Archive pour la catégorie ‘Prevention’

La maladie d’Alzheimer et les enjeux de la recherche

Lundi 14 juin 2010

La maladie d’Alzheimer touche plus de 850 000 personnes en France. Leur espoir réside dans les progrès de la médecine, qui cherche des traitements pouvant améliorer la qualité de vie des malades. Mais pour être efficace, un médicament doit entraîner une amélioration clinique. Or on connaît encore trop mal la maladie d’Alzheimer et ses causes. La recherche sur Alzheimer ne peut donc se concentrer que sur des substances qui luttent contre les effets délétères des plaques amyloïdes et de la protéine Tau. Il importe aussi de découvrir les vraies causes de la maladie et d’apprendre à mieux la diagnostiquer.

Alzheimer : les enjeux de la recherche - Source de l'image : http://www.rfi.frLa recherche pour expliquer la maladie d’Alzheimer et améliorer le diagnostic
Il convient tout d’abord de reconnaître que la maladie d’Alzheimer est une pathologie à part entière et non, comme se plaisent à affirmer quelques scientifiques, la conséquence normale du vieillissement du cerveau. Il suffit de constater que les trois quarts des personnes âgées de plus de 80 ans ne sont pas atteintes de la maladie d’Alzheimer, pour comprendre qu’il s’agit d’un dysfonctionnement pathologique. Ce doute sur la réalité de la maladie d’Alzheimer est essentiellement dû au fait que l’on ne sait pas encore comment l’expliquer. Ainsi la maladie d’Alzheimer est difficile à diagnostiquer. On sait cependant aujourd’hui que l’accumulation anormale de protéines “bétâ-amyloïdes” provoque la formation de plaques “séniles” qui empêchent la bonne communication entre les neurones. Une autre substance, la protéine Tau, est également mise en cause : en quantité anormalement grande, elle tue les neurones.

Recueillir des informations sur la maladie d’Alzheimer
La recherche se concentre ainsi actuellement sur les moyens de sauver les neurones en empêchant la formation des plaques amyloïdes et l’accumulation de filaments de protéines Tau dans les cellules. Pour assurer l’efficacité de ces traitements sur le bien-être psychique des malades d’Alzheimer, il convient cependant de mieux comprendre le fonctionnement de la maladie.  Le Plan Alzheimer 2008-2012 a entraîné la création de la Fondation de coopération scientifique pour coordonner les différentes recherches sur la maladie d’Alzheimer et mobiliser toutes les énergies disponibles. L’un des objectifs de la Fondation est ainsi d’encourager la recherche sur des questions comme la reconnaissance des signes annonciateurs de la maladie d’Alzheimer et le rapport entre les symptômes présentés par les malades et les lésions du cerveau. Pour ce faire, la Fondation Ifrad a été chargée de recueillir le maximum d’informations auprès de malades issus de toutes les tranches d’âge touchées par la maladie. Ces informations, portant sur les observations biologiques et cliniques, ainsi que sur l’étude post mortem et les résultats de l’imagerie IRM, permettront de mieux cerner la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : découverte de la « protéine de l’oubli »

Mercredi 16 septembre 2009

Alors que l’origine de la maladie d’Alzheimer reste un grand mystère, voici que des chercheurs français viennent de découvrir la « protéine de l’oubli », qui serait responsable de la perte de mémoire liée au vieillissement. Unepiste à exploiter.

Alzheimer : découverte de la « protéine de l’oubli » - Source de l'image:http://www.rfi.frAu-delà de la maladie d’Alzheimer
Bien que la « protéine de l’oubli » ait été découverte au cours de recherches concernant les premiers stades de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs du laboratoire Neurobiologie des processus adaptatifs (UPMC/CNRS) insistent sur le fait que « cette découverte va bien au-delà de cette maladie, car elle concerne toutes les personnes âgées ». En effet, il semblerait que la préséniline 1 (protéine de l’oubli), présente dans le cerveau des personnes saines comme de celles malades d’Alzheimer, augmente avec l’âge, provoquant des troubles de mémoire.

