Archive pour la catégorie ‘Prevention’

Des petits plats méditerranéens pour éviter la maladie d’Alzheimer

Samedi 14 mars 2009

La recherche sur Alzheimer ne chôme pas ! Dans la foulée des études menées pour montrer l’importance de la relation alimentation-Alzheimer, un régime de type méditerranéen (fruits et légumes à volonté) semblerait mieux protéger de la maladie d’Alzheimer, alors que le régime de type fast-food (graisses saturées et aliments sucrés) augmenterait les risques de déficiences cognitives.

Alzheimer : une nouvelle étude sur l’alimentation

Une nouvelle étude publiée dans les Archives of Neurology au mois de février 2009 vient démontrer que le régime méditerranéen contribuerait à réduire le risque de déficience cognitive légère et de maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées. A noter que « la déficience cognitive légère » est un état intermédiaire entre le déclin cognitif normal dû au vieillissement et la maladie d’Alzheimer. Ainsi, durant les cinq années de l’étude, le tiers des personnes en bonne santé qui suivaient un régime alimentaire de type méditerranéen avait 28% moins de risque de développer une déficience cognitive. Et les personnes qui avaient déjà une déficience cognitive légère au départ et qui suivaient le mieux ce type de régime avaient 48% moins de risque de développer la maladie d’Alzheimer, soit deux fois moins !

Manger méditerranéen, qu’est ce que c’est ?

Les petits plats de type « méditerranéen » sont caractérisés par une consommation abondante de légumes, de fruits, de céréales et de poissons (la bouillabaisse ?), ainsi que par la consommation d’huile d’olive, de produits laitiers et de viande, avec un peu d’alcool (vin ou pastis !). Quelle serait donc la relation entre cette alimentation colorée et le développement de la maladie ? Les chercheurs pensent que ce type d’alimentation, plus saine et plus naturelle, améliore les taux de cholestérol et de glycémie tout en réduisant la résistance à l’insuline, ce qui améliore la circulation sanguine au niveau du cerveau. Alors, Mesdames, à vos p’tits plats !

Alzheimer Conseil

Alzheimer Lyon : une nouvelle molécule pour retrouver la tête

Lundi 2 mars 2009

Incroyable ! Le CNRS de Lyon vient de découvrir qu’une molécule permettrait à une souris atteinte de la maladie d’Alzheimer de recouvrer ses capacités cognitives perdues ! La recherche commencerait donc à porter ses fruits…

Alzheimer : une recherche menée à Lyon

Conjointement menés par le laboratoire “Apoptose, cancer et développement” du CNRS de Lyon et l’”Institut Buck pour la recherche sur le vieillissement” situé aux Etats-Unis, les travaux ont été publiés dans la revue américaine Cell death and differentiation, au mois de janvier 2009. Si les causes de la maladie d’Alzheimer restent encore mal connues, le mécanisme chimique qui conduit à la dégénérescence des neurones est établi : par exemple, on sait que la présence de plaques “amyloïdes” liée à la production anormale d’une protéine (le peptide toxique amyloïde-béta) est l’une des causes de la destruction des neurones.

Le netrin-1 contre Alzheimer

Les recherches de l’équipe du CNRS de Lyon ont permis de révéler qu’une molécule, la netrin-1, connue pour intervenir dans le développement du système nerveux et dans la régulation des cancers, pouvait inhiber la formation de la protéine destructrice, en faisant disparaître les plaques amyloïdes à l’origine de la maladie. Le plus extraordinaire, c’est qu’il est même possible, d’après les chercheurs, de rétablir les capacités cognitives perdues !

Bientôt un médicament anti-Alzheimer ?

Ces travaux ont fait l’objet d’un brevet d’invention CNRS/Buck Institute et une licence a été cédée à une entreprise américaine pour développer un mimétique de la molécule comme médicament contre la maladie d’Alzheimer. Sachant qu’aujourd’hui près de 25 millions de personnes sont touchées par Alzheimer à travers le monde, ces recherches prometteuses seront d’un très grand secours.

Colloque à Lille : « Alzheimer : l’inconscient a-t-il un âge ? »

Vendredi 27 février 2009

Le samedi 24 janvier 2009, à Lille, s’est déroulée une rencontre autour du thème « Psychanalyse et personnes âgées». Organisée par l’Association Lilloise pour L’Étude de la Psychanalyse et de son Histoire (A.l.e.p.h.), et le Collège de Psychanalystes de Lille, le sujet tendait à approfondir la question : Alzheimer, l’inconscient a-t-il un âge ?

