Archive pour la catégorie ‘Médical’

Alzheimer et les effets positifs de l’insuline

Vendredi 27 mars 2009

Le 2 février 2009, une étude menée aux Etats-Unis a été publiée dans la revue scientifique « Proceedings of the National Academy of Sciences ». Elle démontre que l’insuline pourrait protéger le cerveau de la maladie d’Alzheimer, laquelle s’apparente à un diabète de type 3. Explications des chercheurs :

Alzheimer : une forme de diabète
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le cerveau produit de l’insuline. En effet, jusqu’à récemment, ce rôle était connu du seul pancréas, et toute anomalie de cette organe engendrait le diabète. A partir de cette découverte, les chercheurs se sont rendus compte que le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer produisait beaucoup moins d’insuline que la normale, assimilant ainsi la maladie à un diabète de « type 3 ». Toutefois, cette insuline est produite en plus petite quantité que celle du pancréas, et n’influence pas le taux de glucose sanguin, contrairement à ce qui est constaté dans le cas des diabètes de type 1 et 2. Ainsi, un trouble du signal de production de l’hormone insuline dans le cerveau pourrait jouer un rôle important dans la neurodégénérescence de la maladie d’Alzheimer.

Des conclusions étonnantes !
Les travaux américains ont ensuite démontré que, dans les cerveaux affectés par la maladie d’Alzheimer, la quantité d’insuline produite par l’hippocampe, cette zone du cerveau responsable de la mémoire, est considérablement réduite ! Par conséquent, l’absence totale de production d’insuline pourrait être la cause de la mort des cellules nerveuses… Ce constat établit donc pour la première fois un lien entre l’insuline cérébrale et la maladie d’Alzheimer.

De grands espoirs…
Partant de ces observations, les scientifiques ont alors tenté des expériences sur des rats : ils ont montré qu’un traitement à l’insuline sur des cellules du cerveau des rats bloque les effets des protéines toxiques de la maladie d’Alzheimer. Du côté de la prise en charge des malades d’Alzheimer, il semblerait donc qu’un traitement permettant de stimuler spécifiquement le signal d’insuline dans le cerveau pourrait avoir un effet positif sur la maladie. Enfin, pourquoi ne pas envisager la détection précoce de la maladie d’Alzheimer en utilisant les techniques d’imagerie du cerveau et ainsi déterminer la quantité d’insuline produite par le cortex ?

A Reims, l’accueil de jour Alzheimer au secours des familles

Mardi 10 mars 2009

A Reims, comme partout ailleurs, la maladie d’Alzheimer se répand parmi la population. De fait, malades, conjoints, familles, aidants et professionnels de la santé se battent au quotidien, ensemble, contre le fléau. Parfois jusqu’à l’épuisement.

Alzheimer : à Reims, on n’oublie pas les familles

La maladie d’Alzheimer ne concerne pas seulement les patients. Elle touche aussi les proches, qui s’épuisent dans l’accompagnement de leur malade. Dans l’idée d’accorder un peu de répit à ces aidants familiaux mal formés à leur nouvelle tâche, l’accueil de jour de Reims est une solution pour quelques heures… « Heureusement, l’accueil de jour existe, parce que je craquais et je pleurais. Aujourd’hui, je me sens détendue », déclare la conjointe d’un malade nouvellement accueilli par le tout nouveau centre Alzheimer de Reims.

A Reims, un « moment de répit » pour tous

Malgré l’attachement aux personnes malades, les aidants ont tous besoin d’un «moment de répit qui libère l’esprit ». En fin de journée, quand la personne âgée revient à la maison, tout le monde est plus détendu. Et puis, l’accueil de jour Alzheimer de Reims est une structure adaptée, où le malade est en sécurité, et où des activités d’épanouissement sont proposées. Hé oui, ces structures de « répit » sont aussi un moyen d’évasion pour les malades : Luc vient à l’accueil de jour « parce qu’on s’y amuse autrement qu’en ville […] on s’y sent bien en toute convivialité ». Le centre ressemble d’ailleurs étrangement à un grand appartement, lumineux et bien décoré, où la journée commence autour du petit déjeuner. Et puis, les portes des pièces ont été supprimées pour plus de liberté !

