Archive pour la catégorie ‘Médical’

Dimanche 16 décembre 2012

Des explications au facteur héréditaire de la maladie d’Alzheimer

Lundi 5 avril 2010

Diverses études ont montré que l’incidence de la maladie d’Alzheimer est plus forte chez les personnes dont les parents ont été diagnostiqués comme souffrant de cette pathologie. A présent, des scientifiques ont apparemment trouvé une piste pour expliquer ces prédispositions génétiques, surtout du côté de la mère. Les sujets adultes ayant des antécédents de la maladie auraient déjà un plus grand nombre de plaques séniles dans le cerveau. Un nouveau pas vers la découverte d’un traitement ?

Des explications au facteur héréditaire de la maladie d'Alzheimer - Source de l'Image : http://a10.idata.over-blog.comLes plaques séniles et le côté héréditaire d’Alzheimer
La présence de la maladie d’Alzheimer chez les parents est l’un des principaux facteurs de risque de développer cette pathologie touchant plus de 900 000 personnes en France. Une étude réalisée par le Centre médical NYU Langone pourrait bien avoir trouvé la raison de ces prédispositions génétiques, surtout du côté maternel. En utilisant une nouvelle technique d’imagerie cérébrale, les chercheurs ont observé le cerveau de sujets en bonne santé dont les parents étaient atteints de la maladie d’Alzheimer. Ils y ont découvert un bien plus grand nombre d’agrégats de protéines pathogènes liées à Alzheimer que chez des individus n’ayant pas d’antécédents familiaux de la maladie. Ces agrégats, appelés plaques séniles (ou plaques amyloïdes), apparaissaient dans la plupart des régions du cerveau. Par ailleurs, ce phénomène était le plus fortement prononcé chez les patients dont la mère était malade.

Une découverte intrigante
Les scientifiques ont examiné 42 sujets en bonne santé : 14 dont la mère était atteinte de la maladie d’Alzheimer, 14 chez qui c’est le père qui était malade et 14 n’ayant pas d’antécédents familiaux de la maladie. En moyenne, le premier groupe de volontaires présentait 15 % plus de plaques séniles que le groupe dont les pères étaient malades et 20 % plus que chez les personnes sans prédispositions génétiques. On sait que les personnes ayant un parent malade ont entre quatre et dix fois plus de risques d’être atteintes de cette pathologie que celles qui n’ont pas de parent malade. Ces résultats, publiés le 15 mars dernier par Proceedings of the National Academy of Sciences, pourraient permettre de mieux comprendre pourquoi l’hérédité représente un important facteur de risque. “Etant donné que ces plaques pathologiques commencent à s’accumuler des années avant l’apparition des problèmes de mémoire liés à Alzheimer, nos découvertes sont intrigantes”, affirme le Dr Lisa Mosconi, qui a collaboré avec des chercheurs de l’université de Turku en Finlande et du centre médical Weill Cornell à New York. Et d’ajouter : “De gros efforts sont faits pour trouver des marqueurs précoces de la maladie, avant son apparition, afin de pouvoir un jour ralentir, voire prévenir la maladie.”

La testostérone biodisponible protègerait de la maladie d’Alzheimer

Mercredi 24 mars 2010

D’après une étude exposée lors de la 25e Conférence d’Alzheimer’s Disease International, la testostérone biodisponible (BT) est un important facteur diminuant le développement de la maladie d’Alzheimer chez les hommes. Des chercheurs de l’Université de Hong Kong ont suivi 153 seniors non atteints de la maladie d’Alzheimer pour observer l’influence de la testostérone sur le développement de la maladie.

