Archive pour la catégorie ‘alzheimer’

Alzheimer - La vitamine B réellement efficace?

Lundi 13 septembre 2010

Le site Internet de la Public Library of Science One a publié le 9 septembre dernier une étude scientifique portant sur le lien entre la vitamine B et la maladie d’Alzheimer. Menés par le Dr David Smith et ses collègues de l’université d’Oxford, ces travaux démontrent que la consommation de doses élevées de vitamine B engendrerait une diminution de 30 % de l’atrophie cérébrale chez les personnes atteintes d’un déclin cognitif modéré, ralentissant ainsi l’évolution d’Alzheimer. Ces résultats prometteurs sont toutefois discutés par les spécialistes de la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : La vitamine B réellement efficace?  - Source de l'image : http://www.moulindelaunay.com/Le cerveau mieux protégé contre Alzheimer grâce à la vitamine B
Des scientifiques de l’université anglaise d’Oxford ont étudié pendant deux ans l’impact de la vitamine B sur la maladie d’Alzheimer, sur un groupe de 168 personnes âgées de 70 ans et plus, atteintes par un déclin cognitif modéré et de signes avant-coureurs de la maladie d’Alzheimer comme des pertes de mémoire importantes. La moitié des participants ont reçu des doses élevées de trois types de vitamine B (acide folique, B6 et B12), tandis que l’autre moitié s’est vue administrer un placebo. Les conclusions de l’étude sont probantes : la progression de l’atrophie cérébrale a été ralentie en moyenne de 30 % dans le groupe consommant des vitamines B. Pour certaines personnes, l’évolution a été diminuée jusqu’à 53 % !
Le docteur David Smith, un des responsables de cette étude, explique ces résultats : la substance aurait un effet protecteur sur la structure du cerveau. Mieux protégé, celui-ci serait moins vulnérable à la maladie d’Alzheimer.

La réaction d’un spécialiste d’Alzheimer
Les trois vitamines B testées jouent un rôle dans la régulation du niveau d’homocystéine (un acide aminé) dans le sang. De précédents travaux avaient déjà mis en évidence la corrélation entre  des niveaux élevés de cet acide avec une atrophie cérébrale accélérée et la maladie d’Alzheimer.
Toutefois, le professeur Dubois, qui dirigera prochainement l’Institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer à la Pitié-Salpêtrière, exprime ses réserves face aux conclusions des chercheurs anglais. “La vitamine B participe à l’atrophicité des neurones, à leur bon fonctionnement et je ne vois pas en quoi ça peut interagir avec la maladie d’Alzheimer”, déclare-t-il. La maladie d’Alzheimer est au cœur d’un processus encore mystérieux pour les chercheurs. La seule consommation de vitamine B ne pourrait stopper sa progression.
Pour l’heure, cette hypothèse reste fragile et il faudra sans doute attendre le résultat d’études complémentaires pour que la consommation de vitamine B devienne une recommandation sanitaire officielle dans la lutte contre Alzheimer.

Une femme atteinte d’Alzheimer retrouvée indemne dans la forêt

Mercredi 8 septembre 2010

Cela relève presque du miracle. Une septuagénaire atteinte de la maladie d’Alzheimer a été retrouvée saine et sauve, après avoir passé une semaine au fond d’un ravin, suite à une chute. Les habitants de son village de Haute-Savoie, mobilisés pour la rechercher, ont vu leurs efforts récompensés. Fragilisée par la maladie d’Alzheimer, la vieille dame a réussi à survivre sans eau ni nourriture. Son calvaire a pris fin samedi dernier.

