Archive pour la catégorie ‘alzheimer’

Accueil de jour Alzheimer à Paris , un centre moderne dans le 11ème arrondissement

Lundi 17 mai 2010

La ville de Paris a ouvert un nouveau centre d’accueil de jour pour accompagner les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés qui désirent continuer à vivre à domicile. Ce centre offrira des moments de répit aux aidants familiaux de personnes agées atteintes d’Alzheimer et proposera des activités thérapeutiques aux malades, afin de retarder l’évolution de la maladie d’Alzheimer. La mairie de Paris financera en partie les coûts d’accueil pour les personnes ayant des ressources limitées.

Accueil de jour Alzheimer à Paris : un centre moderne dans le 11ème arrondissement - Source de l'image : http://paris-ile-de-france-centre.france3.frParis 11e : un nouveau centre d’accueil de jour pour les malades d’Alzheimer
La mairie du 11e arrondissement de Paris a ouvert en janvier 2010 un nouveau centre d’accueil de jour thérapeutique « Marie de Miribel », avec une capacité de 25 places. Ce centre permettra d’accompagner les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés qui désirent continuer à vivre à domicile. L’ouverture de ce centre spécialisée Alzheimer s’inscrit dans le programme du Département de Paris, qui prévoit la création de 300 places supplémentaires en centres d’accueil de jour d’ici 2014, afin de soulager les aidants familiaux. Le centre, géré par la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon,  offre aux proches du malade d’Alzheimer un espace d’échanges et d’information pour les aider à assumer leur rôle. Le coût d’une journée d’accueil est situé entre 17 et 63 euros selon les ressources de la personne âgée, grâce à une subvention accordée par la ville de Paris.

Un accompagnement renforcé des malades d’Alzheimer

Les responsables de ce nouveau centre d’accueil de jour s’attachent à constituer un projet thérapeutique individuel, afin de retarder l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Ils travaillent ainsi sur le maintien des acquis et des compétences comportementales. Ils essaient même d’aider le malade à retrouver un certain niveau d’autonomie et à se resocialiser en retrouvant son identité. Cette dernière mission passe par une prise en charge globale, tant physique que psychologique. L’équipe du centre est très variée afin de répondre à tous les besoins des malades d’Alzheimer : un médecin gériatre coordonnateur, une infirmière, une directrice ergothérapeute, une psychologue, une assistante sociale, un agent hôtelier, une psychomotricienne et trois aides soignantes et médicopsychologiques. Des professionnels libéraux et des bénévoles apportent également leur contribution (notamment par des séances de Tai Chi). Des activités thérapeutiques fondées sur les tâches de la vie quotidienne sont proposées, comme les ateliers cuisine, les repas partagés, le jardin, des sorties, etc. Par ailleurs, un espace multimédia permet de renforcer les relations avec les proches du malade. Enfin, le recours aux médecins et spécialistes, ainsi qu’aux réseaux de soins ou sociaux, est facilité pour les malades d’Alzheimer qui fréquentent le centre.

Mémoire et Alzheimer - Gagner trois ans grâce aux Omega 3

Mercredi 12 mai 2010

L’organisme américain Alzheimer’s Association a publié le 3 mai dernier les résultats d’une étude scientifique dans la revue Alzheimer’s & Dementia. Ces recherches démontrent l’efficacité de la substance DHA (acide docosahexaenoïque) sur l’amélioration des fonctions cognitives de sujets en bonne santé de 55 ans et plus. En effet, la consommation régulière de cet acide appartenant aux Oméga 3 pourrait redonner à des adultes vieillissants les capacités de mémoire et d’apprentissage d’un sujet de trois ans de moins.

Mémoire et Alzheimer : Gagner trois ans grâce aux Omega 3 - Source de l'image : http://www.fishoildirect.comUne expérience bientôt étendue aux patients Alzheimer?