Dr Leung-Wing Chu - Source de l'Image : http://www.socialwork.hku.hkUne étude sur l’influence de la testostérone sur la maladie d’Alzheimer
La 25e conférence internationale d’Alzheimer’s Disease International a eu lieu du 10 au 13 mars 2010 à Thessalonique, en Grèce. Le Dr Leung-Wing Chu du département de médecine de l’Université de Hong Kong a présenté à cette occasion les résultats d’une étude de cohorte sur l’influence de la testostérone biodisponible (BT) dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. Le scientifique chinois et ses collègues ont fait des recherches sur les éventuels effets protecteurs des taux de testostérone totale (TT) et de BT contre le risque de développer la maladie d’Alzheimer chez les hommes. Les chercheurs ont observé pendant un an 153 seniors chinois, non diagnostiqués comme souffrant de la maladie d’Alzheimer. Des analyses de sang ont été effectuées pour déterminer les taux de TT et de BT des patients. Au cours de cette étude, 6,5 % des seniors suivis ont développé la maladie d’Alzheimer.

L’effet protecteur de la testostérone biodisponible
Des analyses de régression logistique à plusieurs variables ont permis de distinguer plusieurs variables indépendantes jouant un rôle sur le développement de la maladie d’Alzheimer. Ces variables sont les taux de testostérone biodisponible, la pression artérielle systolique et le génotype de l’apolipoprotéine E4. Les chercheurs ont découvert que le taux de base du sérum de testostérone biodisponible avait un effet protecteur contre le développement de la maladie d’Alzheimer, avec un risque relatif de 0,22. En revanche, la pression systolique et l’ApoE E4 sont des facteurs augmentant les risques de développer cette démence, avec des risques relatifs de 1,04 et 5,04 respectivement. Le Dr Chu a conclu sa présentation en soulignant que la testostérone biodisponible représentant un puissant facteur protecteur contre le développement de la maladie d’Alzheimer chez les hommes chinois en bonne santé. Cette découverte devrait certainement contribuer aux efforts pour développer de nouveaux traitements de prévention contre la maladie d’Alzheimer.

Québec, relance du débat sur l’euthanasie

Lundi 1 mars 2010

Quand la douleur devient intolérable et que la maladie ne semble laisser aucun espoir de guérison, certains patients exigent parfois d’abréger leurs souffrances. Souvent exprimées par des personnes âgées, ces requêtes suscitent de graves questions sur le plan éthique. La légalisation de l’euthanasie – ou suicide assisté -  demeure un sujet très sensible dans de nombreux pays. Certains comme les Pays-Bas l’autorisent, d’autres comme la France l’interdisent. C’est à présent au Québec que se déroule actuellement un débat très animé sur ce dossier épineux.

Québec : relance du débat sur l’euthanasie - Source de l'Image : http://jphmtl4141.files.wordpress.com/2008/09/euthanasie.jpgLe Parlement québécois entame des auditions sur l’euthanasie
Les auditions de la commission parlementaire sur le droit de mourir dans la dignité se sont ouvertes le 15 février dernier au Québec. Plusieurs dizaines d’experts, universitaires et représentants d’associations ont été conviés à prendre part à ces débats. L’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité figurait parmi les premiers intervenants.  Après avoir évoqué le témoignage difficile d’une femme de 53 ans atteinte d’un cancer généralisé, la présidente de l’association Hélène Bolduc a estimé qu’il faut décriminaliser l’euthanasie et le suicide assisté tout en fixant des principes et limites très clairs dans le cadre d’une loi. Selon elle, le patient concerné devrait entre autres avoir exprimé clairement sa volonté. S’il n’en est plus capable, il devrait avoir laissé un consentement écrit avant que l’aggravation de la maladie ne l’en empêche.