Une femme atteinte d'Alzheimer retrouvée indemne dans la forêt - source de l'image : http://news.fr.msn.com/Fragilisée par la maladie d’Alzheimer
Pour Michèle Riotton, 78 ans, c’en est fini des promenades dans les bois. Cette habitante d’Armoy, un village de Haute-Savoie, souffre de troubles de la mémoire dus à la maladie d’Alzheimer. Elle se souvient pourtant parfaitement avoir quitté son domicile pour une simple balade en forêt, dimanche 29 août au matin. 700 mètres plus loin, Mme Riotton glisse dans un ravin très escarpé. Elle raconte s’être endormie ensuite.
Sa disparition est rapidement signalée à la gendarmerie et un hélicoptère survole le périmètre pour tenter de la retrouver. Dans un élan de solidarité, les villageois s’organisent également. Une soixantaine de personnes au total part à la recherche de la vieille dame. Bien que les premières battues ne donnèrent aucun résultat, les habitants persévèrent et finissent par retrouver la vieille dame, qui était allongée sur le sol, vêtue assez peu chaudement au vu des nombreuses averses tombées sur la forêt pendant la semaine.

Retrouvée saine et sauve
Mme Riotton souffre de déshydratation et son discours est un peu confus.  Elle a toutefois pu livrer quelques détails de sa mésaventure après avoir été héliportée au centre hospitalier de Thonon-les-Bains.
Elle déclare avoir mangé les deux biscuits qu’elle avait dans la poche et bu l’eau de pluie qui s’écoulait sur son visage, sans laquelle elle n’aurait sûrement pas surmonter cette douloureuse épreuve. Elle souhaite par-dessus tout que son histoire serve d’exemple et met ainsi en garde contre les dangers de la forêt.
Joëlle Metrat, soulagée de revoir sa mère pratiquement indemne, confie que cette dernière a toujours surmonté avec courage les épreuves rencontrées au cours de sa vie. Affaiblie par la fatigue et la maladie d’Alzheimer, Michèle Riotton n’aurait sans doute jamais survécu sans son moral d’acier. Une leçon de courage pour nous tous.

Alzheimer - Les loisirs cérébraux à double tranchant

Lundi 6 septembre 2010

La revue scientifique américaine Neurologie, a fait paraitre le 1er septembre dernier les résultats d’une étude sur la maladie d’Alzheimer. Les conclusions sont pour le moins surprenantes. Contrairement à ce que de précédentes études laissaient croire, la pratique d’exercices cérébraux ne ralentit pas la progression de la maladie d’Alzheimer, elle pourrait même l’accélérer. Alors pour combattre Alzheimer, mieux vaut laisser de côté les mots-croisés?

Alzheimer : Les loisirs cérébraux à double tranchant - Source de l'image : http://levif.rnews.be/L’activité cérébrale engendre la progression d’Alzheimer

Les chercheurs du Rush Alzheimer’s Disease Center and Rush Institute for Healthy Aging et de l’Université de Chicago ont tenté de connaitre l’effet des exercices mentaux sur le déclin cognitif avant et après l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Pour mener à  bien ces recherches, les scientifiques ont fait appel à une cohorte de 1157 participants âgés de plus de 65 ans, ne présentant aucun symptôme de déclin cognitif au début de l’étude, il y a douze ans. Ces individus se soumettaient tous les trois ans à des tests destinés à évaluer leurs capacités cognitives.
Suite à ces tests, les participants ont fait l’objet d’évaluations cliniques, qui ont permis de distinguer trois groupes : 614 personnes ne présentaient aucun déclin cognitif, 395 étaient atteints de troubles cognitifs modérés, et 148 souffraient de la maladie d’Alzheimer.
Leur niveau d’activité intellectuelle a ensuite été mesuré sur une échelle de 5 points.
Le déclin cognitif des malades d’Alzheimer augmenterait parallèlement à leur niveau d’activité intellectuelle sur l’échelle.

Retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer

Par conséquent, si la stimulation de l’intellect reste conseillée pour retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer, une fois celle-ci déclarée, les exercices cérébraux ne feraient qu’accélérer les symptômes. Les résultats obtenus par le Professeur Robert Wilson et son équipe font l’effet d’un pavé dans la mare.
“En effet, ces résultats suggèrent que le bénéfice d’un report de l’apparition initiale de troubles cognitifs est au prix d’une progression plus rapide de la démence”, dit Wilson.
Les chercheurs suggèrent une réponse intéressante à ce phénomène. Si les symptômes de la maladie sont retardés chez les personnes stimulant leurs capacités cognitives, leur cerveau ne s’en dégrade pas moins. Les performances intellectuelles accumulées entraineraient simplement un retard dans le diagnostic. Les loisirs cérébraux réduisent donc le nombre d’années pendant lesquelles la personne souffrira d’Alzheimer.

