Maintenir son cerveau en éveil contre la maladie d’Alzheimer

19 novembre 2009

Selon de nombreuses observations réalisées par des neurologues, entraîner son cerveau permettrait de ralentir la perte de ses facultés intellectuelles et de freiner ainsi le développement de la maladie d’Alzheimer. Certaines activités seraient plus bénéfiques que d’autres. Explications.

Maintenir son cerveau en éveil contre la maladie d’Alzheimer - Source de l'image: http://users.skynet.be/alzheimer/images/cerveau.jpgStimuler son cerveau pour combattre l’Alzheimer

Nombreux sont les chercheurs actuellement convaincus que l’entraînement cérébral  a un effet positif sur l’état de santé des malades d’Alzheimer. Cette hypothèse est souvent étayée par l’observation de cas clinique. Les spécialistes font état de plusieurs cas de patients dont les capacités intellectuelles n’étaient pas altérées mais qui, à leur décès, et suite à l’examen de leur cerveau, ont montré une atteinte par la maladie d’Alzheimer, y compris parfois dans sa forme la plus grave. Un neurologue britannique avait notamment rapporté le cas d’un joueur d’échec qui s’inquiétait de ne plus pouvoir prévoir que cinq coups à l’avance alors qu’il pouvait auparavant en prévoir huit. Les examens auxquels il fut soumis ne montrèrent aucun signe avant coureur. Toutefois, suite à son décès brutal, le docteur constate que son cerveau était très gravement atteint par la maladie d’Alzheimer.

Certaines activités plus protectrices que d’autres

Le cas de ce joueur d’échec n’est pas un cas à part. La communauté scientifique a notamment relevé que les musiciens semblaient présenter également des mécanismes de résistance supérieurs à la normale à la démence sénile et à la maladie d’Alzheimer. Ceci s’expliquant par le fait que la musique nécessite d’avoir un esprit vif mais aussi une bonne coordination. Des chercheurs ont démontré que les musiciens disposaient d’un cerveau particulièrement développé notamment en ce qui concerne les zones qui ont une tendance à s’altérer avec le temps. De nombreux médecins sont désormais convaincus que le maintien continuel d’activités sollicitant particulièrement le cerveau (échecs, lecture, tests de logique et de réflexion) permet de créer des réserves de résistance du système cérébral face à la maladie et au déclin des capacités cognitives, apportant ainsi un espoir complémentaire face à cette maladie.

Alzheimer, une maladie qui concerne aussi de jeunes patients

16 novembre 2009

La maladie d’Alzheimer est actuellement communément connue comme étant une pathologie de la vieillesse. Pourtant, cette maladie concerne parfois des personnes dont l’âge ne dépasse pas 30 ou 40 ans

Alzheimer, une maladie qui concerne aussi de jeunes patients - Source de l'image: http://www.leparisien.frLes jeunes Alzheimer : un profil de patient atypique

Bien que la maladie d’Alzheimer touche particulièrement des personnes âgées de 65 ans et plus, il arrive, heureusement de manière assez rare, que des patients d’environs 40 ans, voire moins, soit touchés par cette affection.
Il s’agit notamment de patients qui sont atteints d’une forme héréditaire de la maladie. Pour ces malades, il est commun qu’une ou plusieurs personnes de leur famille aient été touchées de manière précoce par la maladie d’Alzheimer. La communauté scientifique a de plus mis à jour trois gènes indépendants qui sont à l’origine de la maladie pour ces personnes.
A cet âge, la maladie se déclare notamment par des pertes de mémoires sur des éléments anodins de la vie quotidienne. Le jeune âge des patients et les signes cliniques patents posent parfois un problème de diagnostic définitif pour un grand nombre de praticiens. Ainsi, certains cas d’Alzheimer précoce sont parfois mal diagnostiqués ou diagnostiqués longtemps après l’apparition des premiers signes de la maladie.

Un quotidien particulièrement difficile à vivre

La précocité de la maladie revêt de nombreuses difficultés pour ces patients. Les défauts de mémoire les obligent souvent à cesser toute activité professionnelle. Ils doivent également faire face à la crainte de la maladie par leur entourage et se trouvent parfois confrontés à une solitude nouvelle.
Dans cette situation, les compagnons de vie des personnes atteintes d’un Alzheimer précoce sont de véritables soutiens et repères dans leur quotidien même s’ils doivent souvent faire face à un niveau de frustration particulièrement élevé de la part des malades. De ce fait, certains neurologues pensent que si l’accompagnement psychologique du patient est nécessaire, celui de son entourage l’est tout autant. En effet, dans le cas de l’annonce de la maladie d’Alzheimer chez une personne de 40 ans, le choc est d’autant plus brutal que pour les familles, cette maladie reste une maladie liée au grand âge.

