Archive pour la catégorie ‘Plan Alzheimer’

Plan Alzheimer : Lancement d’un site Internet dédié

Mercredi 11 août 2010

Un communiqué de presse daté du 3 août, en provenance du ministère de la Santé, annonce la création d’un site Internet entièrement dédié au Plan Alzheimer 2008-2012. Axé sur l’amélioration de la prise en charge du malade d’Alzheimer et de sa famille, le site met à disposition des familles toutes les informations nécessaires pour identifier la maladie d’Alzheimer, mieux gérer le quotidien, et préparer l’avenir.

Plan Alzheimer : Lancement d’un site Internet dédié - Source de l'image: Pour les malades d’Alzheimer de plus en plus nombreux
La maladie d’Alzheimer est un fléau qui touche plus de 900 000 personnes en France. Les personnes âgées dont l’espérance de vie augmente progressivement sont les plus durement touchées. En effet, au-delà de 85 ans, une femme sur quatre et un homme sur cinq sont atteints. Pour relever au mieux ce défi social, médical et scientifique, le Plan Alzheimer a été lancé par le président de la République Nicolas Sarkozy, le 1er février 2008. Des ressources considérables ont été affectées à ce programme d’envergure, pour tenter de combler un retard notable dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, à domicile et en établissement d’accueil.
Aujourd’hui, la Mission de Pilotage du Plan Alzheimer œuvre à rendre l’information davantage accessible au public.
Une meilleure sensibilisation des particuliers permet en effet un diagnostic plus précoce de la maladie et donc une prise en charge plus efficace.

Organiser l’accompagnement du malade d’Alzheimer
Le site internet explique en détail les 44 mesures contenues dans le Plan Alzheimer.
Il fournit par ailleurs une information pratique très utile aux malades et à leurs familles comme les différents lieux de soins destinés à Alzheimer et une carte de France indiquant les consultations-mémoire par département.
Le site recense également la liste des professionnels du secteur médico-social impliqués dans la prise en charge d’Alzheimer, ainsi que les solutions existantes pour l’accompagnement des malades d’Alzheimer à domicile. Les services d’aide-ménagère et de soins infirmiers sont répertoriés pour l’ensemble de l’Hexagone.
Le ‘’mémento Alzheimer’’ inclus dans le site, est un lexique explicitant le jargon médical, souvent obscur pour les non-initiés. Cet outil a été conçu pour permettre aux familles de mieux assimiler la signification des symptômes de la maladie d’Alzheimer et les conséquences de cette pathologie.
Enfin, les aides financières disponibles et leurs conditions d’attribution sont mentionnées dans la rubrique ‘’Aider les Aidants’’.

Les équipes soignantes des structures Alzheimer s’étoffent

Lundi 19 juillet 2010

C’était une mesure très attendue par les établissements accueillant des patients souffrant d’Alzheimer. La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a signé le 5 Juillet dernier une convention avec l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH), permettant la formation de 620 assistants de soin en gérontologie. La création de ce nouveau métier est destinée à améliorer la qualité de la prise en charge des personnes âgées atteintes d’Alzheimer ou de troubles apparentées.

Les équipes soignantes des structures Alzheimer s’étoffent - Source de l'image: http://www.cdrummond.qc.caUn métier créé dans le cadre du Plan Alzheimer
La mesure numéro 20 du Plan Alzheimer 2008-2012 vise à renforcer l’offre de soins aux patients souffrant d’Alzheimer en favorisant l’intervention de professionnels spécialisés auprès d’eux.  Les ergothérapeutes, les psychomotriciens, mais aussi les assistants de soin en gérontologie sont concernés. En attendant le cahier des charges définitif, il est d’ores et déjà possible de définir d’une manière générale le cadre de travail de ces nouveaux soignants.
L’assistant de soin en gérontologie a pour mission d’intervenir auprès de personnes âgées dépendantes, dont les capacités cognitives sont altérées. Il doit assurer un accompagnement individualisé au malade, assurer les soins quotidiens d’hygiène et de confort. Mais le travail de l’assistant va plus loin. Outre les soins physiques, ce professionnel doit œuvrer pour le maintien du malade dans un environnement adapté, grâce à une stimulation sociale et cognitive constante, afin de préserver au mieux les capacités. Le nombre de pensionnaires souffrant d’Alzheimer étant en constante augmentation, ce nouveau métier apparait comme une nécessité.

