Archive pour la catégorie ‘Témoignage’

Accidents vasculaires cérébraux agir vite. . .

Jeudi 3 décembre 2009

Les accidents vasculaires cérébraux touchent chaque année en France 150 000 personnes. Les conséquences des AVC  sont loin d’être négligeables. Environ 75% des personnes concernées garderont des séquelles. Par ailleurs, on dénombre chaque année environ 40 000 décès dû à un AVC.

Accidents cardio-vasculaires : agir vite pour une meilleure prise en charge - Source de l'image:http://www.freeknights.comAVC : signes cliniques et symptômes
L’AVC également appelé « attaque du cerveau » se caractérise soit par l’obstruction d’un vaisseau du cerveau – AVC ischémique, soit par la rupture d’une artère – AVC hémorragique. Dans les deux cas, le cerveau n’est plus irrigué, ce qui provoque des séquelles psychomotrices irréversibles. Les causes de l’AVC sont multiples : Diabète, cholestérol, tabac, hypertension ou encore sédentarité sont autant  de facteurs qui contribuent à l’apparition d’accidents vasculaires cérébraux. Près des trois quarts des AVC concernent des personnes de 65 ans et plus. Toutefois, les symptômes de l’AVC ne sont pas toujours évidents à identifier. Certains signes avant coureurs doivent en tout état de cause pousser à composer rapidement les numéros d’urgence : paralysie d’un bras ou d’une jambe, difficultés à s’exprimer, baisse de la vision d’un œil ou encore apparition soudaine de violents maux de tête.

Une prise en charge médicale rapide est indispensable

Une personne qui montre le moindre signe d’AVC doit faire l’objet d’une prise en charge médicale rapide. En effet, en ce qui concerne les accidents vasculaires cérébraux, chaque seconde compte. Plus le cerveau reste sans être irrigué et plus les risques de séquelles sont importants. La bonne réaction consiste à appeler le SAMU en composant le 15 sur votre téléphone le plus rapidement possible. La victime sera alors transférée dans une unité neuro-vasculaire dans le but de bénéficier d’une thrombolyse. Cet acte médical permet de dissoudre le caillot qui s’est formé au niveau du cerveau lors de l’AVC. Bien qu’il existe aujourd’hui 77 unités neuro-vasculaire en France, la prise en charge des AVC reste encore insuffisante. Seule une victime sur cinq a aujourd’hui accès à ses unités médicales. Le fait que le grand public soit encore mal informé sur les signes d’AVC joue également en défaveur du pronostic du patient.

La prévention reste la meilleure arme contre les AVC

Les éléments jouant un rôle majeur dans l’apparition des AVC sont aujourd’hui parfaitement connus. Un meilleur dépistage de ces facteurs de risque permettrait de réduire les risques d’accidents vasculaires cérébraux de 44%. Un contrôle strict de l’hypertension et du diabète constitue d’excellents indicateurs et des outils de prévention efficaces. Pour arriver à réduire les risques d’AVC, l’information du grand public aux facteurs de risques et aux gestes qui sauvent est essentielle.

Alzheimer : le témoignage d’un aidant

Lundi 27 juillet 2009

Jean-Claude Caudéran, à la retraite depuis 2004, s’occupe de son épouse Aline depuis qu’elle a été diagnostiquée Alzheimer il y a 7 ans. Aujourd’hui, il témoigne en tant que conjoint « aidant familial » d’un malade en dernière phase…

Alzheimer: le témoignage d’un aidant-Source de l'image: http://www.varmatin.comQuelle est votre journée type ?

En général, on se lève vers 7 heures du matin. On commence par manger, c’est-à-dire à peu près pendant 45 minutes, puisqu’il faut la faire manger comme un bébé. Ensuite, on fait la toilette - entre 45 minutes et 1 heure – puis on s’habille. Je la mets ensuite dans son fauteuil roulant. Il est déjà 10h-10h30. Vers 12h15, je lui donne le déjeuner : tout est passé à la moulinette car elle a des problèmes de déglutition. Vers 20h, c’est le dîner. On finit vers 21h30. On va se coucher. Et c’est peut-être le seul moment, quand je dors, quand elle dort, que je n’ai aps besoin de m’occuper d’elle…

Quels sont les problèmes financiers que vous rencontrez ?

Mon épouse bénéficie de l’APA. En septembre, nous avons demandé l’octroi de l’allocation Handicap. Elle nous a été accordée 6 mois plus tard, le temps de faire les évaluations, que j’ai d’ailleurs contesté. En effet, la commission a estimé que je ne passais que 8 heures par jour auprès de mon épouse, alors que c’est réellement du 24h/24.

Avez-vous eu des moments de découragement ?