Des clés pour faire face à la maladie

Bien que la médecine ne propose aujourd’hui pas de solution miracle pour la maladie d’Alzheimer, les jeunes Alzheimer se voient souvent prescrire des médicaments pour stimuler la concentration et ralentir l’apparition des plaques séniles.
Pour beaucoup d’entre eux, faire de l’exercice est un exutoire nécessaire. Par ailleurs, la poursuite d’une activité quotidienne reste nécessaire pour combattre la maladie au jour le jour.

Un nouveau test de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer

11 novembre 2009

Les résultats d’une étude portant sur un nouveau test permettant de cibler les déficiences cognitives ont récemment été publiés dans le British Journal of Medicine. Ce test élaboré à l’université de Cambridge et nommé « testez votre mémoire » ou TYM (Test your memory)

Un nouveau test de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer - Source de l'image: http://www.swissmicrotechnology.comTester rapidement les premiers signes de la maladie d’Alzheimer

Elaboré par des chercheurs de l’université de Cambridge, ce test a pour objectif de donner un diagnostic rapide des troubles cognitifs. Portant sur une dizaine de questions, le test est noté sur 50 points et peut être effectué dans un laps de temps relativement court par les personnes soupçonnées d’avoir des troubles cognitifs. Bien qu’il ne soit actuellement pas utilisé pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer, les résultats des études portant sur ce test ont montré qu’il pourrait s’agir d’un excellent élément de diagnostic. Il pourrait également servir à déterminer les effets d’un traitement chez des personnes atteintes de troubles de la mémoire.

Des résultats probants après un test sur sujets malades et sains
Afin de déterminer l’acuité du test sur la détection de symptômes mémoriels, les chercheurs de l’université de Cambridge ont testé ce questionnaire auprès de 540 personnes âgées de 18 à 95 ans. Les sujets étudiés ne présentaient aucun antécédent de maladies neurologiques, de pertes de mémoire ou de lésions cérébrales. Dans un même temps, ce même test a été mené auprès de 139 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou ayant des troubles cognitifs légers. Tous les participants ont effectué le TYM ainsi que deux autres tests couramment utilisés pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer : le mini examen de l’état mental (MMS) et l’’examen cognitif d’Addenbrooke-révisé. Les personnes qui ne souffraient d’aucune pathologie ont réalisé le TYM dans un temps plus court que les sujets malades et ont obtenu de meilleurs notes ; en moyenne 47 sur 50 contre 33 sur 50 pour les personnes atteintes de troubles cognitifs.

Un futur test de référence pour diagnostiquer Alzheimer
Le test TYM est facile à mettre en place et rapide à effectuer. Lors des tests effectués, il a montré une très bonne efficacité pour identifier les personnes touchées par la maladie d’Alzheimer. Grâce à ce test, les chercheurs ont pu déceler 93% des cas d’Alzheimer contre 52% avec le Mini Mental Statement (MMS). Si les bons résultats de ce test se confirment, il y a de fortes chances pour que le TYM devienne un outil de base dans le processus de diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

Pour faire le test, téléchargez le fichier ci-joint : -fichier pdf

Reculer l’âge de la retraite pour retarder la maladie d’Alzheimer

9 novembre 2009

Des chercheurs de l’institut psychiatrique du Kings College de Londres se sont penchés sur le lien potentiel entre le passage à la retraite et le développement de la maladie d’Alzheimer. Leurs recherches ont mis en lumière que plus l’âge du départ à la retraite était tardif, plus la maladie d’Alzheimer tardait à apparaitre.

Reculer l’âge de la retraite pour retarder la maladie d’Alzheimer - Source de l'image: http://www.notre-blog.comL’apparition de la maladie d’Alzheimer retardée par le maintien d’une activité cérébrale

C’est après avoir étudié les dossiers médicaux de 382 sujets que les chercheurs ont pu découvrir un lien pertinent entre l’âge de la prise de la retraite et l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Ils ont notamment noté que les patients qui étaient partis en retraite à un âge avancé étaient aussi ceux dont l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer était survenue le plus tardivement. Plus encore, selon les résultats de la recherche, chaque année de travail supplémentaire permettrait, en moyenne, de faire reculer de six semaines l’apparition des premiers symptômes de la maladie.

