LongeviTV: une Webtélé dédiée à la santé des seniors!

18 décembre 2009

La première Webtélé francophone dédiée au bien-être des seniors, LongeviTV, connaît un succès et un développement grandissant. Créée voici un an et demi par Dr. François Sarkozy et François de la Brosse, LongeviTV propose quotidiennement un vaste choix d’actualités, de documentaires et de magazines entièrement consacrés aux sujets liés au vieillissement. L’objectif principal de ce projet: aider les seniors à mieux vieillir. Le site de LongeviTV propose notamment des reportages vidéos forts intéressants sur la maladie d’Alzheimmer et ses origines.

LongeviTV: une Webtélé dédiée à la santé des seniors! - Source de l'image: http://4.bp.blogspot.com Des conseils de santé utiles et de précieuses informations

Présentés de façon informative et divertissante, les programmes de LongeviTV constituent une véritable mine d’informations et de conseils sur les différentes maladies de vieillesse ainsi que les méthodes pour prévenir leur apparition. Les sujets sont généralement commentés par des médecins et scientifiques ou parfois par des célébrités touchés par la maladie en question. Chaque jour, un invité spécial est convié sur le plateau de LongeviTV. On peut ainsi visionner une interview du chanteur malvoyant Gilbert Montagné dans laquelle il évoque les espoirs de la recherche pour les personnes souffrant d’un handicap visuel. Le lauréat du prix Nobel de médecine 2009, professeur Axel Kahn, apparaît également sur le site de LongeviTV pour faire un exposé passionnant sur l’enjeu des télomères, ces mystérieuses structures d’ADN situées à l’extrémité des chromosomes et connues pour influencer les processus cellulaires intervenant dans le vieillissement.

Maintenir une vie saine pour “vieillir jeune”
Une partie essentielle des émissions de LongeviTV est consacrée aux méthodes de maintien d’une vie saine et équilibrée. Une rubrique spéciale est notamment axée sur les conseils de nutrition pour les seniors, surnommés “recettes de longévité” alliant diététique et plaisir… Sous la rubrique NeuroTV, on trouvera entre autres d’excellents documentaires sur l’entretien des facultés mentales et de la mémoire. D’autres émissions enregistrées de LongeviTV portent sur les rhumatismes et sur les problèmes dermatologiques liés au vieillissement. En outre, les internautes peuvent directement adresser leurs questions aux spécialistes par l’intermédiaire du site. Le site LongeviTV a également organisé les 28 et 29 novembre 2009 le premier “Congrès des états généraux du bien vieillir”, en marge du VIème Forum scientifique de l’UNESCO. Toutes les conférences ont naturellement été mises en ligne sur le site et il est fortement recommandé d’y jeter un coup d’œil!

Grande rencontre France Alzheimer le 16 Décembre 2009 à Toulouse

16 décembre 2009

Ce 16 Décembre 2009 auront lieu les rencontres France Alzheimer au Centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse. Psychiatres, neurologues connus, gérontologues, chercheurs et docteurs en philosophie se pencheront ensemble sur la maladie d’Alzheimer. Ils feront un bilan des dernières découvertes, débattrons des problématiques actuelles que soulève la maladie, que ce soit pour les malades comme pour leur entourage, et ils proposeront de nouvelles solutions.

Grande rencontre France Alzheimer le 16 Décembre 2009 à Toulouse - Source d'image:Grande rencontre France Alzheimer le 16 Décembre 2009 à Toulouse - Source d'image: http://www.actualites-news-environnement.comUne rencontre interactive autour de la maladie d’Alzheimer

Cette rencontre débutera en matinée par une série de conférences sur le thème de la prise en charge des malades d’Alzheimer par des aidants familiaux, suivies de témoignages de personnes atteints de la maladie. Suivra ensuite une interlocution sur le soutien à la recherche apporté par l’association France Alzheimer. Deux ateliers au choix seront ensuite proposés à l’assistance l’après-midi: Le premier atelier portera sur la prise en soin en général avec des sujets aussi divers que les principes de fonctionnement des établissements spécialisés Alzheimer, la sexualité des malades d’Alzheimer et le travail de l’aidant, un travail de fourmi souvent trop peu reconnu. Le second atelier sera axé sur l’avancée de la recherche sur la maladie, avec des prises de parole sur l’actualité de la recherche scientifique, la démence sémantique et l’imagerie.

