Archive pour la catégorie ‘alzheimer’

Alzheimer , la société Ipsen livre une étude encourageante

Mercredi 23 juin 2010

Le groupe biopharmaceutique Ipsen a présenté hier les conclusions de l’essai clinique intitulé GuidAge. Cette étude, portant sur la prévention d’Alzheimer, offre des résultats encourageants. Alors que les scientifiques du monde entier travaillent à l’élaboration de traitements efficaces contre Alzheimer, de nombreux espoirs se fondent désormais sur le nouveau médicament de la société Ipsen, baptisé Tanakan, qui pourrait permettre aux millions de malades d’Alzheimer dans le monde de mieux combattre le déclin cognitif dont elles sont victimes.

Alzheimer : la société Ipsen livre une étude encourageante - Source de l'image : http://www.ipsen.com/Un remède contre Alzheimer testée à grande échelle
Le groupe Ipsen n’a pas lésiné sur les moyens pour parvenir à des résultats fiables concernant l’efficacité de son médicament contre Alzheimer. Le Tanakan, dont le principe actif est le ginkgo-biloba, a en effet été testé sur 2854 patients en Europe, et ce, sur une durée de cinq ans. Ses caractéristiques en font la plus longue étude jamais réalisée en Europe sur la maladie d’Alzheimer. Les participants au programme d’essais GuidAge sont des patients jugés ‘’à risque’’ et âgés de 70 ans ou plus. Ces derniers se plaignaient de troubles de mémoires auprès de leur médecin de famille, et résidait à domicile pendant cette période. Par ailleurs, 658 des médecins traitants ont été associés aux travaux cliniques, renforçant encore davantage la pertinence des résultats. L’objectif de GuidAge était de retarder le déclin de la mémoire vers une évolution de la maladie d’Alzheimer.

De nouvelles perspectives dans le traitement contre Alzheimer
L’essai clinique d’Ipsen marque sans aucun doute un tournant dans la recherche contre Alzheimer. Les conclusions de l’étude n’ont certes pas pu mettre en évidence un retard de l’apparition d’Alzheimer, toutefois, chez le groupe de patients ayant reçu du Tanakan pendant au moins quatre ans, une efficacité statistique a été observée contrairement au groupe de patients ayant absorbés un placebo. Ces travaux permettront également d’analyser le processus de transition depuis la phase de pertes de mémoires jusqu’au déclin cognitif caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Et ce n’est pas tout. Au cours de l’étude, Ipsen a réussi à constituer une banque biologique contenant les extraits ADN et les échantillons sanguins de plus de 2107 patients. Cette ‘’bio-banque’’ sera transférée aux scientifiques français travaillant pour la recherche publique. Une opportunité qui contribuera nous l’espérons au développement de nouvelles thérapies efficaces contre Alzheimer.

Alzheimer - La Haute Autorité de Santé oeuvre en faveur des aidants

Lundi 21 juin 2010

La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment publié des recommandations concernant les bonnes pratiques à appliquer dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. L’annonce du diagnostic, les possibilités de prise en charge, sont des questions qui font l’objet de nombreux conseils de l’HAS, tout comme l’accompagnement de l’aidant du patient atteint de la maladie d’Alzheimer. Le “suivi médical des aidants naturels” fait référence à la mesure numéro 3 du Plan Alzheimer national 2008-2012 déployé par le gouvernement.

Alzheimer : La Haute Autorité de Santé œuvre en faveur des aidants - Source de l'image : http://www.has-sante.frUn suivi qui fait partie intégrante de la prise en charge d’Alzheimer
Les aidants familiaux, aussi appelés aidants naturels, sont les membres de l’entourage proche s’investissant dans la prise en charge du malade d’Alzheimer. Ces aidants sont soumis à une forte pression psychologique, notamment lors de trois moments-clés : à l’annonce du diagnostic, au moment d’organiser la prise en charge et lors de la gestion des crises du malade d’Alzheimer. Ces lourdes responsabilités s’ajoutent aux nombreuses obligations professionnelles et familiales que gère l’aidant en parallèle. C’est pourquoi le taux de dépression chez les aidants est plus élevé que la moyenne. Pire encore, un risque de surmortalité de plus de 60 % est observé dans les trois années qui suivent le début de l’accompagnement. L’HAS recommande donc un suivi médical annuel de ces personnes, par le biais d’une consultation annuelle spécifique avec le médecin traitant. L’objectif de la mesure 3 du Plan Alzheimer est d’offrir à 70 % des aidants une consultation par an.

