Gérontechnologie - un nouveau système pour les services aux aînés

24 février 2010

Spécialisée dans les applications mobiles pour les utilisateurs professionnels et le grand public, la société lyonnaise Prylos développe à présent des solutions pour le secteur des services à la personne. La compagnie a ainsi créé un système de de gestion pour les responsables des services de maintien à domicile. Prylos a également lancé un projet de gérontechnologie visant à mettre à disposition des aînés un portail de services mobiles.

Gérontechnologie : un nouveau système pour les services aux aînés -Source de l'Image : http://www.agglo-choletais.frUne solution technologique pour améliorer l’aide au maintien à domicile
La réussite du maintien à domicile d’une personne âgée dépend en grande partie de l’efficacité des intervenants qui l’aident dans ses tâches quotidiennes. Pour améliorer la qualité de ces prestations, la compagnie Prylos a inventé une solution mobile de suivi et de gestion pour les responsables de services à la personne (soins infirmiers à domicile, aides ménagères…) Concrètement, il s’agit d’un téléphone cellulaire doté d’un logiciel, appelé Y-Dom, distribué par SFR, que les employeurs mettent à disposition des intervenants. Ces derniers reçoivent directement leurs plannings sur leur appareil. Ils authentifient le début et la fin de l’intervention, qualifient la nature de la prestation réalisée, préviennent d’un retard… Les collectivités locales qui subventionnent les services à la personne gagnent ainsi du temps et de l’argent. Mais surtout, les seniors bénéficient de leur côté d’une meilleure qualité de services à domicile !

Une nouvelle merveille de gérontechnologie pour les aînés
Mais Prylos ne s’arrête pas là. La compagnie continue à mettre son savoir-faire au service des aînés. Elle développe actuellement un nouveau produit de gérontechnologie : il s’agit d’un écran tactile donnant accès à un portail de services mobiles pour les personnes âgées. Ce portail s’articulera autour de trois catégories: des services de confort (vie quotidienne, informations, divertissement et communication avec les proches), des services d’assistance et d’alertes ainsi que des services de santé et de maintien à domicile. Surnommé Tel&Age, ce projet de gérontechnologie implique de nouveau SFR de même qu’Europ Assistance et divers autres acteurs concernés (équipementiers téléphoniques, caisses de retraite et prévoyance, conseils généraux, représentants des professionnels de santé). Sans aucun doute, un nouveau bijou de technologie au service des personnes âgées.

Détecter Alzheimer par les yeux !

22 février 2010

Les chercheurs de l’Institut d’ophtalmologie de l’Université de Londres ont découvert la possibilité de détecter la maladie d’Alzheimer ou d’autres troubles dégénératifs des cellules du cerveau par l’intermédiaire d’un examen ophtalmologique. Cette découverte importante pourrait bientôt révolutionner les méthodes de prévention de maladies d’Alzheimer. Un nouvel espoir pour l’ensemble de l’humanité ?

Détecter Alzheimer par les yeux ! - Source de l'Image :http://www.bausch.frExaminer la rétine pour déceler des symptômes d’Alzheimer
La rétine est ce que l’on pourrait appeler la « fenêtre » du cerveau. Ainsi, en observant la rétine, on pourrait identifier la présence de cellules mortes du cerveau et détecter de graves maladies dégénératives telles que Alzheimer, Parkinson ou Creutzfeldt-Jakob. Pour l’instant, les scientifiques de l’université de Londres n’ont effectué cette expérience que sur des animaux. Les chercheurs londoniens ont ainsi pu observer sans problème notoire l’évolution des dégénérescences sur des souris et des rats. Il faudra néanmoins attendre plusieurs mois avant que les scientifiques développent une technique d’expérimentation adaptée aux êtres humains.

De simples gouttes pour identifier la maladie d’Alzheimer ?