Une solide formation pour mieux accompagner les malades d’Alzheimer
L’arrêté officiel relatif à la création d’assistant en gérontologie (paru au Journal Officiel du 16 Juillet 2010) précise que cette nouvelle formation est pour l’heure destinée aux professionnels aux aides-soignants et aux aides médico-psychologiques “en situation d’exercice effectif auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies apparentées”. Ces professionnels exercent dans le cadre d’un Ssiad (service de soins infirmiers à domicile), d’unité de soins longue durée en milieu hospitalier, mais aussi et surtout en maison de retraite.
Le programme comprend 140 heures de formation obligatoires, réparties sur une durée de 12 mois. En outre, l’arrêté précise que celle-ci doit “être suivie en totalité, sans possibilité d’allègements, y compris pour les professionnels disposant déjà d’une partie des compétences visées”.
Pour ce faire la CNSA attribuera 10,8 millions d’euros à l’ANFH, sur trois ans. Une première enveloppe d’1,39 million lui sera versée dès cette année. Cette initiative permettra la création de 5000 postes d’assistants en gérontologie d’ici 2012.

Plan Alzheimer 2008-2012, un bilan intermédiaire mitigé

Lundi 15 février 2010

Une réunion de suivi du plan Alzheimer 2008-2012 s’est déroulée début février à l’Elysée pour établir un bilan intermédiaire à l’occasion du deuxième anniversaire du lancement de ce plan. Si le Président de la République Nicolas Sarkozy est globalement satisfait des progrès réalisés, il a cependant fait remarquer que de nombreux retards avaient été enregistrés dans la mise en œuvre des principales mesures prônées par le plan.

Plan Alzheimer 2008-2012 : un bilan intermédiaire mitigé - Source de l'image: http://www.rfi.frL’Elysée se félicite des progrès enregistrés…
Le président de la République Nicolas Sarkozy a organisé début février 2010 à l’Elysée une réunion de suivi du Plan Alzheimer 2008-2012, deux ans après son lancement officiel. Les principaux ministres, associations et acteurs concernés ont été convoqués pour dresser un état des lieux de l’application des 44 mesures prévues dans le cadre ce plan. Le chef de l’Etat a évoqué les progrès réalisés au cours de ces deux années, notamment au niveau de la recherche, de l’amélioration du diagnostic et de la prise en charge de la maladie. Nicolas Sarkozy s’est notamment félicité des 61 projets de recherches en cours. Le président s’est par ailleurs réjoui de l’excellent maillage des lieux de diagnostic (hôpitaux, neurologues libéraux) sur toute la France. D’autres réalisations du plan ont été évoquées : notamment la mise en place de onze plateformes de répit pour les familles, la création de 40 équipes de services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), ou encore l’instauration de formations de 14 heures pour les aidants familiaux.

Des retards déplorés par l’association France Alzheimer
Cependant, l’image n’est pas entièrement positive. « C’est tout de même un comble d’avoir alloué des sommes pour le plan Alzheimer qui, aujourd’hui, ne sont pas utilisées par manque de projets », a tonné le président Sarkozy. Ce dernier n’est pas le seul à faire ce constat. La présidente de l’association France Alzheimer, Arlette Meyrieux, a elle aussi dénoncé les retards dans la mise en place de plusieurs mesures destinées à améliorer la qualité de vie des personnes âgées et de leurs aidants. Mme Meyrieux a déploré notamment que le nombre de places en hébergement temporaire et en accueil de jour n’ait pas atteint l’objectif fixé par le plan Alzheimer. Elle a noté que la situation dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) était encore plus lamentable : seulement 200 unités en cours d’aménagement sur les 12 000 prévues par le plan. Des retards ont également été pris dans la formation des professionnels du soin spécialisés dans la maladie d’Alzheimer. A qui la  faute ? Les autorités de tutelle et les régions s’accusent mutuellement. En attendant, les personnes souffrantes et leurs proches attendent toujours la réalisation de ces projets critiques pour améliorer les soins et la prise en charge des malades d’Alzheimer.

