide apportée a leur proche se répercute négativement sur leur moral. 40% ont déjà éprouve un sentiment de mise à l’essart sociale en raison de la maladie de leur proche.
De plus, outre la rupture du lien social,  de nombreux aidants se plaignent d’une situation financière plus difficile depuis la maladie de leur proche.
Cependant en dépit d’un vécu difficile face à la maladie d’Alzheimer, 76% déclarent parvenir à gérer la maladie de leur proche.

Alzheimer - Ouverture du premier institut français

Mercredi 29 septembre 2010

L’Institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer (l’IM2A) a ouvert ses portes à Paris, vendredi 24 septembre. Inauguré à 10h45 par Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée des aînés, et en présence de nombreuses personnalités, ce nouveau centre augure d’un tournant dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer en France. Sous la houlette du Professeur Dubois, célèbre neurologue, cet institut unique poursuit un triple objectif : améliorer le diagnostic, les traitements et la recherche sur la maladie d’Alzheimer.

Un espace consacré à la maladie d’Alzheimer

L’IM2A est un espace de 3000 m2 renfermant les technologies les plus modernes. Les patients seront accueillis au sein de l’hôpital de jour, d’une capacité de 10 lits. Le centre est également doté de 5 boxes de consultations spécialisées, et d’un plateau technique innovant. Le Pr. Bruno Dubois, directeur du centre espère travailler en ‘’partenariat’’ avec les malades d’Alzheimer. Les patients bénéficieront d’une prise en charge médicale de qualité, et les soins seront associés à la recherche clinique.En effet, les malades seront examinés, leur profil étudié, et les données les concernant figureront dans une banque d’informations, utilisable par les chercheurs pour mieux cerner les mécanismes de la maladie d’Alzheimer.”Ils viennent pour une exploration clinique et en même temps ils participent à la recherche en nous permettant de trouver des marqueurs spécifiques de leur maladie”, explique le Pr Dubois.

Une collaboration sans précédent en faveur de la recherche contre Alzheimer

En outre, l’institut entend travailler en collaboration avec des équipes scientifiques externes. Les données feront l’objet d’une analyse mathématique avec l’aide des membres de l’Université Pierre et Marie Curie. Recoupées avec des données de nature différentes, ces informations permettront un diagnostic plus précoce et plus sûr de la maladie d’Alzheimer.Equipé d’un centre mémoire de ressources et de recherches, un centre d’essais thérapeutiques, deux centres nationaux de référence, un centre de coordination d’études de groupes et des espaces de travail en commun, il sera aussi partenaire de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, également inauguré le 24 Septembre.La Fondation Ifrad en faveur de la recherche sur la maladie d’Alzheimer a largement contribué à la création de l’IM2A tout comme la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. Un nouvel espoir est né pour les 860 000 Français atteints de la maladie d’Alzheimer.

Le coût de la prise en charge d’Alzheimer estimé à 600 milliards de dollars

Lundi 27 septembre 2010

La Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer a été l’occasion de dresser un bilan sur les pathologies neurodégénératives et leurs conséquences sur le financier et humain à travers le monde. Une équipe scientifique anglo-suédoise s’est ainsi penchée sur le coût de la maladie d’Alzheimer pour la société est astronomique. Par ailleurs, avec l’augmentation du nombre de malades d’Alzheimer, ce coût pourrait bien être multiplié par deux d’ici dix ans. Les conclusions de cette étude inquiétante se confirmeront dans les faits en l’absence de nouveaux traitements. C’est pourquoi il est essentiel de déployer dès aujourd’hui tous les efforts possibles dans la recherche.

Le nombre de malades d’Alzheimer doublera d’ici dix ans

Une étude publiée mardi dernier chiffre à 604 milliards de dollars le coût de la maladie d’Alzheimer et des pathologies apparentées pour l’unique année 2010. Ce coût astronomique dépasse 1 % du PIB mondial, soit l’équivalent de la18e économie mondiale.Ces travaux commandés par l’organisme Alzheimer’s Disease International estime à 35,5 millions d’individus touchés par la maladie d’Alzheimer et troubles apparentés. Ce chiffre devrait être multiplié par deux d’ici 2030, et par trois d’ici 2050. Les responsables de l’étude, Anders Wimo du Karolinska Institute à Stockholm et Martin Prince du King’s College de Londres, révèle que le nombre de malades doublerait tous les 20 ans, pour atteindre quelque 66 millions de personnes en 2030 et 115 millions en 2050.Si la maladie d’Alzheimer atteint essentiellement les pays industrialisés, le nombre de malades risque à l’avenir d’augmenter rapidement dans les pays en développement. Proportionnellement, le coût pour la société augmentera. Aujourd’hui, la part des dépenses des pays développés, en particulier l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord, dans la prise en charge d’Alzheimer est très élevée. Elle représente 89 % du coût total pour 46 % des cas. Comparativement, celle des pays moins développés représentent uniquement 10 % pour 40 % des cas. Enfin, les dépenses des pays en voie de développement représentent 1 % du coût total pour 14 % des cas.