Les points sensibles à vérifier chez l’aidant du malade d’Alzheimer
La relation de confiance établie avec le médecin traitant fait de ce dernier l’interlocuteur le plus à même de déceler d’éventuels troubles chez l’accompagnant du malade d’Alzheimer. Il connaît dans la plupart des cas l’histoire familiale et le patient communiquera plus facilement sur les difficultés qu’il rencontre. Le médecin devra rechercher des problèmes d’anxiété, de nutrition ou encore des troubles du sommeil, fréquents chez les aidants. Devront aussi être vérifiés les niveaux d’autonomie physique et psychique du patient, notamment dans le cas ou l’aidant familial est le conjoint, lui-même souvent âgé et fragilisé.
Si une souffrance est détectée, la consultation doit aboutir à l’orientation vers les structures à même de venir en aide à l’accompagnant, comme les associations de malades d’Alzheimer, les CCAS de mairies, et les MAIA (maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer). Ce thème est désormais inclus dans la formation continue des médecins traitants.

Les laboratoires pharmaceutiques s’unissent contre Alzheimer

Mercredi 16 juin 2010

Les plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux se sont retrouvés le 11 Juin dernier à Washington pour une rencontre sans précédent sur la maladie d’Alzheimer. Devant les nombreux échecs rencontrés face à l’élaboration de traitements curatifs contre Alzheimer, les industriels ont décidé de partager leurs expériences. Apprendre des erreurs de chacun pour rait faire avancer la science pour trouver, enfin, le remède contre la maladie d’Alzheimer.

Les laboratoires pharmaceutiques s’unissent contre Alzheimer - Source de l'image : http://www.labo-saco.com/Les rapports d’essais cliniques sur Alzheimer mis en commun
La recherche contre la maladie d’Alzheimer est un parcours semé d’espoirs mais aussi de désillusions. Conscients de cette difficile réalité, les plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux ont franchi un pas inespéré : unir leurs connaissances pour lutter contre le fléau d’Alzheimer, en dépit de la concurrence acharnée qui sévit dans ce secteur industriel, où des milliards de dollars sont en jeu. Ainsi, la Coalition contre les grandes maladies regroupant laboratoires et associations de soutien aux malades, a annoncé dans un communiqué de presse la création d’une base de données regroupant 4000 patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ces données reprennent les conclusions de onze essais cliniques menés par les laboratoires et constituent par conséquent un trésor pour la recherche scientifique. Ces informations sont désormais mises à disposition des chercheurs du monde entier.

Une action en faveur de la lutte contre Alzheimer largement saluée
La Coalition contre les grandes maladies a insisté sur les formidables opportunités qui s’ouvrent à la recherche grâce à cet effort commun. L’élaboration de la base de données permettra de faciliter et d’accélérer la mise au point de nouveaux traitements contre Alzheimer, mais aussi contre d’autres maladies neurodégénératives telles que Parkinson, ou Huntington. En effet, le volume et la précision des informations contenues dans cet outil permettra de concevoir des essais cliniques plus efficaces pour nombre de pathologies.
Les laboratoires participant à cette action sont les américains Abbott,  Bristol-Myers Squibb, Eli Lilly, Johnson & Johnson, Pfizer, les britanniques AstraZaneca et GlaxoSmithKline, le français Sanofi-Aventis, et enfin les suisses Roche et Novartis.
Cette action représente un espoir immense pour les millions de malades d’Alzheimer à travers le monde.