Le procédé pour déceler la maladie d’Alzheimer par les yeux semble aussi simple qu’une visite chez l’ophtalmologue. Les chercheurs ont versé dans les yeux des rongeurs des gouttes d’une substance de marqueurs fluorescents, dont la mission est de se fixer sur les cellules mortes. Une fois que les marqueurs étaient fixés, ils ont ainsi pu identifier les cellules mortes, au travers de la rétine, à l’aide d’un simple ophtalmoscope ! Francesca Cordeiro, professeur en médecine à Londres, est à l’origine de cette découverte simple et révolutionnaire. Si sa méthode fait ses preuves chez les humains, on pourra alors détecter la maladie d’Alzheimer aussi facilement qu’une myopie!

Sondage sur la dépendance, les Français exigent l’aide de l’Etat

17 février 2010

Les Français attendent de l’Etat d’aider les défavorisés à assumer les lourdes dépenses liées à la dépendance des aînés. Telle est l’une des constatations de l’enquête sur la dépendance effectuée début février 2010 par l’Institut de sondages TNS Sofres.  Mais seul un tiers des citoyens interrogés se sont déclarés à favorables à une augmentation des impôts ou des cotisations sociales pour financer ces subventions de la dépendance…

Sondage sur la dépendance : les Français exigent l’aide de l’Etat- Source de l'Image : http://www.servicevie.comUne majorité de citoyens français préoccupés par le risque de dépendance
Les résultats de l’enquête « Baromètre Prévoyance – Dépendance », réalisée par l’institut de sondages TNS Sofres et publiés le 4 février dans le journal La Tribune, montrent que 80 % des Français de 35 à 75 ans sont préoccupés par le risque de dépendance des personnes âgées, pour leurs proches et pour eux-mêmes. Ils sont fortement concernés étant donné que 60 % d’entre eux ont été en contact avec une personne âgée en situation de dépendance et 25 % ont actuellement un proche dépendant à leur domicile ou dans leur proche entourage. La moitié d’entre eux sont d’ailleurs des aidants. Concernant la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, les Français estiment certes qu’elle doit être assumée par le gouvernement, mais d’après 45 % d’entre eux seulement « pour les plus démunis », alors qu’ils ne sont que 27 % à considérer que cette aide devrait revenir « à tous ». En fait, quelque 26 % des Français estiment que « chacun doit se préparer au risque de dépendance ».

Assurances privées ou augmentation des impôts : le choix est fait
La préférence des Français pour une l’intervention de l’Etat réservée aux plus démunis est surtout dictée par un refus de payer de nouveaux impôts. En effet, pour ajouter une cinquième branche aux quatre domaines couverts par la Sécurité sociale (maladie, accidents du travail, famille, vieillesse), l’Etat doit trouver des sources de revenus et donc augmenter les impôts ou les cotisations sociales, ce que seuls 36 % des Français accepteraient. C’est pourquoi ils sont 58 % à estimer qu’il faut « laisser chacun libre de prendre ses dispositions ». Autrement dit, la majorité soutient l’idée du gouvernement préconisant que les Français contractent des assurances dépendance privées. En outre, l’écrasante majorité des personnes interrogées (76 %) veulent que l’Etat privilégie les actions favorisant le maintien à domicile, contre 47 % qui estiment impératif d’augmenter le nombre de places en maisons de retraite. Le sondage a été réalisé pour la Banque Postale Prévoyance et la Tribune, entre le 23 et le 30 novembre 2009, auprès d’un échantillon de 1 001 Français de 35 à 75 ans.

Plan Alzheimer 2008-2012, un bilan intermédiaire mitigé

15 février 2010

Une réunion de suivi du plan Alzheimer 2008-2012 s’est déroulée début février à l’Elysée pour établir un bilan intermédiaire à l’occasion du deuxième anniversaire du lancement de ce plan. Si le Président de la République Nicolas Sarkozy est globalement satisfait des progrès réalisés, il a cependant fait remarquer que de nombreux retards avaient été enregistrés dans la mise en œuvre des principales mesures prônées par le plan.