L’expérience

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs français ont étudié le rôle de la préséniline 1 sur des souris de laboratoire. Selon l’étude, une surproduction de préséniline 1 entraîne, avec l’âge, « des anomalies de la plasticité synaptique » (connexion des neurones) et donc de la mémoire. Les résultats ont été publiés dans le Journal of neurosciences, et suggèrent donc que la préseniline 1 aurait une « action neurotoxique ». Puisque le cerveau des personnes âgées, malades ou non, présente un taux de préséniline 1 croissant avec l’âge, les chercheurs en ont déduit que cette protéine serait responsable de l’atteinte des fonctions cognitives liées à la mémoire.

Qu’est ce que la préséniline 1 ?

En fait, cette découverte vient surtout affirmer le rôle neurotoxique de la préséniline 1, l’un des trois gènes identifiés comme impliqués dans la maladie d’Alzheimer : le gène du précurseur du peptide amyloïde (APP) et les gènes des présénilines 1 (PS1) et 2 (PS2). La mutation pathologique de ces gènes serait à l’origine des formes familiales les plus courantes de la maladie d’Alzheimer. Une cinquantaine de mutations différentes ont été découvertes sur le seul gène PS1, et chacune d’elle provoque inévitablement la maladie d’Alzheimer entre 30 et 60 ans. Le rôle de la préséniline est donc majeur. Le problème est que cette protéine interagit négativement avec de nombreuses autres protéines présentes dans le cerveau.

Alzheimer : attention au cholestérol !

Mercredi 26 août 2009

De récentes études menées en partenariat en Finlande et aux Etats-Unis ont démontré qu’un taux de cholestérol élevé est un facteur de risque supplémentaire de contracter la maladie d’Alzheimer. Explications.

Alzheimer : attention au cholestérol ! - Source de l'image : http://medicineworld.orgCholestérol et Alzheimer
Selon l’étude publiée dans le magazine scientifique « Dementia & geriatric cognitive disorders », les personnes âgées de plus de 40 ans ayant un taux de cholestérol relativement élevé (au moins 240 mg par dl de sang) courent un risque supérieur à la moyenne (+66%) de développer la maladie d’Alzheimer ou une démence vasculaire assimilée. Telles sont les conclusions des expériences menées par le centre de recherche américain Kaiser Permanente et des chercheurs de l’université de Kuopio en Finlande.

Une étude de longue haleine
Pour aboutir à ces conclusions, les scientifiques ont du mesurer les niveaux de cholestérol de 9.844 patients pendant presque 10 ans (entre 1964 et 1973), lorsqu’ils avaient entre 40 et 45 ans. Ils ont ensuite suivi leur évolution de santé pendant 40 ans ! La maladie d’Alzheimer ou une démence vasculaire ont été diagnostiqués chez 598 de ces personnes (6%), alors qu’elles avaient entre 61 et 88 ans. A noter que la démence vasculaire, la forme de démence la plus répandue après la maladie d’Alzheimer, est causé par un problème d’approvisionnement du sang au cerveau.

Du vin pour éviter la formation de cholestérol
A Los Angeles, une étude parallèle a permis de confirmer l’effet inhibiteur des polyphénols du raisin sur la formation de cholestérol et la maladie d’Alzheimer. Selon le professeur David Teplow : « les polyphénols du raisin pourraient renverser partiellement les effets de la maladie d’Alzheimer » en évitant le cholestérol nocif qui bloque les artères et donc l’oxygénation du cerveau. Selon lui, le but avoué de ces recherches était surtout de comprendre comment la France ne connaît pas davantage de maladies d’Alzheimer, en ayant une gastronomie « très riche en mauvais cholestérol, en graisses saturées et copieuse en vin rouge » !