L’étude scientifique, intitulée MIDAS, a été menée auprès de 485 patients dans 19 points différents des États-Unis. Les participants, âgés de plus de 55 ans, souffraient de troubles de mémoire liés au vieillissement normal, se manifestant par des oublis et des difficultés d’apprentissage. Par ailleurs, il n’a pas été diagnostiqué chez eux de pathologies neurodégénératives tel qu’Alzheimer. Afin d’obtenir les résultats les plus fiables possibles, une partie des patients s’est vue administrer un placebo renfermant un mélange de maïs et de soja, tandis qu’un autre groupe a reçu des capsules contenant 900 mg DHA à base d’algues. Les essais qui se sont poursuivis sur une durée de six mois ont mis en évidence l’impact considérable de la consommation de DHA sur les facultés cognitives des patients en comparaison du groupe placebo. En effet, leur réussite aux tests d’apprentissage a été multipliée par deux. Cette prouesse conduira peut-être à des essais sur des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Les oméga 3 : un espoir dans la prévention d’Alzheimer
L’étude scientifique a été financée par la société Martek Biosciences, un laboratoire pharmaceutique poursuivant l’objectif de promouvoir la santé par la nutrition. Les Oméga 3 sont connus depuis de nombreuses années pour leurs bienfaits sur la santé cérébrale et recommandés dans la prévention d’Alzheimer. Ils sont principalement présents dans le poisson, relativement peu consommé dans les pays occidentaux. Désormais, l’absorption de capsules de DHA permettra d’atteindre une dose suffisante pour préserver et améliorer la mémoire. Ces suppléments alimentaires ont été très bien tolérés chez les testeurs, qui ont également constaté un bénéfice cardio-vasculaire non négligeable traduit par la diminution du rythme cardiaque. Cependant, des pertes de mémoires même fréquentes ne sont pas toujours synonymes d’Alzheimer. Ainsi, de nombreux seniors de plus de 50 ans se plaignent régulièrement de ces troubles, qui trouvent leur origine dans le vieillissement normal des cellules du cerveau.

Alzheimer - la dépression et le diabète augmentent les risques

Lundi 10 mai 2010

Les résultats d’une étude scientifique américaine pourrait bien faire évoluer la politique de prévention contre la maladie d’Alzheimer. Publiées dans le célèbre Journal of General Internal Medicine, des recherches menées sur cinq ans, et portant sur 3382 patients, montrent que le diabète associé à la dépression majeure augmente fortement la probabilité de développer Alzheimer.

Dr Wayne Katon - Source de l'image : http://www.cfha.netUne avancée scientifique dans le combat contre Alzheimer
Des études ont prouvé dans le passé que le diabète et la dépression, développé chacun de manière isolée, pouvait constituer des causes favorisant l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Les recherches menées par le Dr Wayne Katon de l’Université de Washington nous enseignent aujourd’hui que ces deux pathologies, déclarées simultanément chez le patient, doublent le risque d’atteinte. Les raisons à cela ne sont pas connues. Toutefois, les théories avancées incriminent un dérèglement d’origine hormonale. Le cortisol, hormone de stress secrétée en grande quantité par l’individu dépressif, pourrait perturber le système nerveux. De plus, le réseau sanguin endommagé par le niveau élevé de sucre semble être un terrain fertile à l’apparition des troubles neurodégénératifs.

Qui sont les plus touchés par ce phénomène?
Bien que le mécanisme qui lie les trois affections ne soit pas totalement décrypté par les scientifiques, il est toutefois possible de dresser un profil type de l’individu susceptible d’être atteint. Il s’agirait plutôt de femmes, célibataires, ayant un mode vie sédentaire, et présentant un surpoids. Ces personnes associeraient également le tabagisme à un traitement du diabète par insuline. Afin de limiter les risques, les instances sanitaires préconisent l’arrêt du tabac. Par ailleurs, la pratique régulière d’exercice physique est recommandée, car elle diminue le stress et donc la dépression. Il est également nécessaire  d’adopter de bonnes habitudes alimentaires en limitant la consommation de sucres et de graisses. Ces conseils, garant d’une meilleure hygiène de vie sont bons à suivre à tout âge.