La maladie d’Alzheimer et les enjeux de la recherche

Lundi 14 juin 2010

La maladie d’Alzheimer touche plus de 850 000 personnes en France. Leur espoir réside dans les progrès de la médecine, qui cherche des traitements pouvant améliorer la qualité de vie des malades. Mais pour être efficace, un médicament doit entraîner une amélioration clinique. Or on connaît encore trop mal la maladie d’Alzheimer et ses causes. La recherche sur Alzheimer ne peut donc se concentrer que sur des substances qui luttent contre les effets délétères des plaques amyloïdes et de la protéine Tau. Il importe aussi de découvrir les vraies causes de la maladie et d’apprendre à mieux la diagnostiquer.

Alzheimer : les enjeux de la recherche - Source de l'image : http://www.rfi.frLa recherche pour expliquer la maladie d’Alzheimer et améliorer le diagnostic
Il convient tout d’abord de reconnaître que la maladie d’Alzheimer est une pathologie à part entière et non, comme se plaisent à affirmer quelques scientifiques, la conséquence normale du vieillissement du cerveau. Il suffit de constater que les trois quarts des personnes âgées de plus de 80 ans ne sont pas atteintes de la maladie d’Alzheimer, pour comprendre qu’il s’agit d’un dysfonctionnement pathologique. Ce doute sur la réalité de la maladie d’Alzheimer est essentiellement dû au fait que l’on ne sait pas encore comment l’expliquer. Ainsi la maladie d’Alzheimer est difficile à diagnostiquer. On sait cependant aujourd’hui que l’accumulation anormale de protéines “bétâ-amyloïdes” provoque la formation de plaques “séniles” qui empêchent la bonne communication entre les neurones. Une autre substance, la protéine Tau, est également mise en cause : en quantité anormalement grande, elle tue les neurones.

Recueillir des informations sur la maladie d’Alzheimer
La recherche se concentre ainsi actuellement sur les moyens de sauver les neurones en empêchant la formation des plaques amyloïdes et l’accumulation de filaments de protéines Tau dans les cellules. Pour assurer l’efficacité de ces traitements sur le bien-être psychique des malades d’Alzheimer, il convient cependant de mieux comprendre le fonctionnement de la maladie.  Le Plan Alzheimer 2008-2012 a entraîné la création de la Fondation de coopération scientifique pour coordonner les différentes recherches sur la maladie d’Alzheimer et mobiliser toutes les énergies disponibles. L’un des objectifs de la Fondation est ainsi d’encourager la recherche sur des questions comme la reconnaissance des signes annonciateurs de la maladie d’Alzheimer et le rapport entre les symptômes présentés par les malades et les lésions du cerveau. Pour ce faire, la Fondation Ifrad a été chargée de recueillir le maximum d’informations auprès de malades issus de toutes les tranches d’âge touchées par la maladie. Ces informations, portant sur les observations biologiques et cliniques, ainsi que sur l’étude post mortem et les résultats de l’imagerie IRM, permettront de mieux cerner la maladie d’Alzheimer.

Prévention de la maladie d’Alzheimer , un esprit sain dans un corps sain !

Mercredi 9 juin 2010

La maladie d’Alzheimer fait peur. Qui ne craint de perdre la mémoire et de ne plus être capable de reconnaître ses proches ? Mais la maladie d’Alzheimer est-elle vraiment une fatalité ? Si elle touche près d’une personne âgée de plus de 80 ans sur cinq, cela signifie-t-il qu’il n’y ait rien à faire pour prévenir la maladie d’Alzheimer ? La solution ne serait-elle pas aussi simple que ce verset de Juvénal : Mens sana in corpore sano ? Maintes études montrent en tout cas les effets bénéfiques d’une bonne hygiène de vie.