Mobilisation générale pour la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

Mercredi 1 septembre 2010

La 6ème édition de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer aura lieu le 21 septembre prochain.
La forte médiatisation autour du fléau que représente la maladie d’Alzheimer conduit à l’organisation de manifestations chaque année plus nombreuses, afin d’informer le public sur l’apparition de la maladie d’Alzheimer, recueillir des fonds en faveur de la recherche et présenter les avancées thérapeutiques pour le traitement des malades d’Alzheimer.

Mobilisation générale pour la Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer - Source de l'image : http://images.vedura.fr/Une soirée télévisée dédiée à la maladie d’Alzheimer
A l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, la chaîne de télévision France 5 diffusera une émission dédiée à la maladie, à 20:35. Cette ”Soirée spéciale Alzheimer” sera présentée par Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes, les deux animateurs phares des émissions de santé de la chaîne. Quatre reportages seront diffusés, dont un documentaire central de 52 minutes dressant le portrait de trois personnes frappées par Alzheimer. Ce film aborde les difficultés rencontrées par les malades et leurs familles au quotidien. Il décrit également le processus complexe d’acceptation de la maladie et les phases de refus face à une réalité pénible. Par ailleurs, plusieurs spécialistes de la maladie d’Alzheimer seront présents pour répondre aux questions des téléspectateurs. Ces derniers sont en effet invités à partager les problèmes concrets entourant la maladie d’Alzheimer, dont la prise en charge est encore insuffisante dans l’Hexagone.

Un Gala en faveur de la recherche contre Alzheimer
L’International Foundation for Research on Alzheimer Disease (IFRAD) donnera son Gala annuel de Charité le 21 septembre prochain à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. La soirée, qui aura lieu à l’Opéra Comique de Paris, porte sur un thème évocateur : ”Deux générations chantent pour la troisième”. Les artistes de la chanson française, jeunes et moins jeunes, ont décidé de se mobiliser pour cette soirée contre Alzheimer. Alain Souchon et son fils Pierre, Jane Birkin et Thomas Dutronc seront  présents, rappelant ainsi la nécessité de renforcer les liens intergénérationnels. Cette idée de mobilisation est également soulignée par le Président d’honneur du Gala, qui n’est autre qu’Alain Delon.


Informations pratiques :

6e Gala de Charité de l’IFRAD
Le 21 septembre 2010 à 20:00
Opéra Comique
1, place Boieldieu
75002 Paris
Tarif unique : 300 euros

L’insuline inhalée pourrait-elle soigner la maladie d’Alzheimer ?

Lundi 30 août 2010

De plus en plus d’études montrent que l’état de santé général et la maladie d’Alzheimer sont intimement liés. Maintenant, des chercheurs américains ont testé l’effet de l’insuline administrée sous la forme d’un spray nasal à des personnes atteintes d’Alzheimer. Les résultats préliminaires de l’équipe de l’université de Washington sont encourageants, même s’ils ne suffisent pas pour parler de percée vers un nouveau traitement de la maladie d’Alzheimer.

L'insuline inhalée pourrait-elle soigner la maladie d'Alzheimer ? - Source de l'image :http://www.santelog.com/Insuline et Alzheimer, y a-t-il vraiment une relation ?
Le journal on-line USA Today rapportait récemment les résultats d’une étude sur l’effet de l’insuline administrée par voie nasale à des personnes atteintes d’une forme modérée de la maladie d’Alzheimer. L’étude, réalisée par des chercheurs de l’Université de Washington, a été présentée à la Conférence internationale sur la maladie d’Alzheimer qui s’est tenue à Honolulu en juillet dernier à l’initiative de l’Association Alzheimer.

