Archive pour la catégorie ‘Maison de retraite’

1er congrès des médecins coordonnateurs en Ehpad d’Ile-de-France

Lundi 19 avril 2010

Les médecins coordonnateurs en Ehpad de la région Ile-de-France se sont rassemblés pour la première fois dans le cadre d’un congrès intitulé « Printemps des Ehpad ». Inspiré d’initiatives similaires organisées notamment dans le Limousin et en Lorraine, ce congrès s’est déroulé le 8 avril à Paris. Le but de cette rencontre était d’encourager les médecins coordonnateurs en Ehpad à échanger leurs expériences et connaissances concernant la prise en charge et le suivi médical des résidents en maison de retraite.

Ile-de-France: premier congrès des médecins coordonnateurs en Ehpad - Source de l'image : http://www.amc92.orgUn printemps des Ehpad pour favoriser les échanges professionnels
Les associations de médecins coordonnateurs d’Ehpad en Ile de France ont organisé le 8 avril 2010 un premier « Printemps des Ehpad ». Organisé dans les locaux de l’Hôpital Cochin à Paris, ce congrès s’adressait aux professionnels chargé du suivi médical des personnes âgées dépendantes en Ehpad (médecins coordonnateurs, pharmaciens, gériatres, directeurs, infirmières coordinatrices, médecins traitants, associations de malades et d’aidants, etc.) Ce printemps des Ehpad a été l’occasion pour les médecins coordonnateurs et autres professionnels du secteur d’échanger leurs expériences. Les intervenants ont abordé des thèmes divers : notamment les procédures d’évaluation rapide des troubles cognitifs, les soins bucco-dentaires et troubles de la déglutition, ainsi que la création d’un logiciel de gestion de la réintroduction des dispositifs médicaux dans le budget soins. Les participants ont par ailleurs évoqué le profil et les particularités du médecin coordonnateur d’Ehpad d’Ile de France, à la lumière des conclusions de l’enquête Nationale de la Fondation Médéric-Alzheimer-FFAMCO.

Le succès des congrès de médecins coordonnateurs en Ehpad

Lancé à Limoges en mars 2009 par la Fédération française des associations de médecins coordonnateurs en Ehpad (FFAMCO), le concept de congrès « Printemps des Ehpad » se développe avec succès dans l’ensemble du pays. Dans le Limousin, le printemps des Ehpad en est à sa deuxième édition. Le premier congrès de médecins coordonnateurs du Limousin était consacré à la télémédecine et au projet de conventions de bonnes pratiques à l’entrée en Ehpad. La 2e édition de cette manifestation a permis d’approfondir ces thèmes et de faire le point sur les innovations dans le domaine de la prise en charge des résidents d’Ehpad. Elle a également été l’occasion de réfléchir sur la problématique de la continuité des soins pour les aînés dépendants en milieu rural. Outre la reprise de cette initiative en Ile-de-France, c’est également en Lorraine que s’est tenu un rassemblement similaire le 26 mars dernier, portant sur les rôles respectifs et la coopération entre le directeur et le médecin coordonnateur en Ehpad. Il ne fait aucun doute que ces congrès devraient sensiblement contribuer à l’amélioration du suivi médical des personnes âgées dépendantes en maison de retraite.

Un nouveau guide évalue les maisons de retraite

Jeudi 21 janvier 2010

David Jacquet et Patrick Lelong viennent de faire paraître la 4ème édition du Guide de la dépendance. Le nouveau guide 2010 passe en revue 8.000 maisons de retraite françaises répartis dans 92 départements et offre également des informations sur divers sujets relatif à la dépendance tels que le maintien à domicile, les aides sociales et les services pour les aînés.

Un nouveau guide évalue les maisons de retraite - Source de l'image: http://image.radio-france.fr La qualité des maisons de retraite a progressé !
L’enquête effectuée pour rédiger ce Guide de la dépendance a permis de découvrir que « la qualité de l’hébergement des aînés en maison de retraite a progressé de manière significative, avec des chambres plus spacieuses qui possèdent toutes des douches individuelles, ce qui n’était pas le cas il y a peu. ». Selon David Jacquet et Patrick Lelong, les structures insalubres sont clairement minoritaires et ne représentent que « 5 % de l’ensemble des établissements publics, privés et associatifs. ». Ce constat démontre que les préjugés concernant les maisons de retraite sont très injustifiés.