Parkinson et pesticides : un lien étroit

Lundi 10 août 2009

Les pesticides sont-ils responsables de la maladie de Parkinson ? Plusieurs études récentes réalisées en France et au Canada ont ainsi permis de mettre en cause des molécules couramment utilisées dans les pesticides. Celles-ci provoqueraient la dégénérescence nerveuse caractéristique de la maladie de Parkinson. Le lien semble presque avéré.

Parkinson et pesticides : un lien étroit - Source de l'image: http://www.livelongagewell.comParkinson : le point sur le dossier
Depuis la fin des années 1990, les premières études avaient évoqué un lien possible entre l’utilisation des pesticides agricoles et le développement de la maladie de Parkinson. Les années 2002-2006 voient d’autres études se succéder, dont les résultats renforcent les certitudes. Néanmoins, il faut être prudent et ne pas affirmer que le lien facteur de risque-pathologie est exclusivement l’exposition aux pesticides. La maladie de Parkinson est une pathologie complexe, dont les causes sont encore mal connues. Néanmoins, en 2006, une étude menée à Harvard (USA) démontre que « l’exposition aux pesticides augmentait le risque de Parkinson de 70% » (étude réalisée sur 145 000 personnes !). La même année, en France, la maladie de Parkinson est reconnue “maladie professionnelle” par les tribunaux, concernant des cas touchant d’anciens ouvriers agricoles ! L’enquête progresse…

Pesticide-Parkinson : le lien presque avéré
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la maladie de Parkinson touche quasiment 6 millions de personnes dans le monde ! Le site scientifique américain Onearth confirme : « l’exposition aux pesticides augmente le risque de développer la maladie de Parkinson ». L’article cite ainsi les différentes études réalisées sur des agriculteurs directement exposés aux produits mais le risque pourrait aussi concerner « tout utilisateur occasionnel de pesticides » (jardinage) ou même les citoyens vivant dans des zones traitées par ces produits (pesticides vaporisés par avion). Le réseau associatif Science and Environment Health Network n’hésite pas à préciser que la corrélation est suffisamment significative « pour établir un lien de cause à effet ».

Donner l’alerte à temps en cas de fugue d’un malade Alzheimer

Vendredi 10 juillet 2009

Pour la seule année 2008, force a été de constater que plus de 15% des disparitions signalées dans les gendarmeries concernaient des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. La gendarmerie recommande aux familles de réagir au plus tôt lorsqu’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer a quitté le domicile, de préférence avant la nuit.

Donner l’alerte au plus vite

Donner l'alerte à temps en cas de fugue d’un malade Alzheimer« Les proches nous contactent souvent très tardivement, préférant procéder eux-mêmes aux recherches de peur de déranger la gendarmerie! Or la rapidité avec laquelle le dispositif est mis en oeuvre est déterminante car il est systématiquement fait appel à des gendarmes maîtres-chiens dont l’efficacité dépend du temps écoulé depuis la disparition », explique un gendarme de la brigade de Lucé. Plus vite l’alerte est donnée, plus vite les recherches aboutissent. Surtout que la nuit, les recherches sont plus difficiles. Les escapades nocturnes des malades d’Alzhiemer ne sont pas rares. En donnant l’alerte aussitôt, la zone de recherche et les moyens mis en œuvre sont réduits. Dans la majorité des cas, la personne âgée est partie à pied et est souvent retrouvée aux environs de son habitation.

Quelques réflexes à connaitre en cas de fugue

En cas de fugue d’un malade d’Alzheimer, la gendarmerie conseille aux familles et aux personnels soignants de commencer par «fouiller» complètement le bâtiment d’habitation. En effet, parfois, la personne âgée se dissimule dans une pièce, derrière une armoire, au bas d’un escalier… Autre astuce: réfléchir aux endroits favoris fréquentés par le malade, ou liés à des souvenirs lointains : un cimetière, une maison où il a passé son enfance… Dans tous les cas, faire part de vos intuitions à la gendarmerie facilitera certainement les recherches, et pourra parfois s’avérer d’une importance capitale.