Un simulateur de vieillissement révolutionnaire !

16 décembre 2009

Un système révolutionnaire a été récemment mis au point par l’Institut de prévention des accidents domestiques (IPAD). Il s’agit d’un simulateur de vieillissement permettant à chacun de se mettre dans la peau d’un octogénaire. Les concepteurs de cet outil ont rapidement découvert que son utilité s’étend bien au-delà de la prévention des accidents domestiques.

Un simulateur de vieillissement révolutionnaire ! - Source de l'image: http://ipad.asso.fTrois fonctions principales
Le simulateur de vieillissement est composé principalement de trois ateliers ludo-pédagogiques axés sur la diminution de trois facultés principales: la vue, l’ouïe et la motricité.  Le premier atelier s’effectue à l’aide de lunettes spéciales simulant la diminution de la vision engendrée par des problèmes tels que ceux du glaucome, de la cataracte ou de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge). Porter ces lunettes en faisant divers gestes permet de réaliser quelles sont les difficultés d’une personne âgée souffrant de diminution de la vision.
Le second atelier consiste à écouter sans accessoire des bruits familiers tels qu’ils sont perçus par une personne victime de perte auditive. Cette expérience révèle que même lorsque le volume des bruits est augmenté le problème n’est pas forcément réglé, l’handicap résultant souvent de disparition ou l’atténuation de certaines fréquences. Le troisième atelier s’effectue en portant des sortes de prothèses limitant les flexions. Les exercices de marche et de mouvements avec ces prothèses permettent de ressentir véritablement à quel point de simples gestes deviennent compliqués avec l’âge!

Au cœur de la simulation : le devoir d’empathie envers les aînés

A l’occasion du premier salon Santé Social Expo, organisé à Paris mi-septembre 2009,  de nombreux visiteurs ont afflué au stand de l’IPAD pour tester le simulateur de vieillesse. Tous ont été fortement marqués par cette expérience: chacun a pu notamment réaliser les difficultés rencontrées par une personne souffrant d’arthrose pour effectuer une simple tâche comme celle de sortir quelques pièces d’un portefeuille. Munis des prothèses du simulateur limitant les flexions, de nombreux jeunes n’ont pas été capables de réaliser cette tâche!  Les visiteurs, jeunes comme adultes, ont reconnu que le simulateur permettait de développer une meilleure compréhension des problèmes liés à la vieillesse. Le fait de vivre pendant quelques minutes le quotidien d’une personne âgée aura également éveillé chez eux une empathie et une sensibilité accrue vis-à-vis des aînés et de leurs difficultés. Le simulateur de vieillesse contribue ainsi à un rapprochement des générations, fait non négligeable lorsque l’on sait que de nombreux aînés souffrent de l’incompréhension de leur entourage.

Un précieux outil de formation pour le personnel soignant
Au-delà de la sensibilisation du grand public aux problèmes des aînés, le simulateur de vieillissement s’est révélé d’une précieuse utilité dans le cadre des formations de personnel soignant. L’expérience du simulateur permet aux aides-soignants d’améliorer et adapter la qualité des soins pour les aînés placés sous leur responsabilité: après s’être métamorphosé pour quelques instants en personne âgée, le personnel de maisons de retraite prend souvent conscience de détails importants concernant leurs pensionnaires. Les aides-soignants ont notamment compris la nécessité  de couverts de table dotés d’un manche plus long! En outre, le simulateur de vieillissement cible un secteur supplémentaire: celui des fabricants et diffuseurs de produits ou services pour les personnes âgées. Après avoir expérimenté le simulateur, ces derniers sauront désormais mieux adapter leurs produits et services aux besoins des aînés!

La maladie d’Alzheimer identifiable par test sanguin ?

14 décembre 2009

Serait-il possible de détecter la maladie d’Alzheimer en effectuant un simple test sanguin ?
C’est en tout cas ce qu’affirme la société Exonhit Therapeutics, après avoir présenté début décembre 2009 un nouveau produit révolutionnaire,  le “test AclarusDX”.  Le taux de réussite de ce test sanguin pour identifier la maladie d’Alzheimer serait de 80 %, selon le communiqué d’Exonhit. Autorisé uniquement pour la recherche dans un premier temps, le nouveau test devra être couplé par les questionnaires habituels employés par les neurologues pour vérifier les symptômes d’Alzheimer.  La société biopharmaceutique souligne que le test AclarusDX a été développé sous la supervision d’un Conseil scientifique composé de cinq spécialistes renommés en neurologie et gériatrie.