Un nouveau dispositif de gérontechnologie pour les malades d’Alzheimer

Lundi 11 janvier 2010

La société Link Care Services (LCS) a développé un système novateur de vidéosurveillance et d’assistance spécifiquement conçu pour les malades d’Alzheimer et leurs aidants.  Véritable innovation mondiale pour les personnes en perte d’autonomie, ce dispositif de gérontechnolologie assure la sécurité des malades et le répit de leurs accompagnants grâce un système de surveillance automatique combiné avec une centrale humaine.  Link Care Services s’est vu décerné en novembre 2009 le Grand Prix “Technologie-Autonomie” offert par le groupe Malakoff Médéric aux meilleures innovations en gérontechnologie.

link-care-serviceSécuriser le malade en préservant son intimité
Face à lourde responsabilité que représente l’accompagnement au quotidien d’une personne atteinte de maladie d’Alzheimer, la société Link Care Services (LCS) a voulu créer un système qui allégerait la tâche des aidants familiaux ou professionnels. Il s’agissait de développer un dispositif de gérontechnologie plus efficace qu’une simple téléassistance, celle-ci étant insuffisante pour assurer une véritable sécurisation du malade durant les moments d’absence de l’aidant. Les créateurs de LCS, Richard Saccone et Laurent Hirsh, ont alors décidé de créer un système de vidéosurveillance garantissant le respect de l’intimité des malades.
Cet objectif a été atteint en combinant le génie informatique avec une centrale de surveillance humaine: les images diffusées par les capteurs vidéo installés dans le lieu de vie (exceptés les toilettes/ salles de bain) sont ainsi analysées en permanence par un système informatique automatique capable d’identifier les situations anormales telles que les chutes ou une immobilité prolongée. La centrale humaine de LCS n’observe les images qu’en cas d’alerte, afin d’analyser la gravité de la situation et avertir l’aidant ou les secours si nécessaire. En outre, l’aidant est libre à tout moment d’activer ou de désactiver le système autonome de surveillance.

Un précieux répit pour les aidants
Le dispositif de gérontechnologie de Link Care Services permet aux aidants de malades d’Alzheimer de se reposer, d’aller faire des courses ou de s’aérer en toute quiétude. En activant le système avant de s’absenter, ils peuvent compter sur la vigilance du dispositif de vidéosurveillance pour les alerter en cas de problème. Le personnel d’assistance de LCS a également la possibilité d’entrer en conversation directe par haut-parleur avec le malade resté à domicile, afin de mettre au clair toute situation suspecte détectée par le système informatique. Tout ce dispositif efficace permet d’accorder un précieux répit à l’aidant, ce qui préserve sa santé et contribue naturellement aussi au bien-être du malade d’Alzheimer maintenu à domicile. Mais le système LCS est aussi conçu pour les EHPAD et maisons de retraite: le dispositif de vidéosurveillance se révèle notamment très utile pour garantir la sécurité des patients confiés durant la nuit et améliorer la rapidité d’intervention du personnel d’accompagnement en cas de problème.

Plan Alzheimer : inauguration de la première MAIA à Mulhouse

Lundi 19 octobre 2009

Plus de 18 mois après le lancement du plan Alzheimer, l’heure est aux premiers bilans. De nombreuses expérimentations sont actuellement en cours mais la plus grande avancée est probablement l’inauguration de la première MAIA (Maison pour l’Autonomie et l’Intégration des malades d’Alzheimer). Celle-ci a eu lieu à Mulhouse le 21 Septembre. D’autres ouvertures doivent suivre.

Plan Alzheimer : inauguration de la première MAIA à Mulhouse - Source de l'image: http://actualite.aol.fr/ Les MAIA, un lien entre le malade, les aidants et les acteurs sociaux
Pierre angulaire du dispositif mis en place via le plan Alzheimer, les maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer, permettent à toute personne touchée par la maladie de disposer à proximité de son domicile d’un véritable point de rencontre. Ces structures auront pour principal objectif de coordonner l’ensemble des actions médicales et sociales auprès des malades. Plus qu’un lieu d’information, elles pourront proposer une véritable prise en charge adaptée à chaque cas.
Aujourd’hui, ce sont 17 expérimentations de MAIA qui sont en cours de lancement. A terme, chaque département disposera de sa propre MAIA, facilitant ainsi le parcours des malades et des aidants. Ce sont au total 1 000 salariés qui y seront mis au service des 850 000 malades d’Alzheimer et de leurs familles.