La biotechnologie au secours des malades d’Alzheimer

Mercredi 5 mai 2010

Une start-up suisse, qui a étudié le code génétique de personnes âgées en bonne santé pour découvrir les anticorps capables de lutter contre la maladie d’Alzheimer, affirme pouvoir développer un médicament d’ici 2017. L’approche thérapeutique de Neurimmune, qui diffère des approches traditionnelles, vise à raccourcir le développement d’un traitement à la maladie d’Alzheimer.

La biotechnologie au secours des malades d'Alzheimer - Source de l'image : http://www.neurimmune.comLe traitement d’Alzheimer vu sous un angle différent
Nombre de compagnies pharmaceutiques investissent maintes ressources à la recherche d’un traitement efficace pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. La start-up suisse de biotechnologie Neurimmune a récemment reçu le Pionierpreis Technopark de la Banque cantonale de Zurich pour ses travaux sur la maladie d’Alzheimer. Ce prix, d’environ 100 000 francs, suisses récompense les innovations technologiques sur le point d’être lancées sur le marché. Cette année, le Pionierpreis a mis en valeur le travail de recherche des scientifiques de la jeune pousse zurichoise dans le domaine du développement de médicaments pour la prévention et le traitement de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs de Neurimmune ont en effet entrepris d’accélérer le développement d’un médicament en adoptant une approche différente pour le traitement de la maladie d’Alzheimer. Leur méthode consiste à étudier le code génétique des personnes âgées ne souffrant pas d’une maladie neurodégénérative, plutôt que de chercher les facteurs favorisant le développement de la maladie.

A la recherche d’anticorps capables de combattre Alzheimer
Les chercheurs de Neurimmune s’attachent à identifier les facteurs immunologiques aidant les personnes âgées à conserver leurs capacités cognitives. Ils emploient une technologie sophistiquée pour trouver des anticorps aptes à combattre la maladie d’Alzheimer ou celle de Parkinson, puis en reproduisent le matériel génétique à l’aide de la biotechnologie. Des tests menés sur des animaux ont déjà montré qu’il était non seulement possible de mettre un terme à la mort des cellules du malade d’Alzheimer, mais aussi de restaurer leur fonctionnement. Des essais cliniques sont censés débuter l’an prochain avec l’autorisation de la FDA américaine. Cette nouvelle technologie devrait permettre de commercialiser un médicament d’ici 2017. Ce traitement, révèle le directeur opérationnel de Neurimmune Michael Salzmann, se base sur une molécule humaine, son utilisation est donc plus sûre. Le prix offert par la Banque cantonale servira quant à lui à financer un projet de recherche sur la protéine Tau responsable de la formation de dégénérescences neurofibrillaires à l’intérieur des neurones.

Alzheimer précoce , la vie de la plus jeune malade de France

Lundi 3 mai 2010

Fabienne a 44 ans. Épouse comblée, et mère de trois enfants, elle aurait tout pour être heureuse. Mais depuis sept ans, un mal invisible la ronge, la maladie d’Alzheimer. Cette pathologie, à laquelle on associe souvent les personnes âgées, peut parfois apparaitre à un âge très précoce. L’apparition subite de la maladie d’Alzheimer bouleverse la vie de toute une famille.