Bayonne, un cas de maltraitance isolé
Tout en déplorant l’apparition de cas de maltraitance en maison de retraite tel que le scandale de Bayonne, David Jacquet estime donc qu’il faut relativiser à ce sujet. Les établissements problématiques, comme celui des Colombes de Bayonne, sont en général des structures très petites et non médicalisées. D.Jacquet et P. Lelong en ont dressé une liste qu’ils comptent faire parvenir au gouvernement. En revanche, les EHPAD (établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes) sont des structures médicalisées plus sérieuses et plus sûres.

Norra Berra déclare la guerre aux maisons de retraite irrégulières

Mercredi 30 décembre 2009

Depuis le récent scandale de la maison de retraite à Bayonne, la secrétaire d’Etat aux Aînés Norra Berra œuvre avec détermination à identifier et  “mettre au pas” tous les établissements soupçonnés d’irrégularités ou de maltraitance. Pas moins de 200 structures non-médicalisées hébergent des aînés dépendants dans des conditions illégales, selon un rapport intérimaire de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) cité par Mme Berra. La secrétaire d’Etat a annoncé que tous les maisons de retraite concernées seront contraintes de fermer définitivement le 31 mars 2010, au terme d’un délai officiel de trois mois pour se mettre en conformité.

Norra Berra déclare la guerre aux maisons de retraite irrégulières - Source de l'image:http://www.lyonmag.comUn chiffre inquiétant et contesté
Les déclarations de Norra Berra ont suscité des réactions partagées au sein des professionnels du secteur médico-social. Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du SYNERPA (Syndicat des Maisons de Retraites Privées), n’a pas hésité à contester publiquement le chiffre avancé par la secrétaire d’Etat. “Quand on parle de 200 établissement illégaux c’est complètement faux”  a-t-elle martelé sur les ondes de France-Info avant de souligner que la maison de retraite à Bayonne était “un véritable établissement” car elle disposait d’une autorisation du Conseil général. A l’opposé, le président de l’AD-PA (association des directeurs de maisons de retraite et de services à domicile) Pascal Champvert s’est clairement démarqué des  “maisons de retraite qui sont la honte de la profession” tout en réitérant sa demande de publication rapide d’une liste noire  des structures d’accueil non-conformes. A l’heure qu’il est, l’Inspection générale des affaires sociales n’a publié aucune liste de ce type.

Une inspection défaillante des maisons de retraite
On compte près de 10 000 structures d’hébergement pour personnes âgées en France. L’affaire de Bayonne a dévoilé de sérieuses failles dans les organes de l’Etat chargés de vérifier le respect des normes et de la loi dans ces nombreuses maisons de retraite. Lors de sa conférence de presse, Norra Berra a d’ailleurs déploré le fait que “le système global de contrôle des institutions de l’Etat n’a pas été en mesure de prévenir cette situation dramatique par un cycle régulier d’inspections”… La secrétaire d’Etat aux Aînés a également dévoilé que le rapport provisoire de l’Igas émet “un faisceau de présomptions de négligence de la  part de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass)  et des services du Conseil général”. Malgré plusieurs signalements précédents, ces derniers n’auraient pas réagi à temps comme ils se devaient de le faire.

Réformer le système pour mieux lutter contre la maltraitance
La secrétaire d’Etat aux Aînés a élaboré dix mesures afin de  lutter contre la maltraitance, aussi bien en maison de retraite qu’à domicile. Parmi ces mesures figurent notamment le renforcement significatif du rôle de l’Anesm (Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médicosociaux). Cette organisme devrait à l’avenir rendre publics les critères d’évaluation définis pour chaque structure d’accueil de personnes âgées dépendantes.  En outre, Norra Berra entend réformer le système de contrôle et d’inspection des maisons de retraite en améliorant le système Prisme (prévention des risques, inspections, signalement, maltraitance en établissement social ou médicosocial). Ce système devrait être réorienté pour devenir un outil général de gestion des signalements de maltraitance, partagé par l’Etat et les Conseils généraux.

Un joyeux Noël intergénérationnel en maison de retraite!

Lundi 28 décembre 2009

De nombreux événements sont organisés dans les maisons de retraite et EHPAD afin de célébrer les fêtes de fin d’année. Repas festifs, spectacles, danses, chorales et joyeuses rencontres avec des enfants et des jeunes élèves figurent au programme en cette fin du mois de décembre 2009, pour le plus grand bonheur des aînés hébergés dans ces établissements.