Premières avancées du plan Alzheimer

La MAIA de Mulhouse servira de test pour tous les autres centres en projet. D’autres mesures du plan Alzheimer entrent actuellement en phase concrète. Ainsi, la ville de Paris a ouvert un centre d’accueil de jour de 20 places pour répondre à l’initiative du plan de mettre en place des structures de répit pour les aidants. Le plan Alzheimer prévoit également la formation de personnel pour des interventions à domicile chez les patients. Ces sont aujourd’hui 40 équipes pilotes qui ont été formées pour répondre ce besoin.

Les retombées du plan au niveau médical

Un autre volet d’importance dans le cadre de la maladie d’Alzheimer concerne la recherche médicale. Le plan prévoit un financement à hauteur de 200 millions d’euros destinés à la recherche. Aujourd’hui 24,3 millions d’euros ont été alloués sur cette somme répartis entre 54 équipes de chercheurs. Cette contribution a déjà porté ses fruits puisqu’une équipe française de l’institut Pasteur a récemment publié ses découvertes concernant deux gênes prédisposant à la maladie d’Alzheimer. Ces travaux permettent de mieux comprendre les mécanismes de la maladie pour mieux la soigner.

Britney Spears contre…Alzheimer ?

Mercredi 9 septembre 2009

L’iconoclaste idole des jeunes Britney Spears aurait-elle changé de métier ? Aurait-elle laissé de côté un instant son extravagance pour servir une cause plus noble : la lutte contre la maladie d’Alzheimer ? Réponse.

Britney Spears.... contre AlzheimerQuand Britney permet de lutter contre Alzheimer !
En fait, pas du tout. Il semblerait juste que son nom serve la recherche sur la maladie d’Alzheimer, à son insu ! En effet, des chercheurs américains du centre Cleveland Clinic ont découvert comment détecter la pathologie à travers des tests simples, utilisant le nom des stars de la chanson et autres célébrités mondiales. Une nouvelle méthode de dépistage, qui marche !

Le nouveau test Alzheimer
En fait, le test part du principe que les stars sont tellement connues qu’il est impossible d’oublier leur nom : Britney Spears, mais aussi George Clooney,
Albert Einstein ou Marilyn Monroe peuvent être « utilisés » dans ces tests de mémoire. C’est en effet ce que révèle une étude récente publiée dans le journal scientifique Neurology. Le test consiste tout simplement à demander aux patients s’ils connaissent ces personnalités. Il est alors apparu que ceux qui présentaient le plus de risque d’avoir la maladie d’Alzheimer (en raison de facteurs génétiques) ont fait fonctionner leur cerveau d’une manière particulière.

Le rôle primordial de l’imagerie
Comme on l’a découvert récemment, l’utilisation de l’imagerie à résonance magnétique (IRM) dans l’observation du cerveau permet de déceler ou non la pathologie. Lors de la réalisation de l’étude en question, l’imagerie
a permis de confirmer que la mémoire des patients les plus à risques active intensément certaines régions de leur cerveau (comme l’hippocampe et le cortex frontal). « Comme s’ils devaient déjà travailler plus dur pour essayer de faire fonctionner leur mémoire », confie un responsable de la recherche. Un test qui semble donc très prometteur…

Alzheimer: Aider la recherche en faisant du sport !

Lundi 3 août 2009

A Lyon, des centaines de femmes et d’hommes se sont rendus au Palais des Sports du stade Gerland pour participer à un cours de fitness collectif et ainsi faire « bouger leur corps » au rythme d’une musique entrainante. Non seulement ça fait du bien, mais en plus ça aide la recherche contre la maladie d’Alzheimer !

Alzheimer : aider la recherche en faisant du sport ! - Source de l'image:http://www.leprogres.frDu fitness pour financer la recherche contre Alzheimer!
Les idées ne manquent pas pour récolter des fonds en faveur de la recherche contre la maladie d’Alzheimer ! Le 28 juin, c’est donc la ville de Lyon qui s’est mobilisée, en proposant une soirée Fitness au Palais des Sports de Gerland. En effet, le fitness a de nombreux adeptes : 4 millions de personnes le pratiquent dans le monde ! Cette fois-ci, cette activité moderne aura bénéficié à la recherche… puisque la recette des tickets d’entrée (5 euros) sera reversée à la fondation IFRAD.