Fabienne Piel 44 ans - Source de l'image : http://1.bp.blogspot.comLe quotidien complexe d’une famille touchée par Alzheimer

Préparer un repas ou s’habiller sont des gestes banals qu’on exécute souvent automatiquement. Il n’en va pas de même pour Fabienne, atteinte de la maladie d’Alzheimer avant même d’avoir quarante ans. Pour elle,  les tâches les plus simples nécessitent désormais concentration et aide-mémoire. Pour pallier à ces oublis fréquents,  la maison est parsemée de listes et post-It. Heureusement Fabienne peut compter sur l’aide précieuse de son mari et de Mireille, son auxiliaire de vie, qui l’aident quotidiennement dans sa lutte contre Alzheimer. Ses enfants, encore adolescents à l’annonce du tragique diagnostic, craignent qu’un jour leur mère ne les oublie. Comme Patrick, leur père, ils vivent pour l’instant au jour le jour cette situation dans laquelle les rôles s’inversent. Désormais, ce sont eux qui doivent veiller sur leur maman. Si la maladie d’Alzheimer est une lourde épreuve pour la famille de Fabienne, elle est aussi l’occasion pour ses membres de se témoigner amour et solidarité.

L’évolution inexorable de la maladie d’Alzheimer
Trois fois par an, Fabienne consulte son neurologue pour évaluer la progression de la maladie d’Alzheimer. Chaque visite montre malheureusement une aggravation des symptômes. Il est de plus en plus difficile pour elle de reconnaître l’usage de certains objets et d’imprimer de nouveaux souvenirs. Par conséquent, son naturel gai et enthousiaste laisse parfois place à l’angoisse et la confusion. Fabienne cherche alors des moments d’apaisement, qu’elle  trouve en compagnie des animaux, sa passion. A leur contact, les gestes sont instinctifs, et la mémoire n’est pas un obstacle au bonheur. Patrick essaie quant à lui d’adoucir le quotidien en emmenant chaque année sa femme en vacances à l’étranger. Ces souvenirs sont matérialisés dans les nombreuses photos et films qu’ils réalisent. Lui aussi se refuse à songer aux difficultés futures. Leur unique espoir face à la maladie d’Alzheimer repose sur les progrès de la science.

Accueil de jour Alzheimer - la CNSA publie son enquête

Mercredi 28 avril 2010

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a récemment publié les résultats de son étude sur les structures de répit destinées aux malades d’Alzheimer et à leurs aidants. Cette enquête met l’accent sur la nécessité de développer et diversifier l’accueil temporaire (accueil de jour et hébergement temporaire) pour répondre aux besoins des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer et de leurs aidants.

Accueil de jour Alzheimer : la CNSA publie son enquête- Source de l'image : http://www.pelerin.infoLe développement de l’accueil temporaire pour malades d’Alzheimer
La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a  publié mi-avril un rapport présentant les conclusions de l’étude “Accueils de jour et hébergements temporaires pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer : Attentes, freins et facteurs de réussite”. Effectuée par Géronto-Clef, un organisme qui dépend de l’Inserm, cette étude s’inscrit dans le cadre de la 1ère mesure du plan Alzheimer 2008-2012 (développement et diversification des structures de répit pour les malades et leurs aidants). L’enquête pilotée par la CNSA a été réalisée entre juillet 2009 et mars 2010 au sein de 18 établissements des trois catégories juridiques (public, privé associatif et privé lucratif). Renseignée par des entretiens avec divers acteurs du secteur (directeurs, usagers, familles, Clic, inspecteurs des Ddass…), cette étude fait un état des lieux des structures existantes pour les malades d’Alzheimer. Elle présente ensuite un bilan de la situation actuelle et propose des solutions aux problèmes observés.