La maladie d'Alzheimer identifiable par test sanguin ? - Source de l'image: http://www.lepoint.fUne longue procédure d’autorisation pour le grand public
Les neurologues et leurs patients devront patienter encore longtemps avant de pouvoir bénéficier du test AclarusDX pour détecter plus rapidement la maladie d’Alzheimer. Le nouveau test n’est actuellement disponible que sous le statut “Research Use Only” (RUO). Ce terme signifie que seuls les centres universitaires de recherche et les laboratoires pharmaceutiques sont autorisés à l’utiliser pour effectuer des essais cliniques. Cette autorisation limitée n’entame en rien l’enthousiasme du Docteur Loïc Maurel, Président du directoire d’ExonHit Therapeutics, pour qui le test AclarusDX constitue déjà “un formidable atout pour l’industrie pharmaceutique”.  Selon le Dr. Maurel, le nouveau test sanguin devrait sensiblement simplifier l’identification de malades d’Alzheimer recherchés pour expérimenter les nouvelles avancées thérapeutiques. Jusqu’à présent, les laboratoires de recherche sur la maladie d’Alzheimer avaient recours à l’imagerie cérébrale ou au prélèvement de liquide céphalo-rachidien pour recruter des patients prêts à aider la science.  Deux procédés nécessitant des infrastructures spéciales disponibles principalement dans les grands centres hospitaliers. Grâce au nouveau test AclarusDX, même les centres de recherche éloignés des grands hôpitaux pourront désormais identifier des malades d’Alzheimer au moyen d’une simple prise de sang. D’après les responsables d’Exonhit, le test sanguin devrait aussi permettre de cerner une population plus homogène de patients concernés, ce qui devrait améliorer la qualité des essais cliniques.

Premières discussions pour légaliser la commercialisation
La société Exonhit Therapeutics a entamé les premières discussions avec les autorités américaines (FDA) pour faire avancer la procédure de commercialisation du test AclarusDX. Des pourparlers similaires doivent également débuter avec les pays de l’Union européenne. Ce n’est que lorsqu’il sera enregistré officiellement en tant que produit “diagnostic in vitro” (IVD) que le nouveau test sanguin pourra être utilisé par les médecins pour diagnostiquer des patients susceptibles de souffrir de la maladie d’Alzheimer. Une fois ces procédures achevées, la société Exonhit prévoit de commercialiser le test AclarusDX au prix d’environ 600 euros. Profitant de l’attention médiatique suscitée par ce nouveau produit, la société biopharmaceutique a également annoncé de sérieux progrès dans le développement de ses programmes thérapeutiques pour la maladie d’Alzheimer. Il s’agit plus particulièrement du projet surnommé “EHT 0202″. Il ne reste qu’à souhaiter la réussite de ces recherches dans l’espoir de voir émerger bientôt de nouveaux traitements efficaces contre cette terrible maladie.

Vivre ensemble aujourd’hui et demain”: les résultats du concours

9 décembre 2009

L’allongement de la durée de vie ne cesse de progresser en France. Cette heureuse évolution implique néanmoins une sérieuse planification au niveau social et urbain. C’est dans cette optique que le concours “Vivre ensemble aujourd’hui et demain” a été lancé en avril 2009 par AgeVillage.com et Icade, avec le soutien de la Caisse des Dépôts et Consignations. L’objectif de ce concours constituait à encourager les projets d’habitats originaux permettant aux aînés de vieillir dans les meilleures conditions, en harmonie avec les différentes parties de la société. Les six lauréats de ce concours ont été récompensés le 17 novembre 2009 par la Secrétaire d’Etat chargée des aînés, Norra Berra.