A Reims : un centre de gymnastique Alzheimer !

La salle de sports SPLOSA (Sports-Loisirs-Santé) de Reims donne des cours de gymnastique pour tous niveaux, et tous les âges : outre les séances pour les enfants de 3 à 6 ans (baby-gym), pour une remusculation postnatale ou dans un but diététique, SPLOSA propose aussi des cours de gymnastique « Seniors », même assis sur une chaise !

De plus, SPLOSA a étendu ses cours à un nouveau public : les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. La gymnastique est très bénéfique pour ces patients à plusieurs niveaux : cela stimule les sens, fait prendre conscience de son corps, et les séances verbalisées permettent l’apprentissage de gestes simples par leur répétition afin de stimuler la mémoire.

Enfin, l’intervention d’un éducateur sportif extérieur à l’établissement de soins permet de sortir du quotidien tout en mettant en relation un visage et une activité ponctuelle. La gymnastique douce en elle-même est bien sûr perçue sous un aspect ludique pour plus de communication et de convivialité.

Renseignements :

SPLOSA – 44 rue du Monts d’Arène 51100 Reims

Tel : 03.26.05.70.02 ou 06.22.34.17.24

Site internet : www.Splosa.com
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Association Alzheimer Rouen et Haute-Normandie

Vendredi 6 mars 2009

Association Alzheimer Rouen et Agglomération

A Rouen, une association particulièrement active permet d’aider les familles à gérer les problèmes matériels et moraux de la vie quotidienne avec un malade Alzheimer… Ainsi, l’Association Alzheimer Rouen et Agglomération informe, entre autre, sur les droits des malades, sur les possibilités d’aide à domicile, sur les structures d’accueil adaptées… Elle favorise l’entraide des familles et les échanges tout en tentant de sensibiliser les pouvoirs publics sur l’importance humaine et sociale de la maladie d’Alzheimer.

L’Association Rouen Alzheimer propose une permanence téléphonique tous les mardis de 9h à 12h au 02 35 63 13 95, et vous accueille en matinée sur rendez-vous. Le secrétariat est ouvert le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 13h30 à 18h (même numéro).

Coordonnées :

Centre municipal de santé 2, avenue de la libération - 76300 Sotteville-les-Rouen

Téléphone : 02.35.63.13.95

Fax : 02.35.58.02.43

Email : alzheimerrouen-agglo@orange.fr

Accueil De Jour Alzheimer de Rouen

Depuis 2001, une structure d’accueil de jour des malades atteints de la maladie d’Alzheimer, et de soutien des familles est en activité à Rouen.

Coordonnées

Chez Monsieur Michel Bourquelot

1, avenue de la Porte des Champs - 76000 Rouen

Téléphone : 02 35 70 65 66

Fax : 02 35 70 65 66

Centre Mémoire de Ressources et de Recherches de Haute-Normandie, à Rouen

En France, près de 800 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer. Près de 18 000 patients sont concernés en Haute-Normandie. Le Centre Mémoire de Ressources et de Recherche de Haute-Normandie du CHU de Rouen a pour mission la coordination de l’action des « consultations-mémoire » reparties sur l’ensemble de la région.

A Rouen, vous pourrez trouver un centre de consultation-mémoire à l’adresse suivante :

Département de Neurologie - 5ème étage - Pavillon Félix Dévé

Hôpital Charles Nicolle - 76 031 Rouen Cedex 01

Tél : 02 32 88 87 40 - Fax : 02 32 88 87 41

Permanence : de 8 h 30 à 17 h 00 du lundi au jeudi.

