Archive pour la catégorie ‘Médical’

Québec, relance du débat sur l’euthanasie

Lundi 1 mars 2010

Quand la douleur devient intolérable et que la maladie ne semble laisser aucun espoir de guérison, certains patients exigent parfois d’abréger leurs souffrances. Souvent exprimées par des personnes âgées, ces requêtes suscitent de graves questions sur le plan éthique. La légalisation de l’euthanasie – ou suicide assisté -  demeure un sujet très sensible dans de nombreux pays. Certains comme les Pays-Bas l’autorisent, d’autres comme la France l’interdisent. C’est à présent au Québec que se déroule actuellement un débat très animé sur ce dossier épineux.

Québec : relance du débat sur l’euthanasie - Source de l'Image : http://jphmtl4141.files.wordpress.com/2008/09/euthanasie.jpgLe Parlement québécois entame des auditions sur l’euthanasie
Les auditions de la commission parlementaire sur le droit de mourir dans la dignité se sont ouvertes le 15 février dernier au Québec. Plusieurs dizaines d’experts, universitaires et représentants d’associations ont été conviés à prendre part à ces débats. L’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité figurait parmi les premiers intervenants.  Après avoir évoqué le témoignage difficile d’une femme de 53 ans atteinte d’un cancer généralisé, la présidente de l’association Hélène Bolduc a estimé qu’il faut décriminaliser l’euthanasie et le suicide assisté tout en fixant des principes et limites très clairs dans le cadre d’une loi. Selon elle, le patient concerné devrait entre autres avoir exprimé clairement sa volonté. S’il n’en est plus capable, il devrait avoir laissé un consentement écrit avant que l’aggravation de la maladie ne l’en empêche.

Légalisation de l’euthanasie : des abus sont à craindre
La position de Mme Bolduc est toutefois loin de faire l’unanimité au Québec. Le Comité national d’éthique sur le vieillissement (CNEV) s’est notamment positionné contre une éventuelle légalisation de l’euthanasie, susceptible d’engendre de dangereux abus. Selon le CNEV, des malades et personnes âgées pourraient être contraints de subir un suicide assisté suite à des pressions exercées par leur entourage.  Certaines personnes auraient ainsi recours à l’euthanasie uniquement pour soulager leurs proches plutôt que pour eux-mêmes. Ce cas de figure inquiétant n’est d’ailleurs pas théorique : le Dr Philippe-Nootens, membre du CNEV et auteur d’un mémoire sur l’euthanasie, rapporte qu’un nombre croissant de personnes âgées fuient les Pays-Bas pour s’installer en Allemagne par crainte que l’on profite de leur vulnérabilité pour abréger leur vie! Par ailleurs, le CNEV soupçonne le gouvernement de soutenir l’euthanasie dans le but d’alléger les dépenses de santé du pays… Pour les opposants à l’euthanasie, l’amélioration des soins palliatifs reste de loin préférable à une législation libérale comprenant de sérieux risques de dérives.

La dénutrition, un mal répandu chez les personnes âgées

Lundi 8 février 2010

La proportion de personnes âgées souffrant de dénutrition en France est très préoccupante. Ce problème concerne pas moins d’un demi-million d’aînés, selon un constat dressé lors d’un récent colloque de l’Institut français de la nutrition (IFN) consacré à l’alimentation des personnes âgées. Les malades d’Alzheimer sont plus spécifiquement touchés par ce mal, certains d’entre eux oubliant tout simplement de manger! Les conséquences de la dénutrition sont très néfastes pour la santé des aînés, voire même mortelles, d’où l’importance de savoir dépister à temps les symptômes de ce problème.