Légalisation de l’euthanasie : des abus sont à craindre
La position de Mme Bolduc est toutefois loin de faire l’unanimité au Québec. Le Comité national d’éthique sur le vieillissement (CNEV) s’est notamment positionné contre une éventuelle légalisation de l’euthanasie, susceptible d’engendre de dangereux abus. Selon le CNEV, des malades et personnes âgées pourraient être contraints de subir un suicide assisté suite à des pressions exercées par leur entourage.  Certaines personnes auraient ainsi recours à l’euthanasie uniquement pour soulager leurs proches plutôt que pour eux-mêmes. Ce cas de figure inquiétant n’est d’ailleurs pas théorique : le Dr Philippe-Nootens, membre du CNEV et auteur d’un mémoire sur l’euthanasie, rapporte qu’un nombre croissant de personnes âgées fuient les Pays-Bas pour s’installer en Allemagne par crainte que l’on profite de leur vulnérabilité pour abréger leur vie! Par ailleurs, le CNEV soupçonne le gouvernement de soutenir l’euthanasie dans le but d’alléger les dépenses de santé du pays… Pour les opposants à l’euthanasie, l’amélioration des soins palliatifs reste de loin préférable à une législation libérale comprenant de sérieux risques de dérives.

La dénutrition, un mal répandu chez les personnes âgées

Lundi 8 février 2010

La proportion de personnes âgées souffrant de dénutrition en France est très préoccupante. Ce problème concerne pas moins d’un demi-million d’aînés, selon un constat dressé lors d’un récent colloque de l’Institut français de la nutrition (IFN) consacré à l’alimentation des personnes âgées. Les malades d’Alzheimer sont plus spécifiquement touchés par ce mal, certains d’entre eux oubliant tout simplement de manger! Les conséquences de la dénutrition sont très néfastes pour la santé des aînés, voire même mortelles, d’où l’importance de savoir dépister à temps les symptômes de ce problème.

La dénutrition: un mal répandu chez les personnes âgées - Source de l'image: http://www.la-croix.com Un manque d’appétit lié au vieillissement
L’appétit et la sensation de soif ont tendance à diminuer sensiblement avec l’âge. Le danger de dénutrition et de déshydratation concerne donc l’ensemble des personnes âgées, aussi bien à domicile qu’en maison de retraite. En France, on estime à 400.000 le nombre d’aînés en maintien à domicile qui souffrent de dénutrition. Entre 100.000 et 200.000 autres personnes âgées hébergés en institutions sont touchées par ce grave problème. Les gériatres soulignent que les aînés récupèrent très difficilement les kilos perdus. En outre, les pathologies telle que la maladie d’Alzheimer accentuent évidemment les risques. Des études cliniques ont également prouvé que la dénutrition constitue un facteur prédictif chez les malades d’Alzheimer. Près de 50 % des patients français atteints auraient sérieusement maigri juste avant d’être diagnostiqués malades d’Alzheimer. D’une manière plus générale, il faut savoir que les conséquences de la dénutrition sont dramatiques pour les personnes âgées de 70 ans et plus: l’amaigrissement augmente les divers risques d’infection, de chutes et de mortalité. Une alimentation insuffisante peut également engendrer une dépression et d’une manière générale accélérer le processus de la dépendance, le corps devenant encore plus fragile et vulnérable aux fractures.

Comment prévenir et dépister la dénutrition chez les aînés ?
Pour éviter la dénutrition, il est impératif de s’assurer que nos aînés mangent trois repas équilibrés par jour, en suivant de préférence les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS). Certaines personnes réalisent malheureusement très tardivement que leurs parents âgés sont devenus dépendants: l’incapacité de faire des courses ou de manipuler les instruments de cuisine peut rapidement plonger ces derniers dans une dangereuse situation de dénutrition. Il est donc indispensable de faire preuve de vigilance! La dénutrition peut notamment être dépistée lorsque l’on observe les symptômes suivants: une perte de deux kilos et plus, un visage qui se creuse, des vêtements devenus soudainement trop amples, un réfrigateur pratiquement vide ou un manque d’appétit chronique. L’amaigrissement n’est heureusement pas irrémédiable s’il est identifié à temps: une complémentation nutritionnelle orale peut s’avérer très efficace pour redresser la situation. Ces mélanges nutritifs complets consommés par voie orale sont particulièrement recommandés pour les malades d’Alzheimer. Mais pour éviter de telles situations inquiétantes, il semble urgent de lancer une campagne nationale de sensibilisation et de prévention contre la dénutrition des aînés.