Structures de répit pour malades d’Azheimer : un bilan mitigé
Le rapport de la CNSA sur les structures de répit à la disposition des malades d’Alzheimer et de leurs aidants présente d’abord les solutions existantes : accueil de jour et hébergement temporaire. Après un état des lieux et un rappel historique, le document dresse un bilan du développement des structures proposées. L’étude fait état de plusieurs problèmes : les dispositifs existants sont trop hétérogènes et leur objectif général et thérapeutique n’est pas toujours clair. Par ailleurs, « à l’échelle d’un département aucune institution, aucun service ne dispose d’une vue globale et actualisée du fonctionnement de ces dispositifs. » Les raisons de ces lacunes sont diverses : la faible visibilité de l’accueil temporaire Alzheimer, la confusion avec des services du secteur sanitaire, le manque de relations avec les partenaires du secteur du maintien à domicile… Le rapport propose plusieurs solutions pour remédier à cette situation : donner à l’accueil temporaire une mission de soutien de la vie à domicile, le considérer comme un dispositif destiné tant au malade d’Alzheimer qu’à ses aidants et mieux informer les usagers potentiels. Enfin, le  rapport de la CNSA préconise d’améliorer la territorialisation des hébergements temporaires destinées aux personnes atteintes d’Alzheimer.

Alzheimer - un vaccin aurait-il enfin été découvert ?

Lundi 26 avril 2010

La communauté scientifique est pleine d’espoir quant à la recherche sur la maladie d’Alzheimer dont on ignore encore les causes exactes et les moyens de prévention. Plusieurs compagnies pharmaceutiques dans le monde tentent de développer un vaccin. C’est le cas notamment de la société autrichienne Affiris, qui va tester l’efficacité d’un candidat vaccin chez 420 malades d’Alzheimer dans six pays européens.

Alzheimer : un vaccin aurait-il enfin été découvert ? - Source de l'image:http://kamizole.blog.lemonde.fr Tests d’efficacité pour un vaccin contre la maladie d’Alzheimer
La maladie d’Alzheimer est jusqu’à présent incurable et la recherche demeure l’unique espoir de millions de malades d’Alzheimer à travers le monde. Trouver un vaccin est un des principaux objectifs des études entreprises par les scientifiques du monde entier. Un premier vaccin potentiel avait dû être abandonné en 2001, à cause de ses effets secondaires graves. Un vaccin suédois a ensuite été testé en 2005 sans donner de résultats concluants. A présent, c’est une société pharmaceutique autrichienne qui tente sa chance. Le candidat vaccin AD02 d’Affiris a déjà atteint la phase des tests sur les malades, après avoir passé avec succès il y a cinq mois la première phase de tests, assurant sa sûreté et sa tolérabilité pour les humains. Les résultats de ces nouveaux tests, qui permettront de vérifier l’efficacité du candidat vaccin, devraient être disponibles seulement en 2012.

Prévenir Alzheimer : un vaccin capable de détruire les plaques séniles ?
Le vaccin AD02 sera testé sur environ 420 personnes déjà atteintes de la maladie d’Alzheimer dans des centres médicaux en France, Croatie, Autriche, Allemagne, Slovaquie et République tchèque. Affiris a développé ce vaccin avec la coopération de la compagnie britannique GlaxoSmithKline. Cette substance s’attaque aux plaques séniles en provoquant une réaction de l’organisme, qui se met à produire des anticorps capables de lutter contre la formation de plaques amyloïdes dans le cerveau. Ces plaques dites séniles bloquent les signaux nerveux et provoquent une dégénérescence progressive des fonctions cognitives. Pour réduire les effets indésirables du traitement, les scientifiques ont réussi à faire en sorte que les anticorps ne puissent s’attaquer qu’à la partie de la protéine bêta-amyloïde qui provoque la formation de plaques. Si ce vaccin expérimental passe l’ensemble des tests avec succès, les chercheurs pourront alors élaborer le premier traitement préventif tant attendu contre la maladie d’Alzheimer.

L’ASAD - un précieux soutien aux familles touchées par la maladie d’Alzheimer

Mercredi 21 avril 2010

L’ASAD (Alzheimer Sambre-Avesnois Domicile) est une association a but non lucratif qui a vu le jour au début de l’année 2009, sous l’impulsion de deux bénévoles, Madeleine Pernal et Maryse Jarry. L’organisme se donne pour mission de soutenir les malades d’Alzheimer de la région ainsi que leurs accompagnants. Ces familles, souvent en détresse, nécessitent en effet un interlocuteur fiable, capable d’écouter, d’informer et d’intervenir sur le terrain.