Les facteurs qui expliquent ce phénomène
Selon les chercheurs ayant travaillé sur cette étude, les raisons de la corrélation entre l’apparition retardée d’Alzheimer et la continuité d’une activité professionnelle au delà de 65 ans peuvent être multiples. Tout d’abord, le travail par lui-même, aurait pour effet de stimuler le cerveau. Il solliciterait les cellules cérébrales qui seraient donc à même d’opposer une certaine résistance au développement de la maladie d’Alzheimer. Par ailleurs, la présence de pathologies cardiovasculaire, d’hypertension ou encore de diabète peuvent favoriser l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

La stimulation du cerveau semble la clé d’un retard d’apparition de la maladie

Le fait de se lever tôt chaque matin, de travailler ou encore le niveau d’éducation sont autant de facteurs qui semblent, selon les diverses études parues, influer sur le report de développement de la maladie d’Alzheimer. Même si les études n’en sont encore qu’à leurs balbutiements, de plus en plus de chercheurs s’accordent à penser que plus un cerveau est stimulé, plus il entretient des réserves destinées à lutter contre des pathologies liées à la dégénérescence cérébrale. Voici une raison supplémentaire de saisir toutes les occasions de maintenir son cerveau en forme, que ce soit par le travail ou par tout autre stimulation.

Alzheimer, le modèle allemand

4 novembre 2009

Le centre Hodapp-Hesse à Oberkirch dans le sud de l’Allemagne propose une offre sur mesure pour les besoins des personnes âgées en bonne santé et atteintes de la maladie d’Alzheimer. La France devrait s’inspirer de ce modèle pour l’élaboration de ses structures d’accueil dans le cadre du plan Alzheimer.

- Source de l'image:http://www.maison-de-retraite-les-charmettes.comUn service d’accueil de jour ouvert à tous

Le centre Hodapp-Hesse créé par deux infirmières du même nom est une structure d’accueil qui ne trouve, actuellement, pas d’équivalent en France. Le maître mot de l’établissement est la flexibilité. Foyer-logement, accueil de jour, service de soins à domicile, l’établissement propose toute une palette de service et s’adapte véritablement aux besoins des personnes âgées. Les personnes hébergées ou utilisant les services d’accueil de jour peuvent tout aussi bien être des personnes complètement autonomes ou atteintes de pathologies cognitives. La structure est également largement sollicitée par les proches de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer qui utilise les services de jour ou d’hébergement temporaire pour s’offrir de véritables moments de répit.

Des utilisateurs satisfaits
L’ensemble des personnes qui font appel aux services du centre Hoddapp-Hesse y trouve leur compte. Les résidents sont équipés d’un dispositif d’appel d’urgence et peuvent également disposer de services complémentaires en cas de besoin comme le portage des repas ou le service d’une infirmière. Les personnes vivant en couple peuvent utiliser les services d’accueil et de surveillance en journée pour le conjoint atteint de la maladie d’Alzheimer. L’établissement fonctionne selon une mécanique bien huilée. Ce sont en général, une trentaine de personnes qui se rendent chaque jour à l’accueil de jour. L’établissement dispose également de 42 appartements sécurisés, de cinq lits destinés à l’hébergement temporaire et des moyens suffisants pour s’occuper de 138 patients à domicile. Le succès de cette formule tient à une flexibilité inégalée, à des tarifs dans la moyenne nationale et à l’investissement des familles en temps, pour faire le ménage de l’appartement de leurs parents par exemple, et au niveau financier.

Un exemple à développer en France
La Secrétaire d’Etat en charge des aînés, Nora Berra, a récemment fait part de sa volonté de développer des établissements similaires en France. Elle souhaite notamment lancer un appel à projet courant 2010 dans l’objectif de créer des établissements dédiés à la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Elle prévoit de faire équiper chaque région de une à deux structures de plateformes multiservices, calquées sur le modèle allemand ; d’abord pour les patients atteints d’Alzheimer, puis dans un second temps pour l’ensemble des personnes âgées dépendantes.