Quelques conseils pour bien préparer votre consultation Alzheimer à Rouen:

- Pour une demande de premier rendez-vous, adressez le courrier du médecin généraliste au secrétariat “consultation mémoire” (fax possible) en précisant les nom, prénom, date de naissance, adresse et téléphone du patient. Une convocation vous sera ensuite adressée.

- Pour chaque consultation, venez avec un proche. Apportez :

• tous les documents médicaux (IRM, scanner cérébral, bilan biologique…)

• l’ordonnance récente

• les lunettes ou les prothèses auditives

• le livret de famille (ou un arbre généalogique)

• le “dossier consultant” (à retirer à l’espace “accueil clientèle” situé au rez de chaussée du pavillon Félix Dévé).
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Alzheimer : les places d’hébergement spécifique en progression

Jeudi 5 mars 2009

Selon une récente étude que la fondation Médéric Alzheimer, le nombre de places d’hébergement dédiées aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et recensées en 2008 atteint + 13 % par rapport à 2006.

Alzheimer : une progression des places d’hébergement spécifique

L’étude de la Fondation Médéric Alzheimer est basée sur le nombre de places d’hébergement disponible pour les patients Alzheimer dans des unités spécifiques (1533 établissements) ou des établissements entièrement dédiés à ces malades (145 établissements). En 2 ans, il se trouve que ce nombre a progressé de 13%, allant de 30.330 à 34.260 places spécifiques en France. Mais, malgré la progression de cette offre de places spécifiques, elle ne représente « qu’une faible part des 682.000 places d’hébergement pour personnes âgées en France », regrette la fondation.

Le Plan Alzheimer 2008-2012 : bien insuffisant

Le nouveau plan Alzheimer lancé en 2008 par le gouvernement français prévoit de « généraliser la création d’unités spécifiques ». L’objectif est d’atteindre « 30000 places en EHPAD, adaptées à la gravité des troubles du comportement », soit « 12 000 places à créer » et « 18 000 places à renforcer ». Ce qui semble bien insuffisant au regard de l’avancée de la maladie. La famille des malades se tourne alors vers le secteur privé, au grand dam du secteur public. En effet, parmi les 145 établissements entièrement dédiés à l’accueil de malades Alzheimer, seuls 14% dépendent du secteur public contre 42% pour le privé commercial, et 44% pour le privé non lucratif.

Alzheimer : la nécessité d’une formation spécifique

D’autre part, d’après les conclusions de cette même étude, les établissements disposant d’une unité spécifique ont un personnel spécialement formé à la prise en charge des patients atteints d’Alzheimer. 24% d’entre eux ont fait suivre cette formation à l’ensemble de leur personnel. Quant aux établissements spécifiques Alzheimer, 63% d’entre eux ont choisi de former leur personnel. Devant la nécessité d’une formation spécifique concernant la maladie d’Alzheimer, le Plan Alzheimer prévoit une formation des infirmiers et des assistantes sociales, qui deviendront des « coordinateurs de soins ». Dans cette vague de formation, Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité, a déclaré préparer « un plan d’attractivité des professions en gériatrie et gérontologie pour les jeunes scolarisés au lycée et au collège ». Ainsi, on essaie d’anticiper le vieillissement de la population en formant les écoliers…

Alzheimer Lyon : une nouvelle molécule pour retrouver la tête

Lundi 2 mars 2009

Incroyable ! Le CNRS de Lyon vient de découvrir qu’une molécule permettrait à une souris atteinte de la maladie d’Alzheimer de recouvrer ses capacités cognitives perdues ! La recherche commencerait donc à porter ses fruits…

Alzheimer : une recherche menée à Lyon

Conjointement menés par le laboratoire “Apoptose, cancer et développement” du CNRS de Lyon et l’”Institut Buck pour la recherche sur le vieillissement” situé aux Etats-Unis, les travaux ont été publiés dans la revue américaine Cell death and differentiation, au mois de janvier 2009. Si les causes de la maladie d’Alzheimer restent encore mal connues, le mécanisme chimique qui conduit à la dégénérescence des neurones est établi : par exemple, on sait que la présence de plaques “amyloïdes” liée à la production anormale d’une protéine (le peptide toxique amyloïde-béta) est l’une des causes de la destruction des neurones.