Prévention de la maladie d'Alzheimer : un esprit sain dans un corps sain ! - Source de l'image : http://www.siin-nutrition.comAlzheimer : des facteurs de risque qui peuvent être limités
En France, environ 850 000 personnes, essentiellement âgées, sont atteintes de la maladie d’Alzheimer. Cette pathologie a pris une place prédominante dans les consciences et seuls le cancer et les accidents de la route sont davantage craints par le public. La maladie d’Alzheimer apparaît comme une fatalité, pourtant plus de 99 % des cas de maladie d’Alzheimer sont sporadiques, c’est-à-dire dus à des causes non génétiques. De nombreuses études montrent aujourd’hui que les facteurs de risque qui favorisent le développement de la maladie d’Alzheimer et des troubles apparentés sont les mêmes que ceux rencontrés pour les maladies cardio-vasculaires : hypertension et hypercholestérolémie, obésité et diabète sucré. Ainsi, en luttant contre ces facteurs de risque, il semble possible de prévenir ou du moins de faire reculer l’apparition de la maladie d’Alzheimer chez la plupart des sujets.

Un mode de vie sain pour prévenir la maladie d’Alzheimer

Ainsi, des études de plus en plus nombreuses vantent les effets bénéfiques du régime méditerranéen, qui permettrait de réduire la mortalité par maladies cardiovasculaires et de diminuer le risque de maladie d’Alzheimer. Ce régime repose essentiellement sur la consommation accrue de fruits et légumes (de saison) et de poisson. Les fruits et légumes contiennent beaucoup d’éléments ayant des propriétés antioxydantes, comme les vitamines C, E et A (carotène), qui ont un rôle protecteur contre la maladie d’Alzheimer. Le poisson gras est riche en Oméga 3, un acide gras dont les propriétés préventives contre la maladie d’Alzheimer sont mises en avant par plusieurs études. Selon d’autres études, le sport réduirait également de quelque 60 % les risques de développer la maladie d’Alzheimer. Enfin, des activités intellectuelles et sociales régulières permettraient de protéger les fonctions cognitives et ainsi de différer l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Des mouches pour percer les secrets de la maladie d’Alzheimer !

Mercredi 2 juin 2010

La recherche d’un traitement de la maladie d’Alzheimer occupe un nombre croissant de scientifiques qui tentent de mieux comprendre les mécanismes de cette maladie neurodégénérative. Une doctorante britannique a ainsi choisi d’étudier de plus près les effets de la protéine Tau sur le cerveau. Pour ce faire, elle utilise ”la mouche des fruits” pour observer le développement de la protéine dans le système nerveux de l’animal génétiquement modifié. Cette étude, si elle est concluante, pourra peut-être poser les bases du développement d’un traitement adapté.

Des mouches pour percer les secrets de la maladie d'Alzheimer ! - Source de l'image : http://www.gesundheitsberufe.chLa mouche des fruits pour mieux comprendre Alzheimer
Une doctorante de l’Université de Warwick en Angleterre effectue une expérience originale pour tenter d’en savoir plus sur les maladies neurodégénératives, et notamment Alzheimer. Ceri Lyn-Adams étudie en effet les ”mouches des fruits” dans le cadre de ses recherches visant à mieux comprendre la maladie d’Alzheimer. La jeune femme de 24 ans a présenté son travail à Bristol au cours de la Conférence de l’Alzheimer Research Trust, une association anglaise ayant pour but la recherche de traitements et de moyens de prévention de la maladie d’Alzheimer. “Nous utilisons la mouche des fruits pour étudier la protéine qui forme des dégénérescences neurofibrillaires dans le cerveau au cours de la maladie d’Alzheimer et des autres formes de démence”, explique Ceri Lyn-Adams. Le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer est en effet victime d’un processus de dégénérescence caractérisé par des lésions à l’intérieur des neurones, appelées dégénérescences neurofibrillaires, formées par les agrégats anormaux de protéine Tau dans le cerveau.