La technologie au service de personnes âgées de Lille malades d’Alzheimer

Mardi 30 juin 2009

Dans une maison de retraite de Lomme (commune de Lille), les fugues répétées des résidents malades d’Alzheimer sont un véritables casse-tête pour le personnel. La solution a été trouvée dans le port d’un bracelet-montre électronique. Explications.

La technologie au service de la sécurité des personnes âgées

Un petit bracelet-montre gris, du moins fort esthétique, est aujourd’hui porté par les 55 résidents de l’établissement Gilbert Forrestier (Lomme), spécialisé dans l’accueil des malades d’Alzheimer. Depuis 2003, ce « gadget » d’origine finlandaise permet de déclencher le verrouillage de la porte de l’établissement dès qu’un pensionnaire s’en approche ! Ainsi, les fugues, tant redoutées du personnel, sont évitées. C’est vrai, le dispositif rappelle un peu celui des bracelets électroniques de surveillance des prisonniers… mais, appliqué en maison de retraite, il devient l’outil de la sécurité des résidents désorientés. En effet, ces derniers sont eux-mêmes rassurés dans les cas de pertes de mémoire passagères…

Un bracelet qui permet aussi le suivi médical des résidents

Le bracelet-montre électronique, porté en permanence par les résidents de cet établissement du nord, permet aussi au personnel de suivre leur état de santé. Par exemple, la montre prévient automatiquement les infirmières en cas d’inactivité totale (perte de connaissance, malaise), d’hypothermie ou de retrait du bracelet ! De plus, un petit bouton situé sur le côté permet aux patients d’appeler les aides soignants par eux-mêmes. Grâce à des bornes électroniques installées dans l’ensemble du bâtiment, le bracelet envoie des signaux vers un ordinateur, qui analyse l’information et alerte le personnel par téléphone.

Un moyen de rassurer le personnel et les résidents

Comme le précise Mireille Wascat, infirmière référente et responsable de l’établissement, le bracelet permet par exemple « d’évaluer la qualité du sommeil lors d’une nouvelle prescription de somnifères. C’est très sécurisant pour le personnel et pour les résidents ». De même, Claude Tailleur, médecin coordonnateur, apprécie l’utilité du dispositif : « C’est surtout une aide pour éviter que les gens ne se mettent en danger… car on peut intervenir immédiatement en cas de chute ». Du côté des pensionnaires, force est de constater qu’ils « ne comprennent pas tous », mais « c’est pour leur bien ! », précise Annick Lapierre, directrice du CCAS de Lomme.

Marseille, à la pointe du combat contre Alzheimer

Mercredi 24 juin 2009

C’est donc Marseille qui a été choisie pour mettre en place un programme scientifique ambitieux, concernant la recherche de médicaments contre les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer… Financé par la Commission européenne, le programme est confié à une équipe de chercheurs de La Timone, à Marseille. Un espoir pour les malades et leur famille.

Marseille : un laboratoire contre Alzheimer

Dépister, prévenir et traiter le plus tôt possible les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson grâce à des « médicaments personnalisés » : tel est l’objectif confié au laboratoire de la Timone à Marseille (INCM,CIC-UMPCET- Université de la Méditerranée), à l’origine d’un ambitieux projet dénommé « PharmaCOG ». Lancé officiellement le 15 juin, ce programme, retenu et financé par la Commission européenne, affiche des espoirs sans précédent pour les patients atteints de cette maladie, qui se propage à une allure folle…

Des médicaments préventifs

Le Professeur Olivier Blin est neuropsychiatre, professeur de pharmacologie et coordonnateur du volet industriel du projet PharmaCOG. Pour lui, ce programme de recherche va permettre d’accélérer la mise au point de médicaments d’un genre nouveau, à l’action préventive. En effet, les traitements actuels ne permettent que de ralentir le processus de dégénérescence, sans pouvoir l’éradiquer. Du fait, la maladie est encore plus longue… « Nous avons déjà une très grande expérience dans le développement de nouvelles molécules que nous testons sur des volontaires sains », explique Olivier Blin. « Nous introduisons des troubles de la mémoire ou cognitifs temporaires que nous corrigeons ensuite ». Tout simplement incroyable !