J’ai eu un coup de barre… très dur. Je l’avoue. Le médecin m’a parlé des maisons d’accueil de jour. On a essayé. La première journée s’est très bien passée…mais alors la deuxième, ça a été une ca-tas-trophe. Il y a eu aggravation. Pourquoi ? Parce que là-bas, il y a des personnes atteintes à différents degrés. Je crois qu’elle s’est rendu compte de ce qu’elle allait devenir.

Quelles sont les conséquences sur votre vie sociale et familiale ?

Mon fils, bien qu’il ait 43 ans, a beaucoup de mal. Car sa maman, c’était sa confidente. Quant à la vie sociale, c’est vrai, j’aimerai pouvoir sortir. La première chose qui permet de souffler, c’est les soins infirmiers. C’est pourquoi j’essaie de trouver une infirmière ou une aide-soignante pour me relayer. A la campagne, c’est très dur. On n’a pas la qualité des services offerts en ville. C’est vrai, le paysage est beau…mais ça ne suffit pas toujours !

Etes-vous suffisamment accompagné ?

J’ai besoin d’un soutien psychologique pour ne pas disjoncter. Quand l’aide ménagère vient, comme Palma, et bien, on peut discuter. Pour moi, c’est un moment de soulagement !


Qu’est ce qui vous fait tenir ?

Je vais vous dire… Le matin, quand je la réveille, son sourire… voilà.

Témoignage : Frappée d’Alzheimer à 45 ans

Jeudi 2 juillet 2009

Dans son livre « J’ai peur d’oublier », Fabienne Piel, mère de famille épanouie de 45 ans, raconte son combat quotidien contre la maladie d’Alzheimer. Un témoignage bouleversant, à l’heure où ce terrible fléau ne touche pas que les personnes âgées…

Témoignage : Frappée d'Alzheimer à 45 ans -Source de l'image:http://www.laprocure.comUn combat quotidien contre Alzheimer

Noter les idées passagères sur un calepin, mettre des Post-it partout pour savoir où sont les clefs, le sac, le téléphone… Bref, ne pas perdre la mémoire. Mais les faits sont là : depuis 7 ans déjà, Fabienne Piel lutte au quotidien contre « sa peur d’oublier ». Ecrire fait partie de la thérapie. Si les souvenirs des faits s’amenuisent, les émotions comme l’angoisse, la panique et le désespoir sont bien là. Et puis il y a aussi un peu de honte, de culpabilité envers les proches, l’impuissance ou l’incompréhension de leur côté… Cette peur d’oublier, c’est celle de perdre sa vie et son passé, « la peur de ne plus reconnaître son mari et ses enfants, et au bout du compte de ne plus savoir qui elle est ».

Une histoire difficile

A la regarder, Fabienne Piel, 45 ans, a tout d’une femme épanouie, heureuse au milieu de ses trois enfants. Pourtant, cette femme au sourire doux cache un combat difficile depuis ses 39 ans : elle fait partie de ces 30000 Français de moins de 65 ans touchés par la maladie d’Alzheimer… Contrainte de vivre avec la maladie, de se maîtriser pour ne pas devenir folle car « ses émotions sont multipliées par 10, par 20… », elle a parfois besoin de calme et de vide pour se retrouver intérieurement. Moments d’absence nécessaires à son équilibre… «Architecte d’un mur qu’elle bâtit brique par brique, la maladie nous relègue à l’intérieur de nous-mêmes (…) Nous végétons dans un monde parallèle ».

Un livre pour témoigner

Fabienne Piel a voulu raconter son histoire, et « cette étrange impression de perdre la tête ». Son livre de 233 pages, « J’ai peur d’oublier » aidera sûrement les personnes concernées. Témoignage pour faire comprendre ce qu’un malade ressent, mais aussi pour informer le grand public sur le fait que « même les personnes jeunes sont touchées ». En parallèle, elle témoigne sur les plateaux télé à l’occasion de la présentation de son livre. Son courage et sa volonté en ont ému plus d’un, dont le célèbre animateur-vedette Thierry Ardisson. En fin d’interview, celui-ci conclut, des trémolos dans la voix : « Je ne sais pas si ça peut vous aider mais nous on ne vous oubliera pas »…


« J’ai peur d’oublier » de Fabienne Piel – Editions Michel Lafon

l’Association France Parkinson appelle à la mobilisation des malades

Mercredi 8 avril 2009

Les premiers Etats généraux de la maladie de Parkinson

A l’occasion de la journée mondiale contre la maladie de Parkinson, l’Association France Parkinson appelle à la mobilisation des malades et des proches en lançant ses « Premiers Etats Généraux », le 8 avril 2009. Explications.
Mobilisation contre Parkinson
Le 8 avril 2009, à la Maison de la Chimie à Paris, se déroulera le lancement officiel des Premiers Etats Généraux des personnes souffrants de la maladie de Parkinson. De quoi s’agit-il ? Devant l’isolement, l’incompréhension ou même la discrimination, les personnes concernées par la maladie décident de se rassembler pour informer l’opinion publique, mais aussi pour faire pression sur les pouvoirs publics afin d’améliorer leur prise en charge médicale et sociale.