Le manque de fonds menace la recherche sur Alzheimer
La doctorante anglaise concentre les efforts de ses recherches sur cette protéine spécifique, dans l’espoir de décrypter ses effets sur le cerveau des patients qui souffrent d’Alzheimer. Elle espère ainsi trouver la base de nouveaux traitements. L’association Alzheimer’s Research Trust finance les travaux de doctorat de jeunes étudiants comme Ceri Lyn-Adams. Rebecca Wood, la directrice générale de l’organisme, a déclaré que de tels projets étaient fondamentaux pour les progrès scientifique futurs dans le domaine du traitement d’Alzheimer. Cependant la responsable déplore que la recherche sur les maladies neurodégénérative n’était pas “dotée de fonds suffisants”. Pour mettre au point un traitement, elle préconise d’augmenter les budgets destinés à la recherche. En effet, d’après des statistiques publiées par l’Alzheimer’s Research Trust, 75% du budget gouvernemental destiné à la recherche médicale est alloué à la recherche sur le cancer contre seulement 2,5 % aux études concernant Alzheimer et autres maladies apparentées.

Des cours de gymnastique spécialement dédiés aux malades d’Alzheimer

Lundi 31 mai 2010

Les initiatives en faveur des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer se multiplient partout en France, comme en témoigne Patrice Labaeye, animateur sportif de l’association ”FormPlus-GV”, située dans le Languedoc-Roussillon.

Ce dynamique professeur ne recule devant aucun défi, puisqu’il vient de mettre en place des cours de gymnastiques étudiés pour les personnes souffrant d’Alzheimer. Ces séances, loin d’être un banal loisir, présentent un intérêt thérapeutique certain.

Des Cours de gymnastique spécialement dédiés aux malades d’Alzheimer Le déroulement d’une séance de gymnastique pour patients Alzheimer
Afin d’offrir un maximum de repères aux participants souffrant d’Alzheimer, le déroulement du cours sera identique d’une séance sur l’autre. L’éducateur se présente et rappelle son nom, plusieurs fois si nécessaire. Les exercices composant l’échauffement seront relativement simples afin de pouvoir être assimilés à plus ou moins long terme malgré la maladie d’Alzheimer dont souffrent les élèves.  Le cœur du cours, varie lui chaque semaine, en fonction des besoins des participants et de leur forme. Au cours de la séance, le professeur communique beaucoup verbalement, et explique en détail chacun de ses gestes. Bien entendu lorsqu’un élève rencontre une difficulté, le professeur n’hésitera pas à aller vers lui pour l’aider individuellement et éviter ainsi le sentiment de frustration  lié à l’échec. Grâce à cet échange, les malades d’Alzheimer se remémorent parfois des souvenirs anciens comme leurs activités physiques passées. La séance s’achève par des étirements et des exercices de relaxation.

Les vertus thérapeutiques sur la santé du malade d’Alzheimer
Ces rendez-vous ont un effet bénéfique sur le moral des individus atteint d’Alzheimer, et diminuent les symptômes dépressifs qui accompagnent souvent la maladie.  Ainsi, ils leur permettent de maintenir un lien social avec l’extérieur, et aident à développer le sentiment constructif d’appartenance à un groupe. Si les séances de gymnastiques ont des effets très positifs sur le moral malade d’Alzheimer, elles présentent également des avantages sur le plan physique. Le fait de pratiquer une activité physique régulière permet de maintenir l’autonomie et de retarder l’entrée dans la dépendance. Chaque exercice est étudié pour répondre aux besoins des personnes âgées atteintes d’Alzheimer, en favorisant par exemple la coordination des gestes, ou le renforcement musculaire. Les exercices sont aussi conçus pour stimuler les capacités cognitives et la mémoire, par la répétition de mouvements simples et efficaces.

Ouverture d’un nouveau service pour les malades d’Alzheimer à Villiers-Saint-Denis

Mercredi 26 mai 2010

L’hôpital de Villiers-Saint-Denis va ouvrir d’ici la fin de l’année une unité cognitivo-comportementale et un accueil de jour pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ce service offrira des traitement adaptés aux malades souffrant de démence et leur proposera des activités thérapeutiques et occupationnelles. Il offrira un répit aux aidants, qui pourront se libérer dans la journée, mais aussi la nuit avec l’ouverture d’un lit en accueil de nuit. Une première dans le département.