Elle suggère que les personnes à risque et les malades atteints d’un début d’Alzheimer pourraient tirer un certain bénéfice de l’inhalation d’insuline deux fois par jour. “Nous pensons que les personnes âgées atteintes d’Alzheimer profitent de la reprise du fonctionnement normal de l’insuline dans le cerveau”, explique la scientifique Suzanne Craft. Et d’ajouter que l’inhalation d’insuline permet d’atteindre des régions du cerveau touchées par la maladie d’Alzheimer. Cette étude renforce l’hypothèse selon laquelle il y aurait un rapport entre la maladie d’Alzheimer et la résistance à l’insuline.

Le diabète comme facteur de risque d’Alzheimer
Dans la nouvelle étude, 109 adultes atteints de déficit cognitif léger ou d’une forme modérée de la maladie d’Alzheimer ont été partagés en trois groupes, recevant soit un placebo, soit un traitement de 20 ou 40 UI/jour d’insuline par voie nasale, pendant quatre mois. Les chercheurs ont découvert que dans les groupes recevant de l’insuline, les résultats aux tests de mémoire et aux tests fonctionnels s’étaient largement améliorés en comparaison avec le groupe recevant le placebo. Les effets du traitement ont continué pendant deux mois après la fin du traitement. Cependant les patients Alzheimer n’ont pas vu s’améliorer leurs capacités dans les tâches quotidiennes qu’ils avaient du mal à effectuer à cause de la maladie.

“Nous prenons petit à petit conscience que le diabète, le syndrome métabolique, l’obésité et l’hyperglycémie sont des facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer et de la perte de mémoire liée à l’âge”, explique le Dr R. Scott Turner, directeur du Programme des troubles de mémoire à la Faculté de médecine de l’Université de Georgetown. Ce dernier a reconnu que les effets des inhalations d’insuline, déjà approuvées pour d’autres indications, devaient encore être étudiés avant d’élaborer un traitement de la maladie d’Alzheimer.

Et si le téléphone portable guérissait Alzheimer ?

Mercredi 25 août 2010

Découverte intrigante que celle de Gary Arendash, l’un des pionniers de la recherche d’un vaccin contre la maladie d’Alzheimer. Il semblerait en effet qu’une exposition prolongée aux ondes électromagnétiques émises par les téléphones cellulaires puisse protéger de la maladie d’Alzheimer, voire même en inverser les effets. L’étude, menée par des chercheurs de Floride a été publiée dans le Journal of Alzheimer’s Disease.

Dr Gary Arendash - Source de l'image : http://biology.usf.edu/Des souris Alzheimer qui retrouvent la mémoire

Le Dr Gary Arendash du Centre de recherches sur la maladie d’Alzheimer en Floride souhaitait étudier les effets délétères du téléphone portable sur le cerveau. Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il découvrit non pas une nouvelle preuve de la nocivité des ondes électromagnétiques, mais au contraire une piste encourageante pour le traitement d’Alzheimer. Car si on suspecte ces ondes d’augmenter les risques de cancer, il semble qu’elles puissent prévenir la maladie d’Alzheimer. Pendant 7 à 9 mois, l’équipe américaine a exposé 96 souris deux heures par jour à une antenne émettant des ondes électromagnétiques de haute fréquence. Parmi ces cobayes, plusieurs étaient génétiquement modifiés pour déclarer une maladie d’Alzheimer. Les souris exposées longtemps aux ondes avant que n’apparaissent les signes de perte de mémoire, ont été protégées de la maladie d’Alzheimer. Elles ont en effet réussi les tests de mémoire (repérage dans un labyrinthe) aussi bien que des souris saines du même âge.

