Archive pour la catégorie ‘tutelle’

Dimanche 16 décembre 2012

1er congrès des médecins coordonnateurs en Ehpad d’Ile-de-France

Lundi 19 avril 2010

Les médecins coordonnateurs en Ehpad de la région Ile-de-France se sont rassemblés pour la première fois dans le cadre d’un congrès intitulé « Printemps des Ehpad ». Inspiré d’initiatives similaires organisées notamment dans le Limousin et en Lorraine, ce congrès s’est déroulé le 8 avril à Paris. Le but de cette rencontre était d’encourager les médecins coordonnateurs en Ehpad à échanger leurs expériences et connaissances concernant la prise en charge et le suivi médical des résidents en maison de retraite.

Ile-de-France: premier congrès des médecins coordonnateurs en Ehpad - Source de l'image : http://www.amc92.orgUn printemps des Ehpad pour favoriser les échanges professionnels
Les associations de médecins coordonnateurs d’Ehpad en Ile de France ont organisé le 8 avril 2010 un premier « Printemps des Ehpad ». Organisé dans les locaux de l’Hôpital Cochin à Paris, ce congrès s’adressait aux professionnels chargé du suivi médical des personnes âgées dépendantes en Ehpad (médecins coordonnateurs, pharmaciens, gériatres, directeurs, infirmières coordinatrices, médecins traitants, associations de malades et d’aidants, etc.) Ce printemps des Ehpad a été l’occasion pour les médecins coordonnateurs et autres professionnels du secteur d’échanger leurs expériences. Les intervenants ont abordé des thèmes divers : notamment les procédures d’évaluation rapide des troubles cognitifs, les soins bucco-dentaires et troubles de la déglutition, ainsi que la création d’un logiciel de gestion de la réintroduction des dispositifs médicaux dans le budget soins. Les participants ont par ailleurs évoqué le profil et les particularités du médecin coordonnateur d’Ehpad d’Ile de France, à la lumière des conclusions de l’enquête Nationale de la Fondation Médéric-Alzheimer-FFAMCO.

Le succès des congrès de médecins coordonnateurs en Ehpad

Lancé à Limoges en mars 2009 par la Fédération française des associations de médecins coordonnateurs en Ehpad (FFAMCO), le concept de congrès « Printemps des Ehpad » se développe avec succès dans l’ensemble du pays. Dans le Limousin, le printemps des Ehpad en est à sa deuxième édition. Le premier congrès de médecins coordonnateurs du Limousin était consacré à la télémédecine et au projet de conventions de bonnes pratiques à l’entrée en Ehpad. La 2e édition de cette manifestation a permis d’approfondir ces thèmes et de faire le point sur les innovations dans le domaine de la prise en charge des résidents d’Ehpad. Elle a également été l’occasion de réfléchir sur la problématique de la continuité des soins pour les aînés dépendants en milieu rural. Outre la reprise de cette initiative en Ile-de-France, c’est également en Lorraine que s’est tenu un rassemblement similaire le 26 mars dernier, portant sur les rôles respectifs et la coopération entre le directeur et le médecin coordonnateur en Ehpad. Il ne fait aucun doute que ces congrès devraient sensiblement contribuer à l’amélioration du suivi médical des personnes âgées dépendantes en maison de retraite.

Alzheimer, le modèle allemand

Mercredi 4 novembre 2009

Le centre Hodapp-Hesse à Oberkirch dans le sud de l’Allemagne propose une offre sur mesure pour les besoins des personnes âgées en bonne santé et atteintes de la maladie d’Alzheimer. La France devrait s’inspirer de ce modèle pour l’élaboration de ses structures d’accueil dans le cadre du plan Alzheimer.

- Source de l'image:http://www.maison-de-retraite-les-charmettes.comUn service d’accueil de jour ouvert à tous

Le centre Hodapp-Hesse créé par deux infirmières du même nom est une structure d’accueil qui ne trouve, actuellement, pas d’équivalent en France. Le maître mot de l’établissement est la flexibilité. Foyer-logement, accueil de jour, service de soins à domicile, l’établissement propose toute une palette de service et s’adapte véritablement aux besoins des personnes âgées. Les personnes hébergées ou utilisant les services d’accueil de jour peuvent tout aussi bien être des personnes complètement autonomes ou atteintes de pathologies cognitives. La structure est également largement sollicitée par les proches de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer qui utilise les services de jour ou d’hébergement temporaire pour s’offrir de véritables moments de répit.