Une idée originale née d’une histoire vécue
Le sport est un moyen de prévention contre Alzheimer… C’est à partir de ce constat qu’a germé l’idée dans la tête de Véronique De Villèle, sportive convaincue et marraine de l’opération. « Il y a six ans, mon père était malade du cancer. Mais je trouvais aussi qu’il avait des pertes de mémoire… Il était effectivement atteint par Alzheimer », raconte-t-elle. Quelque mois plus tard, elle créait la fondation IFRAD pour aider la recherche contre la maladie. En partenariat avec l’association Sport Alzheimer de Villeurbanne, l’IFRAD et la ville de Lyon ont donc organisé l’évènement. L’objectif est de sensibiliser le public mais aussi d’inciter à faire du sport, de manière préventive contre la maladie.

L’activité physique contre Alzheimer
De nombreuses recherches ont insisté sur l’importance de pratiquer régulièrement une activité physique pour prémunir de la maladie d’Alzheimer. Le sport stimule et oxygène le cerveau. « Une personne qui bouge se lave, se change, a faim et se prépare donc à manger… Bref, elle bouge, ce qui lutte contre la maladie », explique Géraldine Diaz, responsable de l’association Sport Alzheimer. Rendez-vous l’an prochain au même endroit pour de nouveaux cours de fitness endiablés !

Pour en savoir plus sur les actions de la fondation IFRAD pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer : www.fondationifrad.org

France Alzheimer : appel à projets de recherche

Jeudi 2 avril 2009

L’Association France Alzheimer vient de lancer son 24ème appel à projets pour financer la recherche contre la maladie. Les projets de recherche qui seront ainsi sélectionnés (sciences médicales, humaines et nouvelles technologies) bénéficieront d’un financement de deux ans.

Communiqué de France Alzheimer

L’association France Alzheimer soutient « la recherche depuis plus de vingt ans ». En 2008, elle a permis d’attribuer « 950 000 euros à des projets de recherche de deux ans ». Pour 2009, l’objectif est de financer des équipes de recherche pour un montant de « 1,05 million d’euros », précise-t-on dans le communiqué officiel. L’association souhaite par ailleurs soutenir des projets d’équipes afin de favoriser les partenariats entre laboratoires. Les domaines concernés sont : les sciences médicales, les sciences humaines et les nouvelles technologies (détection précoce…), toutes orientées vers la lutte contre la maladie d’Alzheimer.

Les objectifs de l’année 2009

Pour 2009, le conseil scientifique de l’Association France Alzheimer a réparti l’appel à projets selon plusieurs thématiques de recherche :

- « sciences médicales » : modèles animaux, physiopathologie de la maladie d’Alzheimer, marqueurs diagnostiques et pronostiques, projets innovants.

- « sciences humaines » : étiologie, prise en charge non médicamenteuse, l’influence de l’entourage et de la société. Disciplines concernées : psychologie, sociologie, anthropologie, philosophie, droit, économie ou linguistique.

- « nouvelles technologies » : projets visant à l’amélioration de l’accompagnement au quotidien des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer réservés à la seule recherche fondamentale.

L’appel à projets en pratique

L’appel à projet France Alzheimer se déroule en plusieurs temps. Après avoir remplies un formulaire, les équipes intéressées et présélectionnées sont ensuite invitées à envoyer un dossier complet. Au final, les équipes sélectionnées recevront un financement de recherche pour deux ans.

Pour plus de renseignements, consultez le site de l’association : www.francealzheimer.org.

Attention : la date limite d’envoi du formulaire est le 6 avril 2009 en sciences médicales et le 10 avril 2009 en sciences humaines et en nouvelles technologies.

Alzheimer et les effets positifs de l’insuline

Vendredi 27 mars 2009

Le 2 février 2009, une étude menée aux Etats-Unis a été publiée dans la revue scientifique « Proceedings of the National Academy of Sciences ». Elle démontre que l’insuline pourrait protéger le cerveau de la maladie d’Alzheimer, laquelle s’apparente à un diabète de type 3. Explications des chercheurs :

Alzheimer : une forme de diabète
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le cerveau produit de l’insuline. En effet, jusqu’à récemment, ce rôle était connu du seul pancréas, et toute anomalie de cette organe engendrait le diabète. A partir de cette découverte, les chercheurs se sont rendus compte que le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer produisait beaucoup moins d’insuline que la normale, assimilant ainsi la maladie à un diabète de « type 3 ». Toutefois, cette insuline est produite en plus petite quantité que celle du pancréas, et n’influence pas le taux de glucose sanguin, contrairement à ce qui est constaté dans le cas des diabètes de type 1 et 2. Ainsi, un trouble du signal de production de l’hormone insuline dans le cerveau pourrait jouer un rôle important dans la neurodégénérescence de la maladie d’Alzheimer.