Un nouvel espoir pour lutter contre Alzheimer
Chez les souris plus âgées présentant déjà des signes de la maladie d’Alzheimer et exposées aux ondes, les problèmes de mémoire ont tout simplement disparu. Tout aussi surprenant, la mémoire des souris normales (non modifiées génétiquement) dépassait le niveau moyen. Les scientifiques ont pu constater que les ondes avaient éliminé les plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer chez les souris âgées malades et avaient empêché la formation de telles plaques chez les souris Alzheimer plus jeunes.
Ce processus, résultat de plusieurs mois d’exposition aux ondes électromagnétiques, nécessiterait cependant plusieurs années d’exposition au téléphone portable pour éventuellement avoir le même effet sur les hommes.
Les scientifiques américains sont cependant optimistes : “Si nous parvenons à déterminer quels sont les meilleurs paramètres à appliquer aux ondes électromagnétique pour qu’elles préviennent efficacement la formation des plaques amyloïdes et éliminent les agrégats déjà existants, cette technologie pourrait être rapidement adaptée au traitement de la maladie d’Alzheimer chez l’homme”, a observé le Dr Chuanhai Cao, un autre auteur de l’étude. Le Dr Cao conclut également de cette étude que les ondes du téléphone portable ne seraient pas aussi nuisibles que des enquêtes précédentes laissent supposer. Une piste à exploiter avec circonspection…

Alzheimer - Un marqueur biologique pour faciliter le diagnostic

Mercredi 18 août 2010

La maladie d’Alzheimer pourrait être diagnostiquée plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes grâce à la présence de trois marqueurs biologiques présents dans le liquide céphalo-rachidien. Ce diagnostic précoce a été mis au point par les travaux menés par Geert de Meyer, un chercheur belge de l’université de Gand. Les résultats de l’étude ont été publiés lundi 9 août dans la revue scientifique Archives of Neurology.

Alzheimer : Un marqueur biologique pour faciliter le diagnostic - Source de l'image : http://www.france-info.com/Un dépistage d’Alzheimer fiable à près de 100 %
En partenariat avec l’ADNI (Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative), l’équipe scientifique belge a recueilli en 2004 les données d’une cohorte de 400 patients âgés : 114 personnes en bonne santé, 200 souffrant de légers troubles cognitifs et 102 atteintes de la maladie d’Alzheimer. Un échantillon de liquide céphalo-rachidien a été prélevé, puis analysé régulièrement. Les résultats sont édifiants. Le marqueur biologique composé d’un peptide et de deux protéines, a été retrouvé chez 90% des malades d’Alzheimer. Les personnes qui n’étaient pas encore diagnostiquées Alzheimer au début de l’étude, mais dont les échantillons contenaient le fameux marqueur biologique, ont toutes développées la maladie d’Alzheimer dans les cinq ans.
Les auteurs de cette étude précisent que la présence de cette ‘’signature biologique’’ pourrait être détectée plus de dix ans avant l’apparition des premiers symptômes cliniques de la maladie d’Alzheimer.

Diagnostiquer Alzheimer sans offrir de traitement ?
Le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer préoccupe les chercheurs depuis plus de vingt ans. Cette découverte pourrait donc se révéler une avancée majeure, si la fiabilité du test se confirme.
Toutefois,  Michelle Micas, vice-présidente de l’association France Alzheimer exprime une réserve face à cette découverte. Un tel dépistage ne sera pas proposé à la population avant plusieurs années, le temps que d’autres études scientifiques attestent l’efficacité du marqueur.
Et quand bien même le test serait disponible, il faut savoir que l’examen permettant le recueil du liquide céphalo-rachidien est risqué et très douloureux. Il consiste en effet en une ponction lombaire, c’est-à-dire à l’introduction d’une aiguille dans la colonne vertébrale.
De plus, une question éthique se pose inévitablement : a-t-on un quelconque intérêt à diagnostiquer de manière précoce une maladie pour laquelle il n’existe pas encore de remède ?