Mettre en place une stratégie financière pour faire face à Alzheimer

Par le biais de cette étude, l’organisme Alzheimer’s Disease International (ADI) souhaite encourager l’ensemble des gouvernements à considérer ces pathologies telles une priorité et à investir bien plus dans les programmes de prévention et de “plans Alzheimer”. Seulement six Etats ont mis en œuvre de tels plans, dont la France, l’Australie et l’Angleterre. En revanche, Harry Johns, PDG de l’ Alzheimer’s Association aux Etats-Unis, considère que son pays n’est pas préparé à faire face à ce desastre tant sur le plan humain qu’économique. Les dépenses du gouvernement américain en matière de recherche scientifique s’élève à 6 milliards de dollars pour la recherche sur le cancer, près de 4 milliards pour les maladies cardiovasculaires, et 3 milliards pour le SIDA. Les dépenses en faveur de la recherche contre la maladie d’Alzheimer, ne s’élève plus qu’à 469 millions de dollars par an, une somme insuffisante face à une maladie en pleine expansion.

Les maisons pour Alzheimer se généraliseront en 2011

Mercredi 22 septembre 2010

Le Président Nicolas Sarkozy vient d’annoncer la généralisation des MAIA (maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer)  ainsi que le prévoyait le plan Alzheimer 2008-2012. Ces structures se définissent comme une ‘’porte d’entrée’’ unique, vers laquelle les malades d’Alzheimer et leurs aidants peuvent se diriger pour bénéficier d’un soutien sur divers plans. Elles ont été expérimentées dans 17 zones géographiques de France, avec succès. C’est pourquoi le gouvernement français a décidé l’élargissement de ces maisons, destinées à améliorer la prise en charge des malades d’Alzheimer.

Les maisons pour Alzheimer se généraliseront en 2011 - Source de l'image : http://s2.lemde.fr/Un projet innovant en faveur des malades d’Alzheimer
Les 17 projets pilotes des maisons pour Alzheimer, ont montré une amélioration notable de la prise en charge des malades et leurs familles, bien souvent démunis face au fléau de la maladie d’Alzheimer. Plus de 51 professionnels œuvrent actuellement dans ces structures, en coordonnant les soins sur le plan sanitaire, et médicosocial, grâce au réseau gérontologique local. Ce travail de concert facilite grandement le quotidien du malade d’Alzheimer et de sa famille, qui cessent d’être ballotés de service social en consultation gériatrique. Dans les chiffres, l’augmentation du nombre de maisons Alzheimer prévues par le gouvernement se traduira par l’ouverture de 35 structures supplémentaires en 2011, 100 nouvelles en 2012, afin d’aboutir à une couverture totale du territoire par 400 à 600 maisons Alzheimer en 2014. Toutefois, de nombreux efforts de la part des collectivités locales seront nécessaires pour transformer l’essai.

Mieux structurer la prise en charge des malades d’Alzheimer

Ainsi, les expériences menées permettent d’aboutir à plusieurs conclusions : les maisons Alzheimer nécessitent un pilotage local pour permettre aux gestionnaires d’intervenir efficacement notamment dans les situations complexe. Le malade d’Alzheimer doit aussi pouvoir demeurer chez lui s’il souhaite. Pour améliorer le maintien à domicile, le Plan Alzheimer prévoit la création de 500 équipes mobiles pluridisciplinaires intégrant divers professionnels, formés à la rééducation, et à l’accompagnement des malades, dès les premiers stades de la maladie. Actuellement, ces équipes sont expérimentées auprès de 40 Services de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD). 127 nouvelles équipes seront déployées d’ici la fin 2010. Par ailleurs, 11 plateformes d’accompagnement et de répit sont en phases de test. Elles associent une palette de services variés, tels que l’accueil de jour, la garde nocturne, l’hébergement temporaires, les activités de loisirs adaptés.

Alzheimer - Les hommes sont davantage touchés par les problèmes de mémoire

Lundi 20 septembre 2010

Les hommes et les femmes inégaux devant la maladie d’Alzheimer ? Les chiffres officiels montrent effectivement que les femmes seraient légèrement plus touchées par la maladie d’Alzheimer que les hommes. Paradoxalement, ces derniers seraient 1,5 fois plus sujets aux troubles cognitifs légers. C’est en tout cas ce que révèle une étude scientifique menée par des chercheurs de la Mayo Clinic. Ces conclusions surprenantes, parues dans la dernière édition de la revue scientifique américaine Neurology, offrent une nouvelle approche de la maladie Alzheimer.