Des utilisateurs satisfaits
L’ensemble des personnes qui font appel aux services du centre Hoddapp-Hesse y trouve leur compte. Les résidents sont équipés d’un dispositif d’appel d’urgence et peuvent également disposer de services complémentaires en cas de besoin comme le portage des repas ou le service d’une infirmière. Les personnes vivant en couple peuvent utiliser les services d’accueil et de surveillance en journée pour le conjoint atteint de la maladie d’Alzheimer. L’établissement fonctionne selon une mécanique bien huilée. Ce sont en général, une trentaine de personnes qui se rendent chaque jour à l’accueil de jour. L’établissement dispose également de 42 appartements sécurisés, de cinq lits destinés à l’hébergement temporaire et des moyens suffisants pour s’occuper de 138 patients à domicile. Le succès de cette formule tient à une flexibilité inégalée, à des tarifs dans la moyenne nationale et à l’investissement des familles en temps, pour faire le ménage de l’appartement de leurs parents par exemple, et au niveau financier.

Un exemple à développer en France
La Secrétaire d’Etat en charge des aînés, Nora Berra, a récemment fait part de sa volonté de développer des établissements similaires en France. Elle souhaite notamment lancer un appel à projet courant 2010 dans l’objectif de créer des établissements dédiés à la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Elle prévoit de faire équiper chaque région de une à deux structures de plateformes multiservices, calquées sur le modèle allemand ; d’abord pour les patients atteints d’Alzheimer, puis dans un second temps pour l’ensemble des personnes âgées dépendantes.

Alzheimer et la réforme des tutelles

Jeudi 16 avril 2009

La réforme des Tutelles adoptée par la Loi du 5 mars 2007, et entrée en vigueur au 1er janvier 2009, témoigne d’une volonté des pouvoirs publics de mieux respecter les droits de la personne vulnérable, en lui laissant les possibilités que son état peut permettre. Qu’en est-il d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ?

Le mandat de protection future

Au début de la maladie, les patients Alzheimer n’ont que quelques oublis, quelques passages à blancs… Seulement voilà, tout s’accélère et le patient encore conscient, ainsi que ses proches, ont besoin d’être rassurés quant à la protection de sa personne et de ses intérêts. Un jour, le patient aura besoin d’être aidé, assisté dans ses actes de la vie courante, voire dans la gestion de ses affaires patrimoniales. S’il y a encore quelques mois, les biens auraient été gérés par un magistrat, il se trouve qu’aujourd’hui, la réforme des tutelles donne la possibilité à toute personne de désigner celle qui sera en charge de ses intérêts, et donc de prévoir sa « protection future » via un mandat. Autrement dit, une avancée capitale…

Une réforme en réponse au vieillissement de la population

La réforme des Tutelles était pourtant attendue depuis longtemps sur le terrain des praticiens. En effet, les textes n’avaient pas été modifiés depuis une loi de 1968, plus du tout en phase avec la réalité démographique. Aujourd’hui, ce sont plus de 700 000 Français qui sont concernés par des mesures de protection, que ce soit la sauvegarde de justice, la curatelle ou la tutelle (soit 1 % de la population), pour diverses raisons d’incapacité. Selon les statistiques, il s’agira bientôt d’un million de personnes (2012). Avec une maladie d’Alzheimer se développant à grands pas, et le vieillissement de la population tant annoncé, il devenait urgent de modifier le système…

Un soulagement pour les Juges des tutelles
Prenons l’exemple des Alpes-Maritimes : dans ce département, près de 14 000 personnes sont mises sous protection juridique, soit 1,3 % de sa population ! En charge des dossiers : une dizaine de Juges des tutelles seulement ! En effet, les effectifs judiciaires n’ont pas augmenté en même temps que la population concernée depuis plusieurs années. Conséquences : longueur des délais de traitement des dossiers, difficultés de contrôle des mesures, et donc abus de vulnérabilité, escroqueries, etc… Avec la réforme des tutelles, le législateur remet un peu d’ordre en favorisant les mesures contractuelles, comme le mandat de protection future, pour alléger les tribunaux. D’autre part, il prévoit un encadrement strict des gérants de tutelle pour limiter les abus. A suivre…