Alzheimer, une nouvelle thérapie prometteuse

Lundi 16 août 2010

La revue scientifique américaine Annals of Neurology a révélé la semaine dernière les résultats d’une étude expérimentale portant sur six patients souffrant d’Alzheimer à un stade débutant. Les malades ont été traités entre 2005 et 2008 par une stimulation cérébrale, à l’aide d’une sonde introduite dans le cerveau. Ce traitement innovant a permis l’amélioration de l’état de trois des patients, ce qui laisse présager un nouvel espoir dans la thérapie de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, ce geste invasif est risqué, il requiert donc du chirurgien des compétences pointues ainsi qu’un équipement dernière génération.

Docteur Andres Lozano de l'université de Toronto au Canada - Source de l'image : http://www.parkinson.ca/Raviver les souvenirs du malade d’Alzheimer
Le docteur Andres Lozano de l’université de Toronto au Canada a mis au point en 2003 une technique pour stimuler le cerveau des malades d’Alzheimer, s’inspirant d’essais déjà réalisés sur des patients atteints de Parkinson et de dépression. Suite à un test sur une patiente souffrant de troubles de mémoire, il s’est avéré que celle-ci avait pu non seulement recouvrer une partie de ses souvenirs, mais aussi les verbaliser de manière cohérente. Les chercheurs canadiens ont dès lors étendu les essais à une cohorte de six patients, âgées de 40 à 80, pour lesquels le diagnostic d’Alzheimer avait été posé il y a moins de deux ans. Ces patients avaient pour particularité d’avoir bénéficié d’autres traitements auparavant, sans résultats.

Une intervention lourde pour le malade d’Alzheimer
Le protocole de l’intervention comporte plusieurs étapes. Tout d’abord, les patients doivent se soumettre à un examen d’imagerie à résonance magnétique nucléaire, qui a pour but de repérer les zones du cerveau endommagées par Alzheimer. Ensuite, des électrodes de stimulation sont placées dans le cerveau en fonction des régions lésées. Les électrodes sont activées alors que le patient est éveillé, afin de détecter d’éventuels effets secondaires risquant d’endommager d’autres fonctions. Une fois tout danger écarté, le patient est placé sous anesthésie générale, avec un générateur sous la poitrine, afin de poursuivre la stimulation.
Six mois à un an après l’intervention, l’équipe scientifique a noté que trois des patients avaient récupéré une partie de leurs capacités cognitives, sans souffrir de quelconques complications.
Ces résultats prometteurs devront être prochainement confirmés par une étude supplémentaire, en comparant les effets de la technique avec un placebo.

Agir sur trois fronts pour combattre Alzheimer

Lundi 9 août 2010

Une étude scientifique publiée jeudi dernier dans la revue scientifique British Medical Journal, fait le point sur les stratégies les plus efficaces dans la lutte contre Alzheimer. Une équipe dirigée par Karen Ritchie de l’Institut national de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) français, affirme que le traitement de la dépression associé a une activité intellectuelle régulière ainsi que la consommation de fruits et légumes, pourrait réduire significativement le risque de développer la maladie d’Alzheimer

Agir sur trois fronts pour combattre Alzheimer - Source de l’image:http://delicatessecatering.beLa dépression : un facteur de risque déterminant dans l’apparition d’Alzheimer

Les scientifiques œuvrent depuis de nombreuses années à l’identification des facteurs de risques responsables du développement de la maladie d’Alzheimer. Parmi eux, les maladies cardio-vasculaires, la consommation d’alcool, le diabète, et le niveau d’étude, étaient connus pour influencer dans une certaine mesure l’apparition d’Alzheimer.
L’équipe franco-britannique sous la responsabilité de Karen Ritchie, a recherché lesquels de ces facteurs de risque étaient les plus influents.
Pour cela, une cohorte de 1433 patients âgés de plus de 65 ans vivant dans la région de Montpellier ont été suivis pendant dix ans. Au départ en bonne santé, les participants ont subi des tests cognitifs et de lecture à trois reprises. Au début de l’étude,  2,4 ans plus tard et enfin 7 ans plus tard.
Les chercheurs en ont conclu que le traitement de la dépression, une pathologie associée dans 70 % des cas à Alzheimer, est primordial. Souvent mal diagnostiquée et assimilée à une mélancolie passagère, la prise en charge précoce de la dépression pourrait réduire de 10% l’apparition d’Alzheimer.