Alzheimer, le dur combat des proches

2 novembre 2009

La maladie d’Alzheimer compte aujourd’hui près de 850 000 malades en France. Avec le vieillissement de la population, elle devrait encore prendre de l’ampleur. Toutefois, la maladie fait aussi des victimes collatérales dans les familles où les proches sont les premiers à faire face à la souffrance des patients.

Alzheimer, le dur combat des proches - Sources de l'images:http://www.varmatin.comLa maladie d’Alzheimer entraîne souvent des situations familiales intenables

La maladie d’Alzheimer apporte son lot de difficultés auxquelles les familles doivent faire face chaque jour. Avec l’aggravation des symptômes, l’état des patients nécessite une surveillance quasi permanente. Si les malades souffrent physiquement de leur état, les proches ne sont souvent pas en reste. Soumis à des rythmes et à une pression constante, nombreux sont ceux qui souffrent d’une grande fatigue ou encore d’une véritable détresse psychologique. Ils sont également nombreux à souffrir de dépression. Un état particulièrement difficile à gérer au regard des responsabilités qui leur incombent. Ce n’est souvent que lorsque la situation devient véritablement dangereuse pour le malade et par voie de conséquence pour les proches que la décision de faire appel à une maison de retraite intervient.

Des solutions d’aide souvent insuffisantes

Selon Arlette Meyrieux, présidente de l’association «  France Alzheimer », « ce sont un million de personnes qui galèrent au quotidien ». Les proches de malades d’Alzheimer passent en général entre cinq et dix-sept heures par jour à s’occuper de la personne atteinte. Dans ce cadre, les services d’aide à domicile sont souvent d’une grande aide mais sont financièrement lourds à supporter. Les accueils de jour sont encore restreints et parfois inaccessibles géographiquement pour de nombreux malades. L’association France Alzheimer propose par ailleurs une formation de 14 heures financée par l’état et dispensée par un psychologue et un bénévole permettant d’aiguiller les proches dans la prise en charge du malade.

Les initiatives du plan Alzheimer

Le plan Alzheimer prévoit de mettre en place des structures d’accueil de jour de plus en plus nombreuses. Les premières MAIA (Maisons pour l’Autonomie et l’Intégration des malades d’Alzheimer ) ont récemment vu le jour. Elles constituent un véritable relais pour les familles de malades qui pourront y trouver des nombreuses informations et aussi se faire aider sur les démarches administratives à suivre. Pour le moment, les éléments du plan Alzheimer ne sont encore qu’au stade de l’expérimentation, mais dénote d’un véritable intérêt de l’état pour aider les malades et leurs proches.

La MACIF lance une enquête nationale pour identifier le profil et les besoins des aidants

28 octobre 2009

Ils seraient environ 4 millions de français à venir régulièrement en aide à un proche en situation de perte d’autonomie. La MACIF organise une étude qui se déroulera jusqu’à mi-2010 afin de mieux cerner les caractéristiques de cette population. Explications.

La MACIF lance une enquête nationale pour identifier le profil et les besoins des aidants - Source de l'image:http://www.lemarchedesseniors.comGrand appel à témoin auprès des aidants
De nombreux français sont confrontés à la question de la perte d’autonomie d’un proche. Souvent seuls, parfois désemparés, ils prennent sur leur quotidien pour accompagner au jour le jour une personne de leur famille ou un voisin devenu dépendant.
Afin de comprendre cette communauté, mais aussi ses besoins, la MACIF lance un appel à témoin national. Cette étude devrait permettre de souligner les défaillances du système pour les personnes dépendantes et les initiatives à mettre en place pour favoriser les aidants.
Pour Catherine Touvrey, Directrice Générale de Macif-Mutualité, cette étude est un point de départ pour « reconnaître une population qui, souvent, ne s’identifie pas ». Elle espère notamment que cette initiative permettra de reconnaître à cette population un statut et des droits ainsi que de répondre à leurs attentes.

Profil type de l’aidant

Toujours dans l’objectif de mieux cerner le profil des aidants, la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) avait notamment mandaté Génér’Action Formation, association spécialisée en gérontologie sociale afin de réaliser une étude à ce sujet.
L’étude précisait que 60% des aidants étaient issus de l’entourage proche de la personne dépendante. Elle indiquait également que la majorité des aidants sont des femmes.