"Vivre ensemble aujourd'hui et demain": les résultats du concours - Source de l'image:http://familyone.blog.fondation-auteuil.org/Le “territoire de vie”, un nouveau concept pour l’avenir

Cette première édition du concours « Vivre ensemble aujourd’hui et demain » a principalement porté sur l’application du concept “territoire de vie”. Ce terme préconise la création d’un environnement d’habitat spécifiquement adapté pour intégrer dans la ville une population âgée toujours plus large. Le maintien à domicile demeure aujourd’hui la solution adoptée par la grande majorité des retraités français : c’est le cas de 92% des personnes âgées de 80 à 84 ans, de 84% des aînés entre 85 et 89 ans et même de 71% des personnes de la tranche des 90 à 94 ans ! Le concept du “territoire de vie” a donc pour but d’abriter harmonieusement des aînés avec une population plus jeune, afin d’assurer de façon durable une mixité sociale et intergénérationnelle. Ouvert du 15 avril au 15 juillet 2009, le concours était destiné aussi bien aux urbanistes et architectes qu’aux chercheurs, promoteurs, offices HLM, communes et établissements publics ou privés.  Les organisateurs ont émis l’aspiration de recevoir des dossiers originaux basés sur «une approche de haute qualité du vieillissement ».

Les lauréats du concours : des réalisations exemplaires

Au terme du concours, 21 des 32 dossiers présentés ont été retenus pour être présentés à deux jurys chargés de sélectionner séparément deux catégories de prix: “la réalisation exemplaire” et “l’idée innovante”. Cinq lauréats ont été désignés à l’issue de cette procédure : dans la catégorie “réalisation exemplaire”, le premier prix a été décerné à la résidence intergénérationelle “Les trois sources”, un projet réalisé à Chambéry-le-vieux en Savoie. Ce complexe se compose de 42 logements locatifs, dont deux tiers destinés aux personnes âgées. Le reste des logements est alloué à une population issue des couches défavorisées et de quartiers difficiles. Le projet inclut également un restaurant associatif, des commerces et des jardins.  Le jury a également décerné le “coup de cœur de la réalisation exemplaire” au village Générations à St-Apollinaire, situé dans la région de Dijon. Ce village a la particularité d’abriter en harmonie des unités de vie pour personnes dépendantes, des logements sociaux, des services pour la petite enfance et un accueil de jour.

Des idées pratiques et innovantes
Dans la catégorie de “l’idée innovante”, le premier prix a été remis à deux initiatives sélectionnées ex æquo par le jury. L’une est celle de la communauté de communes Bassin Minier de Montagne qui a présenté un projet d’Unité de Vie Adaptée (UVA) destiné aux aînés autonomes et aux personnes handicapées. Cette unité est conçue pour accueillir chaleureusement en hiver les habitants âgés de la montagne et pour héberger en été les aînés de la vallée en quête d’air frais ! Pour réaliser ce projet, il est prévu de réhabiliter un ancien bâtiment tout en respectant les normes de protection de l’environnement. Le deuxième lauréat du premier prix de l’idée innovante est le projet Voisinage à Genève (Suisse), fruit de l’initiative d’une société coopérative de 25 membres prévoyant la construction d’une “communauté ouverte à l’espace urbain” comprenant 80 à 100 logements. Combiné avec des commerces, le complexe est conçu conformément au concept de mixité sociale et générationnelle. Le jury a également décerné un prix “coup de cœur” à un projet mené dans un quartier de Strasbourg par des étudiants en architecture. Cette initiative prévoit de la transformation du quartier en espace intergénérationnel en créant notamment un club de jour pour personnes âgées aux côtés d’une crêche et d’un restaurant ouvert à tous. Les cinq projets lauréats du concours devraient prochainement faire l’objet de reportages plus détaillés dans la presse.

« Le manque de moyens consacrés par l’Etat est à l’origine de la maltraitance »

7 décembre 2009

Pour le Docteur Jean Marie Vetel, président du Syndicat National de  Gérontologie, le manque de moyens au service des personnes âgées représente le premier facteur de maltraitance. Les dispositifs humains et financiers mis en place pour les seniors sont insuffisants pour lutter contre les mauvais traitements.