Un joyeux Noël intergénérationnel en maison de retraite! - Source de l'image: http://www.ladepeche.frPuymirol : les écoliers chantent avec les aînés de la maison de retraite
A la veille des vacances, c’est tout un groupe de petits élèves de l’école de Puymirol (Lot et Garonne) qui s’est rendu à la maison de retraite “Les Terrasses” pour réjouir les résidents avec une chorale qui a entonné une série de bonnes vieilles chansons de fin d’année. Une vingtaine de lycéens d’Agen étaient également présents et certains d’entre eux ont pris part à l’organisation et l’animation de cet événement très convivial. Après la prestation attendrissante des écoliers, ce sont les résidents et le personnel de la maison de retraite qui ont chanté ensemble “Etoile des neiges”. L’apothéose de ce magnifique moment de partage a été lorsque les trois générations ont entonné à l’unisson “Petit Papa Noël”! Pour prolonger un peu cette chaleureuse rencontre intergénérationnelle, un goûter a ensuite été offert à toute l’assistance. Avant de se séparer de leurs jeunes visiteurs, les aînés n’ont pas oublié de procéder à la distribution traditionnelle de bonbons et autres friandises savoureuses…

Marché de Noël et repas festif à l’EHPAD Sainte-Marthe
C’est dans un charmant décor de guirlandes scintillantes que l’EHPAD Sainte-Marthe de Fontaine-les-Grès (Champagne-Ardenne) a organisé un marché de Noël pour les résidents et leurs proches venus en grand nombre. Grâce au soutien d’une association locale, ce marché offrait un choix très varié d’articles. La journée s’est poursuivie par un plantureux repas de fin d’année pour les aînés et leurs familles. Beaucoup d’ambiance aussi à la maison de retraite de Capbreton (Aquitaine), à l’occasion du grand spectacle annuel de Noël. Un spectacle entièrement produit et interprété par le personnel de la maison de retraite, dont les sketchs ont réussi à provoquer l’hilarité générale dans la salle. Les élus locaux s’étaient également déplacés pour partager cet événement avec les résidents, parmi lesquels on compte un monsieur centenaire considéré comme le doyen des Français! C’est également avec quelques jours d’avance que les résidents de la maison de retraite de Broons (Côtes-d’Armores) ont fêté Noël. Les aînés, leurs familles et le personnel se sont rassemblés pour assister au mélodieux spectacle d’une chorale dirigée par le directeur de la maison de retraite. Des cadeaux ont ensuite été remis à chaque résident puis tout le monde a été convié à un excellent goûter digne des fêtes de fin d’année.

L’alimentation en maison de retraite : bien se nourrir pour mieux vieillir

Lundi 5 octobre 2009

L’alimentation est, tout au long de notre vie, un vecteur de bonne santé. Il l’est d’autant plus à l’arrivée à l’âge d’or. Les différents acteurs du secteur se mobilisent de plus en plus pour éviter le phénomène de dénutrition en maison de retraite pour des pensionnaires en meilleure santé.

L’alimentation en maison de retraite : bien se nourrir pour mieux vieillir - Source de l'image:http://neteol.free.fr Etat de santé et dénutrition à l’entrée en maison de retraite
Les personnes âgées intégrant une maison de retraite sont en moins bon état de santé qu’il y a 10 ans. Plusieurs paramètres sont à l’origine de ce phénomène. Tout d’abord, les personnes âgées intègrent les maisons de retraite à un âge de plus en plus avancé. En effet, il n’est pas rare de voir des personnes de plus de 85 ans en moyenne faire leur entrée pour la première fois dans un établissement d’hébergement. Par ailleurs, les pathologies cognitives ou de démence, caractéristiques du grand âge, ont aussi tendance à provoqué des états de malnutrition. Le Pr Bruno Lesourd du service de gérontologie du CHU de Clermond Ferrand estime que près de 80% des personnes âgées entrant en maison de retraite souffrent, à des degrés divers, de sous-alimentation.

Alimentation en maison de retraite : Une prise de conscience récente

Jusqu’à récemment, le problème de la nutrition en maisons de retraite n’était pas une priorité. Aujourd’hui encore les équipes internes, parfois restreintes, des maisons de retraite se concentrent principalement sur le soin aux personnes âgées plutôt qu’à leur suivi alimentaire.
Il n’est pas rare non plus que le personnel en cuisine ne soit pas formé aux besoins nutritionnels et gustatifs des personnes âgées. Afin de réintégrer une logique saine de nutrition en maison de retraite, il faut prendre en compte le fait que les capacités gustatives des personnes âgées sont souvent altérées et que les fonctions masticatoires se détériorent également avec le temps.
Des établissements ont, d’ores et déjà, mis en place un processus de formation à destination du personnel de cuisine afin de faire redécouvrir le goût de manger aux pensionnaires.