Lille : un colloque sur Alzheimer

Cet après-midi du 24 Janvier 2009 était ouvert à tous, étudiants comme professionnels de santé. Le colloque de Lille a permis d’aborder la question de la maladie d’Alzheimer sous l’angle de la psychanalyse.

Ainsi, « Alzheimer, l’inconscient a-t-il un âge ? » pose le problème de l’inconscient dans son rapport avec le temps. Il s’agit d’une autre façon d’aborder le problème de la démence que l’on rencontre particulièrement lorsqu’on soigne des patients âgés souffrant d’Alzheimer. En effet, la maladie fait ressortir une forme d’inconscient puisque le patient perd peu à peu la conscience des choses… avec un rapport au temps particulier, comme si la mémoire s’était soudainement arrêtée à une époque précise de la vie…

D’un point de vue médical :

D’un point de vue médical, le traitement des malades Alzheimer est délicat puisqu’il fait intervenir de nombreux facteurs psychologiques. Quoi faire pour bien faire ? L’attention portée aux patients risque d’être altérée par l’habitude et la routine des soins, qui obligent alors à repenser l’éthique du soin. Réfléchir sur le lien inconscient-âge et démence, c’est placer indéniablement la question éthique au sein des préoccupations des pouvoirs publics. Comme l’avait constaté le Rapport Cordier en 2003, il s’agit de « sensibiliser à la dimension Humaniste de la médecine et d’inscrire la réflexion éthique en contrepoint de l’exercice médical ». Mais les auteurs de ce rapport semblent faire l’impasse sur l’inconscient…

Freud, Inconscient et Alzheimer

Depuis Freud, en psychanalyse, on sait que l’inconscient est en rapport ambigu avec le temps. Ainsi, dans le cas de la maladie d’Alzheimer, où les repères temporels disparaissent peu à peu, il devient dangereux de laisser seul le patient dans l’univers du réel. D’autre part, le soignant est partagé entre l’injonction du soin (« il faut que ») et la relation éthique (« il est préférable ») face aux exigences de la Société. En introduisant le concept d’inconscient dans la maladie d’Alzheimer, on comprend mieux ce qui peut se passer dans la tête des patients, leur désirs, leur agressivité ou leurs « pulsions de refoulement » selon l’expression de Freud. Un colloque sur Alzheimer Lille fort intéressant…

Alzheimer : les signes précurseurs de la démence

Lundi 16 février 2009

Quand commence la maladie d’Alzheimer ? A l’heure d’aujourd’hui, les diagnostics définitifs arrivent souvent trop tard, quand la maladie est déjà bien avancée. Les chercheurs ont donc tenté d’identifier certains signes précurseurs, pour permettre de « prévenir avant de guérir ». Parmi ces signes, les troubles de la mémoire peuvent annoncer un déclin vers la démence. La difficulté d’un diagnostic précis de la maladie d’Alzheimer
Les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson, sont actuellement très difficiles à diagnostiquer avec certitude à un stade peu avancé. Pour la simple et bonne raison que les médecins ne disposent pas actuellement d’informations claires sur les symptômes annonciateurs de ces maladies. Les recherches scientifiques actuelles sont donc tournées vers cet objectif : essayer d’établir une liste de signes avant-coureurs, ce qui permettrait d’envisager des méthodes de dépistage plus précoce de ces maladies.

Premiers symptômes d’Alzheimer: les difficultés à se souvenir
Une étude récente menée par la Mayo Clinic, aux Etats-Unis, a établi qu’un léger déclin des facultés cognitives précédait l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Ce symptôme, deux fois plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, a été observé sur 1600 Américains de 70 à 89 ans ! La moitié de ces personnes développera la maladie d’Alzheimer ou une autre forme de démence… Ces légers troubles de la mémoire sont de simples difficultés à se souvenir (où ai-je garé la voiture ? quel est le code de la porte ?) qui se manifestent un peu plus chaque jour, jusqu’à une altération complète des fonctions cognitives.

Bientôt des traitements efficaces ?
D’après les conclusions de cette étude, la recherche pourrait donc être orientée sur le traitement de ces troubles légers de la mémoire qui interviennent avant le développement de la maladie elle-même. Même si les chercheurs font état d’un spray nasal capable d’améliorer les capacités mémorielles, en diffusant une molécule (AL-108) sensée agir directement sur les neurones, ce produit doit encore faire l’objet de nombreux tests avant d’arriver sur le marché. En Amérique, près de 5 millions de personnes sont diagnostiquées Alzheimer…sans compter les personnes en phase “pré-démentielle”, qu’aucune étude n’est en mesure d’estimer. Un traitement efficace devient donc urgent…

Alzheimer : le cerveau dépérirait faute d’une protéine essentielle

Lundi 9 février 2009

Dans la droite ligne des recherches sur les causes de la maladie d’Alzheimer, une nouvelle piste vient d’être confirmée par des chercheurs de l’Université de Chicago.