Le netrin-1 contre Alzheimer

Les recherches de l’équipe du CNRS de Lyon ont permis de révéler qu’une molécule, la netrin-1, connue pour intervenir dans le développement du système nerveux et dans la régulation des cancers, pouvait inhiber la formation de la protéine destructrice, en faisant disparaître les plaques amyloïdes à l’origine de la maladie. Le plus extraordinaire, c’est qu’il est même possible, d’après les chercheurs, de rétablir les capacités cognitives perdues !

Bientôt un médicament anti-Alzheimer ?

Ces travaux ont fait l’objet d’un brevet d’invention CNRS/Buck Institute et une licence a été cédée à une entreprise américaine pour développer un mimétique de la molécule comme médicament contre la maladie d’Alzheimer. Sachant qu’aujourd’hui près de 25 millions de personnes sont touchées par Alzheimer à travers le monde, ces recherches prometteuses seront d’un très grand secours.

Colloque à Lille : « Alzheimer : l’inconscient a-t-il un âge ? »

Vendredi 27 février 2009

Le samedi 24 janvier 2009, à Lille, s’est déroulée une rencontre autour du thème « Psychanalyse et personnes âgées». Organisée par l’Association Lilloise pour L’Étude de la Psychanalyse et de son Histoire (A.l.e.p.h.), et le Collège de Psychanalystes de Lille, le sujet tendait à approfondir la question : Alzheimer, l’inconscient a-t-il un âge ?

Lille : un colloque sur Alzheimer

Cet après-midi du 24 Janvier 2009 était ouvert à tous, étudiants comme professionnels de santé. Le colloque de Lille a permis d’aborder la question de la maladie d’Alzheimer sous l’angle de la psychanalyse.

Ainsi, « Alzheimer, l’inconscient a-t-il un âge ? » pose le problème de l’inconscient dans son rapport avec le temps. Il s’agit d’une autre façon d’aborder le problème de la démence que l’on rencontre particulièrement lorsqu’on soigne des patients âgés souffrant d’Alzheimer. En effet, la maladie fait ressortir une forme d’inconscient puisque le patient perd peu à peu la conscience des choses… avec un rapport au temps particulier, comme si la mémoire s’était soudainement arrêtée à une époque précise de la vie…

D’un point de vue médical :

D’un point de vue médical, le traitement des malades Alzheimer est délicat puisqu’il fait intervenir de nombreux facteurs psychologiques. Quoi faire pour bien faire ? L’attention portée aux patients risque d’être altérée par l’habitude et la routine des soins, qui obligent alors à repenser l’éthique du soin. Réfléchir sur le lien inconscient-âge et démence, c’est placer indéniablement la question éthique au sein des préoccupations des pouvoirs publics. Comme l’avait constaté le Rapport Cordier en 2003, il s’agit de « sensibiliser à la dimension Humaniste de la médecine et d’inscrire la réflexion éthique en contrepoint de l’exercice médical ». Mais les auteurs de ce rapport semblent faire l’impasse sur l’inconscient…

Freud, Inconscient et Alzheimer

Depuis Freud, en psychanalyse, on sait que l’inconscient est en rapport ambigu avec le temps. Ainsi, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, où les repères temporels disparaissent peu à peu, il devient dangereux de laisser seul le patient dans l’univers du réel. D’autre part, le soignant est partagé entre l’injonction du soin (« il faut que ») et la relation éthique (« il est préférable ») face aux exigences de la Société. En introduisant le concept d’inconscient dans la maladie d’Alzheimer, on comprend mieux ce qui peut se passer dans la tête des patients, leur désirs, leur agressivité ou leurs « pulsions de refoulement » selon l’expression de Freud. Un colloque sur Alzheimer Lille fort intéressant…