Plan Alzheimer 2008-2012 : un bilan intermédiaire mitigé - Source de l'image: http://www.rfi.frL’Elysée se félicite des progrès enregistrés…
Le président de la République Nicolas Sarkozy a organisé début février 2010 à l’Elysée une réunion de suivi du Plan Alzheimer 2008-2012, deux ans après son lancement officiel. Les principaux ministres, associations et acteurs concernés ont été convoqués pour dresser un état des lieux de l’application des 44 mesures prévues dans le cadre ce plan. Le chef de l’Etat a évoqué les progrès réalisés au cours de ces deux années, notamment au niveau de la recherche, de l’amélioration du diagnostic et de la prise en charge de la maladie. Nicolas Sarkozy s’est notamment félicité des 61 projets de recherches en cours. Le président s’est par ailleurs réjoui de l’excellent maillage des lieux de diagnostic (hôpitaux, neurologues libéraux) sur toute la France. D’autres réalisations du plan ont été évoquées : notamment la mise en place de onze plateformes de répit pour les familles, la création de 40 équipes de services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), ou encore l’instauration de formations de 14 heures pour les aidants familiaux.

Des retards déplorés par l’association France Alzheimer
Cependant, l’image n’est pas entièrement positive. « C’est tout de même un comble d’avoir alloué des sommes pour le plan Alzheimer qui, aujourd’hui, ne sont pas utilisées par manque de projets », a tonné le président Sarkozy. Ce dernier n’est pas le seul à faire ce constat. La présidente de l’association France Alzheimer, Arlette Meyrieux, a elle aussi dénoncé les retards dans la mise en place de plusieurs mesures destinées à améliorer la qualité de vie des personnes âgées et de leurs aidants. Mme Meyrieux a déploré notamment que le nombre de places en hébergement temporaire et en accueil de jour n’ait pas atteint l’objectif fixé par le plan Alzheimer. Elle a noté que la situation dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) était encore plus lamentable : seulement 200 unités en cours d’aménagement sur les 12 000 prévues par le plan. Des retards ont également été pris dans la formation des professionnels du soin spécialisés dans la maladie d’Alzheimer. A qui la  faute ? Les autorités de tutelle et les régions s’accusent mutuellement. En attendant, les personnes souffrantes et leurs proches attendent toujours la réalisation de ces projets critiques pour améliorer les soins et la prise en charge des malades d’Alzheimer.

La dénutrition, un mal répandu chez les personnes âgées

8 février 2010

La proportion de personnes âgées souffrant de dénutrition en France est très préoccupante. Ce problème concerne pas moins d’un demi-million d’aînés, selon un constat dressé lors d’un récent colloque de l’Institut français de la nutrition (IFN) consacré à l’alimentation des personnes âgées. Les malades d’Alzheimer sont plus spécifiquement touchés par ce mal, certains d’entre eux oubliant tout simplement de manger! Les conséquences de la dénutrition sont très néfastes pour la santé des aînés, voire même mortelles, d’où l’importance de savoir dépister à temps les symptômes de ce problème.

La dénutrition: un mal répandu chez les personnes âgées - Source de l'image: http://www.la-croix.com Un manque d’appétit lié au vieillissement
L’appétit et la sensation de soif ont tendance à diminuer sensiblement avec l’âge. Le danger de dénutrition et de déshydratation concerne donc l’ensemble des personnes âgées, aussi bien à domicile qu’en maison de retraite. En France, on estime à 400.000 le nombre d’aînés en maintien à domicile qui souffrent de dénutrition. Entre 100.000 et 200.000 autres personnes âgées hébergés en institutions sont touchées par ce grave problème. Les gériatres soulignent que les aînés récupèrent très difficilement les kilos perdus. En outre, les pathologies telle que la maladie d’Alzheimer accentuent évidemment les risques. Des études cliniques ont également prouvé que la dénutrition constitue un facteur prédictif chez les malades d’Alzheimer. Près de 50 % des patients français atteints auraient sérieusement maigri juste avant d’être diagnostiqués malades d’Alzheimer. D’une manière plus générale, il faut savoir que les conséquences de la dénutrition sont dramatiques pour les personnes âgées de 70 ans et plus: l’amaigrissement augmente les divers risques d’infection, de chutes et de mortalité. Une alimentation insuffisante peut également engendrer une dépression et d’une manière générale accélérer le processus de la dépendance, le corps devenant encore plus fragile et vulnérable aux fractures.