Des études scientifiques inédites

Les expériences, qui devraient se dérouler sur plusieurs plateformes européennes, seront d’abord effectuées sur des lémuriens, dont le vieillissement « présente des lésions cérébrales similaires à celles de l’homme ». Mais il est ensuite prévu de travailler avec « des patients et leur famille pour suivre l’effet de nouvelles molécules », précise Olivier Blin. De plus, la recherche permettra de « déterminer de nouveaux marqueurs de fragilité et de susceptibilité à la maladie », pour traiter les personnes de moins de 60 ans. A suivre…

Des tomates contre la maladie d’Alzheimer

Mardi 16 juin 2009

Après le lait, le chocolat ou encore l’alimentation basses calories, voici qu’une nouvelle expérience scientifique vient démontrer l’efficacité des tomates dans la prévention de la maladie d’Alzheimer. La découverte est coréenne.

Alzheimer : lutter par l’alimentation

Dans sa revue d’Octobre 2008, « Biotechnologies Letters » publie un article faisant état de la découverte de l’équipe du Dr. KIM Hyun-Soon, chercheur au Korea Research Institute of Bioscience and Biotechnologie (KRIBB) en Corée. Selon cette équipe de chercheurs coréens, des tomates transgéniques pourraient être utilisées comme « vaccin oral naturel » contre la maladie d’Alzheimer.

L’explication scientifique

La molécule « bêta amyloide » est aujourd’hui reconnue comme à l’origine de la destruction des neurones, conséquence principale de la maladie d’Alzheimer. Après avoir inséré le gène de cette molécule dans le génome de la tomate, les chercheurs ont constaté des effets positifs dans les réponses immunitaires de plusieurs souris nourries avec ces tomates. En effet, le corps de ces souris a naturellement produit des anticorps, comme il le ferait en réaction à un vaccin. Selon l’étude, « ce vaccin oral d’un nouveau type permettrait donc de prévenir l’accumulation de bêta-amyloide et protéger ainsi de la maladie d’Alzheimer ».

Les effets de la tomate sur l’organisme

D’autre part, un communiqué de la Ligue Nationale contre le Cancer vient appuyer le fait que « des études montrent que la consommation de tomates et de préparations dérivées est associée à un moindre risque de cancers et de maladies cardio-vasculaires ». Cette consommation régulière de tomates aurait aussi des « impacts sur le diabète, la maladie d’Alzheimer et la dégénérescence maculaire liée à l’âge ». En outre, les chercheurs coréens affirment que ces tomates nouvelle génération sont « très comestibles, voire goûteuses ! ». Alors, pourquoi se priver ?

Appel à candidature pour la constitution d’équipes spécialisées Alzheimer

Lundi 8 juin 2009

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure 6 (« soutien à domicile ») du Plan Alzheimer 2008/2012, le gouvernement lance un appel à candidature pour l’année 2009, afin de constituer 40 équipes pilotes spécialisées dans la prise en charge à domicile des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Accompagnement des malades Alzheimer à domicile

L’appel à candidature lancé en Avril 2009 par le Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville vise la mise en place de 40 équipes spécialisées pilotes dans la prise en charge des malades Alzheimer à domicile. Composées de « professionnels de soins en gérontologie, de psychomotriciens et d’ergothérapeutes exerçant dans des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ou des services polyvalents d’aide et de soins à domicile (SPASAD) », ces équipes auront pour mission le suivi et la prise en charge à domicile des malades d’Alzheimer dans le cadre spécifique d’une nouvelle prestation de « soins d’accompagnement et de réhabilitation ».