Alzheimer : la maladie du point de vue des familles

Lundi 23 février 2009

Le documentaire « Ta mémoire, mon Amour ! » vient de sortir en DVD. A travers plusieurs témoignages touchants, la maladie d’Alzheimer est abordée du point de vue du couple et de la famille. Intelligemment commenté par des professionnels, toute personne concernée se sentira épaulée dans cette épreuve…

Alzheimer : un documentaire réaliste…

« Ta mémoire, mon amour ! » est un documentaire réalisé en 2007 par Jacques Meaudre et Catherine Harnois, deux professionnels de la maladie d’Alzheimer. L’œuvre finale a été produite par l’association Aiguemarine C. Le sujet de ce documentaire aborde le quotidien des malades, et la souffrance de leur famille. En effet, comment vivre quand votre mari ne vous reconnait plus et perd tous ses repères, acquis à force de plusieurs dizaines d’années de mariage ? comme si rien n’avait existé, comme si nous étions des inconnus l’un pour l’autre… D’autant plus que la maladie est souvent cachée par le malade lui-même, qui se rend compte des déficiences du début.

Un documentaire rythmé par les témoignages de proches

Tout au long du documentaire, la souffrance de l’entourage de malades Alzheimer se dessine. Plus que celle du malade qui, finalement, ne se rend compte de rien. La honte de devoir laver sa mère, le rôle de gendarme du conjoint, l’exigence de la maladie qui demande du dévouement jusqu’à l’épuisement… Puis l’indicible est dit : on aurait presque préféré que le malade meure, puisque ce n’est plus lui. “Il faut du temps pour apprendre que la personne est encore la même personne”, explique Sylvain Siboni, psychologue, lors d’une intervention dans le reportage.

Des analyses et des conseils de professionnels

En plus des témoignages, le DVD propose aussi des commentaires, des analyses et des conseils de psychologues. Ce documentaire peut donc aider les familles pour maintenir la relation. Par exemple, toujours dire « je t’aime comme tu es » et en prendre conscience est important. Les malades d’Alzheimer ont en effet besoin d’amour, d’être entourés pour être rassurés. Il est aussi primordial de s’informer sur la maladie pour ne pas être désarmé. Contactez par exemple une association comme l’antenne locale de France Alzheimer. Vous y trouverez des espaces d’information, d’orientation et surtout d’écoute et de partage. Car, malheureusement, la maladie peut durer de longues années…

« Ta mémoire, mon amour ! » : documentaire (2007) de Jacques Meaudre et Catherine Harnois – production Aiguemarine C.

« Allo Alzheimer » à Marseille, Tel : 0811 740 700

Mercredi 18 février 2009

Depuis 2006, une antenne d’assistance et de soutien est à l’écoute des personnes concernées par la maladie d’Alzheimer, tous les soirs à Marseille.
« Allo Alzheimer » est une initiative soutenue par la Direction de l’Action Sociale de Marseille, en partenariat avec l’Institut de la Maladie d’Alzheimer et SOS Amitié.
A l’heure actuelle, la mise en place de cette antenne dédiée uniquement à Alzheimer est une première en France. Son objectif est de soutenir et d’informer l’entourage des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, en répondant à toutes leurs questions.
L’antenne fonctionne tous les jours de 20h à 22h grâce à une équipe de bénévoles spécialement formés. Si vous êtes intéressé, « Allo Alzheimer » Marseille recherche de nouveaux bénévoles. La formation est assurée par le Service Action Sociale (04 91 16 14 26).