Comment prévenir et dépister la dénutrition chez les aînés ?
Pour éviter la dénutrition, il est impératif de s’assurer que nos aînés mangent trois repas équilibrés par jour, en suivant de préférence les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS). Certaines personnes réalisent malheureusement très tardivement que leurs parents âgés sont devenus dépendants: l’incapacité de faire des courses ou de manipuler les instruments de cuisine peut rapidement plonger ces derniers dans une dangereuse situation de dénutrition. Il est donc indispensable de faire preuve de vigilance! La dénutrition peut notamment être dépistée lorsque l’on observe les symptômes suivants: une perte de deux kilos et plus, un visage qui se creuse, des vêtements devenus soudainement trop amples, un réfrigateur pratiquement vide ou un manque d’appétit chronique. L’amaigrissement n’est heureusement pas irrémédiable s’il est identifié à temps: une complémentation nutritionnelle orale peut s’avérer très efficace pour redresser la situation. Ces mélanges nutritifs complets consommés par voie orale sont particulièrement recommandés pour les malades d’Alzheimer. Mais pour éviter de telles situations inquiétantes, il semble urgent de lancer une campagne nationale de sensibilisation et de prévention contre la dénutrition des aînés.

Un nouveau dispositif de gérontechnologie pour les malades d’Alzheimer

1 février 2010

La société Link Care Services (LCS) a développé un système novateur de vidéosurveillance et d’assistance spécifiquement conçu pour les malades d’Alzheimer et leurs aidants.  Véritable innovation mondiale pour les personnes en perte d’autonomie, ce dispositif de gérontechnolologie assure la sécurité des malades et le répit de leurs accompagnants grâce un système de surveillance automatique combiné avec une centrale humaine.  Link Care Services s’est vu décerné en novembre 2009 le Grand Prix “Technologie-Autonomie” offert par le groupe Malakoff Médéric aux meilleures innovations en gérontechnologie.

Un nouveau dispositif de gérontechnologie pour les malades d'Alzheimer - Source de l'image: http://ak2.static.dailymotion.com/Sécuriser le malade en préservant son intimité

Face à lourde responsabilité que représente l’accompagnement au quotidien d’une personne atteinte de maladie d’Alzheimer, la société Link Care Services (LCS) a voulu créer un système qui allégerait la tâche des aidants familiaux ou professionnels. Il s’agissait de développer un dispositif de gérontechnologie plus efficace qu’une simple téléassistance, celle-ci étant insuffisante pour assurer une véritable sécurisation du malade durant les moments d’absence de l’aidant. Les créateurs de LCS, Richard Saccone et Laurent Hirsh, ont alors décidé de créer un système de vidéosurveillance garantissant le respect de l’intimité des malades.
Cet objectif a été atteint en combinant le génie informatique avec une centrale de surveillance humaine: les images diffusées par les capteurs vidéo installés dans le lieu de vie (exceptés les toilettes/ salles de bain) sont ainsi analysées en permanence par un système informatique automatique capable d’identifier les situations anormales telles que les chutes ou une immobilité prolongée. La centrale humaine de LCS n’observe les images qu’en cas d’alerte, afin d’analyser la gravité de la situation et avertir l’aidant ou les secours si nécessaire. En outre, l’aidant est libre à tout moment d’activer ou de désactiver le système autonome de surveillance.

Un précieux répit pour les aidants
Le dispositif de gérontechnologie de Link Care Services permet aux aidants de malades d’Alzheimer de se reposer, d’aller faire des courses ou de s’aérer en toute quiétude. En activant le système avant de s’absenter, ils peuvent compter sur la vigilance du dispositif de vidéosurveillance pour les alerter en cas de problème. Le personnel d’assistance de LCS a également la possibilité d’entrer en conversation directe par haut-parleur avec le malade resté à domicile, afin de mettre au clair toute situation suspecte détectée par le système informatique. Tout ce dispositif efficace permet d’accorder un précieux répit à l’aidant, ce qui préserve sa santé et contribue naturellement aussi au bien-être du malade d’Alzheimer maintenu à domicile. Mais le système LCS est aussi conçu pour les EHPAD et maisons de retraite: le dispositif de vidéosurveillance se révèle notamment très utile pour garantir la sécurité des patients confiés durant la nuit et améliorer la rapidité d’intervention du personnel d’accompagnement en cas de problème.