Améliorer son hygiène de vie pour prévenir Alzheimer

Par ailleurs, le régime alimentaire est également un facteur essentiel dans l’apparition d’Alzheimer. Le manque d’activité physique associé à un taux de graisse notable dans l’organisme entraîne une modification de la production d’insuline, néfaste pour le corps. C’est pourquoi il est important de traiter correctement le diabète, et d’enrichir son alimentation en fruits et légumes, tout en diminuant la viande. Ces bonnes habitudes alimentaires réduiraient selon l’étude de 11 % le risque de développer un diabète.
Enfin, la stimulation continue des capacités intellectuelles permettraient de diminuer de 18% le risque de développer Alzheimer. Pour cela, les personnes âgées doivent poursuivre les activités cérébrales, telles que les mots-croisés, le sudoku, ou encore la lecture. De plus, les activités sociales doivent être encouragées pour combattre la dégradation neurologique : cinéma, jardinage, hobbies divers maintiennent la jeunesse de notre cerveau!
Au vu de ces résultats, les pouvoirs publics pourraient être amenés à modifier les recommandations sanitaires en faveur des aînés, afin de lutter plus efficacement contre Alzheimer.

Suivre de longues études protège d’Alzheimer

Mercredi 4 août 2010

Un bon niveau de scolarité pour retarder les effets d’Alzheimer ? Cette nouvelle surprenante est pourtant la conclusion d’une étude , réalisée par une équipe scientifique anglo-finlandaise. Publiée il y a quelques jours dans la revue scientifique américaine Brain, ces travaux révèlent en effet que grâce aux capacités intellectuelles acquises durant les études scolaires,  les patients pourraient mieux compenser les déficiences consécutives à l’apparition d’Alzheimer.

Suivre de longues études protège d’Alzheimer - Source de l'image : http://www.789radiosociale.org/Les symptômes d’Alzheimer diminués
Une vaste étude scientifique dirigée par le Professeur Carol Brayne et le Professeur Hannah Keage de l’université de Cambridge, ainsi qu’une équipe de chercheurs finlandais a porté sur l’étude du cerveau de 832 patients décédés. Ces patients avaient de leur vivant répondu à des questionnaires et fait l’objet d’un suivi médical sur le vieillissement cérébral visant à recueillir des données concernant leur état de santé et leur milieu social.
Les personnes ayant suivi des études poussées présentaient certes les mêmes lésions cérébrales que les autres, cependant, elles ont souffert dans une moindre mesure des effets de la maladie d’Alzheimer.
Grâce un niveau d’éducation plus élevé, les patients apprennent à compenser les effets délétères de la maladie, et les symptômes de désordres cognitifs se manifestent plus tard. Pour chaque année d’étude réalisée, il y a une diminution de 11% des risques de développer les symptômes d’Alzheimer.

Encourager à poursuivre des études pour combattre Alzheimer
Malgré de réels dommages au cerveau, comme le prouve l’existence de plaques amyloïdes et de protéines TAU, caractéristiques d’Alzheimer, les individus ayant suivi un long cursus scolaire peuvent mieux gérer les symptômes, et diminuer l’impact de la maladie d’Alzheimer sur leur qualité de vie.
Selon le Professeur Brayne, cette découverte pourrait modifier la politique sociale et permettrait de porter un nouveau regard sur l’école. On connaissait l’importance des études sur le plan  éducatif et économique. Aujourd’hui, nous apprenons que dès le plus jeune âge, il est possible d’agir pour influencer positivement sa santé à très long terme. Le développement des neurones, avant 25 ans, améliore le  nombre de synapses, avec pour conséquence, l’apparition des symptômes d’Alzheimer retardée de 7 à 10 ans.
Même s’il n’existe pour l’heure aucun traitement capable de guérir Alzheimer, un moyen de prévention efficace existe.