Une étude qui s’inscrit dans la continuité de la prise de conscience du rôle d’aidant

L’étude de la MACIF sur les aidants poursuit plusieurs objectifs dont celui de mieux connaître ceux qui s’occupent au quotidien des personnes dépendantes. Elle devrait permettre aussi de renforcer la politique de la mutuelle à destination de cette population. Actuellement, les aidants ont un rôle reconnu dans le cadre des contrats d’autonomie. Ces contrats ont la particularité de couvrir l’aidant et l’aidé sous certaines conditions. Il permet également à l’aidant de pouvoir se faire remplacer sur de courtes périodes et de réaliser un bilan de ses besoins et compétences.
Une centralisation des demandes via un numéro unique facilite l’accès des aidants aux services de la mutuelle et le site internet Aveclesaidants.fr leur permet de s’informer. Le site est également un véritable lieu d’échanges et de partage d’expérience.

Vous pouvez participer à l’étude de la MACIF en ligne. N’hésitez pas, vous aussi, à faire entendre votre voix au cas où vous seriez concernés par cette problématique en répondant au questionnaire sur le site : http://www.lh2.fr/aidants/aidants.html.

Gestion des dépenses, démence et Alzheimer

26 octobre 2009

Une étude américaine a étudié l’évolution de la capacité des personnes âgées à gérer leurs finances chez des sujets sains ou atteints de démence légère. Conclusion sans appel : il existe bien un lien entre déclin de l’aptitude à s’occuper de son argent et développement de la maladie d’Alzheimer. Explications.

depensesDistinguer des signes précoces d’Alzheimer

Afin d’étudier les symptômes précurseurs de la maladie d’Alzheimer, des chercheurs se sont penchés sur une activité qui fait partie du quotidien de chacun d’entre nous : gérer son argent. Ils s’en sont au départ servi pour tenter de comprendre les handicaps liés à un déclin cognitif léger. Les chercheurs de l’Azheimer Disease Research ont tout particulièrement voulu étudier l’évolution de cette capacité chez les personnes atteintes d’un déclin cognitif léger évoluant vers la maladie d’Alzheimer. L’étude a réuni 76 personnes âgées dont les fonctions cognitives étaient normales et 85 personnes atteintes d’un déclin cognitif léger. Ces personnes ont été suivies sur une durée d’un an. Au cours de cette période, parmi les personnes atteintes d’un déclin cognitif léger, 25 ont développé la maladie d’Alzheimer.

Gestion des capacités à s’occuper de son argent et Alzheimer intimement liés

Afin de mesurer les capacités cognitives liées à la gestion de ses finances, les sujets suivis ont fait l’objet d’un questionnaire au début et à l’issue de l’étude. Afin d’avoir une vision globale, l’analyse a porté aussi bien sur l’aptitude à effectuer des transactions (en espèce et en chèque) que sur la faculté à traiter des documents financiers tels que des relevés bancaires ou des factures. Le questionnaire a également porté sur le potentiel des sujets suivis à appréhender des concepts financiers globaux. De manière générale, les personnes ne présentant pas de troubles cognitifs ont montré des résultats aux tests quasiment identiques d’une année sur l’autre. Ce fut également le cas pour les personnes atteintes de déclin cognitif léger. En revanche, le score a considérablement diminué chez les personnes qui ont développé la maladie d’Alzheimer.

Un indicateur à surveiller

Un déclin de l’aptitude à s’occuper au quotidien de ses finances tend ainsi à montrer les signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer. En conclusion, les chercheurs préconisent donc de vérifier périodiquement les capacités à gérer les finances de personnes à risque. Une prise en charge précoce de la maladie permet notamment de retarder l’aggravation des symptômes et de traiter le patient de manière efficace.

Le dur combat des accompagnants des malades d’Alzheimer

21 octobre 2009

La maladie d’Alzheimer, qui se caractérise par une altération des fonctions cognitives et par l’apparition d’une démence sénile, est une maladie difficile à vivre pour les malades. Elle est aussi une terrible épreuve pour les aidants des malades d’Alzheimer. Seuls, dépassés, affaiblis physiquement et psychologiquement, les aidants doivent souvent faire face à une situation qui les dépasse.