Une piste encourageante dans le traitement d’Alzheimer

28 janvier 2010

Un scientifique français a fait des progrès intéressants dans la recherche de traitements des démences liées à la vieillesse. Le professeur Etienne-Emile Baulieu a en effet découvert une protéine qui pourrait permettre de lutter contre l’accumulation anormale dans le cerveau de la protéine Tau responsable de la maladie d’Alzheimer. Si les recherches sont probantes, un diagnostic précoce pourrait être élaboré dans les trois ans, en attendant de trouver un moyen de stimuler la protéine anti-tau pour prévenir ou soigner la maladie.

Une piste encourageante dans le traitement d'Alzheimer - Source de l'image: http://medias.lemonde.fr Une “arme anti-tau” pour lutter contre Alzheimer

Le professeur Etienne-Emile Baulieu, 83 ans, inventeur de la pilule du lendemain et de la pilule de jouvence (DHEA), n’a pas fini de nous surprendre. Le scientifique a annoncé avoir trouvé une piste dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, qui touche quelque 800 000 Français et près de 26 millions de personnes dans le monde. Partant du constat qu’une accumulation anormale de la protéine tau dans les cellules nerveuses est à l’origine de plusieurs maladies dégénératives, l’équipe française de l’Inserm a étudié l’interaction d’une autre protéine sur la macromolécule tau. Le Professeur Baulieu a montré que la protéine FKBP52, présente naturellement dans le cerveau, empêche la formation de plaques de peptide tau. Ce sont justement ces plaques qui perturbent l’activité des cellules nerveuses et provoquent des pathologies dites tauopathies, telle la maladie d’Alzheimer. En identifiant une présence trop faible de protéine FKBP52 dans le cerveau, il serait ainsi possible de prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Vers l’élaboration d’un diagnostic précoce dans les trois ans ?
Il ne s’agit certes que d’une piste, mais le professeur Baulieu est confiant que sa découverte a de bonnes chances de permettre un diagnostic précoce de la maladie.
En effet, les signes biochimiques comme le manque de protéine FKBP52 apparaissent près de quinze ans avant les symptômes d’Alzheimer. En décelant à temps un déficit de cette protéine dans le cerveau de leur patient, les médecins disposeraient d’une sérieuse longueur d’avance pour prévenir la maladie par un dosage de protéine FKBP52 dans le sang. En outre, la protéine FKBP52 pourrait par la suite être stimulée par association avec des molécules pharmaceutiques décuplant son action inhibitrice sur le peptide tau. Ainsi “boostée”, la protéine pourrait prévenir, soigner ou du moins retarder le développement de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Pour poursuivre ses recherches, le professeur Baulieu a besoin de 5 millions d’euros sur trois ans. Pierre Bergé, qui soutient également la lutte contre le sida, s’est engagé à aider le scientifique au cours des cinq prochaines années.

Canada, des bracelets GPS pour les malades d’Alzheimer

27 janvier 2010

La police de Montréal envisage sérieusement de distribuer à titre préventif des bracelets GPS aux personnes atteintes de la maladie Alzheimer. Cette initiative fait suite au décès dramatique d’une femme âgée souffrant d’Alzheimer, portée disparue en novembre 2009, dont le corps sans vie a été retrouvé dans la neige.

Canada : des bracelets GPS pour les malades d’Alzheimer - Source de l'image: http://www.7sur7.beDes malades qui disparaissent…

Les malades atteints d’Alzheimer sont enclins à la fugue et à la disparition. Parfois ils se perdent, oublient leur chemin et ne savent plus comment revenir à leur domicile ou leur maison de retraite. Leurs disparitions de personnes âgées désorientées sont très préoccupantes, autant pour leurs proches que pour le personnel des établissements d’hébergement. D’après les spécialistes des pathologies liées à Alzheimer, si l’on n’a pas retrouvé une personne disparue dans les douze heures qui suivent sa disparition, elle a une chance sur deux d’être morte ou blessée.