La dénutrition: un mal répandu chez les personnes âgées - Source de l'image: http://www.la-croix.com Un manque d’appétit lié au vieillissement
L’appétit et la sensation de soif ont tendance à diminuer sensiblement avec l’âge. Le danger de dénutrition et de déshydratation concerne donc l’ensemble des personnes âgées, aussi bien à domicile qu’en maison de retraite. En France, on estime à 400.000 le nombre d’aînés en maintien à domicile qui souffrent de dénutrition. Entre 100.000 et 200.000 autres personnes âgées hébergés en institutions sont touchées par ce grave problème. Les gériatres soulignent que les aînés récupèrent très difficilement les kilos perdus. En outre, les pathologies telle que la maladie d’Alzheimer accentuent évidemment les risques. Des études cliniques ont également prouvé que la dénutrition constitue un facteur prédictif chez les malades d’Alzheimer. Près de 50 % des patients français atteints auraient sérieusement maigri juste avant d’être diagnostiqués malades d’Alzheimer. D’une manière plus générale, il faut savoir que les conséquences de la dénutrition sont dramatiques pour les personnes âgées de 70 ans et plus: l’amaigrissement augmente les divers risques d’infection, de chutes et de mortalité. Une alimentation insuffisante peut également engendrer une dépression et d’une manière générale accélérer le processus de la dépendance, le corps devenant encore plus fragile et vulnérable aux fractures.

Comment prévenir et dépister la dénutrition chez les aînés ?
Pour éviter la dénutrition, il est impératif de s’assurer que nos aînés mangent trois repas équilibrés par jour, en suivant de préférence les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS). Certaines personnes réalisent malheureusement très tardivement que leurs parents âgés sont devenus dépendants: l’incapacité de faire des courses ou de manipuler les instruments de cuisine peut rapidement plonger ces derniers dans une dangereuse situation de dénutrition. Il est donc indispensable de faire preuve de vigilance! La dénutrition peut notamment être dépistée lorsque l’on observe les symptômes suivants: une perte de deux kilos et plus, un visage qui se creuse, des vêtements devenus soudainement trop amples, un réfrigateur pratiquement vide ou un manque d’appétit chronique. L’amaigrissement n’est heureusement pas irrémédiable s’il est identifié à temps: une complémentation nutritionnelle orale peut s’avérer très efficace pour redresser la situation. Ces mélanges nutritifs complets consommés par voie orale sont particulièrement recommandés pour les malades d’Alzheimer. Mais pour éviter de telles situations inquiétantes, il semble urgent de lancer une campagne nationale de sensibilisation et de prévention contre la dénutrition des aînés.

La technologie au service de personnes âgées de Lille malades d’Alzheimer

Mardi 30 juin 2009

Dans une maison de retraite de Lomme (commune de Lille), les fugues répétées des résidents malades d’Alzheimer sont un véritables casse-tête pour le personnel. La solution a été trouvée dans le port d’un bracelet-montre électronique. Explications.

La technologie au service de la sécurité des personnes âgées

Un petit bracelet-montre gris, du moins fort esthétique, est aujourd’hui porté par les 55 résidents de l’établissement Gilbert Forrestier (Lomme), spécialisé dans l’accueil des malades d’Alzheimer. Depuis 2003, ce « gadget » d’origine finlandaise permet de déclencher le verrouillage de la porte de l’établissement dès qu’un pensionnaire s’en approche ! Ainsi, les fugues, tant redoutées du personnel, sont évitées. C’est vrai, le dispositif rappelle un peu celui des bracelets électroniques de surveillance des prisonniers… mais, appliqué en maison de retraite, il devient l’outil de la sécurité des résidents désorientés. En effet, ces derniers sont eux-mêmes rassurés dans les cas de pertes de mémoire passagères…

Un bracelet qui permet aussi le suivi médical des résidents

Le bracelet-montre électronique, porté en permanence par les résidents de cet établissement du nord, permet aussi au personnel de suivre leur état de santé. Par exemple, la montre prévient automatiquement les infirmières en cas d’inactivité totale (perte de connaissance, malaise), d’hypothermie ou de retrait du bracelet ! De plus, un petit bouton situé sur le côté permet aux patients d’appeler les aides soignants par eux-mêmes. Grâce à des bornes électroniques installées dans l’ensemble du bâtiment, le bracelet envoie des signaux vers un ordinateur, qui analyse l’information et alerte le personnel par téléphone.