Alzheimer : le rôle essentiel de la protéine Elf2 alpha
L’afflux réduit de sang dans le cerveau pourrait être une des principales causes de la maladie d’Alzheimer. Telles sont les conclusions des recherches scientifiques menées par une équipe conduite par Robert  Vassar, à l’Ecole de médecine de la Northwestern University à Chicago. Ainsi, a contrario, une amélioration du flux sanguin irrigant le cerveau permettrait de prévenir ou traiter la maladie d’Alzheimer. Pour Robert Vassar, la privation de sang dans le  cerveau, violente en cas d’accidents vasculaires cérébraux, et régulière dans le cas de la maladie d’Alzheimer, pourrait avoir la même conséquence : la dégradation du cerveau.

La relation avec la protéine « Elf2 alpha »
Quand le cerveau ne reçoit pas assez de sang et donc quand il manque de glucose, se produit une altération d’une protéine essentielle du cerveau, la protéine “Elf2 alpha”. Le manque d’efficacité de cette protéine entraîne la production de l’enzyme BACE1, à l’origine de la création des plaques de protéines appelées « bêta amyloïdes » qui se forment en dehors  des neurones. Ces plaques empêchent les neurones d’envoyer des messages. Elles sont d’ailleurs la caractéristique de la maladie d’Alzheimer, maladie causée par la mort progressive des neurones.

Une nouvelle approche thérapeutique de la maladie
« Augmenter le débit de sang vers le cerveau pourrait être  une approche thérapeutique efficace pour prévenir ou traiter la maladie  d’Alzheimer”, a fait valoir Robert Vassar. Ainsi, faire de  l’exercice, réduire la présence de mauvais cholestérol dans le sang et surveiller l’hypertension permettraient de prévenir efficacement l’apparition de la maladie d’Alzheimer ! Pour les personnes déjà souffrantes, ce médecin-chercheur propose l’utilisation de « vasodilatateurs » pour fournir de l’oxygène et du glucose au cerveau. L’étude est publiée dans le numéro du 26 décembre de la revue américaine Neuron.

A comme Alzheimer et Alcool

Lundi 2 février 2009

Alzheimer

Alzheimer

Boire modérément pourrait réduire les risques de maladies neurodégénératives, et notamment la maladie d’Alzheimer. Telles sont les conclusions d’une étude menée par l’Université de Chicago. Explications.

Un peu d’alcool pour combattre Alzheimer

Les recherches dirigées par le Dr. Michale Collins, chercheur à l’Université de Chicago, viennent d’être publiées dans la revue « Alcoholism : Clinical and Experimental Research ». Selon ses conclusions, la consommation d’alcool est « comme une épée à double tranchant. Son excès est néfaste, mais de petites doses peuvent être bénéfiques ». Les travaux se basent sur l’analyse de 44 études internationales, datées de 1990 à nos jours.

Des conclusions surprenantes

A l’heure où l’on ne sait plus quoi conseiller ou déconseiller de manger pour réduire l’avancée de la maladie, il ressort de cette étude que la consommation modérée de bière, de vin ou de liqueurs réduit le risque de démence par rapport à des témoins non-buveurs. Comme le dirait nos aînés, un petit verre de vin n’a jamais fait de mal à personne… Bien sûr, tout dépend de la dose d’alcool absorbée chaque jour, et du degré d’alcool de la boisson. L’absorption régulière de doses élevées (dépassant le verre par jour) peut provoquer, à l’inverse, de sérieux troubles de mémoire et des pertes des fonctions cognitives.

La relation de cause à effet Alcool-Alzheimer

La véritable question scientifique est la suivante : comment l’alcool à faible dose pourrait-il préserver de la dégénérescence neurologique ? D’après le neurologue Edward Neafsey, « les cellules du cerveau en présence d’alcool entreraient dans un état de stress qui, paradoxalement, serait plus efficace pour lutter contre les symptômes cellulaires à l’origine des maladies neurodégénératives ». Ainsi, l’alcool provoquerait une réaction chimique de défense. N’oublions pas qu’une bonne hygiène de vie, de l’exercice régulier, une alimentation variée et équilibrée sont tout aussi efficaces pour garder la forme, et toute sa tête !