« La prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation »

Le gouvernement souhaite donc expérimenter la mise en place d’une nouvelle prestation d’aide à domicile, à destination des malades Alzheimer. Cette « prestation soins d’accompagnement et de réhabilitation » fait partie des stratégies thérapeutiques non médicamenteuses. En pratique, les équipes sélectionnées devront proposer à domicile une prise en charge globale « associant des interventions sur la qualité de vie, sur la communication, sur la cognition, sur la stimulation sensorielle, sur l’activité motrice, et sur les activités occupationnelles et sociales ». L’objectif est aussi de « valoriser l’action et le rôle de l’aidant, de prévenir les complications, notamment les troubles du comportement et de maintenir ou développer l’indépendance et l’autonomie ».

Au delà de l’expérimentation…
Suite à la constitution de ces 40 équipes spécialisées, et après évaluation de la période d’expérimentation, l’objectif prévu par le Plan Alzheimer est la généralisation de la formation de ces équipes de 10 personnes, de telle manière à atteindre le nombre de 500 équipes spécialisées pour 2012. Soit la création de 5000 nouvelles places de services à domicile réparties sur l’ensemble du territoire français. Les expérimentations sur sites commenceront le 1er juillet 2009.

Les premières plateformes de répit pour les aidants Alzheimer

Mardi 2 juin 2009

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure I du Plan Alzheimer 2008-2012, un communiqué de presse du Ministère du travail et de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a été publié le 7 mai 2009 pour nous informer de la sélection des premières plateformes de répit destinées aux aidants familiaux en charge de patients Alzheimer.

Alzheimer : qu’est ce qu’une plateforme de répit ?
Initiées par le Plan Alzheimer, les « plateformes de répit » auront pour rôle de proposer, sur un territoire donné, une « offre diversifiée et coordonnée de répit et d’accompagnement aux aidants familiaux des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer » (mesure I). Elles devront en outre répondre aux 4 objectifs suivants : offrir du temps libre aux aidants ; les informer et les accompagner pour faire face ; favoriser le maintien de la vie sociale et relationnelle des personnes malades et des aidants ; améliorer les capacités fonctionnelles, cognitives et sensorielles des personnes malades.

La sélection des projets de plateformes de répit
C’est donc le 7 mai dernier, en Bourgogne, lors des Assises régionales Alzheimer, que la sélection définitive des projets de plateformes de répit a été révélée. Cette liste présente les 12 projets retenus dans le cadre de l’appel à projets lancé le 22 janvier 2009 en application du Plan Alzheimer. Voici les finalistes :  l’association A3 (Bouches du Rhône), la FEDOSAD (Côte d’or), l’association Bistrot mémoire (Ille-et-Vilaine), la ville de Nantes (Loire-Atlantique), l’APAPAD (Nord), UNA Pays du Perche (Orne), l’association Le Grand Platane (Pyrénées Orientales), la résidence départementale d’accueil et de soins de Mâcon (Saône et Loire), l’association France Alzheimer (Savoie), l’association Notre-Dame du Bon Secours (Paris), l’association gérontologique de Gâtine (Deux Sèvres), et l’hôpital privé gériatrique Les Magnolias (Essonne).

La mise en pratique des projets sélectionnés
La sélection précitée a été réalisée par un comité de pilotage professionnel,  composé de représentants d’administrations et d’organismes compétents, ainsi que de membres d’associations de familles concernées par le sujet. La qualité du dossier, le respect du cahier des charges, la configuration des plateformes et des territoires ont été les critères déterminants. La CNSA versera aux projets sélectionnés une aide financière de 100 000 euros pour la seule année d’expérimentation. Pendant celle-ci, une évaluation pratique sera effectuée. Les premiers résultats du terrain sont attendus pour avril 2010.