Maryse Jaggly et Madeleine Pernal ont fondé l'association en 2009 - Source de l'image : http://www.lavoixdunord.frUne synergie efficace pour combattre Alzheimer
Les activités de l’ASAD (Alzheimer Sambre-Avesnois Domicile) sont très appréciées par les familles de la région touchées par la maladie d’Alzheimer. Afin de renforcer l’efficacité de leur mission, les deux bénévoles ont pris soin de coordonner leurs activités avec les services médico-sociaux du secteur, notamment les hôpitaux  d’Avesnes et de Jeumont qui ont mis à leur disposition des locaux pour accueillir le siège social de l’association. Par ailleurs, des professionnels de santé, médecins gériatres, et infirmiers s’investissent dans la gestion du conseil d’administration de l’ASAD qui bénéficie donc d’une excellente notoriété. Pas moins de 151communes profitent déjà des services de la nouvelle association pour les malades d’Alzheimer et leurs aidants. De plus, des organismes tel que la Mutualité sociale agricole ou encore la Caisse d’épargne leur accorde un soutien par le biais de subventions.

L’intervention d’Alzheimer Sambre-Avesnois Domicile sur le terrain
L’ASAD s’investit énormément pour aider les familles confrontées à la difficile mise en place du maintien à domicile de leurs proches atteints d’Alzheimer. Maryse Jaggly précise  que le coût des interventions de l’association peut éventuellement faire l’objet d’une prise en charge par l’APA. Par ailleurs, les responsables de l’ASAD incitent les familles à prendre contact dès l’annonce du diagnostic, afin de mettre en place des réponses adaptées dès les premiers stades de l’Alzheimer. Pour cela, il est nécessaire d’organiser un réel projet de vie, maintenant la socialisation du patient et de ses proches, souvent isolés par la maladie. Les prestations, assurées par des professionnels, comprennent des activités de stimulation, d’éveil, mais aussi des exercices favorisant la préservation de l’autonomie des personnes atteintes d’Alzheimer. L’action de l’ASAD semble être une réussite au vu des témoignages enthousiastes de familles qui parviennent aux bénévoles.

Pour plus de renseignements sur l’ASAD : Tél - 06 14 46 79 68.
Par courriel : alzheimer.avesnois@orange.fr

Le rôle des cellules microgliales dans la maladie d’Alzheimer

Mercredi 14 avril 2010

La perte neuronale est une des altérations neuropathologiques principales de la maladie d’Alzheimer. Des scientifiques ont découvert qu’elle est en partie due à un processus de défense du système nerveux central. Des cellules “gendarmes”, les microglies, cherchent à détruite les plaques amyloïdes qui se forment dans le cerveau au cours de la maladie d’Alzheimer. Mais ce processus provoque également la mort des neurones liés aux microglies. Un traitement est donc envisagé afin d’interrompre la communication entre les neurones et les microglies.

Le rôle des cellules microgliales dans la maladie d'Alzheimer - Source de l'image: http://3.bp.blogspot.comAlzheimer : des cellules protectrices responsables de la perte neuronale
Les microglies sont des cellules qui assurent la protection du cerveau, en formant une barrière hémato-encéphalique isolant les neurones. Elles provoquent aussi des réactions inflammatoires de défense lorsque survient une lésion ou une infection dans le tissu cellulaire. Une équipe internationale, dirigée par le Professeur Jochen Herms, neurobiologiste à l’université LMU de Munich, a montré que ces cellules contribuaient largement à la perte neuronale observée chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’équipe du Professeur Herms estime que lorsque la démence se développe, les neurones secrètent une substance chimique qui attire les microglies. S’en suivent des réactions inflammatoires qui provoquent finalement la destruction des neurones. “Nous pourrions utiliser ces conclusions pour développer un agent chimique capable de ralentir la perte neuronale en stoppant la communication chimique entre les deux sortes de cellules du cerveau”, estime le Dr Herms.