Le programme des Etats Généraux
Suite au lancement du 8 avril, le programme se déroulera donc en trois temps :
- d’avril à juin  2009 : phase d’écoute et d’échanges. Dans plusieurs villes de France, des comités locaux organiseront des rencontres, noteront des témoignages de personnes malades, et présideront des réunions publiques dans 10 grandes métropoles.
- de septembre à novembre 2009 : phase de débats et de concertations. Les malades Parkinson débattront avec les professionnels et les institutionnels (médecins de ville et d’hôpitaux, personnel paramédical, secteur social, responsables politiques) pour exposer leurs « doléances »…
- Dans un an, en avril 2010, les propositions les plus concrètes seront présentées dans un Livre Blanc, transmis aux autorités publiques en charge de la santé. Pour la première fois en France, un document référencera les difficultés de vie, les attentes et les propositions des personnes touchées par la maladie de Parkinson.

Inscriptions et informations : www.franceparkinson.fr

Minimum vieillesse : le reportage d’Envoyé Spécial sur France 2

Dimanche 22 mars 2009

Le 5 mars 2009, France 2 a diffusé un reportage étonnant baptisé simplement « Minimum Vieillesse », dans le cadre de l’émission du soir Envoyé Spécial.

Survivre quand on est vieux

Le reportage commence. Il précise qu’en France, il y a plus « d’un million de personnes âgées qui vivent sous le seuil de pauvreté ». Il poursuit : « Avec une petite retraite ou simplement le minimum vieillesse, elles doivent composer pour survivre avec moins de 700 euros par mois ». Mais cette précarité n’est pas seulement financière : souvent, c’est aussi un accès insuffisant aux soins, un isolement aggravé et des conditions de logement insalubres…

Qu’appelle-t-on le minimum vieillesse ?

En 2007, le minimum vieillesse est devenue une prestation unique : l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), attribuée sous conditions de ressources. Les personnes concernées sont celles de plus de 65 ans (de 60 ans dans certains cas : inapte au travail, ancien combattant, mère de famille ouvrière…). L’allocation se compose d’une retraite minimale versée par le régime d’assurance vieillesse, d’un complément éventuel, ainsi que d’une allocation supplémentaire. Le total est d’environ 630 euros pour une personne seule.

Des exemples loin d’être isolés

Le reportage de France 2 prend l’exemple de Paulette, 89 ans, qui habite à Paris. Après avoir travaillé toute sa vie, elle touche malgré tout le minimum vieillesse. Il se trouve que chaque mois, elle est à découvert bancaire de 200 euros. Sa vie se transforme alors pour garder son indépendance, et ainsi rester dans son appartement : elle accepte la charité de ses voisins et des associations. Le reportage passe ensuite sur Rémi, ancien ouvrier agricole, qui avait préparé sa retraite en achetant sa maison. Mais cette maison est aujourd’hui totalement insalubre. Elle doit faire l’objet d’une complète rénovation, impossible par faute de moyens. René a du trouver refuge au centre d’hébergement d’urgence pour SDF de Marseille. Il n’a pas d’autre choix. La maison de retraite, c’est trop cher…

France 2 : un téléfilm sur Alzheimer

Vendredi 13 février 2009

Le 16 février prochain, le réalisateur Thomas Bourguignon débutera le tournage d’un téléfilm d’1 heure pour France 2. « J’ai oublié de te dire » fera partie de la collection Identités, diffusée par la chaîne depuis le début de l’année.

Le téléfilm « J’ai oublié de te dire » promet d’être fort en sentiments. Il raconte l’histoire d’ Éric (interprété par Michel Vuillermoz), un homme atteint de la maladie d’Alzheimer à 48 ans. Se sachant condamné à perdre la tête, Eric préfère cacher son histoire d’amour avec la douce Clotilde Coureau à son entourage. Un amour caché, voué à l’oubli…mais qu’il aura connu pour la dernière fois.

Après quelques apparitions hésitantes au cinéma, le thème de la maladie d’Alzheimer se découvre à la télévision. Malgré la progression de la maladie, le nombre de familles concernées, et les efforts du gouvernement pour informer sur ce nouveau fléau, le sujet reste encore tabou. Preuve en est ce téléfilm, qui sera diffusé en seconde partie de soirée.

Video : Une famille et la maladie d’Alzheimer

Jeudi 12 février 2009

Le récit de la vie d’une femme dont le père est atteint depuis plusieurs années de la maladie d’Alzheimer



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