Des conclusions étonnantes !
Les travaux américains ont ensuite démontré que, dans les cerveaux affectés par la maladie d’Alzheimer, la quantité d’insuline produite par l’hippocampe, cette zone du cerveau responsable de la mémoire, est considérablement réduite ! Par conséquent, l’absence totale de production d’insuline pourrait être la cause de la mort des cellules nerveuses… Ce constat établit donc pour la première fois un lien entre l’insuline cérébrale et la maladie d’Alzheimer.

De grands espoirs…
Partant de ces observations, les scientifiques ont alors tenté des expériences sur des rats : ils ont montré qu’un traitement à l’insuline sur des cellules du cerveau des rats bloque les effets des protéines toxiques de la maladie d’Alzheimer. Du côté de la prise en charge des malades d’Alzheimer, il semblerait donc qu’un traitement permettant de stimuler spécifiquement le signal d’insuline dans le cerveau pourrait avoir un effet positif sur la maladie. Enfin, pourquoi ne pas envisager la détection précoce de la maladie d’Alzheimer en utilisant les techniques d’imagerie du cerveau et ainsi déterminer la quantité d’insuline produite par le cortex ?

A Reims, l’accueil de jour Alzheimer au secours des familles

Mardi 10 mars 2009

A Reims, comme partout ailleurs, la maladie d’Alzheimer se répand parmi la population. De fait, malades, conjoints, familles, aidants et professionnels de la santé se battent au quotidien, ensemble, contre le fléau. Parfois jusqu’à l’épuisement.

Alzheimer : à Reims, on n’oublie pas les familles

La maladie d’Alzheimer ne concerne pas seulement les patients. Elle touche aussi les proches, qui s’épuisent dans l’accompagnement de leur malade. Dans l’idée d’accorder un peu de répit à ces aidants familiaux mal formés à leur nouvelle tâche, l’accueil de jour de Reims est une solution pour quelques heures… « Heureusement, l’accueil de jour existe, parce que je craquais et je pleurais. Aujourd’hui, je me sens détendue », déclare la conjointe d’un malade nouvellement accueilli par le tout nouveau centre Alzheimer de Reims.

A Reims, un « moment de répit » pour tous

Malgré l’attachement aux personnes malades, les aidants ont tous besoin d’un «moment de répit qui libère l’esprit ». En fin de journée, quand la personne âgée revient à la maison, tout le monde est plus détendu. Et puis, l’accueil de jour Alzheimer de Reims est une structure adaptée, où le malade est en sécurité, et où des activités d’épanouissement sont proposées. Hé oui, ces structures de « répit » sont aussi un moyen d’évasion pour les malades : Luc vient à l’accueil de jour « parce qu’on s’y amuse autrement qu’en ville […] on s’y sent bien en toute convivialité ». Le centre ressemble d’ailleurs étrangement à un grand appartement, lumineux et bien décoré, où la journée commence autour du petit déjeuner. Et puis, les portes des pièces ont été supprimées pour plus de liberté !

A Reims : un centre de gymnastique Alzheimer !

La salle de sports SPLOSA (Sports-Loisirs-Santé) de Reims donne des cours de gymnastique pour tous niveaux, et tous les âges : outre les séances pour les enfants de 3 à 6 ans (baby-gym), pour une remusculation postnatale ou dans un but diététique, SPLOSA propose aussi des cours de gymnastique « Seniors », même assis sur une chaise !

De plus, SPLOSA a étendu ses cours à un nouveau public : les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. La gymnastique est très bénéfique pour ces patients à plusieurs niveaux : cela stimule les sens, fait prendre conscience de son corps, et les séances verbalisées permettent l’apprentissage de gestes simples par leur répétition afin de stimuler la mémoire.

Enfin, l’intervention d’un éducateur sportif extérieur à l’établissement de soins permet de sortir du quotidien tout en mettant en relation un visage et une activité ponctuelle. La gymnastique douce en elle-même est bien sûr perçue sous un aspect ludique pour plus de communication et de convivialité.

Renseignements :

SPLOSA – 44 rue du Monts d’Arène 51100 Reims

Tel : 03.26.05.70.02 ou 06.22.34.17.24

Site internet : www.Splosa.com
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