Améliorer l’alimentation en maison de retraite : une initiative propre à chaque établissement
Depuis la réforme de Janvier 2001, les maisons de retraite doivent maintenir un suivi de la prise en charge du patient qui comporte également un volet nutritionnel. Toutefois, chaque établissement est libre de ses propres choix dans l’organisation de sa cuisine.
Le manque de personnel reste un problème majeur. Les repas, souvent servis trop tôt, conduisent également à une moins bonne alimentation et pourtant, nombreuses sont les maisons de retraite qui servent le dîner avant 19h pour des raisons organisationnelles.
Une alimentation idéale en maison de retraite nécessite une étude au cas par cas des capacités fonctionnelles et des goûts de chaque pensionnaire. Il existe aujourd’hui de plus en plus de formations destinées aux cuisiniers pour les aider à préparer des repas à destination personnes âgées.

Une architecture adaptée aux malades Alzheimer en maison de retraite

Mercredi 12 août 2009

L’adaptation du logement d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer est indispensable pour qu’il puisse vivre dans un environnement sécurisé. Il en est de même des maisons de retraite, qui doivent adapter leur structure au profil de ces nombreux retraités, dont le nombre est appelé à fortement progresser dans les prochaines années. Comment donc concevoir un espace destiné aux malades Alzheimer ?

Une architecture adaptée aux malades Alzheimer en maison de retraite - Source de l'image:http://www.savineslelac.comL’adaptation de l’espace intérieur pour les malades d’Alzheimer
Comment adapter l’architecture d’une maison de retraite pour améliorer le bien-être des résidents malades d’Alzheimer ? A Nantes, l’EHPAD l’Enchanterie propose un concept innovant, qui mêle matières d’avant-garde et décor champêtre. Yann Brunel est un architecte qui a déjà conçu une dizaine d’unités Alzheimer. Pour l’Enchanterie, il a imaginé « des bâtiments en parallèle couleur jaune poussin », mais aussi des verrières pour cultiver la mâche à la manière régionale ! Et de préciser : « Il faut des volumes connus, familiers, pour que les résidents s’y sentent bien ».

La création d’espaces de déambulation

Les unités de soins spécifiques Alzheimer sont adaptées pour optimiser la sécurité des patients, mais aussi pour leur offrir un environnement agréable, propice à la déambulation et au lien social. A Nantes, la résidence l’Enchanterie accueille une douzaine de personnes en rez-de-chaussée, pour être proche de la rue animée. Un patio à l’air libre est aménagé pour « les personnes désorientées qui souhaitent déambuler », précise la directrice de l’établissement. Abricotiers, framboisiers et petites fleurs viendront décorer cet espace pour « faire des choses de la vie, tout simplement », ajoute Yann Brunel.

L’importance des codes couleur
Pour faciliter le quotidien des malades Alzheimer, les codes couleur sont un bon moyen de leur rafraîchir la mémoire ! En effet, les ergothérapeutes veillent particulièrement à établir des contrastes forts dans le quotidien des malades pour éviter la confusion due aux troubles de la perception et maintenir des repères spatiaux. Ainsi, à l’Enchanterie, les boîtes aux lettres sont numérotées de 4 couleurs différentes, les portes sont peintes de différentes teintes, la luminosité est importante… Surtout pas de noir « que les malades associent à un trou », explique l’architecte !

Maison de retraite : Les animaux domestiques aident les malades d’alzheimer

Vendredi 26 juin 2009

L’entrée en maison de retraite est une rupture difficile, voire traumatisante, avec son environnement et ses habitudes quotidiennes. A cela peut s’ajouter la séparation forcée de la personne âgée et de son animal familier, qui a souvent partagé sa vie pendant de nombreuses années. Pour aider à ce passage délicat et parce qu’elle offre une forme de thérapie, près de la moitié des établissements acceptent aujourd’hui la présence d’animaux domestiques.

Conserver des repères en maison de retraite

Pour la plupart de nos aînés contraints d’entrer en institution, quitter le domicile et ses habitudes de toute une vie n’est pas chose facile. Le maintien de repères antérieurs et la possibilité de recréer un “chez-soi” dans un univers collectif en amenant par exemple son animal préféré sont parfois essentiels pour surmonter cette épreuve. Ainsi, la personne âgée accompagnée de son animal de compagnie s’oblige à des activités (le sortir, le soigner, le nourrit…), se sent utile, communique et conserve une relation affective au quotidien, ainsi qu’une certaine autonomie. Sujet d’intérêt et parfois de conversation, l’animal peut même servir de véritable thérapie pour les personnes renfermées ou agressives, au point que certains établissements organisent des séances de « zoothérapie » avec leurs résidents, faisant intervenir des animaux lors d’animations ponctuelles.