Un moyen de rassurer le personnel et les résidents

Comme le précise Mireille Wascat, infirmière référente et responsable de l’établissement, le bracelet permet par exemple « d’évaluer la qualité du sommeil lors d’une nouvelle prescription de somnifères. C’est très sécurisant pour le personnel et pour les résidents ». De même, Claude Tailleur, médecin coordonnateur, apprécie l’utilité du dispositif : « C’est surtout une aide pour éviter que les gens ne se mettent en danger… car on peut intervenir immédiatement en cas de chute ». Du côté des pensionnaires, force est de constater qu’ils « ne comprennent pas tous », mais « c’est pour leur bien ! », précise Annick Lapierre, directrice du CCAS de Lomme.

Marseille, à la pointe du combat contre Alzheimer

Mercredi 24 juin 2009

C’est donc Marseille qui a été choisie pour mettre en place un programme scientifique ambitieux, concernant la recherche de médicaments contre les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer… Financé par la Commission européenne, le programme est confié à une équipe de chercheurs de La Timone, à Marseille. Un espoir pour les malades et leur famille.

Marseille : un laboratoire contre Alzheimer

Dépister, prévenir et traiter le plus tôt possible les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson grâce à des « médicaments personnalisés » : tel est l’objectif confié au laboratoire de la Timone à Marseille (INCM,CIC-UMPCET- Université de la Méditerranée), à l’origine d’un ambitieux projet dénommé « PharmaCOG ». Lancé officiellement le 15 juin, ce programme, retenu et financé par la Commission européenne, affiche des espoirs sans précédent pour les patients atteints de cette maladie, qui se propage à une allure folle…

Des médicaments préventifs

Le Professeur Olivier Blin est neuropsychiatre, professeur de pharmacologie et coordonnateur du volet industriel du projet PharmaCOG. Pour lui, ce programme de recherche va permettre d’accélérer la mise au point de médicaments d’un genre nouveau, à l’action préventive. En effet, les traitements actuels ne permettent que de ralentir le processus de dégénérescence, sans pouvoir l’éradiquer. Du fait, la maladie est encore plus longue… « Nous avons déjà une très grande expérience dans le développement de nouvelles molécules que nous testons sur des volontaires sains », explique Olivier Blin. « Nous introduisons des troubles de la mémoire ou cognitifs temporaires que nous corrigeons ensuite ». Tout simplement incroyable !

Des études scientifiques inédites

Les expériences, qui devraient se dérouler sur plusieurs plateformes européennes, seront d’abord effectuées sur des lémuriens, dont le vieillissement « présente des lésions cérébrales similaires à celles de l’homme ». Mais il est ensuite prévu de travailler avec « des patients et leur famille pour suivre l’effet de nouvelles molécules », précise Olivier Blin. De plus, la recherche permettra de « déterminer de nouveaux marqueurs de fragilité et de susceptibilité à la maladie », pour traiter les personnes de moins de 60 ans. A suivre…

Des tomates contre la maladie d’Alzheimer

Mardi 16 juin 2009

Après le lait, le chocolat ou encore l’alimentation basses calories, voici qu’une nouvelle expérience scientifique vient démontrer l’efficacité des tomates dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. La découverte est coréenne.

Alzheimer : lutter par l’alimentation

Dans sa revue d’Octobre 2008, « Biotechnologies Letters » publie un article faisant état de la découverte de l’équipe du Dr. KIM Hyun-Soon, chercheur au Korea Research Institute of Bioscience and Biotechnologie (KRIBB) en Corée. Selon cette équipe de chercheurs coréens, des tomates transgéniques pourraient être utilisées comme « vaccin oral naturel » contre la maladie d’Alzheimer.

L’explication scientifique

La molécule « bêta amyloide » est aujourd’hui reconnue comme à l’origine de la destruction des neurones, conséquence principale de la maladie d’Alzheimer. Après avoir inséré le gène de cette molécule dans le génome de la tomate, les chercheurs ont constaté des effets positifs dans les réponses immunitaires de plusieurs souris nourries avec ces tomates. En effet, le corps de ces souris a naturellement produit des anticorps, comme il le ferait en réaction à un vaccin. Selon l’étude, « ce vaccin oral d’un nouveau type permettrait donc de prévenir l’accumulation de bêta-amyloide et protéger ainsi de la maladie d’Alzheimer ».