Le dur combat des accompagnants des malades d’Alzheimer - Source de l'image: www.la-croix.comVivre avec un malade d’Alzheimer, une épreuve à la mesure de la maladie
La maladie est difficile à vivre pour les personnes qui accompagnent les malades d’Alzheimer au quotidien. Soudain, ils se retrouvent brutalement confrontés à la maladie et à une situation particulièrement difficile à accepter. En effet, les aidants sont souvent les proches, le conjoint ou les enfants de la personne malade.
Outre le calvaire de la maladie en elle-même, les aidants subissent peu à peu la disparition progressive de l’être aimé tel qu’ils l’ont connu. Enfin, les soins et la prise en charge du malade au jour le jour entraînent souvent une détresse psychologique ainsi qu’une fatigue extrême.

Une situation qui mène parfois à des drames
C’est l’ensemble de ces facteurs douloureux qui conduit parfois les aidants au pire. Certaines des situations les plus dramatiques mènent au suicide ou au meurtre du malade. Ce fut notamment le cas dans le Tarn au mois de mars 2009 lorsqu’une personne âgée de 85 ans a mis fin à la vie de son épouse qui souffrait des maladies d’Alzheimer et de Parkinson.  Pour l’accompagnant, il s’agissait d’un acte logique puisque tout ce qui faisait l’individu qu’il avait l’habitude de côtoyer a d’ores et déjà disparu.
L’aide au malade par des organismes extérieurs, voire le placement dans un institut spécialisé permet de soulager l’aidant au quotidien. Cela lui permet de sortir de la spirale journalière des soins au malade et lui permet ainsi de prendre le temps de faire son deuil de la personne qu’il a aimé. Un soutien psychologique aux malades mais aussi à leur entourage reste à tout point de vue indispensable pour surmonter ces épreuves et éviter les actes dramatiques et irréversibles.

Plan Alzheimer : inauguration de la première MAIA à Mulhouse

19 octobre 2009

Plus de 18 mois après le lancement du plan Alzheimer, l’heure est aux premiers bilans. De nombreuses expérimentations sont actuellement en cours mais la plus grande avancée est probablement l’inauguration de la première MAIA (Maison pour l’Autonomie et l’Intégration des malades d’Alzheimer). Celle-ci a eu lieu à Mulhouse le 21 Septembre. D’autres ouvertures doivent suivre.

Plan Alzheimer : inauguration de la première MAIA à Mulhouse - Source de l'image: http://actualite.aol.fr/ Les MAIA, un lien entre le malade, les aidants et les acteurs sociaux
Pierre angulaire du dispositif mis en place via le plan Alzheimer, les maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer, permettent à toute personne touchée par la maladie de disposer à proximité de son domicile d’un véritable point de rencontre. Ces structures auront pour principal objectif de coordonner l’ensemble des actions médicales et sociales auprès des malades. Plus qu’un lieu d’information, elles pourront proposer une véritable prise en charge adaptée à chaque cas.
Aujourd’hui, ce sont 17 expérimentations de MAIA qui sont en cours de lancement. A terme, chaque département disposera de sa propre MAIA, facilitant ainsi le parcours des malades et des aidants. Ce sont au total 1 000 salariés qui y seront mis au service des 850 000 malades d’Alzheimer et de leurs familles.

Premières avancées du plan Alzheimer

La MAIA de Mulhouse servira de test pour tous les autres centres en projet. D’autres mesures du plan Alzheimer entrent actuellement en phase concrète. Ainsi, la ville de Paris a ouvert un centre d’accueil de jour de 20 places pour répondre à l’initiative du plan de mettre en place des structures de répit pour les aidants. Le plan Alzheimer prévoit également la formation de personnel pour des interventions à domicile chez les patients. Ces sont aujourd’hui 40 équipes pilotes qui ont été formées pour répondre ce besoin.

Les retombées du plan au niveau médical

Un autre volet d’importance dans le cadre de la maladie d’Alzheimer concerne la recherche médicale. Le plan prévoit un financement à hauteur de 200 millions d’euros destinés à la recherche. Aujourd’hui 24,3 millions d’euros ont été alloués sur cette somme répartis entre 54 équipes de chercheurs. Cette contribution a déjà porté ses fruits puisqu’une équipe française de l’institut Pasteur a récemment publié ses découvertes concernant deux gênes prédisposant à la maladie d’Alzheimer. Ces travaux permettent de mieux comprendre les mécanismes de la maladie pour mieux la soigner.