L’acceptation des animaux en maison de retraite

Si les animaux apportent d’indéniables bienfaits aux résidents, ils sont aussi source de désagréments, surtout dans un univers collectif. Perturbations, problèmes d’hygiène, bruits,… La condition essentielle pour conserver un animal domestique en institution est alors de pourvoir s’en occuper ! Par conséquent, si le résident atteint une phase de dépendance avancée, la séparation sera alors inévitable, et encore plus tragique. C’est l’une des raisons pour laquelle de nombreux établissements refusent d’accepter les animaux familiers. Certains préfèrent leurs présences ponctuelles ou extérieures. C’est le cas par exemple de la Cité Saint Joseph (Mayenne), une maison de retraite dont 70% des résidents sont atteints de la maladie d’Alzheimer : depuis plus de 30 ans, cette institution favorise la relation de ses résidents avec le monde animal en entretenant une mini-ferme dans son parc. Nourrir les lapins, les chèvres et les poules,… « canalise l’agressivité des résidents, les rend utile, et facilite la communication », témoigne l’un des membres du personne soignant.

Pour connaître la liste des établissements qui acceptent les animaux de compagnie, contactez Alzheimer Conseil au 0800.600.626.

Des maisons de retraite pour artistes

Mardi 30 novembre 1999

Alors que la Maison de Retraite des Artistes de la commune de Couilly Pont aux Dames (en Seine et Marne) vient de fêter ses 100 ans d’existence, une nouvelle maison de retraite pour artistes s’active chaque jour à Nogent-sur-Marne pour permettre à ses résidents d’assouvir leurs passions.  

Des maisons de retraite pour artistes- Source de l'image:http://upload.wikimedia.orgLa Maison de retraite des Artistes a 100 ans !

Chaque année, les Journées du patrimoine sont l’occasion de visiter l’imposante bâtisse de la Maison de retraite des Artistes de Couilly-Pont-aux-Dames. A l’origine : une idée du comédien Constant Coquelin, créateur du rôle de Cyrano de Bergerac écrit par son ami Edmond Rostand. Constant Coquelin, en tant que Président de la mutuelle des artistes de son époque, cherchait un lieu adapté à la vieillesse des comédiens. Invité à des noces à Pont-aux-Dames, c’est en prenant le café dans l’antre de l’abbaye qu’il découvre ce lieu pour son projet. Afin de récolter des fonds (presque 500 000 francs), Coquelin ne manque pas d’idées, allant jusqu’à organiser des loteries dans toute l’Europe ! La maison de retraite pour artistes dramatiques fut finalement inaugurée le 27 mai 1905. A l’occasion du centenaire de l’institution, un spectacle intergénérationnel ouvert à tous a été organisé par la commune. 

La Maison nationale des Artistes
Dans un registre plus moderne, la Maison nationale des artistes de Nogent-sur-Marne expose chaque année les œuvres de ses 75 résidents, venus de tous bords. Comme le note Nicole Laliberté, directrice de l’établissement : « à l’origine c’était un établissement qui recevait principalement des arts graphiques et plastiques (peintres, sculpteurs, graphistes, photographes, illustrateurs) mais depuis sa réouverture en 2002, nous nous sommes élargis aux métiers du théâtre, à la musique, à l’écriture - il y a même une trapéziste ! ». Dans un parc à l’anglaise classé de 10 hectares, proche de deux châteaux, la Maison nationale des Artistes est un lieu exceptionnel qui favorise l’inspiration ! Les anciens résidents ont même légués certaines de leurs œuvres à la maison de retraite, que l’on peut contempler dans les couloirs transformés en galerie d’art…

Rester artiste jusqu’au bout !

La maison de retraite pour artistes de Nogent-sur-Marne propose à ses résidents des activités intellectuelles (jeux de société, lectures de textes, forums de discussion sur des thèmes d’actualité, vidéos…) mais leur permet surtout d’établir leur atelier artistique sur place ! Grâce à une politique tournée vers l’extérieur, les rencontres avec le public (au travers des expositions) permettent aux résidents de « conserver une véritable identité artistique ». Comme le précise Nicole Laliberté, « c’est une maison qui vit beaucoup et les artistes ne sont jamais des retraités. Certains continuent à travailler : peignent, sculptent… écrivent aussi. C’est parfois un peu cocasse, dans des chambres hyper encombrées, mais le personnel a complètement adhéré au projet de vie de cette maison et en accepte les quelques désagréments ménagers » !

En savoir plus :

La Maison nationale des artistes
14, rue Charles VII - 94130 Nogent-sur-Marne
Tél. : 01 48 71 28 08