Villiers-Saint-Denis : ouverture d'un nouveau service pour les malades d'Alzheimer - Source de l'image : http://www.chu-limoges.frUne unité Alzheimer en construction à Villiers-Saint-Denis
Début mars, le Docteur Guy Schneider de l’hôpital de Villiers-Saint-Denis a présenté à l’agence régionale de l’hospitalisation (ARH) son projet d’unité cognitivo-comportementale et d’accueil de jour des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’unité, dont les travaux de construction ont débuté en décembre dernier, ouvrira ses portes le 15/12/2010. Ce complexe  permettra d’augmenter de 15 à 19 lits la capacité d’accueil des malades souffrant de démence. Pour abriter ce service une nouvelle extension a été construite à l’hôpital, qui compte 3 pavillons pour un total de 405 places. Une dizaine de patients pourront ainsi être reçus chaque jour dans l’unité adjacente à l’accueil de jour. Ce service comptera également un lit en accueil de nuit. Une innovation, qui permettra de repérer la présence de troubles nocturnes chez les patients accueillis. L’unité cognitivo-comportementale comprendra, entre autres, une consultation mémoire pour le dépistage de la maladie chez les personnes âgées.

Un service dédié aux malades d’Alzheimer et à leurs familles
L’accueil de jour de malades souffrant de démence et donc souvent de troubles du comportement jugés comme perturbateurs par l’entourage offrira un répit aux aidants qui pourront « souffler » un jour ou deux. La famille pourra confier le malade à la nouvelle unité, où il sera en sécurité et recevra des soins correspondant à ses besoins propres. Unique dans le Sud de l’Aisne, ce service facilitera ainsi le maintien à domicile. L’unité cognitivo-comportementale permettra également d’offrir une stimulation intellectuelle aux malades pour maintenir leurs capacités cognitives résiduelles. Le service comprendra ainsi un atelier mémoire. Des activités occupationnelles seront aussi prises en charge une à trois fois par semaine : art-thérapie, la musicothérapie et la cuisine thérapeutique. Un jardin d’hiver attendra également les malades leur offrant une bouffée d’oxygène et les aidant à renouer avec leur passé. Un service qui répondra ainsi à un véritable besoin dans un secteur où la population âgée de plus de 65 ans va augmenter de plus de 27% d’ici 2015.

Découverte d’un gène associé à la démence fronto-temporale

Lundi 24 mai 2010

La maladie d’Alzheimer est bien connue car elle touche près de 900 000 personnes en France. En revanche, on a tendance à oublier l’existence de pathologies apparentées, bien qu’elles soient tout aussi éprouvantes  pour les patients et leurs familles. La démence fronto-temporale – ou DFT - est l’une de ces pathologies. Elle touche des milliers de personnes en France et n’a pas encore de traitement, comme c’est le cas avec la maladie d’Alzheimer. Mais un espoir apparaît à présent suite à la découverte au Royaume-Uni d’une mutation génétique liée à la démence fronto-temporale.

Découverte d'un gène associé à la démence fronto-temporale -Source de l'image: http://www.neuroland.bizLa démence fronto-temporale, une maladie qui apparaît peu avant la retraite

Des chercheurs britanniques ont découvert un nouveau gène associé à l’une des formes de pathologies apparentées à la maladie d’Alzheimer, la démence fronto-temporale (DFT). Les troubles liées à cette pathologie touchent en particulier les personnes âgées d’un peu moins de 60 ans. On ignore pour le moment le nombre exact de personnes atteintes de démence fronto-temporales en France. Les chiffres les plus bas avancent 5 000 cas mais en se basant sur les statistiques des autres pays,  il est plus probable que le nombre de malades se situe entre 35 000 et 40 000. Les pathologies neurodégénératives liées à la DFT sont caractérisées par des troubles du comportement et du langage associés à une détérioration des facultés intellectuelles. La DFT est due à l’altération progressive de certaines zones du cerveau (zones frontales et temporales).