« Le manque de moyens consacrés par l’Etat est à l’origine de la maltraitance » - Source de l'image: http://bellaciao.orgIdentifier la maltraitance

Le Dr Vetel, directeur du service gériatrique du CHU du Mans, souligne les difficultés à identifier l’ensemble des actes de maltraitance envers les personnes âgées. Si la violence physique reste relativement visible, les violences verbales et psychologiques le sont moins. Pour lui, rudoyer ou forcer un senior à faire une chose qu’il ne souhaite pas, même pour son bien, peut signifier le début de la maltraitance.

La maltraitance est due au manque de personnel
Le Dr Vetel estime que le manque de personnel qualifié en maison de retraite est la principale cause de la maltraitance en institution. Le responsable de cette situation étant pour lui l’Etat : l’enveloppe prévue par le gouvernement pour les personnes âgées, en incluant  l’APA, ne permet pas d’avoir suffisamment de personnel pour s’occuper des pensionnaires des maisons de retraite. Il évoque notamment le fait que ce sont souvent des aides ménagères qui sont embauchées pour s’occuper des résidents plutôt que des aides-soignants qualifiés. Pour lui, un ratio de 0.5 soignant par habitant de maison de retraite constitue un minimum acceptable, qui n’est pourtant pas atteint dans de nombreux établissements.

Plus de moyens au service des personnes dépendantes
Pour ce spécialiste de la gériatrie, les actes de maltraitance resteront monnaie courante tant que le problème du financement de la dépendance ne sera pas abordé de manière concrète par le gouvernement. Jean Marie Vetel dit être actuellement en attente de la présentation des mesures prises par l’Etat concernant le « cinquième risque ». Egalement nommé « risque dépendance » ou « risque perte d’autonomie », il s’agit d’un nouveau champ de protection sociale qui doit être mis en place prochainement. Il espère que ce dispositif servira à embaucher plus de personnel soignant qualifié auprès des personnes âgées afin d’éviter que le phénomène de maltraitance ne s’étende.

Accidents vasculaires cérébraux agir vite. . .

3 décembre 2009

Les accidents vasculaires cérébraux touchent chaque année en France 150 000 personnes. Les conséquences des AVC  sont loin d’être négligeables. Environ 75% des personnes concernées garderont des séquelles. Par ailleurs, on dénombre chaque année environ 40 000 décès dû à un AVC.

Accidents cardio-vasculaires : agir vite pour une meilleure prise en charge - Source de l'image:http://www.freeknights.comAVC : signes cliniques et symptômes
L’AVC également appelé « attaque du cerveau » se caractérise soit par l’obstruction d’un vaisseau du cerveau – AVC ischémique, soit par la rupture d’une artère – AVC hémorragique. Dans les deux cas, le cerveau n’est plus irrigué, ce qui provoque des séquelles psychomotrices irréversibles. Les causes de l’AVC sont multiples : Diabète, cholestérol, tabac, hypertension ou encore sédentarité sont autant  de facteurs qui contribuent à l’apparition d’accidents vasculaires cérébraux. Près des trois quarts des AVC concernent des personnes de 65 ans et plus. Toutefois, les symptômes de l’AVC ne sont pas toujours évidents à identifier. Certains signes avant coureurs doivent en tout état de cause pousser à composer rapidement les numéros d’urgence : paralysie d’un bras ou d’une jambe, difficultés à s’exprimer, baisse de la vision d’un œil ou encore apparition soudaine de violents maux de tête.

Une prise en charge médicale rapide est indispensable

Une personne qui montre le moindre signe d’AVC doit faire l’objet d’une prise en charge médicale rapide. En effet, en ce qui concerne les accidents vasculaires cérébraux, chaque seconde compte. Plus le cerveau reste sans être irrigué et plus les risques de séquelles sont importants. La bonne réaction consiste à appeler le SAMU en composant le 15 sur votre téléphone le plus rapidement possible. La victime sera alors transférée dans une unité neuro-vasculaire dans le but de bénéficier d’une thrombolyse. Cet acte médical permet de dissoudre le caillot qui s’est formé au niveau du cerveau lors de l’AVC. Bien qu’il existe aujourd’hui 77 unités neuro-vasculaire en France, la prise en charge des AVC reste encore insuffisante. Seule une victime sur cinq a aujourd’hui accès à ses unités médicales. Le fait que le grand public soit encore mal informé sur les signes d’AVC joue également en défaveur du pronostic du patient.