Alzheimer sous l’oeil de la vidéo

Mercredi 8 juillet 2009

Dans la recherche constante de solutions de maintien à domicile des personnes âgées, la surveillance vidéo apparait comme un moyen d’assurer leur sécurité tout en rassurant les proches. Un nouveau système de vidéo automatisée vient donc d’être expérimenté auprès de malades Alzheimer. Découverte.

Alzheimer sous surveillance video

Alzheimer sous l’œil de la vidéo Comme dans la célèbre émission de téléréalité Le Loft, il s’agit d’équiper  l’appartement de la personne âgée dépendante de mini-caméras. Par exemple, dans le salon, un mouchard très discret est fixé au mur. La personne atteinte d’Alzheimer n’en a pas vraiment conscience et vit sans avoir l’impression d’être épiée… Mais en fait, l’originalité du dispositif demeure dans le fait que ces caméras ne fonctionnent pas 24h sur 24 ! En effet, elles sont en mode « sommeil » la plupart du temps et ne se déclenchent qu’en cas d’alerte, ou conformément à leur programmation. L’intimité est donc préservée…

Comment ça marche ?

En fonction des habitudes de vie du résident (heures de lever, de coucher, du repas…), les caméras sont programmées pour se mettre en marche automatiquement quelques heures dans la journée. Elles peuvent aussi être déclenchées manuellement par les aidants familiaux. Les séances filmées sont ensuite transmises en simultané par Internet aux bureaux de Link Care Services (LCS). Pendant cette période, un opérateur et un ordinateur « intelligent » veillent à distance sur le résident. Ainsi, l’aidant peut s’offrir quelques temps de répit, sortir faire une course ou honorer ses rendez-vous…

Et en plus, c’est économique !

Présenté pour la première fois le 26 mai 2009 au salon Géront Expo, ce système de surveillance vidéo équipe actuellement l’appartement d’une vingtaine de familles et un seul établissement pour personnes âgées dans la région parisienne. Mais ces caméras sont certainement promises à un brillant avenir… de telle manière qu’elle pourrait aisément remplacer les aidants familiaux en quête de liberté. Le service coûte 6 euros de l’heure : il est donc indéniablement plus économique qu’une dame de compagnie ! Néanmoins, une caméra ne pourra jamais remplacer le contact humain, et toute la dévotion nécessaire pour assurer la toilette ou les repas de la personne dépendante. Pour éviter les abus, la société insiste sur le fait que l’utilisation des caméras est limitée à 4 heures par jour !

Témoignage : Frappée d’Alzheimer à 45 ans

Jeudi 2 juillet 2009

Dans son livre « J’ai peur d’oublier », Fabienne Piel, mère de famille épanouie de 45 ans, raconte son combat quotidien contre la maladie d’Alzheimer. Un témoignage bouleversant, à l’heure où ce terrible fléau ne touche pas que les personnes âgées…

Témoignage : Frappée d'Alzheimer à 45 ans -Source de l'image:http://www.laprocure.comUn combat quotidien contre Alzheimer

Noter les idées passagères sur un calepin, mettre des Post-it partout pour savoir où sont les clefs, le sac, le téléphone… Bref, ne pas perdre la mémoire. Mais les faits sont là : depuis 7 ans déjà, Fabienne Piel lutte au quotidien contre « sa peur d’oublier ». Ecrire fait partie de la thérapie. Si les souvenirs des faits s’amenuisent, les émotions comme l’angoisse, la panique et le désespoir sont bien là. Et puis il y a aussi un peu de honte, de culpabilité envers les proches, l’impuissance ou l’incompréhension de leur côté… Cette peur d’oublier, c’est celle de perdre sa vie et son passé, « la peur de ne plus reconnaître son mari et ses enfants, et au bout du compte de ne plus savoir qui elle est ».