Alzheimer : Marseille se mobilise

La Ville de Marseille a mis en place, en partenariat avec le Centre Communal d’Action Social (CCAS), plusieurs services destinés à venir en aide aux personnes âgées, handicapées ou non, dans leur quotidien. Ces aides concernent aussi tous les malades d’Alzheimer, touchés par la dépendance…

Alzheimer : le fléau du sud de la France

Aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer touche plus de 50 000 personnes dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et près de 20 000 personnes pour le seul Département des Bouches du Rhône. D’après les projections démographiques, un doublement de cette population est à prévoir d’ici 2020. Marseille, la plus grande ville de la Côte d’Azur, se mobilise pour venir en aide à toutes ces personnes contraintes à la dépendance.

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1. Allo Mairie Accompagnement Aînés
Un seul numéro d’appel: 0 810 813 813, joignable du lundi au samedi de 7h à 20h pour réserver un accompagnement. Besoin de faire une course, d’aller à la banque ? Un bénévole vous accompagne pour plus de sécurité. Ce service gratuit rompt l’isolement des aînés domiciliés à Marseille. Il les aide à sortir de leur logement pour retrouver des relations de quartier, tout en s’intégrant dans la ville en toute sécurité.
2. Les centres d’accueil de jour

Marseille dispose de trois centres d’accueil de jour (CAJ), qui fonctionnent comme de véritables relais pour les proches aidants les malades d’Alzheimer. Le temps d’une journée, ces centres assurent aux personnes âgées le transport, la restauration et des animations appropriées en petits groupes : activités manuelles, entretien à la mémoire…
Centres d’accueil de jour Saint-Tronc
273, Boulevard Paul Claudel 10è
Tél : 04 91 75 01 64

Centres d’accueil de jour Saint-Cyr
83, Chemin De la Valbarelle 10è
Tél : 04 91 35 30 88

Centres d’accueil de jour Vento-Maï
24, Rue Albert Marquet 13è
Tél : 04 91 98 30 61 .

3. Les Espaces Services Aînés
Au nombre de neuf , dont un à l’Hôpital de la Conception de Marseille, ces Espaces Services Aînés (ESA) proposent une aide de proximité, dispensée par une équipe pluridisciplinaire. Selon les besoins déterminés avec les familles, l’équipe les mettra en relation avec les services prestataires du CCAS, accompagnera la famille dans les différentes démarches administratives, la guidera et la conseillera… Renseignez-vous auprès de la mairie.
4. La restauration à domicile
Quel que soit l’âge, les personnes retraitées ou handicapées, en perte d’autonomie ou atteintes d’Alzheimer, peuvent disposer d’un repas complet, équilibré et varié, et en plus, adapté à leurs besoins (repas allégé, sans sucre ni sel…et même un menu haché !). Le prix est de 6,70 euros par repas.
Renseignements : 04 91 29 43 50
5. Des Soins à domicile
Ce service mis en place par la ville de Marseille concerne toute personne âgée dépendante, souffrant d’Alzheimer ou non. Il effectuera par exemple les démarches nécessaires à la prise en charge des soins à domicile auprès de l’organisme d’assurance maladie. Une équipe d’infirmières et d’auxiliaires de soins veillera à l’hygiène corporelle (aide à la toilette, préventions d’escarres, pédicure…) tout en procurant des soins infirmiers (injections pansements…). Renseignements : 04 91 18 42 45

Alzheimer : les signes précurseurs de la démence

Lundi 16 février 2009

Quand commence la maladie d’Alzheimer ? A l’heure d’aujourd’hui, les diagnostics définitifs arrivent souvent trop tard, quand la maladie est déjà bien avancée. Les chercheurs ont donc tenté d’identifier certains signes précurseurs, pour permettre de « prévenir avant de guérir ». Parmi ces signes, les troubles de la mémoire peuvent annoncer un déclin vers la démence. La difficulté d’un diagnostic précis de la maladie d’Alzheimer
Les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson, sont actuellement très difficiles à diagnostiquer avec certitude à un stade peu avancé. Pour la simple et bonne raison que les médecins ne disposent pas actuellement d’informations claires sur les symptômes annonciateurs de ces maladies. Les recherches scientifiques actuelles sont donc tournées vers cet objectif : essayer d’établir une liste de signes avant-coureurs, ce qui permettrait d’envisager des méthodes de dépistage plus précoce de ces maladies.