Interrompre la communication chimique entre les neurones et les microglies
La maladie d’Alzheimer est due à la destruction inexorable de neurones provoquée par la formation d’agrégats insolubles de protéines, appelés plaques amyloïdes. Une importante quantité de microglies se rassemble à proximité de ces plaques. Les microglies sont des sortes de “policiers” immunitaires, chargés de détecter des lésions du tissu. Il semblerait ainsi qu’elles se réunissent près des plaques amyloïdes dans le but de les dégrader. “Nous supposons que les neurones malades situés près de ces plaques secrètent une substance chimique qui attire les microglies. Cette substance est apparemment la chimiokine Fractaline, qui se fixe à un récepteur membranaire à la surface des cellules microgliales”, explique Dr Herms. Les scientifiques ont éliminé génétiquement ce récepteur et constaté que dans ce cas la perte neuronale n’avait pas lieu. Ces résultats prouvent que les microglies, qui éliminent les plaques amyloïdes typiques de la maladie d’Alzheimer, contribuent aussi activement à la destruction des neurones. “Ces nouvelles découvertes pourraient nous permettre d’élaborer de nouvelles approches thérapeutiques de prévention de la perte neuronale”, conclut le médecin allemand.

Solidarité contre la maladie d’Alzheimer à Carcassonne

Lundi 12 avril 2010

A l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, le Dôme de Carcassonne a accueilli les 6 et 7 Avril derniers plusieurs manifestations en faveur des malades d’Alzheimer. Grâce au concours du GISC (Groupe Intervenant Spectacle Concert), le public a pu prendre part à des réunions, concertss et ballets, avec pour unique but le soutien aux familles frappées par la maladie.

Solidarité contre la maladie d’Alzheimer à Carcassonne - Source de l'image: http://www.temoignages.re/Les générations unies en faveur des malades d’Alzheimer
Le programme du GISC s’est ouvert sur un débat passionnant sur la maladie d’Alzheimer avec pour thème l’Humanitude (philosophie de soins basée sur le concept de bientraitance). Parmi les nombreux participants, plusieurs jeunes élèves impliqués dans le projet pédagogique ”Donne-moi ta main” étaient présents. Ce programme d’accompagnement, actif depuis 2006, a pour noble objectif de briser l’isolement dont souffrent les personnes âgées atteintes d’Alzheimer par le biais de sorties artistiques et de rencontres intergénérationnelles. Les actions menées par ces adolescents contribuent à redonner le sourire à des individus en grande souffrance, souvent victimes d’un processus de désocialisation. Le débat a ensuite laissé place à un concert intitulé ”Quand on a que l’amour”. Ce programme musical a fait vibrer le public au son des célèbres chansons de Jean Ferrat, récemment disparu.

”Tous en chœur contre Alzheimer”
Pour la seconde journée de mobilisation, les actions de solidarité se sont poursuivies. En premier lieu, les spectateurs ont pu assister au ballet viennois mis en scène par la troupe Artisthéa de Narbonne, avant de mêler leurs voix à celles des 800 choristes venus de toute la région. Les chants qui ont résonné dans la salle du Dôme ont avant tout touché le cœur des familles, particulièrement émues par la chanson de clôture ”Tous en chœur contre Alzheimer”. Le prix d’entrée au spectacle était fixé à 8 euros, avec pour objectif de reverser intégralement les bénéfices de cette manifestation au profit de l’aide aux malades d’Alzheimer. Pour Lakhdar Nehari, président du GISC, ces moments d’émotion partagée redonnent un élan d’espoir aux familles de la région confrontées à la maladie d’Alzheimer.