Vers la découverte d’un traitement de la DFT ?
Des professeurs de l’université de Cambridge en Angleterre ont mené une étude sur les cerveaux de 515 personnes atteintes de DFT, en les comparant à ceux de 2 509 personnes en bonne santé. Le Professeur Maria Grazia Spillantini a indiqué, dans un article scientifique publié dans le journal Nature Genetics, que son équipe avait découvert une mutation génétique associée au risque accru de souffrir de cette pathologie. “Une meilleure compréhension de l’implication de ce gène pourrait nous aider à élaborer une nouvelle approche de la maladie”, explique la scientifique. Rebecca Wood, directrice de l’Institut de recherches sur la maladie d’Alzheimer impliqué dans le financement de cette étude, a pour sa part déclaré : “La DFT est une maladie particulièrement éprouvante qui atteint des milliers de familles. La découverte de nouveaux gènes et de mutations génétiques pourrait ouvrir la porte à l’élaboration de nouveaux traitements.” Notons qu’avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies apparentées ne fera qu’augmenter dans les années à venir,  d’où l’importance de renforcer la recherche dans ce domaine.

Roubaix Alzheimer - rompre l’isolement du malade et de ses proches

Jeudi 20 mai 2010

Les familles de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ne savent pas toujours vers qui se tourner pour alléger leur désarroi. Afin de rompre cet isolement, l’association “Roubaix Alzheimer” a mis en place des permanences téléphoniques pour soutenir et informer les familles. Parmi les activités proposées aux malades d’Alzheimer par l’association : des après-midi récréatifs, des groupes de parole et des réunions d’information.

Madame Rogère Duquenne - Source de l'image : http://www.lavoixdunord.frUne association pour guider les familles des malades souffrant d’Alzheimer
L’association “Roubaix Alzheimer” a tenu dernièrement son assemblée générale. Cette réunion a été l’occasion pour la présidente madame Rogère Duquenne de rappeler les objectifs de “Roubaix Alzheimer”. La présidente a expliqué que l’association visait à rompre l’isolement des familles et des personnes confrontées à la maladie d’Alzheimer et ses pathologies apparentées. Pour ce faire, l’association offre écoute, information et soutien, dans un travail de convivialité et de partenariat avec des professionnels du secteur médico-social. Créée le 6 octobre 2000, l’association a mis en place des permanences téléphoniques, des permanences d’accueil (généralement sur rendez-vous), des groupes de parole et des après-midi récréatifs (le 3e vendredi de chaque mois, depuis octobre 2006). Elle propose également des groupes de parole, des réunions d’information, des tables rondes, des forums, ainsi que des expositions. L’association  met également à disposition de ses adhérents des livres et des vidéos sur la maladie d’Alzheimer.

Soutenir les familles des malades d’Alzheimer pour éviter l’épuisement

“La mobilisation est plus que jamais nécessaire, pour faire en sorte que la maladie d’Alzheimer ne soit plus considérée comme une maladie tabou qui fait peur”, explique la présidente de “Roubaix Alzheimer” Rogère Duquenne. Plus de 35 000 personnes âgées dans le département du Nord sont touchées par la maladie d’Alzheimer. Ces chiffres ne comptent pas les malades d’Alzheimer qui n’ont pas encore été diagnostiqués. Madame Duquenne insiste sur l’importance d’un dépistage rapide, permettant d’administrer au plus tôt un traitement stabilisant. C’est pourquoi l’association “Roubaix Alzheimer” travail en coordination avec les médecins généralistes et fait de son mieux pour toujours répondre rapidement aux familles, afin de ne pas les décourager. L’association aspire en effet à aider les familles à mieux comprendre la maladie d’Alzheimer afin d’éviter l’épuisement et leur permettre une prise en charge efficace. Et de rappeler que les malades et leurs familles “font encore partie de la société”, d’où l’importance de “valoriser ce qu’ils ont fait avant d’être atteints par la maladie d’Alzheimer ».