Les effets de la tomate sur l’organisme

D’autre part, un communiqué de la Ligue Nationale contre le Cancer vient appuyer le fait que « des études montrent que la consommation de tomates et de préparations dérivées est associée à un moindre risque de cancers et de maladies cardio-vasculaires ». Cette consommation régulière de tomates aurait aussi des « impacts sur le diabète, la maladie d’Alzheimer et la dégénérescence maculaire liée à l’âge ». En outre, les chercheurs coréens affirment que ces tomates nouvelle génération sont « très comestibles, voire goûteuses ! ». Alors, pourquoi se priver ?

Appel à candidature pour la constitution d’équipes spécialisées Alzheimer

Lundi 8 juin 2009

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure 6 (« soutien à domicile ») du Plan Alzheimer 2008/2012, le gouvernement lance un appel à candidature pour l’année 2009, afin de constituer 40 équipes pilotes spécialisées dans la prise en charge à domicile des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Accompagnement des malades Alzheimer à domicile

L’appel à candidature lancé en Avril 2009 par le Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville vise la mise en place de 40 équipes spécialisées pilotes dans la prise en charge des malades Alzheimer à domicile. Composées de « professionnels de soins en gérontologie, de psychomotriciens et d’ergothérapeutes exerçant dans des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ou des services polyvalents d’aide et de soins à domicile (SPASAD) », ces équipes auront pour mission le suivi et la prise en charge à domicile des malades d’Alzheimer dans le cadre spécifique d’une nouvelle prestation de « soins d’accompagnement et de réhabilitation ».


« La prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation »

Le gouvernement souhaite donc expérimenter la mise en place d’une nouvelle prestation d’aide à domicile, à destination des malades Alzheimer. Cette « prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation » fait partie des stratégies thérapeutiques non médicamenteuses. En pratique, les équipes sélectionnées devront proposer à domicile une prise en charge globale « associant des interventions sur la qualité de vie, sur la communication, sur la cognition, sur la stimulation sensorielle, sur l’activité motrice, et sur les activités occupationnelles et sociales ». L’objectif est aussi de « valoriser l’action et le rôle de l’aidant, de prévenir les complications, notamment les troubles du comportement et de maintenir ou développer l’indépendance et l’autonomie ».

Au delà de l’expérimentation…
Suite à la constitution de ces 40 équipes spécialisées, et après évaluation de la période d’expérimentation, l’objectif prévu par le Plan Alzheimer est la généralisation de la formation de ces équipes de 10 personnes, de telle manière à atteindre le nombre de 500 équipes spécialisées pour 2012. Soit la création de 5000 nouvelles places de services à domicile réparties sur l’ensemble du territoire français. Les expérimentations sur sites commenceront le 1er juillet 2009.

Les premières plateformes de répit pour les aidants Alzheimer

Mardi 2 juin 2009

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure I du Plan Alzheimer 2008-2012, un communiqué de presse du Ministère du travail et de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a été publié le 7 mai 2009 pour nous informer de la sélection des premières plateformes de répit destinées aux aidants familiaux en charge de patients Alzheimer.

Alzheimer : qu’est ce qu’une plateforme de répit ?
Initiées par le Plan Alzheimer, les « plateformes de répit » auront pour rôle de proposer, sur un territoire donné, une « offre diversifiée et coordonnée de répit et d’accompagnement aux aidants familiaux des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer » (mesure I). Elles devront en outre répondre aux 4 objectifs suivants : offrir du temps libre aux aidants ; les informer et les accompagner pour faire face ; favoriser le maintien de la vie sociale et relationnelle des personnes malades et des aidants ; améliorer les capacités fonctionnelles, cognitives et sensorielles des personnes malades.