Premiers symptômes d’Alzheimer: les difficultés à se souvenir
Une étude récente menée par la Mayo Clinic, aux Etats-Unis, a établi qu’un léger déclin des facultés cognitives précédait l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Ce symptôme, deux fois plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, a été observé sur 1600 Américains de 70 à 89 ans ! La moitié de ces personnes développera la maladie d’Alzheimer ou une autre forme de démence… Ces légers troubles de la mémoire sont de simples difficultés à se souvenir (où ai-je garé la voiture ? quel est le code de la porte ?) qui se manifestent un peu plus chaque jour, jusqu’à une altération complète des fonctions cognitives.

Bientôt des traitements efficaces ?
D’après les conclusions de cette étude, la recherche pourrait donc être orientée sur le traitement de ces troubles légers de la mémoire qui interviennent avant le développement de la maladie elle-même. Même si les chercheurs font état d’un spray nasal capable d’améliorer les capacités mémorielles, en diffusant une molécule (AL-108) sensée agir directement sur les neurones, ce produit doit encore faire l’objet de nombreux tests avant d’arriver sur le marché. En Amérique, près de 5 millions de personnes sont diagnostiquées Alzheimer…sans compter les personnes en phase “pré-démentielle”, qu’aucune étude n’est en mesure d’estimer. Un traitement efficace devient donc urgent…

Alzheimer : le cerveau dépérirait faute d’une protéine essentielle

Lundi 9 février 2009

Dans la droite ligne des recherches sur les causes de la maladie d’Alzheimer, une nouvelle piste vient d’être confirmée par des chercheurs de l’Université de Chicago.

Alzheimer : le rôle essentiel de la protéine Elf2 alpha
L’afflux réduit de sang dans le cerveau pourrait être une des principales causes de la maladie d’Alzheimer. Telles sont les conclusions des recherches scientifiques menées par une équipe conduite par Robert  Vassar, à l’Ecole de médecine de la Northwestern University à Chicago. Ainsi, a contrario, une amélioration du flux sanguin irrigant le cerveau permettrait de prévenir ou traiter la maladie d’Alzheimer. Pour Robert Vassar, la privation de sang dans le  cerveau, violente en cas d’accidents vasculaires cérébraux, et régulière dans le cas de la maladie d’Alzheimer, pourrait avoir la même conséquence : la dégradation du cerveau.

La relation avec la protéine « Elf2 alpha »
Quand le cerveau ne reçoit pas assez de sang et donc quand il manque de glucose, se produit une altération d’une protéine essentielle du cerveau, la protéine “Elf2 alpha”. Le manque d’efficacité de cette protéine entraîne la production de l’enzyme BACE1, à l’origine de la création des plaques de protéines appelées « bêta amyloïdes » qui se forment en dehors  des neurones. Ces plaques empêchent les neurones d’envoyer des messages. Elles sont d’ailleurs la caractéristique de la maladie d’Alzheimer, maladie causée par la mort progressive des neurones.

Une nouvelle approche thérapeutique de la maladie
« Augmenter le débit de sang vers le cerveau pourrait être  une approche thérapeutique efficace pour prévenir ou traiter la maladie  d’Alzheimer”, a fait valoir Robert Vassar. Ainsi, faire de  l’exercice, réduire la présence de mauvais cholestérol dans le sang et surveiller l’hypertension permettraient de prévenir efficacement l’apparition de la maladie d’Alzheimer ! Pour les personnes déjà souffrantes, ce médecin-chercheur propose l’utilisation de « vasodilatateurs » pour fournir de l’oxygène et du glucose au cerveau. L’étude est publiée dans le numéro du 26 décembre de la revue américaine Neuron.