La prévention reste la meilleure arme contre les AVC

Les éléments jouant un rôle majeur dans l’apparition des AVC sont aujourd’hui parfaitement connus. Un meilleur dépistage de ces facteurs de risque permettrait de réduire les risques d’accidents vasculaires cérébraux de 44%. Un contrôle strict de l’hypertension et du diabète constitue d’excellents indicateurs et des outils de prévention efficaces. Pour arriver à réduire les risques d’AVC, l’information du grand public aux facteurs de risques et aux gestes qui sauvent est essentielle.

Manque de contrôle des services d’aide à domicile

30 novembre 2009

Un rapport récent de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a mis en avant l’opacité ambiante concernant les services d’aide à domicile. Bien que soumis à de nombreuses règles de la part de l’Etat, les contrôles effectués auprès des entreprises et des associations sont insuffisants pour s’assurer de la qualité des soins prodigués.

Manque de contrôle des services d'aide à domicile - Source de l'image: http://s1.e-monsite.comLes organismes d’aide au maintien à domicile sont soumis à une réglementation stricte…
Les structures d’aide au maintien à domicile sont soumises à des exigences et des normes de qualité très strictes. Elles englobent tout un éventail d’indices de qualité des prestations telles que la régularité du travail fourni ou la qualification du personnel. Tous ces éléments ont principalement pour objectif de réduire les risques de maltraitance à destination des personnes âgées.

…mais font l’objet de contrôle insuffisants
Si  l’IGAS admet que la définition de ces normes de qualité est une base essentielle, elle regrette néanmoins que les services d’aide à domicile ne fassent pas l’objet de contrôles plus rigoureux. Par ailleurs, l’Inspection Générale des Affaires Sociales déplore le fait qu’une fois qu’un organisme a reçu une accréditation, il est particulièrement difficile de la lui retirer. Le Conseil Général, bien que sollicité pour donner son agrément, n’a, par exemple, aucun pouvoir pour retirer une autorisation d’exercer à un service d’aide à domicile.

Vers moins de règles et plus de contrôle

Afin d’arriver à une meilleure situation de transparence des organismes de maintien à domicile, l’IGAS prône l’allégement des règles et le renforcement des contrôles.
Pour Pascal Champvert, président de l’AD-PA (Association des Directeurs au service des Personnes Âgées), l’irrégularité des évaluations peut poser des problèmes majeurs pour les bénéficiaires des soins. Il craint qu’on ne découvre de nombreux actes de maltraitance ou de négligence si un processus de vérification cohérent voyait le jour.

Troisième édition des rencontres sur la dépendance et le Grand Âge

25 novembre 2009

La maison de la chimie a abrité ce mois-ci la 3ème édition des rencontres parlementaires sur la dépendance et le grand âge. Les interventions et débats ont principalement été centrés sur la question de la préservation maximale de l’autonomie des personnes âgées

Troisième édition des rencontres sur la dépendance et le Grand Âge - Source de l'image: http://www.couleurgeek.comLa dépendance et le grand âge au centre d’une véritable réflexion
Le thème du vieillissement de la population et du grand âge est aujourd’hui un thème central au sein du gouvernement. Gérer et financer la vieillesse est un enjeu de taille qui suscite de nombreuses réflexions tant de la part des acteurs gouvernementaux que du personnel soignant.
Les troisièmes rencontres parlementaires sur le sujet sont revenus sur les grandes initiatives à poursuivre et à développer pour aider au « bien vieillir ».
Les débats dirigés par Bérengère Poletti, députée des Ardennes et présidente du groupe d’études de l’Assemblée nationale sur la dépendance et la maladie d’Alzheimer, et Denis Jacquat, député de Moselle et co-président du groupe d’étude de l’Assemblée nationale sur la longévité, se sont articulés autour de deux sujets principaux :
•    Le risque de dépendance concerne-t-il l’ensemble de la population ?
•    Quelles peuvent être les initiatives pour augmenter l’espérance de vie sans perte d’autonomie ?