Une histoire difficile

A la regarder, Fabienne Piel, 45 ans, a tout d’une femme épanouie, heureuse au milieu de ses trois enfants. Pourtant, cette femme au sourire doux cache un combat difficile depuis ses 39 ans : elle fait partie de ces 30000 Français de moins de 65 ans touchés par la maladie d’Alzheimer… Contrainte de vivre avec la maladie, de se maîtriser pour ne pas devenir folle car « ses émotions sont multipliées par 10, par 20… », elle a parfois besoin de calme et de vide pour se retrouver intérieurement. Moments d’absence nécessaires à son équilibre… «Architecte d’un mur qu’elle bâtit brique par brique, la maladie nous relègue à l’intérieur de nous-mêmes (…) Nous végétons dans un monde parallèle ».

Un livre pour témoigner

Fabienne Piel a voulu raconter son histoire, et « cette étrange impression de perdre la tête ». Son livre de 233 pages, « J’ai peur d’oublier » aidera sûrement les personnes concernées. Témoignage pour faire comprendre ce qu’un malade ressent, mais aussi pour informer le grand public sur le fait que « même les personnes jeunes sont touchées ». En parallèle, elle témoigne sur les plateaux télé à l’occasion de la présentation de son livre. Son courage et sa volonté en ont ému plus d’un, dont le célèbre animateur-vedette Thierry Ardisson. En fin d’interview, celui-ci conclut, des trémolos dans la voix : « Je ne sais pas si ça peut vous aider mais nous on ne vous oubliera pas »…


« J’ai peur d’oublier » de Fabienne Piel – Editions Michel Lafon

Alzheimer : une hormone capable d’inhiber la mort des neurones

Lundi 13 avril 2009

L’hormone serait capable d’inhiber la formation des plaques responsables de la mort des neurones

C’est en travaillant sur une hormone impliquée dans la formation des cancers qu’une équipe du CNRS découvre l’action efficace qu’elle pourrait avoir contre la maladie d’Alzheimer.

Alzheimer : une découverte étonnante

Los d’une recherche effectuée dans le laboratoire du CNRS de Lyon, spécialisé contre les cancers, une découverte fortuite a mobilisé l’attention des scientifiques, dont le biologiste Patrick Melhen. Alors que son équipe étudiait l’action d’une certaine hormone, la netrin-1, les chercheurs se sont aperçus que cette hormone était capable de se fixer sur les neurones. L’expérience a alors été menée sur des souris atteintes d’Alzheimer : en injectant cette hormone, les plaques amyloïdes responsables du développement de la maladie disparaissent, en rétablissant même les fonctions cognitives perdues !

Le rôle de l’APP dans la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par la formation de plaques amyloides dans le cerveau, responsables de la mort progressive des neurones et donc de la dégénérescence de la mémoire. Ces plaques sont le résultat de l’agrégation d’un composé toxique, le peptide amyloïde beta. Ce peptide se développe sur un récepteur de la membrane des neurones appelé APP (Amyloïd protein precursor), victime d’un déréglage de son activité. Existe-t-il des molécules pouvant se lier à l’APP pour réguler cette activité ? En s’attachant à l’APP, une hormone peut éviter le développement du peptide, et donc celui des plaques améloïdes qui détruisent les neurones…

Quelle est donc cette hormone miraculeuse ?

L’équipe de Patrick Mehlen a découvert que la netrin-1, une protéine connue pour intervenir à la fois dans le développement du système nerveux et dans la régulation des cancers, est capable de se lier au récepteur APP, en inhibant la formation du peptide toxique. Après les expériences concluantes menées sur les souris, la netrin-1 serait donc l’hormone prometteuse pour traiter efficacement la maladie d’Alzheimer.

Une découverte en cours d’exploitation

Cette découverte, publiée dans la revue « Cell death and differentiation » de janvier dernier, a déjà fait l’objet d’une licence accordée à une société américaine (NTI Corp). Celle-ci travaille à créer un médicament intégrant les APP pour l’utiliser dans la lutte contre la Maladie d’Alzheimer. Ce qui pourrait aider 25 millions de personnes dans le monde ! A suivre…

France Alzheimer : appel à projets de recherche

Jeudi 2 avril 2009

L’Association France Alzheimer vient de lancer son 24ème appel à projets pour financer la recherche contre la maladie. Les projets de recherche qui seront ainsi sélectionnés (sciences médicales, humaines et nouvelles technologies) bénéficieront d’un financement de deux ans.