La sélection des projets de plateformes de répit
C’est donc le 7 mai dernier, en Bourgogne, lors des Assises régionales Alzheimer, que la sélection définitive des projets de plateformes de répit a été révélée. Cette liste présente les 12 projets retenus dans le cadre de l’appel à projets lancé le 22 janvier 2009 en application du Plan Alzheimer. Voici les finalistes :  l’association A3 (Bouches du Rhône), la FEDOSAD (Côte d’or), l’association Bistrot mémoire (Ille-et-Vilaine), la ville de Nantes (Loire-Atlantique), l’APAPAD (Nord), UNA Pays du Perche (Orne), l’association Le Grand Platane (Pyrénées Orientales), la résidence départementale d’accueil et de soins de Mâcon (Saône et Loire), l’association France Alzheimer (Savoie), l’association Notre-Dame du Bon Secours (Paris), l’association gérontologique de Gâtine (Deux Sèvres), et l’hôpital privé gériatrique Les Magnolias (Essonne).

La mise en pratique des projets sélectionnés
La sélection précitée a été réalisée par un comité de pilotage professionnel,  composé de représentants d’administrations et d’organismes compétents, ainsi que de membres d’associations de familles concernées par le sujet. La qualité du dossier, le respect du cahier des charges, la configuration des plateformes et des territoires ont été les critères déterminants. La CNSA versera aux projets sélectionnés une aide financière de 100 000 euros pour la seule année d’expérimentation. Pendant celle-ci, une évaluation pratique sera effectuée. Les premiers résultats du terrain sont attendus pour avril 2010.

Deux verres de lait par jour contre Alzheimer !

Mercredi 27 mai 2009

En Angleterre, des chercheurs de la célèbre Université d’Oxford ont rendu publique une étude récente sur le lait, qui pourrait aider à prévenir la maladie d’Alzheimer ! Explications.

Alzheimer : du lait pour prévenir la maladie

Les chercheurs de l’Université d’Oxford ont ainsi révélé, dans le journal anglais Telegraph, que le lait pourrait aider à prévenir la maladie d’Alzheimer, simplement en buvant deux verres par jour ! Alors qu’à l’heure d’aujourd’hui, aucun traitement ne permet véritablement d’enrayer la progression de cette maladie, cette étude révèle que le lait protégerait contre la perte de mémoire et donc permettrait d’éviter la maladie d’Alzheimer, si courante chez les personnes âgées…

Le lait, une source de vitamines

Dans cette étude, les chercheurs anglais affirment que le lait est l’une des meilleures sources de vitamine, qui permettrait de réduire les dommages neurologiques du cerveau de manière significative. En effet, il se trouve que les personnes âgées ont généralement un faible niveau en vitamine B12 (Cobalamine), essentielle au maintien de la gaine sui renferme la cellule nerveuse. En augmentant l’absorption de cette vitamine B12 contenue dans la viande et le lait, on contribuerait donc à ralentir le déclin cognitif. L’objectif des travaux en cours est de démontrer qu’il est possible de traiter radicalement tous les problèmes de mémoire des personnes âgées avec des suppléments vitaminiques. La phase d’essai devrait commencer, avec 170 patients de plus de 70 ans, sur une période de 2 ans.

Alzheimer : un espoir pour tous

Les chercheurs estiment qu’il est donc possible de protéger les personnes âgées contre les effets dévastateurs de la maladie d’Alzheimer, qui touche 150.000 nouveaux patients chaque année au Royaume-Uni, par l’amélioration de leur apport alimentaire en vitamine. Par exemple, le professeur David Smith de l’Université d’Oxford confirme que le lait était un véritable « sésame », face à tout ce qu’on avait vu auparavant. La consommation soutenue et régulière de lait augmenterait les chances de prévention de la maladie d’Alzheimer, ainsi que le chocolat et le vin, comme l’ont démontré de précédentes études. A noter : la consommation de lait reco

Alzheimer : à l’origine de la dénutrition ?