Alzheimer : Les hommes sont davantage touchés par les problèmes de mémoire - Source de l'image : http://alavotre.blog.lemonde.fr/Les femmes restent davantage touchées par Alzheimer
L’étude de la Mayo Clinic a été menée auprès d’une cohorte de 2 050 personnes âgées de 70 à 89 ans, vivant dans l’Etat du Minnesota. Les participants ont d’abord répondu à un questionnaire portant sur leurs antécédents médicaux. Ils ont ensuite subi des tests afin d’évaluer leur mémoire et leur capacité de raisonnement.
Ces analyses ont révélé que près de 14 % des participants souffrent de troubles cognitifs modérés. Près de 10 % sont atteints de troubles cognitifs sévères apparentés à Alzheimer. Par ailleurs, 76 % de ces personnes possèdent une mémoire et un intellect considérés comme normaux.
19 % des hommes présentent une déficience cognitive légère, contre seulement 14 % de femmes.
Les auteurs de l’étude ne cachent pas leur surprise. Les hommes sont bien plus fréquemment touchés que les femmes par les troubles cognitifs modérés, alors que les femmes sont plus nombreuses à souffrir d’Alzheimer.

Les troubles cognitifs associés ou non à Alzheimer gagnent du terrain
Les auteurs expliquent que les hommes pourraient subir un déclin cognitif à un âge plus jeune, mais celui-ci serait plus progressif. Les femmes, quant à elles, passeraient brusquement d’un stade cognitif normal à des troubles sévères à un âge plus avancé. Il faut aussi souligner que le taux de déficience était plus élevé chez les individus présentant un faible niveau scolaire  (30 % chez celles ayant suivi moins de 9 ans de scolarité, contre 11 % chez celles ayant suivi moins de 16 ans de scolarité) ainsi que chez les personnes n’ayant jamais été mariées.
En additionnant le taux de personnes souffrant d’une déficience cognitive légère (16 %) au taux de personnes  présentant des troubles plus sérieux tels que la maladie d’Alzheimer (10 à 11 %), il est possible de constater que 25 % ou plus des individus âgés de 70 ans et plus sont atteints de troubles cognitifs de gravité différente. Ces chiffres ont un impact important sur le plan économique, sans parler des répercussions sur le quotidien de ces individus et de leurs proches. Par conséquent, il devient urgent de développer des thérapeutiques permettant d’enrayer de manière précoce ces troubles.

Alzheimer - Le Semagacestat est un médicament inefficace

Mercredi 15 septembre 2010

Le laboratoire pharmaceutique américain Eli Lily annonçait dernièrement l’arrêt des études portant sur le Semagacestat, un médicament mis au point pour lutter contre Alzheimer. Loin d’améliorer les symptômes de la maladie d’Alzheimer, la substance n’apporterait aucune amélioration et aurait même des effets secondaires néfastes pour les malades. Cet échec remet en question l’approche du traitement de la maladie d’Alzheimer adoptée par la communauté scientifique.

Alzheimer : Le Semagacestat est un médicament inefficace - Source de l'image : http://us.123rf.com/ Déception pour les malades d’Alzheimer
C’est encore un espoir déçu pour les malades d’Alzheimer. Le Dr Jan Lundberg, responsable de la recherche à Eli Lily annonçait récemment dans un communiqué de presse l’arrêt de deux essais cliniques sur le Semagacestat, alors que les phases d’expérimentation étaient presque parvenues à leur terme.
Le médicament a été conçu pour détruire les plaques bêta-amyloides s’accumulant dans le cerveau. Ces protéines sont soupçonnées par une partie des chercheurs de générer les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Cette approche, baptisée ”la théorie amyloide”, est mise à mal par les conclusions des études réalisées par le laboratoire.
En effet, si le Semagacestat a bien été capable de réduire la présence de plaques bêta-amyloides, les symptômes dont souffraient les patients participant aux essais n’ont guère diminué. Non seulement les fonctions cognitives n’ont pas progressé, mais les patients ont rencontré une aggravation des problèmes de mémoire et des difficultés dans l’exécution des tâches quotidiennes.


Les protéines bêta-amyloides sont-elles bien à l’origine d’Alzheimer?

Par ailleurs, le Semagacestat est suspecté d’engendrer une augmentation des cancers de la peau et de diminuer les capacités de cicatrisation du corps. Le bénéfice du médicament est donc inexistant.
Ce bilan peu reluisant n’étonne pas tous les spécialistes de la maladie d’Alzheimer. Le Dr Judes Poirier, directeur de l’Unité de neurobiologie moléculaire à l’Institut Douglas affirme que des essais précédents sur des substances capables de détruire la fameuse plaque ont déjà été menés ces dernières années. Les d’effets délétères de tels médicaments avaient alors été détectés.
Selon Judes Poirier, il n’a jamais été prouvé que la présence de ces protéines soit la cause de la maladie d’Alzheimer. Les efforts déployés par les scientifiques du monde entier à l’élaboration de traitements contre Alzheimer par destruction des plaques sont peut-être vains. Seul l’avenir nous livrera les causes de la maladie d’Alzheimer, qui touche actuellement plus de 37 millions de personnes dans le monde.