Une recherche médicale plus active pour aider à vieillir dans de bonnes conditions
Les représentants des métiers de la santé présents ont plaidé pour que l’Etat s’implique plus dans la recherche médicale.
Dans le cadre du projet « Bien vieillir », le gouvernement investit chaque année trois millions d’euros par l’intermédiaire du CNSA - caisse nationale de solidarité pour l’autonomie - dans des initiatives de prévention des risques liés à l’âge.
Les représentants du secteur médical ont présenté des pistes de recherche vers un vieillissement dans des conditions de santé optimales.
•    Le Professeur Baulieu, médecin et endocrinologue, a présenté ses recherches sur les démences et leurs liens avec la protéine TAU. Il a insisté sur la nécessité de réaliser plus de recherches sur cette protéine qui semble largement impliquée dans le développement des maladies neurodégénératives.
•    Le Dr Vetel, chef du service gériatrie du CHU du Mans, a parlé du besoin d’alimenter les facteurs de motivation chez les personnes âgées.
•     Enfin, le Dr Hornez, de la Direction Générale de la Santé, a présenté le concept de consultation longévité. Réalisée auprès d’un médecin généraliste, cette visite médicale réservée aux 55-70 ans permettrait de détecter précocement les signes de fragilité et de prévenir la dépendance.

Des initiatives gouvernementales toujours plus nombreuses
Nora Berra,  secrétaire d’Etat aux aînés, est également intervenue lors des débats. Elle a, avant tout, tenu à souligner qu’aujourd’hui, près de 80% des plus de 80 ans ne sont pas en situation de dépendance.
Son intervention a également permis de rappeler les engagements du gouvernement envers les personnes âgées comme :
•    Le plan « bien vieillir » destiné à prévenir les risques liés au vieillissement
•    La consultation  de prévention à 70 ans. Véritable bilan de santé visant à dépister les troubles physiques liés au grand âge
•    La généralisation de l’APA – avec aujourd’hui plus d’un million de bénéficiaires.
•    L’augmentation de l’enveloppe de l’assurance maladie à destination des personnes âgées
•    La création de nouvelles places en maisons de retraite.
La secrétaire d’état a précisé que la population dite fragile, reste la cible privilégiée des initiatives gouvernementales. Le but étant de minimiser les risques de dépendance.

Le nombre de malades d’Alzheimer devrait doubler d’ici 20 ans

23 novembre 2009

Une étude réalisée par la Fédération “Alzheimer’s Disease International”  - ADI – évalue le nombre de malades d’Alzheimer dans le monde à 35 millions de personnes. Ce chiffre devrait continuer à progresser dans les années à venir.

Le nombre de malades d’Alzheimer devrait doubler d’ici 20 ans - Source de l'image: http://62.210.126.33:8081/image/image_gallerLe nombre de malades d’Alzheimer en constante augmentation

La Fédération “Alzheimer’s Disease International », qui regroupe pas moins de 70 associations nationales de lutte contre la maladie d’Alzheimer, a récemment publié ses estimations sur le nombre de personnes atteintes par cette pathologie. Selon, l’ADI, ce sont 35 millions de personnes de par le monde qui sont concernés par cette maladie neurodégénérative. L’étude relève également que la maladie d’Alzheimer est loin d’être l’apanage des pays  riches. Près des deux tiers des cas sont relevés dans les régions à faibles revenus où l’accès aux soins est souvent difficile. L’élément qui soulève le plus l’inquiétude est que les évaluations de la fédération sont de 10% supérieures à celles faites précédemment par le milieu  scientifique. Le rapport de l’ADI livre, par ailleurs, des prévisions pour le moins alarmistes. L’incidence de la maladie d’Alzheimer devrait doubler tous les 20 ans. Ainsi, le nombre de personnes atteintes par cette pathologie devrait atteindre 65 millions en 2030 et 115 millions en 2050.

Des mesures à la hauteur du défi
Face au défi que représente l’augmentation massive du nombre de malades d’Alzheimer, l’ADI a publié une série de recommandations à destination de tous les pays :
•    Lancement de plans nationaux contre la maladie, comme c’est déjà le cas en Australie, en Corée du Sud, en France et en Grande-Bretagne.
•    Renforcement de l’investissement dans la recherche médicale
•    Une meilleure formation des médecins généralistes pour aider à réaliser un diagnostic précoce
•    Briser les tabous qui entourent la maladie afin de pousser les personnes potentiellement atteintes à signaler leurs symptômes.
La fédération rappelle que dans les pays développés, le manque d’information autour de la maladie ralentit considérablement l’accès aux traitements.