Lundi 25 mai 2009

En général, la faim vient nous alerter que le corps a besoin de s’alimenter. Cette réaction physique courante ne semble pourtant pas suffisante pour répondre à cet appel du corps. En effet, malgré la faim, l’élément psychologique doit aussi intervenir : preuve en est chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, dont l’oubli de manger est fréquent…

Alzheimer : ne pas oublier de manger
Force est de constater que près de 40% des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer présentent des insuffisances nutritionnelles. Si l’oubli de manger peut expliquer cette dénutrition, ce facteur n’est pourtant pas le seul observé chez les personnes âgées. En effet, la difficulté à mâcher limite d’une part le choix de certains aliments (viande); plusieurs médicaments peuvent aussi avoir pour effet secondaire de modifier le goût, et donc l’appétit ; souvent, en raison de l’âge et de l’état de santé, des régimes sont suivis (anti-diabète sans sucres, sans graisses…) de sorte à limiter certains apports caloriques. Enfin, certains malades dépressifs souffrent d’anorexie…

La solution à la dénutrition : une alimentation variée
Isabelle Eustache, diététicienne et membre de l’Association française des diététiciens nutritionnistes, insiste sur le fait qu’il faut « veiller à proposer une alimentation équilibrée (ex. compenser la baisse en viande par des produits laitiers par exemple : fromage, lait, yaourts), qui doit aussi tenir compte des goûts et des habitudes de la personne ».

Comment reconnaître les signes de la dénutrition ?
Si vous êtes en charge d’une personne âgée, certains signes peuvent vous alerter quant au risque de dénutrition de celle-ci. Tout d’abord, observez les modifications du comportement alimentaire : les plats sont-ils terminés ? y-a-t-il rejet de certains aliments particuliers ? Existe-t-il un dégoût pour les plats salés et les viandes ? Une attirance pour les produits sucrés ? Enfin, observez s’il y a perte de poids (une bague qui ne tient plus au doigt, des vêtements trop grands,…). Si vous avez un soupçon, consultez un médecin nutritionniste.

Alzheimer : « J’ai commencé mon éternité » d’Edith Fournier

Mardi 19 mai 2009

Edith Fournier vient de publier aux Editions de L’Homme son troisième ouvrage de 250 pages, « J’ai commencé mon éternité ». Cette psychologue, épouse du cinéaste français Michel Moreau, nous livre ici un témoignage bouleversant sur la grave maladie de son mari, et son quotidien avec Alzheimer et Parkinson.

Vivre Alzheimer au quotidien

Le livre choc d’Edith Fournier nous raconte son histoire, celle d’un docteur en psychologie épouse d’un cinéaste qui entrent heureux dans la soixantaine, après 35 ans de vie commune. Jusqu’au jour où leur vie vient à être bouleversée par deux intrus : les maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Comment faire face à la dégénérescence de l’être aimé ? Où puiser la force de l’accompagner au quotidien vers sa perte d’identité ? Deux choix : « Mourir de fatigue ou mourir de chagrin »… Dans ce livre, Edith Fournier se libère, et nous livre le témoignage vibrant et beau de l’épouse fidèle, qui accompagnera son compagnon de toujours jusqu’au bout du chemin. Impuissance, impatiences, culpabilité, colères, doute, appels à l’aide, angoisse, séparation, éloignement et solitude…autant de sentiments que le proche doit affronter au quotidien, comme s’il souffrait plus que l’être malade.

Livre alzheimer

Livre alzheimer

Etrangement, lorsque la mémoire s’efface d’un côté, les souvenirs de moments complices affleurent de l’autre. Malgré la douleur, les journées sont ponctuées de petits bonheurs, de tendresse, et de drôleries. Dans les silences, soudain jaillit une joie et un amour insoupçonnés ! «Je ne fabule pas. J’essaie seulement de dire que le meilleur se cache parfois dans le pire ». Ce livre est finalement plus qu’un témoignage, il est une véritable histoire d’amour et de changement qui s’adresse à tous ceux qui sont touchés par cet étrange parcours vers la voie de l’éternité… où l’amour est le plus fort.

« J’ai commencé mon éternité » - Edith Fournier - 21 € - Les éditions de l’Homme (256 pages).