Communiqué de France Alzheimer

L’association France Alzheimer soutient « la recherche depuis plus de vingt ans ». En 2008, elle a permis d’attribuer « 950 000 euros à des projets de recherche de deux ans ». Pour 2009, l’objectif est de financer des équipes de recherche pour un montant de « 1,05 million d’euros », précise-t-on dans le communiqué officiel. L’association souhaite par ailleurs soutenir des projets d’équipes afin de favoriser les partenariats entre laboratoires. Les domaines concernés sont : les sciences médicales, les sciences humaines et les nouvelles technologies (détection précoce…), toutes orientées vers la lutte contre la maladie d’Alzheimer.

Les objectifs de l’année 2009

Pour 2009, le conseil scientifique de l’Association France Alzheimer a réparti l’appel à projets selon plusieurs thématiques de recherche :

- « sciences médicales » : modèles animaux, physiopathologie de la maladie d’Alzheimer, marqueurs diagnostiques et pronostiques, projets innovants.

- « sciences humaines » : étiologie, prise en charge non médicamenteuse, l’influence de l’entourage et de la société. Disciplines concernées : psychologie, sociologie, anthropologie, philosophie, droit, économie ou linguistique.

- « nouvelles technologies » : projets visant à l’amélioration de l’accompagnement au quotidien des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer réservés à la seule recherche fondamentale.

L’appel à projets en pratique

L’appel à projet France Alzheimer se déroule en plusieurs temps. Après avoir remplies un formulaire, les équipes intéressées et présélectionnées sont ensuite invitées à envoyer un dossier complet. Au final, les équipes sélectionnées recevront un financement de recherche pour deux ans.

Pour plus de renseignements, consultez le site de l’association : www.francealzheimer.org.

Attention : la date limite d’envoi du formulaire est le 6 avril 2009 en sciences médicales et le 10 avril 2009 en sciences humaines et en nouvelles technologies.

Parkinson : la lumière pour aider au diagnostic

Mardi 31 mars 2009

Une étude britannique vient de révéler qu’une lumière puissante d’un million de watts pourrait aider les médecins à déceler les premiers signes de la maladie de Parkinson.
Parkinson : la lumière d’un super-microscope

Selon la BBC News, une équipe de chercheurs de l’Université Keele en Grande-Bretagne révèle qu’un « Super-Microscope » pourrait permettre de déceler les moindres changements cellulaires, avant même que ces mêmes cellules ne soient détruites par la maladie de Parkinson. C’est ce qu’affirme le Dr Joanna Collingwood devant « l’American Association for the Advancement of Science », en avançant le fait que cette nouvelle technique révolutionnaire permettrait de traiter les patients Parkinson beaucoup plus tôt.

Quel est donc ce « super-microscope » ?

C’est à l’aide du « Diamond Light Source », un synchrotron situé dans l’Oxfordshire en Grande-Bretagne, que cette découverte a été rendue possible. Cet accélérateur de particules, grand comme 5 terrains de football, permet de concentrer un rayonnement de particules inimaginable, d’une intensité d’un million de watts. Cette prouesse permet de mesurer la teneur en fer dans chacune des cellules cérébrales.

Une difficulté pratique…

La méthode d’observation des cellules cérébrales réside dans le fait que la prise de mesures n’altère pas la teneur, ni la distribution en ions métalliques des cellules étudiées. D’après le Dr Collingwood, il faudrait que chaque patient concerné se retrouve exposé le plus tôt possible au microscope pour débusquer les premiers signes de la maladie, et ainsi les traiter efficacement. Mais qui exposer ? A quel moment ? Comment ? En fait, il s’agit d’un vrai casse-tête en pratique…