GPS et bracelets pour une meilleure sécurité des malades

Pour éviter ces disparitions inquiétantes, certaines maisons de retraite ont également décidé d’équiper leurs résidents de GPS ou de bracelets de surveillance. Le principe est le même : l’objectif principal est de pouvoir localiser les personnes âgées rapidement. Certains bracelets de surveillance peuvent même donner des renseignements sur l’état de santé de la personne : ces dispositifs permettent notamment d’identifier une respiration ou une tension artérielle anormale. La France et la Canada, petit à petit, voient dans les nouvelles technologies un réel progrès qui peut améliorer la vie des malades et de leurs proches.

Manipulation génétique pour retarder Alzheimer ?

25 janvier 2010

Martin Holzenberger est à la tête d’une équipe de chercheurs américains, français et israéliens réunis pour tenter de ralentir l’arrivée de la maladie d’Alzheimer en agissant sur le processus de vieillissement. Des manipulations génétiques couronnées de succès ont déjà été tentées sur des souris. Les souris ont vu leur durée de vie augmenter et l’apparition de la maladie retarder ! La clef de la solution pourrait se trouver dans l’inhibition du gène des récepteurs à l’IGF1 (Insuline Like Growth Factor).

Manipulation génétique pour retarder Alzheimer ? - Source de l'image: http://www.internethaber.com/Accroître l’espérance de vie tout en évitant la maladie d’Alzheimer
Les personnes âgées dépendantes, pour la grande majorité, sont frappées par la maladie d’Alzheimer. L’équipe de Martin Holzenberger, chercheur à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (l’Inserm U948), travaille sur des manipulations génétiques qui tendraient à rallonger la vie tout en ralentissant l’arrivée des premiers symptômes de dégénérescence cellulaire. Pour cela il faudrait bloquer le gène des récepteurs à l’IGF1, un facteur de croissance influent sur la résistance au stress, le vieillissement et la durée de vie.

Aujourd’hui des souris, demain des hommes ?
Des expériences concluantes ont été tentées sur des souris, des insectes et des vers, mais l’homme arrivera t-il à vivre plus vieux tout en évitant l’écueil de la maladie d’Alzheimer ? Des équipes de chercheurs travaillent sur les inhibiteurs de l’IGF1 depuis plusieurs années, dans le cadre de la recherche contre le cancer. Mais ces résultats sur des souris pourraient aussi éclairer d’un jour nouveau la lutte contre la maladie d’Alzheimer. Un nouvel espoir de vieillir mieux et moins vite, de vivre plus longtemps sans maladie ? L’espérance est depuis toujours le moteur qui conduit les progrès de l’humanité.

Un nouveau guide évalue les maisons de retraite

21 janvier 2010

David Jacquet et Patrick Lelong viennent de faire paraître la 4ème édition du Guide de la dépendance. Le nouveau guide 2010 passe en revue 8.000 maisons de retraite françaises répartis dans 92 départements et offre également des informations sur divers sujets relatif à la dépendance tels que le maintien à domicile, les aides sociales et les services pour les aînés.

Un nouveau guide évalue les maisons de retraite - Source de l'image: http://image.radio-france.fr La qualité des maisons de retraite a progressé !
L’enquête effectuée pour rédiger ce Guide de la dépendance a permis de découvrir que « la qualité de l’hébergement des aînés en maison de retraite a progressé de manière significative, avec des chambres plus spacieuses qui possèdent toutes des douches individuelles, ce qui n’était pas le cas il y a peu. ». Selon David Jacquet et Patrick Lelong, les structures insalubres sont clairement minoritaires et ne représentent que « 5 % de l’ensemble des établissements publics, privés et associatifs. ». Ce constat démontre que les préjugés concernant les maisons de retraite sont très injustifiés.

Bayonne, un cas de maltraitance isolé
Tout en déplorant l’apparition de cas de maltraitance en maison de retraite tel que le scandale de Bayonne, David Jacquet estime donc qu’il faut relativiser à ce sujet. Les établissements problématiques, comme celui des Colombes de Bayonne, sont en général des structures très petites et non médicalisées. D.Jacquet et P. Lelong en ont dressé une liste qu’ils comptent faire parvenir au gouvernement. En revanche, les EHPAD (établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes) sont des structures médicalisées plus sérieuses et plus sûres.